Guide du Minas Gerais : Rio en 30 mots-clé

Academia

Ne vous méprenez pas, les academias cariocas n'ont rien de scolaire, il s'agit en fait des innombrables salles de fitness qui peuplent les rues de Rio. Ici, où l'on vit dehors et souvent peu vêtu, le culte du corps n'est pas un vain mot : les enseignes où pratiquer la musculation ou la méthode Pilates sont légion et ne désemplissent pas. Les plages sont également des lieux propices aux exercices de fitness, et vous trouverez tout au long de celles-ci de nombreux postes de travail pour faire des tractions et autres exercices ! L'hédonisme est un concept très carioca.

Argentine

C'est la perfide Albion du Brésil, son " frère ennemi ". La France a l'Angleterre, le Brésil a l'Argentine. Pourtant, les malheurs du principal partenaire du Brésil au sein du Mercosur, autrefois parangon du développement économique et social d'un sous-continent en manque de modèle, n'avaient pas laissé indifférents les Brésiliens. Un aspect positif s'est néanmoins dégagé de l'effondrement de l'économie argentine : la prise de conscience de la nécessité d'un Mercosur uni, contrepoids à l'hégémonie nord-américaine. Les récentes élections ont confirmé le rôle et la volonté des BRIC et des autres pays émergents de s'affirmer sur la scène politique internationale.

Cette rivalité finalement folklorique s'exprime aujourd'hui essentiellement sur les terrains de futebol : la suprématie du sous-continent est en jeu à chaque confrontation sportive avec les voisins argentins.

Depuis l'affirmation du réal, beaucoup de Brésiliens sont partis découvrir Buenos Aires, Ushuaia ou Bariloche, et en sont revenus ravis. A contrario, certaines stations balnéaires comme Búzios sont envahies par les touristes argentins qui apprécient leur mer turquoise.

Bikini

Institution et art de vivre, vous en verrez partout sur la plage. Au Brésil, il est hors de question pour les femmes de montrer leur poitrine que l'on ne saurait voir... Du moins l'aréole des seins ! En revanche, nul ne critiquera les minuscules brins de fibre (joliment appelés filho dental ou fil dentaire) qui ne cachent pas grand-chose des bum-bums (l'arrière-train, nom également d'un célébrissime magasin d'Ipanema dédié... au bikini !) potelés de ces dames... bien au contraire !

Botequim

L'équivalent de nos brasseries parisiennes. Vous en trouverez quasiment à tous les coins de rues à Rio. La différence, c'est que ces restaurants disposent tous de belles terrasses ouvertes vers la vie et le bruit de la rue. Mais aussi de bruyants écrans de télévision qui retransmettent en boucle les matchs de la Seleção (l'équipe nationale) ou du championnat brésilien. On y déjeune sur le pouce, avec forces cervejas (des bières), des pasteis (beignets de jambon, de fromage ou de crevettes) ou une bonne picanha (viande de boeuf grillée). Les Cariocas adorent s'y retrouver pour refaire le monde, le match de la veille, celui de demain, et y discuter des heures.

Cafezinho

La langue brésilienne aime les diminutifs. Le " petit café " est une autre des institutions brésiliennes. C'est une tradition au Brésil, comme le thé en Angleterre. On vous en propose à tous les moments de la journée. Dans bon nombre de restaurants, il est gratuit, offert à la sortie. Attention, il est souvent servi sucré et coupé avec de l'eau. Si vous souhaitez un bon café en fin de repas, demandez un " espresso ". À ne pas confondre avec l'expression café da manhã (le café du matin), qui signifie " petit déjeuner ".

Camelos

Ce sont les vendeurs à la sauvette qui envahissent littéralement la plupart des grandes villes brésiliennes. Souvent tolérée, quelquefois combattue par certaines équipes municipales, cette activité permet à toute une frange du petit peuple de subvenir maigrement à leurs besoins avec ce commerce informel, qui contraste avec les lieux bourgeois et touristiques où ils se trouvent.

Canne à sucre, cachaça, caïpirinha

Ces trois mots à la consonance douce résument bien le Brésil d'hier et d'aujourd'hui. Le premier a été à l'origine d'un cycle économique qui a profondément marqué sa société et son territoire, créant des " colonels " et faisant disparaître la forêt atlantique. Le second est le nom local de l'alcool de canne à sucre. La légende dit qu'il doit son goût âpre à l'utilisation de sucre non raffiné. Comme le rhum, la cachaça est souvent fabriquée dans de petites exploitations agricoles et servait autrefois, du côté de Paraty, de monnaie d'échange contre des esclaves. Elle est la base du troisième : la mythique caipirinha (" petite paysanne "), et entre également dans la composition des cocktails avec d'autres fruits, appelés " batidas ". Certains bars en servent aussi avec la mangue ou le kiwi, à tester absolument. Avec les souvenirs, c'est assurément une recette à rapporter dans ses valises.

Ainsi trouve-t-on au Brésil plus d'une centaine de cachaças différentes, des grands crus onéreux comme des piquettes bon marché, des jeunes comme des vieilles, des ambrées comme des diaphanes...

Capoeira

Mélange subtil entre danse et combat, la capoeira est un art à part entière, " conçu " au Brésil mais à très forte connotation africaine (la capoeira " originale " est d'ailleurs appelée " capoeira angolaise ", l'autre étant la régionale). Il entremêle les temps de combats défensifs (on ne se touche quasiment jamais), les acrobaties artistiques (floreis) et les chants et instruments typiques, en particulier le berimbau, arc musical à une corde qui est fondamental dans l'art " capoeiriste ". Assister à une démonstration de capoeira est un spectacle envoûtant, celui-ci pouvant avoir lieu sur la plage, dans les parcs, dans la rue. C'est une composante forte de l'identité afro-américaine du Brésil.

Carioca

Carioca signifie " habitant de la ville de Rio de Janeiro ". À ne pas confondre avec le Fluminense, qui est l'habitant de l'État de Rio. L'origine en est une expression indienne qui désignait les premières maisons des Blancs qui s'étaient installés dans la baie. Plus que les paysages et les monuments, le Carioca est le principal attrait de Rio. Cette ville enchante principalement par la gentillesse, la bonne humeur et la joie de vivre de ses habitants. Pour les Brésiliens, le Carioca est vraiment un individu à part : très sympathique, sociable, il parle avec un accent inimitable et utilise un certain nombre d'expressions typiques. On le dit hédoniste et superficiel, antithèse du Pauliste laborieux et discret. Il y a toujours une grande rivalité entre les deux villes. Il est vrai que le Pauliste émet force réserve sur la force de travail du Carioca. Ne dit-on pas avec humour, du côté de l'avenue paulista, que si le Christ du Corcovado a les bras écartés dans cette position caractéristique que chacun connaît, c'est parce qu'il attend que les habitants de la cité merveilleuse se mettent au travail pour battre des mains. Pour ceux qui vont passer quelque temps à Rio, lisez l'excellent livre How to be a Carioca, écrit par Priscilla Ann Goslin (existe en anglais et portugais), une Américaine qui a passé quelques années de sa vie à Rio et qui a dépeint avec humour et ironie les moeurs des Cariocas.

Carnaval

Légendaire, le carnaval de Rio ! Le plus grand spectacle du monde : quatre jours de fête folle, de danse, de musique, de chars, de costumes, de plumes, de couleurs, de débordement de joie, de folie brésilienne où tout est permis, pendant lesquels se massent plus de 5 millions de personnes dans les rues de la ville et au Sambadrome où se déroulent les défilés d'écoles de samba en compétition.

Cidade Maravilhosa

Littéralement " la Ville merveilleuse ". C'est l'appellation pleine de fierté que donnent les Cariocas à leur propre cité. Ceux-ci considèrent qu'ils vivent évidemment dans la plus belle ville qui soit, " bénie par Dieu " (comme le dit la chanson Pais tropical de Jorge Ben Jor), et qu'ils n'en changeraient pour rien au monde. Il faut dire que Mère Nature a été plutôt généreuse avec Rio, et la succession de montagnes, de baies, de plages enchanteresses, de foisonnantes forêts tropicales a provoqué l'admiration de plus d'un voyageur.

Favela

Ce sont les quartiers pauvres brésiliens, pourtant le terme politiquement correct pour les nommer est " communautés ". C'est un élément important de l'imagerie populaire locale, expression des inégalités " horizontales " et " verticales " de la société. À Rio, les favelas se fondent dans le paysage et s'accrochent aux nombreux morros (collines) de la ville. On ne devra les visiter qu'accompagné par des Brésiliens qui y résident. Ici comme ailleurs, on n'aime pas le voyeurisme. Contrairement aux idées répandues, la grande majorité des habitants des favelas sont des gens intégrés dans la société (même s'ils sont pauvres...), travaillant dans les entreprises et vivant une existence tout à fait normale. La présence de puissants gangs de trafiquants, qui les contrôlent, est par contre une réalité quotidienne. On estime aujourd'hui que 30 % des habitants de Rio de Janeiro vivent dans les quelque 1 000 favelas de la ville. La favela, bien que les Brésiliens aisés s'en défendent, a joué et joue encore un rôle culturel important dans l'histoire de Rio et marque le chemin à accomplir, dans une perspective de développement et d'intégration, pour que le Brésil devienne à part entière un acteur du " premier monde ". L'ancien gouverneur de Rio, Leonel Brizola, n'a pas hésité à affirmer que les favelas n'étaient pas " le problème de Rio, mais la solution ". Cette théorie est régulièrement dénoncée par des tragédies récurrentes (glissements de terrain mortels, règlements de compte, effets ravageurs de la drogue). Aujourd'hui, on parle de " favelas pacifiées " et de nombreux projets sociaux contribuent à la restructuration et à la réhabilitation urbaine et sociale de ces quartiers mais la tâche est longue. Elles se muent peu à peu en quartiers " officiels " sous l'impulsion d'un grand projet d'urbanisme, le " Favela Bairro ", avec des écoles, des magasins, des réseaux d'eau et d'électricité, des rues et des codes postaux... Mais derrière cette urbanisation utopique pharaonique se cache une bonne excuse pour expulser des familles vivant dans des maisons placées sur un terrain envié par un promoteur immobilier.

Feijoada

Ce plat carioca est devenu le plat national brésilien ! Composée de haricots noirs (feijão), de riz, de saucisses et de jarrets de porc, elle est généreusement accompagnée de sauce, de couve (une variété de mâche cuite), de farofa (farine de manioc torréfiée) et de quartiers d'orange pour faire passer le tout. Celle-ci est traditionnellement dégustée le samedi midi. Une bonne feijoada se doit d'être assez légère, mais, malgré tout, après la deuxième assiette et par plus de 30 °C, la sieste devient obligatoire.

Flamengo ou Mengo

C'est le club de football le plus populaire du Brésil et du monde. Sa dimension dépasse de loin le seul sport. C'est une vraie force politique, sociale et économique. C'est le club qui possède le plus grand nombre de " torcidas " (associations de supporters) au monde. Mengo, c'est un stade, un centre sportif, des restaurants, un quartier de Rio. La couleur rubo negro ne peut se comprendre qu'à l'aune des chants de supporters au Maracanã lors d'un derby contre Vasco (d'un autre quartier de la Zonia Central de Rio), Botafogo (dans le quartier de même nom), ou Fluminense, l'adversaire historique des derbys " Flu-Fla ", qui représente le quartier de Laranjeiras.

Futebol

Ici, c'est une religion dont le grand temple est le stade Maracanã. Chacun a son équipe de coeur (time do coração), et débattre du match à venir ou des résultats de la dernière journée du Brasileirão est le sujet de conversation favori des Cariocas, mais peut être aussi un sujet sérieux de discorde familiale, au même titre que la politique. Le Brésil est tout de même le pays le plus titré au monde (pentacampão, cinq fois champion du monde de foot) et le seul ayant participé à toutes les éditions de la Coupe du monde. Un vrai sujet de fierté nationale.

Gringo

C'est vous. Est gringo celui qui n'est pas brésilien, soit, par définition, tous les touristes occidentaux. Il n'y a pas de mal à se faire appeler de la sorte, ce n'est pas péjoratif du tout car les Brésiliens ont une vision très amicale des étrangers.

Jeitinho

Diminutif de jeito, ou la manière, jeitinho signifie une solution à un problème, solution qui peut être relativement peu orthodoxe, pas forcément officielle ou légale. C'est le " système D " local. Le jeitinho représente très bien l'esprit carioca, cette aptitude à la débrouille pour s'en sortir, surtout pour obtenir un avantage auquel on n'aurait pas droit normalement. Dar um jeitinho (donner une petite manière) serait donc l'équivalent, selon le contexte, de trouver un truc, proposer un arrangement ou se sortir d'un mauvais pas. Sachez qu'à Rio, si tout est compliqué, rien n'est impossible.

Jogo do Bicho

Le Jogo do Bicho (littéralement le " jeu de l'animal ") est une institution carioca, un jeu de loterie assidûment pratiqué à Rio. Le nom du jeu vient de l'association d'animaux aux numéros, afin d'aider à la mémorisation. Officiellement interdit pour cause d'addiction massive, vous trouvez néanmoins des vendeurs de tickets à tous les coins de rue !

Maior do mundo

Le Brésil aime les superlatifs. Superficie, Amazonie, ressources minières, villes, ouvrages hydrauliques, stades de football... tout au Brésil est grand et les Brésiliens ont conscience de vivre dans le pays maior do mundo - c'est par ailleurs le surnom donné au stade Maracanã. Il est vrai qu'après avoir parcouru le Brésil en bus, péché un pirarucu (poisson d'Amazonie) de plus de 80 kg et s'être fait voler une tong par un anaconda de 8 m, on admettra la pertinence des superlatifs en usage au Brésil (en fait, le pirarucu était un gobie et l'anaconda était un boa en plume... Maudite cachaça !).

Mulatas

L'archétype de la Brésilienne, c'est la mulata (métisse). Mêlant sang noir, indien et blanc, elle a des formes convaincantes, la démarche chaloupée, la silhouette déhanchée. Elle est charmante, toujours souriante, avec une voix douce, un corps de rêve, des cheveux ondulés, une peau dorée, des yeux verts brillants... A garota de Ipanema (la nana d'Ipanema) immortalisée par la chanson de Jobim. Réveillez-vous... c'est un cliché !

Novelas

Appelées aussi telenovelas, ce sont les feuilletons à rallonge diffusés en soirée sur les télévisions brésiliennes, et qui ont en partie fait la fortune du réseau Globo, le premier groupe de média d'Amérique latine. Dans un pays où la télévision est très présente, les novelas constituent des rendez-vous incontournables, suivis par des dizaines de millions de fans. Une novela s'étale habituellement sur huit mois, et est diffusée tous les soirs de la semaine à heure fixe (la plus prestigieuse est la novela de 21h). Ces grandes sagas sirupeuses, qui mettent généralement en scène des familles riches (et blanches) mais déchirées par de nombreux drames, sont un élément constitutif de la culture populaire brésilienne, et leurs acteurs (Juliana Paes, Fernanda Montenegro, Marcos Pitombo...) ont le statut de stars incontestées.

Orixas

Ce sont les dieux du candomblé, la religion d'origine africaine, très populaire à Bahia dans le Nordeste du pays, plus afro-brésilien que Rio. Le syncrétisme religieux entre divinités yorubas (venant du Niger) et chrétiennes est très présent parmi les descendants d'esclaves, mais de nombreux Brésiliens de toutes origines fréquentent également, bien qu'occasionnellement, les terreiros (lieu où se déroule le candomblé) et demandent à la " Mère des saints " ou au " Père des saints " de lire leur avenir dans les coquillages (jogo de buzios). Les rites et la culture qui leur sont associés sont d'une grande richesse et permettent de percevoir une des plus anciennes facettes du multiculturalisme brésilien.

Petisco

Difficile de ne pas remarquer ce mot présent dans la plupart des cartes des restaurants, bistrots et bars du Brésil. Ces en-cas salés qu'on mange avec les doigts ou des pics font partie des habitudes alimentaires des Brésiliens. Ils adorent se retrouver autour d'une bière fraîche ou d'un jus de fruits pour partager une assiette de petiscos. A l'instar des tapas espagnoles, la variété est grande : frites de manioc, beignets au poulet, aux légumes ou au fromage, viande à l'oignon en petits morceaux, mini pastéis (sorte d'empanadas) et encore beaucoup d'autres sont à découvrir.

Ponctualité

Cette qualité-là n'est pas très répandue au Brésil. Aussi, si vous avez un rendez-vous, ne vous inquiétez pas si vous devez patienter, quasiment personne n'arrive à l'heure prévue. Si vous êtes invité, surtout ne vous pressez pas, sinon, vous serez à coup sûr le premier arrivé ! L'avantage, c'est que les commerces ou les restaurants fonctionnent presque sans interruption, afin de ne pas obliger les Brésiliens à être tenus par des horaires trop stricts.

Praia

À Rio, la plage fait partie du quotidien, elle est fréquentée toute l'année, du matin au soir. Toutes les couches de la société s'y côtoient et, à ce titre, c'est un élément de cohésion sociale important. Pendant la journée, la plage offre un spectacle très divertissant : on admire les biceps des culturistes cariocas, on assiste ainsi à un défilé de collection de maillots tous plus échancrés les uns que les autres, on boit des bières ou des cachaças bien glacées, on participe à un barbecue improvisé, on se fait accoster à tout instant par les vendeurs ambulants, qui proposent boissons, glaces, crevettes ou fromage grillés... Chaque plage a son public, plus ou moins jeune, sportif ou familial. Le soir venu, au fameux Posto 9 de la plage d'Ipanema, on applaudit le soleil qui part se coucher derrière le Morro dos Dois Irmãos et on lui donne rendez-vous pour le lendemain matin !

Psiu !

Vous l'entendrez à tous les coins de rue. Équivalent de notre " hé " destiné à interpeller un proche, le " psiu " est beaucoup plus généralisé et mis à toutes les sauces. Ainsi, pourront indifféremment se faire " psiuter " une charmante jeune femme, un touriste étranger ou un ami !

Samba

C'est la musique omniprésente lors du carnaval, marquée par une cadence rapide et par les percussions, la couica et le cavaquinho, petite guitare à quatre cordes pour l'harmonie. Vous devez apprendre à " samber " sur ce rythme : il faut bouger très rapidement les pieds et faire rouler les fesses (bum-bum), et le tour est (presque) joué ! A partir du mois de novembre et jusqu'au carnaval à la fin février, vous pourrez écouter et danser dans les écoles de sambas de la ville, où l'on prépare le carnaval et qui se transforment en bal populaire certains soirs. Le reste de l'année, vous pourrez samber, avec orchestre ao vivo (en live), dans les nombreuses casas de musica du quartier de Lapa, à Rio.

Troco

Le troco, c'est la monnaie au sens " change ". Ayez toujours de la monnaie sur vous car c'est souvent un véritable casse-tête de régler avec un billet de 100 R$, 50 R$ ou même parfois 20 R$, une course de taxi, un billet de bus, un journal. Le vendeur vous dira systématiquement qu'il n'a pas de monnaie. Demandez donc toujours des petites coupures quand vous changez de l'argent et posez la question avant de consommer pour éviter les surprises.

Tudo bem ? Tudo bem !

Littéralement " tout (va) bien ", le " ça va ? " " ça va ! " local. On l'utilise aussi pour dire bonjour, pour saluer quelqu'un rencontré à l'improviste ou pour demander des nouvelles. " Oi, tudo bem ? " (Salut, ça va ?). Ne vous lancez pas dans un résumé de votre dernière semaine, il faut juste répondre " Tudo bem ! " et passer à autre chose. L'expression s'accompagne invariablement du geste de la main qui consiste à tendre le pouce vers le haut en repliant les autres doigts. Ce geste signifie également " bonjour ", " merci " ou " OK ", selon le contexte. Si en plus vous remuez la main légèrement de haut en bas ou si vous y joignez votre autre main, vous aurez l'équivalent de " merci beaucoup ".

Vai com Deus !

Toute l'emphase et l'affection débordante des Brésiliens se retrouvent dans cette expression ! Les départs sont toujours difficiles... même avec un accompagnement divin.

Faire – Ne pas faire

Faire

Il faut organiser son parcours et son séjour en fonction du temps dont on dispose et des distances à parcourir. Le pays est immense et les villes sont grandes. Si vos moyens vous le permettent, prenez un ou des vols intérieurs. Rio-Belo Horizonte par exemple, c'est 8 heures de bus.

Vous pouvez prendre un guide accrédité sur Rio qui organisera votre journée si vous voulez faire " la totale " (Copa, Ipanema, le Centro, le Corcavado, le Pain de Sucre...). Même chose pour Ouro Preto, Mariana, Tiradentes... Préférez des agences ayant pignon sur rue ou des guides référencés pour être sûr de la qualité des prestations proposées. Les prestations aux prix très inférieurs à ceux des concurrents sont à proscrire...

Il faut prévoir un budget conséquent pour l'hébergement et les repas, surtout à Rio qui est une ville chère. Et réserver à l'avance à Rio en toute saison et lors des fins de semaine et en haute saison dans les villes touristiques (Paraty, Ouro Preto, Búzios...). Pour les grands évènements (carnaval, jour de l'an), on parle de package (pacote en portugais) et il faut réserver plusieurs mois à l'avance.

Il faut essayer de communiquer en portugais (quelques mots et des sourires suffiront) pour établir un contact. Restez ferme toujours avec un sourire. S'énerver ne sert à rien.

Toujours rester vigilant et attentif à ce qui vous entoure. En fréquentant des Brésiliens, on se rend compte qu'ils sont munis d'un " radar " interne, pour détecter toute activité louche autour d'eux. Sans tomber dans la paranoïa, ouvrir les yeux et être attentif est la bonne manière d'être en sécurité à Rio. Toujours rester dans des zones assez fréquentées, et il n'y aura pas de problème.

Ne pas faire

Ne pas se promener la nuit dans Rio de Janeiro ou Belo Horizonte et ne pas héler les taxis en dehors des têtes de station.

Ne pas s'habiller de manière ostentatoire, la misère perdure dans les villes. On sort avec l'argent nécessaire et suffisant pour la soirée et la photocopie du passeport, le reste demeurera dans le coffre de l'hôtel. Un petit appareil photo est conseillé.

Pas de sac à main mais le système du sac plastique ou du sac de plage, pour ne pas attirer l'oeil.

Ne jamais s'aventurer dans les favelas à moins d'être accompagné(e) d'un habitant des lieux ou de faire partie d'un tour organisé.

Ne pas changer l'argent à la sauvette. Il existe de nombreux bureaux de change.

Ne pas acheter ou consommer de maconha (herbe locale) dans la rue, les sanctions peuvent être très lourdes.

Ne pas applaudir les actions de Vasco, Botafogo ou São Paulo si on est avec des supporteurs de Flamengo et vice versa, a fortiori si vous êtes au Maracanã.

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