Guide des Côtes-d'Armor : Économie

L'agroalimentaire, secteur roi

L'agroalimentaire, c'est le premier secteur industriel du département en ce qui concerne les effectifs. En effet, en 2012, il représente plus de 10 000 salariés soit 8,4% de l'emploi salarié total. Un chiffre au-dessus de la moyenne de la région Bretagne qui est de 7,4%, et 2,8% au niveau national. Le nombre d'entreprises concernées selon l'INSEE est de 823. L'agroalimentaire n'échappe cependant pas à la crise, avec une involution certaine depuis 2006 qui représente un pic avec plus de 11 000 personnes employées dans le secteur, soit près de 900 emplois perdus en 6 ans.

Mytiliculture costarmoricaine

L'an dernier, l'Union Européenne créait un label européen reconnaissant la moule de bouchot, spécificité française, comme un Spécialité Traditionnelle Garantie (STG), une bonne nouvelle pour le département et ses mytiliculteurs dont une quinzaine tentent en parallèle d'obtenir un autre label prestigieux, le fameux Label Rouge.

10% de la production française est en Côtes d'Armor

La production costarmoricaine, c'est 6 000 tonnes de moules de bouchot soit 10 % de la production nationale. Trois sites se partagent l'activité : la baie de Saint-Brieuc bien sûr, et les baies de La Fresnaye et de l'Arguenon, ainsi que le Sillon de Talbert à Pleubian. Il y a aussi l'exception qui confirme la règle : une entreprise produit des moules avec une technique de filières en baie de Lannion, pour une production honorable de 150 tonnes.

Les moules de bouchot sont produites dans 3 régions : Bretagne Nord, Normandie et Charente-Maritime. Les élevages sont facilement reconnaissables : des pieux bien alignés découverts à marée basse. Ce dispositif permet aux moules d'être régulièrement découvertes durant leur vie, et les rend plus résistantes que les moules constamment immergées.

C'est au siècle dernier, dans les années 50 qu'est née la mytiliculture bretonne, activité importée de la région charentaise où la production, trop dense, finissait par étouffer les élevages. C'est ainsi que l'on a vu certains mytiliculteurs s'exiler au nord, en baie du Mont Saint-Michel ou en baie de Saint-Brieuc. Avec le label STG, les producteurs de moules de bouchot vont pouvoir lutter plus facilement contre la concurrence déloyale de moules présentées comme de bouchot mais qui n'en sont pas.

La guerre des labels

Les mytiliculteurs bretons doivent aussi faire face aux moules de bouchot du Mont Saint-Michel, qui elles bénéficient du double label AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) et AOP (Appellation d'Origine Protégée) et de ce fait bénéficient d'un interêt plus grand de la part de la grande distribution... Pourtant il existe régionalement le label Bretagne Qualité Mer, mais c'est le Label Rouge qui jouit d'une vraie reconnaissance.

Agriculture
Pommes à cidre tombées de l'arbre
Pommes à cidre tombées de l'arbre

Le chanvre et le lin

Plante de la même famille que le cannabis, il ne s'agit pourtant ici que du chanvre textile, dépourvu de toute substance hallucinogène ! Du XVIe siècle au XIXe siècle, la production de toiles de lin et de chanvre est une activité industrielle et économique majeure du département et de la région. De nombreux témoignages architecturaux rappellent encore aujourd'hui cette époque d'apogée : enclos, maisons de tisserands, routoirs... Après l'année du lin instaurée par le Conseil général, en 2006, qui a permis à différents sites départementaux de se rencontrer et d'échanger, il est question d'établir une route touristique du lin, à échelle départementale, puis régionale. Ces démarches sont notamment portées par les acteurs du tourisme de La Roche-Derrien, Saint-Thélo et Quintin. Si l'intérêt patrimonial pour le lin est en pleine vigueur, son attrait économique reste paradoxalement de faible ampleur. Il est qu'il pourtant utilisé en tant que matériau de construction, très prisé pour l'isolation " écolo ".

L'essor de la production légumière

Au lendemain de la 2ème guerre mondiale, la Bretagne prend conscience de sa pauvreté et de son retard par rapport aux autres régions. Pourtant, le climat doux et constant, et la qualité des sols est propice à l'agriculture. C'est ainsi que les paysans décident de s'unir afin de ne pas rester démunis et de trouver des voies de progrès afin de réaliser le potentiel évident du terroir notamment en Côtes d'Armor. En formant des coopératives, les agriculteurs prennent la maîtrise de leur production et vente de légumes. En allant plus loin dans ce principe, les coopératives locales disséminées dans le département décideront petit à petit de s'unir et c'est ainsi que naît en 1974 l'UCPT, Union des Coopératives de Paimpol et Tréguier, qui aujourd'hui maîtrise la quasi-totalité des légumes frais produits en Côtes d'Armor, distribués sous la fameuse marque "Prince de Bretagne". La production des légumes est dans le département centré sur un petit territoire bien délimité : 40 km de long sur 10km de large entre Lannion et Plouha. Les cultures de légumes sont parfois mêlées à celles des céréales, au milieu des pâturages, descendant jusqu'à la mer et donnant ces paysages côtiers caractéristiques du Trégor et du Goëlo, mêlant mer, rochers et champs de petite taille. Les légumes-roi sont bien sûr l'artichaut et le chou-fleur, mais aussi la tomate et le coco de Paimpol, le brocoli, la pomme de terre, pour une production annuelle de 180 000 tonnes de légumes frais et 110 millions d'euros de chiffre d'affaires. 600 familles d'agriculteurs sont impliquées, 1000 salariés en plein champ, 700 dans les serres, et 140 au conditionnement en coopérative. A cela s'ajoute bien sûr tous les métiers gravitant autour de l'activité : négoce, transport, fabricants d'emballage, recherche,...l'équivalent de 3000 emplois temps plein dans le département.

La filière équine

Très diversifiée, la filière équine n'en est pas moins très ancrée en Côtes d'Armor. Une tradition qui permet au département de disposer de toutes les instrastructures nécessaires pour l'élevage de toutes races de chevaux, quel qu'en soit l'usage. On pourra citer les chevaux de course, de trot et de galop, ceux destinés à la randonnée, éventuellement en attelage. En terme d'infrastructures, il peut s'agir de haras dont le Haras National, et les hippodromes pour la course hippique. Historiquement, c'est dans la région de Corlay que l'on trouve, dès le XIXème siècle, des chevaux de course, et on peut même raisonnablement penser que les premières courses de chevaux non pur-sang sont le privilège de la Bretagne et même des Côtes d'Armor.
On n'y pense pas toujours, mais la région est quand même placée troisième au niveau national en ce qui concerne tant le nombre d'élevages que de licenciés. Elle est aussi leader en ce qui concerne l'amélioration génétique des races équines, faisant des Bretons d'excellents sélectionneurs. Les résultats des courses tendent à le prouver puisqu'on retrouve souvent des chevaux costarmoricains parmi les vainqueurs des courses !

Pour ce qui est des loisirs sportifs, l'activité équestre est troisième en Bretagne derrière le football et le tennis.

Plan Cheval

C'est une iniative de la région Bretagne datant de 2011 dont bénéficie bien évidemment le département. L'objectif : dynamiser la filière équine. En pratique : la structurer et la professionnaliser encore plus qu'elle n'est aujourd'hui afin d'en faire un sercteur économique réellement à la pointe. Le projet comporte également la préservation du cheval de trait breton et le développement de la filière touristique et de loisir équine. Pour cela la structuration et le développement de l'offre de formation est primordiale, car ce secteur équin comporte en réalité peu de professionnels, plutôt des amateurs passionnés. Seuls les centres équestres ainsi que les jockeys en vivent réellement. C'est pourquoi il y a peu d'élevages professionnels en Côtes d'Armor

Hippodromes marins

Le saviez-vous ? Il existe 4 hippodromes marins en France, dont la moitié est localisée en... Côtes d'Armor. L'un à Plestin-les-Grèves, et l'autre à Ploubalay-Lancieux. Pour les premier les épreuves ont lieu habituellement fin juin, pour le deuxième fin août. Les courses hippiques les pattes dans l'eau constituent des spectacles hors du commun très appréciés par la population locale et les touristes.

Le trait breton

Avec une deuxième place parmi neuf dans la famille des chevaux de trait en France, il a été longtemps un cheval de travail avant tout, pour devenir un animal de boucherie. Mais la viande de cheval n'est plus particulièrement à la mode en France. On réfléchit donc à lui donner une nouvelle orientation, vers les loisirs par exemple.

Tourisme

Le tourisme en Bretagne représente quelque 97,6 millions de nuitées touristiques. A peu de choses près, une sur quatre dans les Côtes-d'Armor. La côte de Granit rose et le Trégor génèrent presque 10% des nuitées en Bretagne (en séjour). Et le Goëlo 11% (en villégiature). Les gîtes ruraux en Bretagne représentent un million de nuitées : la part de ce marché revient à 21% aux Côtes d'Amor avec un taux d'occupation de 50,1%. Dans le " top 10 " des sites bâtis accueillant plus de 100 000 visiteurs par an, on trouve le Fort-la-Latte (147 000 entrées). Parmi les principaux festivals en Bretagne, deux du département figurent parmis les plus grosses fréquentation : Les chants de marins à Paimpol (130 000) et Art Rock (71 000). Les chiffres clés du poids économique du tourisme dans le département sont impressionnants : 760 millions d'euros de chiffre d'affaires, 9% du PIB des Côtes d'Armor, 7 500 salariés (12 000 en août), 2 500 entreprises, 300 000 touristes par jour en haute saison. Le département compte également plus de 53 000 résidences secondaires. A final, les Côtes-d'Armor se placent au 18e rang des départements français pour le tourisme.

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