Guide du Minas Gerais : Santé

Il convient d'être vigilant sur quelques points afin de ne pas subir des désagréments de santé au cours de son voyage. Voyager au Brésil oblige à prendre quelques précautions face à certaines maladies même si cela ne présente pas de risque majeur au plan sanitaire.

Drogue. Dépendance rapide, risque d'overdose, perte de vigilance... Les dangers inhérents à la consommation de stupéfiants sont connus. Au Brésil, la vigilance doit pourtant être de mise. Les risques encourus dépassent largement les effets escomptés. La cocaïne notamment, souvent vendue comme pâte base non traitée, contient de nombreux produits neurotoxiques quand elle n'est pas coupée avec tout et n'importe quoi. Longtemps considéré comme un pays de transit, le Brésil ne se souciait guère des effets néfastes du narcotrafic. Cette période est aujourd'hui révolue, celui-ci ayant développé une politique préventive et répressive à grande échelle. Les États frontaliers de la Bolivie et de la Colombie sont particulièrement visés.

Pour simple consommation, les peines d'emprisonnement vont de six mois à deux ans. Le trafic de stupéfiant est lui passible de peines s'étalant de trois à quinze ans. Et les étrangers ne bénéficient d'aucun traitement de faveur, les peines étant appliquées, parfois pour l'exemple, sans retenue. Certains dealers, de mèche avec les autorités, n'hésitent pas à vendre avant de dénoncer. Dans tous les cas, tenter de se procurer des stupéfiants en tant qu'étranger vous expose à des risques certains.

Eau. Il est vivement déconseillé de consommer l'eau du robinet, et ce, sur l'ensemble du territoire brésilien. N'utilisez que des bouteilles d'eau minérale - plus chère que la bière  ! - après avoir vérifié qu'elles sont bien scellées.

Hygiène alimentaire. Les maux les plus courants restent les troubles intestinaux. Le fait de changer de régime alimentaire est déjà source de perturbations, mais lorsque s'ajoute à cela une nourriture épicée parfois préparée dans des conditions d'hygiène peu en rapport avec celles auxquelles nous sommes habitués, cela se traduit la plupart du temps par de fortes diarrhées, également connues sous le nom de turista.

Piqûres et morsures. N'oubliez pas que les plaies dans les climats chauds et humides mettent longtemps à cicatriser et peuvent même s'infecter. Le Brésil compte en effet beaucoup d'infections parasitaires ou cutanées. Il convient donc de les traiter le plus rapidement possible avec un antiseptique et de les laisser le plus souvent possible à l'air libre plutôt que de les couvrir d'un pansement.

Le virus Zika

Depuis 2015, le sous-continent sud-américain est en état d'alerte face à l'épidémie du virus Zika. Transmis par les moustiques infectés et vraisemblablement arrivé au Brésil lors de la Coupe du monde de Football 2014, ce virus aux symptômes grippaux serait la cause de milliers de cas de microcéphalie du foetus chez les femmes enceintes infectées. Fin 2015, toutes les régions du Brésil étaient touchées, ainsi que la Guyane française, le Suriname, le Paraguay, la Colombie et le Venezuela voisins. Suivent l'Amérique centrale (le Salvador notamment) et les Caraïbes début 2016. De grosses campagnes de démoustication ont lieu à Rio et au Brésil.

Début 2017 le virus Zika enregistre un recul massif, tout comme les cas de dengue et de chikungunya. Mais en 2018 on note cependant une recrudescence alarmante de cas de fièvre jaune dans les États de Rio et du Minas Gerais.

Conseils

Pour recevoir des conseils avant votre voyage, n'hésitez pas à consulter votre médecin. Vous pouvez aussi vous adresser à la société de médecine des voyages du centre médical de l'Institut Pasteur au ✆ 01 45 68 80 88 (www.pasteur.fr/fr/sante/centre-medical) ou vous rendre sur le site du ministère des Affaires étrangères à la rubrique " Conseils aux voyageurs " (www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs). 

En cas de maladie ou de problème grave durant votre voyage, consultez rapidement un pharmacien puis un médecin.

Maladies et vaccins

Il faut être à jour dans ses vaccins classiques (DT Polio...). Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire. Pour les baroudeurs, typhoïde, rage, hépatites A et B sont conseillés.

Bilharziose

La bilharziose est la maladie tropicale entraînant le plus haut taux de mortalité après le paludisme (200 millions de personnes atteintes dans le monde). Après une période d'incubation allant de trois semaines à six mois, la maladie se manifeste par de fortes fièvres, du sang dans les urines ou des réactions allergiques cutanées. La meilleure prévention est de limiter tout contact avec les eaux stagnantes non salées. La bilharziose se soigne très bien une fois détectée.

Chikungunya

En zone urbaine, où est décrite la majorité des épidémies de chikungunya, la transmission se fait d'homme à homme par l'intermédiaire de moustiques. Après une incubation de quatre à sept jours en moyenne, une fièvre élevée apparaît brutalement accompagnée de douleurs articulaires. Une protection contre les moustiques est nécessaire. L'évolution de la maladie est le plus souvent favorable et sans séquelle.

Dengue

Ce virus assez courant dans les pays tropicaux est transmis par les moustiques Aedes aegypti, le même vecteur du virus Zika et de la chikungunya. La dengue se traduit par un syndrome grippal (fièvre, maux de tête, fortes douleurs articulaires et musculaires). Il n'existe pas de traitement préventif. Ne prenez jamais d'aspirine. Cette maladie pouvant être mortelle, il est fortement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre et de boire de l'eau régulièrement.

Fièvre jaune

La fièvre jaune est une maladie virale, transmise à l'homme par les moustiques. Elle est surtout présente dans les régions tropicales. Après une semaine d'incubation, la maladie provoque fièvres, frissons et maux de tête. Pour les cas les plus graves, après plusieurs jours apparaît un syndrome hémorragique caractérisé par des vomissements de sang noirâtre, un ictère et des troubles rénaux. Il n'existe aucun traitement spécifique pour soigner la fièvre jaune, si ce n'est le repos au lit accompagné de médicaments permettant de lutter contre les symptômes.

Hépatite A

Pour l'hépatite A, l'existence d'une immunité antérieure rend la vaccination inutile. Elle est fréquente lorsque vous avez des antécédents de jaunisse, de séjour prolongé à l'étranger ou êtes âgé de plus de 45 ans. L'hépatite A est le plus souvent bénigne mais elle peut se révéler grave, notamment au-delà de 45 ans et en cas de maladie hépatique préexistante. Elle s'attrape par l'eau ou les aliments mal lavés. Si vous êtes porteur d'une maladie du foie, la vaccination contre l'hépatite A est hautement recommandée avant tout type de voyage où l'hygiène est précaire. Elle doit être effectuée en deux fois mais la première injection, un mois avant le départ, suffit à assurer une protection pour un voyage de courte durée. La deuxième (six mois à un an plus tard) renforce la durée de l'immunité pour des dizaines d'années.

Hépatite B

Risque élevé dans le pays. L'hépatite B est plus grave que l'hépatite A. Elle se contracte lors de rapports sexuels ou par le sang. Le vaccin contre l'hépatite B est à faire en deux fois à un mois d'intervalle (mais il existe des vaccinations accélérées en un mois pour les voyageurs pressés), puis un rappel six mois plus tard pour renforcer la durée de la protection.

Maladie de Chagas

La phase aiguë de cette maladie parasitaire se traduit par des conjonctivites ou des oedèmes périorbitaires. Après plusieurs années, la phase chronique de la maladie intervient en attaquant le système nerveux, le tube digestif et le coeur. Il n'existe pas de vaccin contre la maladie de Chagas, mais un traitement efficace peut être pris pendant la phase aiguë.

Paludisme

Le paludisme est également appelé malaria. Si vous passez par un pays qui est une zone de transmission de paludisme (en Afrique surtout mais aussi dans toutes les zones humides et/ou équatoriales), consultez votre médecin pour connaître le traitement préventif adapté : il diffère selon la région, la période du voyage et la personne concernée. Eviter le traitement est possible si votre séjour est inférieur à sept jours (et sous réserve de pouvoir consulter un médecin en cas de fièvre dans le mois qui suit le retour.) En plus des cachets, réduisez les risques de contraction du palu en évitant les piqûres de moustiques (répulsif et vêtements couvrants). Entre le coucher et le lever du soleil, près des points d'eau stagnante et des espaces ombragés, les risques de se faire piquer sont les plus élevés.

Rage

La rage est encore présente dans le pays. Il faut donc éviter tout contact avec les chiens, les chats et autres mammifères pouvant être porteurs du virus. L'apparition des premiers symptômes (phobie de l'air et de l'eau) varie entre 30 et 45 jours après la morsure. Une fois ces symptômes constatés, le décès intervient en quelques jours, dans 100 % des cas. En cas de doute, suite à une morsure, il faut donc absolument consulter un médecin, qui vous administrera un vaccin antirabique associé à un traitement adapté. Le vaccin préventif ne dispense pas du traitement curatif en cas de morsure.

Typhoïde

La fièvre typhoïde est une infection bactérienne qui se traduit par de fortes fièvres, une diarrhée fébrile et des troubles de la conscience. Les formes les plus graves peuvent engendrer des complications digestives, neurologiques ou cardiaques. La période d'incubation de la maladie varie entre dix et quinze jours. La contamination se fait par les selles ou la salive, de manière directe (contact avec une personne malade ou un porteur sain) ou indirecte (ingestion d'aliments contaminés : crudités, fruits de mer, eau et glaçons). Le vaccin, actif au bout de deux à trois semaines, vous protège pour trois ans. En cas de contamination et de non-vaccination préventive, un traitement par les fluoroquinolones sera préconisé.

Centres de vaccination

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site Internet du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr) pour connaître les centres de vaccination proches de chez vous.

En cas de maladie

Un réflexe : contacter le consulat de France. Il se chargera de vous aider, de vous accompagner et vous fournira la liste des médecins francophones. En cas de problème grave, c'est aussi lui qui prévient la famille et qui décide du rapatriement. Pour connaître les urgences et établissements aux standards internationaux : consulter les sites www.diplomatie.gouv.fr et www.pasteur.fr

Assistance rapatriement – Assistance médicale

Rapatriement sanitaire par les opérateurs de cartes bancaires. Si vous possédez une carte bancaire Visa, EuroCard ou MasterCard, vous bénéficiez automatiquement d'une assurance médicale et d'une assistance rapatriement sanitaire, valables pour tout déplacement à l'étranger de moins de 90 jours (le paiement de votre voyage avec la carte n'est pas nécessaire pour être couvert, la simple détention d'une carte valide vous assure une couverture). Renseignez-vous auprès de votre banque et vérifiez attentivement le montant global de la couverture et des franchises, ainsi que les conditions de prise en charge et les clauses d'exclusion. Si vous n'êtes pas couvert par l'une de ces cartes ou que vous partez plus de 90 jours, n'oubliez surtout pas de souscrire une assistance médicale avant de partir.

Sécurité sociale à l'étranger. Sachez tout d'abord qu'il est possible de bénéficier des avantages de la Sécurité sociale, même à l'étranger. A l'international, des garanties de sécurité sociale s'appliquent et sont mises en oeuvre par le Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale (www.cleiss.fr), chargé d'aiguiller les ressortissants dans leurs démarches. Mais cette prise en charge a ses limites, c'est pourquoi souscrire à une assurance maladie peut s'avérer très utile. Les prestations comprennent la plupart du temps le rapatriement, les frais médicaux et d'hospitalisation, le paiement des examens de recherche ou le transport du corps en cas de décès.

Trousse à pharmacie

Tous les médicaments communs sont accessibles dans les pharmacies locales (éviter impérativement les médicaments vendus en dehors des officines par exemple sur les marchés) mais il vaut mieux préparer sa pharmacie avant le départ. Simple conseil : évitez de consommer de l'aspirine qui, en cas d'infection par la dengue, risquerait de provoquer une fièvre hémorragique mortelle.

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