Guide de l'Yonne : Nature

Géographie
Climat

Un carrefour climatique. Logée au milieu des terres, la Bourgogne se situe à un carrefour climatique. Les reliefs et l'ouest du territoire (monts du Morvan) subissent l'influence océanique. L'emprise continentale, quant à elle, se manifeste dans les plaines et vallées. Quelques poussées méditerranéennes, en s'engouffrant dans le couloir de la vallée du Rhône, prolongée par celle de la Saône, viennent de temps à autre perturber le schéma. Cette géographie favorise les étés chauds et les hivers... froids  (en plus, d'être longs) ! Neige et gel sont au rendez-vous, la tendance allant en s'accentuant sur les hauteurs du Morvan. A l'inverse, les étés sont marqués par une chaleur prononcée si on les compare à ceux de la plupart des autres régions françaises. Les orages ne sont pas à sous-estimer, ni les brouillards à la morte saison. Météo France fournit une moyenne (à prendre comme telle !) pour les températures, depuis 1960 jusqu'à 1990  : pour le mois de janvier, le minimum est de moins de 1 °C et le thermomètre aura peut-être l'audace de monter jusqu'à 4 °C  ! Pour le mois de juillet, on peut admettre qu'une fourchette allant de 14 °C à 25 °C est indicative. Quelle que soit la température, la Bourgogne peut se vanter d'avoir son compte en heures d'ensoleillement : entre 1 800 heures et 2 000 heures chaque année. Alors quelle est, en définitive, la meilleure saison pour visiter la région  ? Rassurez-vous, face aux frimas, de nombreux hôtels et restaurants font rougir l'âtre et offrent gîte et couvert douillets et réconfortants. Et lors des grandes chaleurs, de nombreux lacs permettent de se rafraîchir les idées. L'automne réserve de superbes décors à qui sait apprécier ses couleurs, avec en point d'orgue la beauté du vignoble.

Le climat, en Bourgogne, ce n'est pas qu'une histoire de météo. Le climat, en Bourgogne exclusivement, désigne aussi une parcelle de vigne. Comme le dit si bien Bernard Pivot :

"En Bourgogne, quand on parle d'un climat, on ne lève pas les yeux au ciel, on les baisse sur la terre".

Relief
Paysage
Paysage
Paysages caractéristiques
Le Morvan au coeur de la région

Entre les quatre départements bourguignons, le vieux massif s'est soulevé à l'ère primaire, en même temps que les Vosges. Les roches de ses hauteurs, sapées, rabotées, ont subi une érosion patiente, l'usure lente et inéluctable des vents et des intempéries, les assauts du temps. Les sommets ne dépassent donc guère les 900 m. A l'ouest du massif, les pentes glissent en douceur jusqu'à la Loire.

Le Nivernais

Le Nivernais est bordé, à l'est, par les monts du Morvan et, à l'ouest, par les vallées de la Loire et de l'Allier. Aux coteaux des vignobles de la région de Pouilly-sur-Loire se succèdent les plantations céréalières et les prairies en bocage, sans oublier les 230 ha de surfaces boisées et les nombreux cours d'eau qui embellissent encore le paysage nivernais.

Les campagnes icaunaises

Composées de la Puisaye-Forterre, du Sénonais et du Pays d'Othe. La Puisaye est le pays d'enfance de l'écrivain Colette, qui a su si bien le décrire avec des mots pas toujours tendres mais révélateurs. Une terre dure à vivre. De nombreux seigneurs semblent y avoir blotti leur château, entre forêts et étangs, pour mieux survivre à l'Histoire.

La Forterre. La Forterre prolonge la Puisaye, au sud, et tutoie l'Auxerrois depuis le sud-ouest. A l'origine, Forterre désigne une "  Forte terre  ", autrement dit une terre difficile à travailler. Le terme semble plutôt évoquer les fortifications qui ont poussé en ces lieux depuis l'époque celte. Campagnes profondes, filets d'eau mystérieux, fortifications, lacs et parcs naturels font la joie des touristes.

Le Sénonais. Ancien centre de chrétienté, ruiné par la guerre de Cent Ans, la région de Sens mise désormais sur sa douceur de vivre, pour notamment attirer les parisiens en goguette. Les formes s'assagissent - d'aucuns parleront de platitude - et offrent des paysages bucoliques entre rivières et promenades dans les vallées.

Le Pays d'Othe. Cette petite région, qui s'étend jusqu'aux frontières communes de la Bourgogne et de la Champagne, reste très marquée par la ruralité. Sa forêt est la plus épaisse du département. Il a la particularité de s'être spécialisé notamment dans la production de pommes et on y trouve un excellent cidre.

Le Châtillonnais

En Côte-d'Or. L'épaisse forêt de plaine partage ici la vedette avec la pierre et l'eau. Le sous-sol livre par endroits une pierre de qualité exceptionnelle que l'on retrouve dans de grands monuments tels que la pyramide du Louvre. L'eau, c'est bien sûr celle de la Seine, qui prend naissance dans la montagne dijonnaise et traverse, calme et sereine, Châtillon-sur-Seine. Au sud du Châtillonnais, se profile au loin l'agglomération dijonnaise.

Le Chalonnais

Situé en Saône-et-Loire, le Chalonnais, s'inscrit entre Chagny, au nord, et Sennecy-le-Grand, au sud, et est caractérisé par la place importante tenue par le vignoble. Des ceps, des maisons de vignerons qui marquent le paysage, mais c'est aussi Chalon-sur-Saône, une agglomération peuplée et dynamique.

Le Mâconnais

Tout au sud de la Bourgogne, il fait en quelque sorte le lien entre les vins de Bourgogne et ceux du Beaujolais. Ces terres sont également un des hauts lieux de la Préhistoire, avec des sites comme la (fameuse  !) roche de Solutré, les grottes d'Azé ou de Blanot.

La région creusotine

Entre Chalon-sur-Saône et Mâcon, on traverse la région des bassins miniers, marquée par son riche patrimoine industriel  : la métallurgie au Creusot, les mines de charbon à Montceau-les-Mines (ville la plus récente de Saône-et-Loire, née en 1856, au temps des maîtres des forges, des grandes familles comme les Schneider, et du paternalisme d'entreprise). Le pays oscille entre conservation et reconversion, avec des parcs de loisirs construits sur d'anciens sites.

Le Charolais et la Bresse

A l'ouest de la Saône-et-Loire, le Charolais est le berceau de la fameuse race bovine dont la robe blanche parsème le vert des gras pâturages bourguignons.

La Bresse, pour sa part, est une vaste plaine et un pays de bocage. C'est ici le paradis du poulet blanc aux pattes bleues, seule volaille au monde à bénéficier d'une appellation d'origine contrôlée.

Cours d’eau et vallées

La Loire. 1 020 : c'est le nombre de kilomètres que ce cours d'eau (le plus long de France !) parcourt avant de se jeter dans l'océan Atlantique. Parmi ses affluents en Bourgogne, la Bourbince, la Brème, l'Arconce et l'Arroux, qui traverse Autun et Gueugnon, voisinent avec les monts du Morvan ; le Ternin quant à lui, jouit du superbe décor du Parc naturel régional du Morvan.

La Saône. La rivière s'étire en tout sur 482 km , prend sa source à Vioménil, dans les Vosges, et finit sa course à Lyon en rejoignant le Rhône. Elle traverse donc la Côte-d'Or et la Saône-et-Loire. La Saône voit pendant longtemps transiter, à la descente le bois des Vosges, des céréales, de la fonte, des sables, de l'argile, du ciment. A l'inverse, ce sont les vins et les spiritueux qui remontent, ainsi que des épices, des ardoises... C'est aussi l'une des rivières les plus riches d'Europe en poissons. Avec le développement du tourisme vert et les bateaux de plaisance, voici autant d'atouts que les territoires bordés par la Saône savent mettre à profit.

L'Yonne. L'Yonne a connu des siècles de gloire, l'homme dépendant d'elle et de ses humeurs. Fréquentée par les Gaulois, qui vouaient à cette mère nourricière un véritable culte, elle est réellement utilisée par les Romains, qui trouvent en elle le moyen de rallier la Saône. Ensuite, elle devient un cours utilisé à des fins économiques, puisque le transport fluvial se développe pour alimenter la région bien sûr, mais aussi la capitale, avant la concurrence du chemin de fer. De nos jours, ses rives sont des lieux de promenade appréciés.

Le Bec d'Allier. "  Grand fleuve sauvage  ", la Loire possède un milieu naturel unique, un paysage changeant, un patrimoine fragile qui nécessite toutes les attentions. D'où la nécessité de doter le fleuve d'une zone préservée de tout aménagement, un espace protégé où il pourra se déployer à loisir. Cette notion d'espace de liberté du fleuve, ou zone de divagation naturelle, a été soulevée de concert par la Fédération des Conservatoires d'Espaces naturels et les associations comme la WWF : ce sera le Bec d'Allier, à la confluence de la Loire et de l'Allier. Les premières îles liguriennes font leur apparition. Ici, l'espace de liberté englobe 57 ha, rachetés par le département de la Nièvre. Ces terres et ces berges voient toute une faune s'ébattre à nouveau, sur terre et dans les airs, à commencer par les hirondelles de rivages et le martin-pêcheur. Aux actions de préservation se sont adjointes des actions de valorisation avec pour objectif l'ouverture à un grand public conscient et sensibilisé. C'est ainsi que le sentier du Passeur suit dans la plus parfaite discrétion les derniers kilomètres avant la confluence. Des bornes explicatives viennent jalonner le parcours, qui aboutit à un observatoire à deux pas du Bec.

Forêts et bois

La Bourgogne est dans le top 5 des régions de France les plus boisées, avec près de 970 000 ha de forêts recensés. Les disparités locales sont marquées  : le Morvan voit son espace couvert à près de 40  %. Environ les deux tiers de la forêt bourguignonne sont des forêts privées. La forêt publique, gérée par l'ONF, se compose quant à elle de forêts appartenant à des collectivités et des établissements publics, et d'autre part de forêts domaniales. Ces forêts constituent un atout biologique majeur. Elles hébergent le tiers des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique, qui répondent au doux nom de ZNIEFF. Recensées à partir de 1982, ce sont des espaces abritant des espèces rares ou caractéristiques de la région. Outre cerfs, écureuils, hérissons et sangliers, les forêts servent d'abri à des animaux plus rares, tel le pic mar qui apprécie la compagnie des chênes. La cigogne noire, quant à elle, s'est installée depuis le XXe siècle seulement, dans les bois du Châtillonnais.

La forêt des Bertranges. Située dans la Nièvre, cette forêt devenue domaniale à la Révolution, s'étend sur près de 10 000 ha, principalement plantés de chênes. Ses allées rectilignes et ses nombreux sentiers sont propices aux randonnées, qu'elles se fassent à pied, à vélo ou à cheval, et les cervidés qui peuplent les lieux attirent aussi de nombreux curieux, notamment en période de brame.

La forêt châtillonnaise. Cette forêt domaniale s'étend d'un seul bloc sur près de 9 000 ha, et c'est le plus gros massif boisé de toute la Côte-d'Or. Les bois sont riches d'une population animale variée, avec des cervidés, des oiseaux et des petits carnivores. Les adeptes de la chasse aux champignons trouveront les proies convoitées, des espèces les plus communes aux morilles très recherchées, en passant par les délicieuses girolles. En saison, la Société mycologique du Châtillonnais organise des visites commentées. Pour en savoir plus, se renseigner à l'Office de Tourisme.

La forêt de Pontigny. Entre Auxerrois et Chablisien, cette forêt domaniale s'étend sur 950 ha et présente un mélange harmonieux entre chênes et pins. Abritant une flore riche et variée, et notamment de rares insectes saproxyliques, deux sentiers à thèmes proposent au public via des guides descriptifs, de découvrir cet environnement forestier.

Faune et flore
Espaces naturels sensibles

Un espace naturel sensible, ou un ENS comme on le nomme rapidement, est un milieu naturel non bâti et préservé pour sa richesse faunistique et floristique exceptionnelle. En Saône-et-Loire il en existe trois, que le département défend bec et ongles : le marais de Montceau-l'Étoile dans le Charolais-Brionnais, l'étang de Pontoux dans la Bresse bourguignonne et la lande de Nancelle dans le Mâconnais.

À cause d'une urbanisation toujours plus grande, ces milieux et leurs " habitants " sont directement menacés. Aussi, afin de sensibiliser le plus grand nombre à l'importance de la préservation de ces sites remarquables, le département s'est engagé dans une large communication pour que chacun soit écoresponsable. Car si la planète n'appartient à personne, sa préservation est l'affaire de tous.

Venez observer les oiseaux, accompagné d'un guide animateur de l'environnement du département dès le début de la matinée. Venez observer les grenouilles dans l'après-midi ou écouter leur chant d'amour plus prononcé dès la nuit tombée. Plus généralement, venez découvrir les sites et leur biodiversité lors d'une promenade éducative.

Une charte du promeneur est établie où il lui sera demandé d'être le plus discret possible, avec interdiction formelle de cueillir une plante ou une fleur et obligation de ne laisser aucune trace de son passage.

Le marais de Montceau-l'Étoile. Le marais est situé au sud-ouest du département, à deux pas de Paray-le-Monial et de Marcigny. Acquis en 2007, il s'agit du tout premier ENS dont le département s'est vu confier la mission de protection. C'est un paysage de bocages, de pâtures et de prairies humides d'une superficie de 6 hectares inauguré en 2011. On fait silence et on écoute, ce qui laisse d'abord percevoir le bruissement discret des insectes, puis le chant des oiseaux - douce mélodie que beaucoup ont peine à entendre dans les villes trop bruyantes. Avec un peu de chance on apercevra un martin-pêcheur ou un héron bihoreau, entre autres oiseaux migrateurs. Aux beaux jours, les papillons papillonnent et les bourdons bourdonnent. Vous apprendrez ce qu'est une mouche dragon, qui ne crache pas de feu mais, de ses longues ailes, survole les marais. Arbres et arbustes, producteurs d'oxygène et gardiens des rives des cours d'eau, grâce à leurs racines stabilisent les sols, réduisent l'érosion et favorisent le maintien des berges. Entrez dans ce monde rare dont la découverte se mérite.

L'étang de Pontoux. Situé près de Verdun-sur-Doubs, au coeur de la Bresse bourguignonne, ce site couvre une large surface de 27 hectares ; c'est le deuxième acquis par le département, en 2009. Sa proximité avec le Doubs associée à l'ensemble des arbres et nombreuses possibilités de nicher en font un site exceptionnel pour les oiseaux qui trouvent en ce lieu un paradis pour vivre et voler en paix. Pas moins de 130 espèces ont été observées, ce qui en fait un des principaux sites de vie ornithologique. Les hérons peuvent pêcher et patauger dans l'étang sans risque d'être gênés. Sortez les jumelles ! De nombreux aménagements ont été disposés afin de rendre la visite agréable et instructive : panneaux d'interprétation ou abris aménagés pour " croquer " une plante ou un oiseau, prendre des notes pour un travail de recherche... L'objectif là encore est de ne gêner en rien la vie des " habitants " des lieux. Découvrez la fonction de l'oiseau taxi ou l'insecte bus - ces deux-là n'ont rien à voir avec un nouveau transport urbain ! Découvrez les nombreux garde-manger que sont les arbres fruitiers ou les jolies fleurs des prairies, c'est grâce à eux et aux insectes pollinisateurs que la vie se propage. Écoutez le chant des oiseaux et tentez de reconnaître quelle est l'espèce qui roucoule, qui siffle ou qui gratte. Laissez-vous guider par le parcours pédagogique.

La lande de Nancelle. Aux portes de Mâcon, sur la commune de La Roche-Vineuse, voilà un nom évocateur pour les amateurs de vin, bien qu'il ne soit pas question ici de parler de vignes. Ce site révèle un caractère atypique grâce à la juxtaposition d'une lande acide et d'une pelouse calcaire, un milieu rare et menacé dans le département. Ce troisième site acquis par la Saône-et-Loire, d'une surface de 6,5 hectares, a été inauguré en avril 2018. Grâce à la typicité de ses sols, une biodiversité rare, végétale et animale, est à observer et à protéger. On pourra notamment observer l'engoulevent d'Europe, un oiseau qui affectionne particulièrement ce contraste de milieux, ou la prénanthe pourpre, une plante protégée en Europe. Là aussi, c'est à pied, sur le sentier découverte, que l'on viendra enrichir nos connaissances ou simplement respirer le grand air. Les panneaux d'interprétation expliqueront aux promeneurs et répondront aux interrogations de chacun à travers des thèmes concernant la géologie locale et l'historique du site, la biodiversité et les habitats. Du haut de cette lande, une vue à couper le souffle s'offre au regard des promeneurs. Venez admirer ici un très beau panorama sur les monts du Mâconnais.

Les visites de ces sites sont gratuites et guidées par les animateurs de l'environnement par groupe de six au minimum, sur réservation indispensable 48 heures à l'avance. Prévoir une à deux heures de visite. Il va sans dire que les écoles et centres de vacances sont les bienvenus. Tout renseignement auprès de la direction de l'aménagement durable des territoires et de l'environnement au 03 85 39 55 12, sur le site www.saoneetloire71.fr ou par e-mail à [email protected]

Un monde rare à découvrir !

Faune

Mammifères : les espèces très répandues en Bourgogne sont les cerfs, sangliers, chevreuils.

Reptiles : la Cistude d'Europe est une tortue d'eau douce de plus en plus rare, elle fait l'objet d'un programme particulier, en Bourgogne, pour sa conservation. Sont couramment rencontrées les vipères, les couleuvres ainsi que la coronelle lisse.

Oiseaux : avec sa grande diversité de climats, la Bourgogne compte 400 espèces différentes : coucou, chouette, hibou des marais, pigeon ramier, sterne ou courlis cendré ne sont que quelques exemples des rencontres que vous pourrez faire si vous traversez l'une des nombreuses réserves ornithologiques que compte la Bourgogne.

Flore

Arbres, buissons

Fleurs et plantes rares

Végétation sous-marine

Parcs et réserves naturelles
Réserves naturelles

Le Parc naturel régional du Morvan. Il fait partie des 53 parcs naturels régionaux de France. La nature y est reine, et ses reliefs au paysage bosselé sont couverts de forêts entre lesquelles s'insinuent bocages, rivières, lacs et villages pittoresques. Depuis sa création, il dépasse le cadre des frontières administratives départementales. Le Parc naturel régional du Morvan offre une superficie de 240 000 ha dont 105 000 ha de surface agricole, 129 000 ha de forêts, 1 600 ha de surface en eau et 7 000 ha de zone humide. Sur ces terres, ce sont plus de 36 000 habitants qui vivent dans les communes membres et plus de 32 000 âmes qui vivent au coeur de ce parc dont de nombreux producteurs locaux. Si l'on fait le compte des sentiers balisés mis en réseau, on arrive - tous types confondus  : pédestres, équestres, VTT - à près de 3 600  accessibles. Un peu moins de 250 espèces protégées représentent la faune et une soixantaine pour la flore. Autre atout à faire valoir  : la marque Parc naturel régional (www.parcdumorvan.org). Il s'agit d'une marque collective déposée à l'INPI - Institut national de la propriété industrielle - par le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, qui en est propriétaire. En 2020, le Parc fêtera ses 50 ans !

La réserve naturelle du Val de Loire. Le site a été classé en 1995 et concerne les départements de la Nièvre et du Cher. La réserve s'étire sur près de 1 500 ha pour 20 km de Loire. Elle concerne les communes de La Charité-sur-Loire, Mesves-sur-Loire, Pouilly-sur-Loire et Tracy-sur-Loire pour la Nièvre  ; Couargues, Herry et La Chapelle-Montlinard pour le Cher. Le fleuve abrite une trentaine d'espèces de poissons comme la lamproie, l'alose ou le saumon. Le castor a fait sa réapparition et retrouve ici ses droits. Pas loin de 500 espèces de plantes ont été répertoriées et 190 espèces d'oiseaux.

La réserve naturelle régionale de la Loire bourguignonne. Longeant le fleuve sauvage, entre Saint-Hilaire-Fontaine et Decize, cette réserve s'étend sur 740 hectares. Y sont répertoriés 509 espèces florales, 14 habitats naturels, ainsi qu'une faune riche de 373 espèces.

La réserve naturelle de la Truchère. Elle s'épanouit au coeur de la Bresse, dans le département de Saône-et-Loire. Son écosystème offre un résumé étonnant, regroupant à la fois des végétations caractéristiques des bords de mer avec un paysage de dunes, des landes ou des décors dignes des pays nordiques avec leurs tourbières. Au centre, un plan d'eau, l'étang de Fouget, qui s'épanouit sur près de 16  ha. Là aussi, îlots de sable et marécages constituent le cadre idéal pour une faune et une flore rares et diversifiées. Un sentier botanique a été mis en place pour découvrir cet univers étonnant.

La réserve naturelle du Bois du Parc. Une ancienne mer chaude s'étendait au pied de la falaise calcaire sur laquelle est juché le village haut de Mailly-Le-Château dans l'Yonne : là une surprenante réserve naturelle de 45 ha vous attend. Le calcaire est, ici, issu d'un gigantesque récif corallien fossilisé, datant du jurassique, époque où les eaux chaudes recouvraient le site. Outre des fossiles de coraux, vous découvrirez en gravissant l'escalier qui mène au sommet de la falaise, une pelouse sèche et sa flore subméditerranéenne, l'une des plus au nord qui persiste en France. Un sentier de découverte permet au public de cheminer à travers les forêts et les pelouses des hauts de falaise.

Le Marais du Cônois en Côte-d'Or. Acquis en 1991 par le Conservatoire des Sites Naturels Bourguignons, ce marais s'étend sur 7 ha, et figure parmi les plus beaux marais tufeux du Châtillonnais. Alimenté par des sources dont l'eau est fortement chargée en calcaire, le marais présente une caractéristique géologique très intéressante : au contact de l'air et de la végétation, le calcaire présent dans l'eau précipite pour donner naissance à une roche plus ou moins friable, le tuf. De plus, en raison de la présence d'un microclimat froid sur le Châtillonnais, le marais est le siège d'une flore très spécifique dont des plantes à caractère montagnard, telles la gentiane et la swertie pérenne. Un sentier permet au public de découvrir ces richesses.

Le Parc naturel de Boutissaint. Situé dans l'ouest de l'Yonne et s'étendant sur une surface de près de 400 ha, le parc naturel de Boutissaint a su préserver l'aspect sauvage des forêts de chênes et des résineux caractéristiques des forêts de Puisaye. Les animaux qui peuplent cette forêt sont, pour certains, en totale liberté, tels les daims, les chevreuils et les cerfs, d'autres en enclos, tels les sangliers, les biches ou encore les mouflons que l'on peut observer dans une vaste prairie près de l'étang du château, mais aussi par le biais de miradors installés le long des différents itinéraires de promenade qui jalonnent le Parc, et que l'on peut parcourir à pied, à vélo ou à cheval.

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