Guide de la Nièvre : Histoire

Préhistoire

On trouve des traces archéologiques d'occupation à Breugnon près de Clamecy, un site néolithique à Imphy présentant des traces d'outillage, ainsi que des pointes de flèches magdaléniennes et des molaires de mammouth à Sauvigny-les-Bois. Mais peu de renseignements sont disponibles sur cette période dans la Nièvre.

Antiquité

A l'époque gauloise, trois tribus se partagent l'actuel territoire de la Nièvre : les Bituriges, les Senons et les Eduens. De nombreuses traces d'occupation gallo-romaine sont observées dans le département : vicus de Compierre à Champallement, Théâtre des Bardiaux à Arleuf, et bien évidemment les vestiges d'Entrains-sur-Nohain, anciennement Intaranum, et qui fut une importante cité gallo-romaine à un carrefour routier. Ville puissante et prospère qui s'étend sur près de 6 000 hectares, on y a retrouvé de nombreux vestiges de l'occupation gallo-romaine et en particulier l'Apollon Citharède, statue en calcaire de 2,65 m conservée au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, ainsi qu'une statuette en bronze dite du " Mercure assis " conservée au Musée du Louvre. Enfin notons la présence d'un sanctuaire gallo-romain découvert sur le site de l'extension du Technopôle de Magny-Cours : le site d'ores et déjà considéré comme majeur, a déjà livré la présence de 6 bâtiments dont un en forme de fer à cheval, un édifice thermal et trois petits temples. (Des fouilles programmées sur l'année 2014 devraient nous donner plus d'informations).

C'est vers le IIe siècle que la Nièvre est christianisée : la religion chrétienne est alors prêchée par Saint Révérien et le Prêtre Saint-Paul, qui seront martyrisés à Nevers en 274.

Moyen-âge

Les Burgondes établissent leur royaume dans la région voisine du Rhône au IVe siècle mais le Nivernais ne deviendra bourguignon que très tardivement. Le Nivernais est intégré dans le Royaume des Burgondes puis, par la suite, rattaché au royaume des Francs. Au VIe siècle, l'évêché de Nevers est créé. Le Moyen Age est une période très agitée pour le Comté avec des guerres continuelles, notamment sous Guillaume Ier, Guillaume II, Guillaume III, Guillaume IV et Guillaume V. En 980, le duc de Bourgogne, Eudes-Henri (Henri 1er) remet le comté de Nevers à son beau-fils, Otte-Guillaume (980-989) fils d'Adalbert II, roi d'Italie. Celui-ci à son tour donne le comté de Nevers à Landry (989-1028), sire de Metz-le-Comte (Nièvre) et de Monceaux-le-comte (Nièvre), lors du mariage de ce dernier avec sa fille Mathilde en 992. De cette union naîtra la première maison des comtes de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre. Le Comté de Nevers va ainsi appartenir successivement aux familles Courtenay, Donzy, Châtillon, Flandre et Bourgogne, Seigneur de Maers et Monceaux, Sénéchal de France. En 1184 Pierre de Courtenay, cousin germain du roi Philippe Auguste, épouse Agnès comtesse de Nevers. En 1194, il fait ceinturer la ville de Nevers par une nouvelle muraille et bâtir son château à l'emplacement de l'actuel Hôtel de Ville, puis entre en querelle avec Hervé, baron de Donzy, qui le fait prisonnier en 1199. Philippe Auguste réconcilie les deux adversaires en mariant Mahaut de Courtenay, fille de Pierre, avec Hervé, baron de Donzy, qui devient comte de Nevers. Pierre de Courtenay ne conserve que les comtés d'Auxerre et de Tonnerre. Pierre de Courtenay est sacré empereur de Constantinople à Rome par le pape Honorius. Il disparaît mystérieusement en Grèce et Mahaut de Courtenay, hérite alors des comtés d'Auxerre et Tonnerre. En 1218, Mahaut de Courtenay accompagne son mari Hervé de Donzy à la cinquième croisade. En dépit de ses malheurs personnels, elle se montre attentive à la bonne administration de ses comtés. En 1221, elle aide à reconstruire la cathédrale détruite par l'incendie de 1211 et en 1231 elle accorde une charte de franchise aux habitants de Nevers qui sera à l'origine de l'organisation municipale.

Durant la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre, le Nivernais connaît des périodes de troubles. De 1356 à 1373, le Comté passe de la Maison de Flandre au Duché de Bourgogne, à la suite du mariage de la fille de Louis III, Marguerite de Flandre, avec Philippe le Hardi, Duc de Bourgogne. Leur fils, le futur Jean Sans Peur, est Comte de 1384 à 1401, avant de devenir Duc de Bourgogne et de transmettre le Nivernais à son Frère Philippe. 1413, Querelle des Armagnacs et des Bourguignons, avec, à l'origine de cette guerre civile, le Duc de Bourgogne, Jean sans Peur, fait assassiner son concurrent Louis d'Orléans, frère du Roi Charles VI. Durant cette guerre qui embrase la France, le Nivernais est placé inconfortablement entre la Bourgogne d'une part, le Berry et le Bourbonnais favorables aux Armagnacs d'autre part. Cette situation vaut aux Nivernais d'être les victimes de troubles, ravages et violences divers et variés. En 1424, la Comtesse Bonne d'Artois, comtesse de Nevers depuis 1415, épouse Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, puis l'année suivante (1425) décède. Son fils Charles devient Comte. Parce qu'il est trop jeune, le Comté de Nevers est directement géré par les Bourguignons, ce qui lui vaut de subir d'autant plus les incursions des troupes françaises de Charles VII. Ainsi les ravages redoublent dans le Nivernais. De 1435 à 1444, le Nivernais est largement touché par les troubles, violences et actes de cruauté en tous genres, menés par les bandes de routiers, appelés aussi les " Ecorcheurs " ou les " Bouchers ", qui parcourent toute la France.

De la Renaissance à la Révolution

En 1505, le comté appartient à la famille de Clèves qu'elle érige en duché en 1538 avant de le vendre aux Gonzague en 1565, date qui marque également le mariage d'Henriette de Clèves avec Louis de Gonzague, et le début de l'âge d'or du Nivernais avec la Maison de Gonzague. En 1659, Charles II de Gonzague, Duc de Mantoue, vend le territoire de la Nièvre au cardinal Mazarin qu'il céda à son neveu. Les Mancini gardèrent le Nivernais jusqu'à la Révolution Française. Au cours du XVIe siècle, l'histoire du commerce du bois (hêtres et chênes) commence dans le département. Vers 1540, le Flottage de bois est utilisé pour la première fois pour fournir Paris en bois de chauffe et de four, ainsi commence l'épopée des Flotteurs de bois qui va marquer l'économie du département pendant quatre siècles. Et jusqu'au XVIIe siècle, les eaux thermales de Pougues-les-Eaux et Saint-Honoré-les-Bains connaissent une renommée grandissante. Le Docteur Jean Pidoux, médecin à la Cour de France sous Henri III, met en évidence les vertus bénéfiques des sources thermales de Pougues-les-Eaux pour l'appareil digestif. Sur ses conseils, Henri III s'y rend et en repart soigné. Ce " miracle " propulse Pougues-les-Eaux jusqu'à la cour de France. Outre Henri III, d'autres viendront prendre ses eaux, parmi lesquels Henri IV, Louis XIV, Gaston d'Orléans ou encore Jean-Jacques Rousseau.

De la Révolution au XXIe siècle

De 1789 à 1792, le Nivernais, alors un peu isolé et occupé surtout par la crise de subsistance, s'illustre un peu par l'ignorance de ce qui se passe à Paris. En 1793, la Nièvre bascule dans la Révolution Jacobine, surtout à Nevers et Clamecy. Hormis ces deux villes, le reste du département est plus modéré. Toutefois, les actions de Fouché dans la Nièvre entraînent déchristianisation et mise en place de taxes et réquisitions révolutionnaires de toutes sortes qui provoquent famines et pauvreté.

Suite au coup d'Etat du 2 décembre 1851 du prince Louis-Napoléon, la Nièvre participe activement à la résistance contre ce coup d'Etat. Durant cette période se dessine une " mentalité nivernaise " où certaines personnalités nivernaises marquantes de l'époque, dont Malardier, Député de la Nièvre de 1848 à 1855, ou encore Jean Locquin, député en 1914 puis Maire de Nevers jusqu'en 1941, mais aussi les hommes de lettres tels Jules Renard, Claude Tillier et Romain Rolland, impliqués dans la vie du département, ont une vision commune de la politique : ils veulent associer l'efficacité et la générosité. C'est tout un esprit empreint d'utopisme, d'humanisme et de justice qui se développe.

La Nièvre est occupée le 5 juin 1940 par les Allemands. Le département devient alors un important refuge de résistants, où se développent de très nombreux maquis. Les Maquisards nivernais joueront un rôle primordial dans la Libération de la France. Lors du débarquement allié en Normandie (6 juin 1944) le Morvan compte une trentaine de maquis dont les effectifs totaux approchent les dix mille hommes au moment de la Libération. L'armée allemande prend en août 1944, conscience de la nécessité de replier ses troupes du sud-ouest de la France en passant par le Morvan, en raison de la pression de l'armée de Patton (au nord) et d'un débarquement probable des alliés en Méditerranée. C'est pourquoi les troupes d'occupation tentent de faire sauter le verrou que constituent trois importants maquis de la région de Saint Saulge (maquis Julien, Daniel et Mariaux) : ce sera du 12 au 17 août la bataille de Crux-la-Ville.

Ces guerres auront touché âprement le département qui entame dès les années 50 une politique de reconstruction. En 1964, Le département de la Nièvre rejoint la nouvelle entité administrative de la Région Bourgogne, au même titre que l'Yonne, la Saône-et-Loire et la Côte-d'Or. Plusieurs hommes politiques, bourguignons de souche ou d'adoption, François Mitterrand en tête et Pierre Bérégovoy, ont marqué le destin de la France.

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