Guide du Minas Gerais : Mode de vie

Vie sociale
Les Brésiliens et l'hospitalité

Le Brésil est souvent défini par son hospitalité, la beauté de son peuple métissé et une certaine joie de vivre qui s'affiche paradoxalement en opposition avec une saudade (nostalgie), tirée peut-être de ses lointaines origines portugaises.
Les clichés ont en général la vie dure, mais il est vrai que les contacts sont faciles, presque bon enfant, malgré rappelons-le, une violence sociale et urbaine omniprésente. Les Parisiens toujours un peu pressés déploreront le manque d'organisation de certains services et surtout, peut-être, l'absence d'une certaine " urbanité " mais toujours avec un sourire. On est un peu individualiste parce qu'on a l'habitude de ne compter que sur soi-même, sans que cela soit désagréable. Les gens sont souriants malgré les difficultés économiques. On deviendra facilement copain avec un serveur de barracas payé une misère, ou avec un voisin dont on écrase involontairement les pieds dans un bus municipal. La facilité du contact et l'entrain des Brésiliens surprendront toujours les voyageurs, avec de petites nuances selon les régions.
Les Cariocas, ainsi, sont expansifs et chaleureux, un poil exubérants. Ils vous donnent immédiatement leur amitié, même si celle-ci peut s'avérer parfois superficielle. Ils adorent refaire le monde autour d'une chopp dans un botequim interlope, ou s'asticoter sur les derniers résultats de leur équipe de foot favorite (Flamengo ou Vasco ?).
Les Mineiros (habitants du Minas Gerais) sont en général plus réservés. Ils sont célèbres dans tout le Brésil pour leur prétendu côté " basique " (qu'ils n'ont pas), ce qui leur a valu d'être les cibles de bien des quolibets ! Dans la réalité, s'ils sont d'un abord plutôt sérieux, ils n'en sont pas moins très accueillants et vous offriront très rapidement leur amitié.

L'éducation : un grand chantier en cours

L'éducation est un domaine dans lequel ont beaucoup travaillé les gouvernements Lula. Les statistiques montrent que la pauvreté est souvent corrélée à un enseignement primaire écourté. La législation brésilienne est en théorie très contraignante. La scolarisation est obligatoire jusqu'à 14 ans et les parents peuvent être sanctionnés par des amendes, voire de la prison. Dans les faits, la " bolsa familiar " a encouragé la scolarisation et la situation est aujourd'hui bien meilleure qu'il y a une dizaine d'années. L'analphabétisme est passé de 33 % en 1969 à 10 % aujourd'hui. Pourtant, les inégalités sont encore nombreuses et les Brésiliens aisés et les classes moyennes envoient leurs enfants dans les écoles privées, souvent fort dispendieuses. Le pays dispose de grandes universités et écoles de renommée mondiale, même s'il n'y a pas encore eu de prix Nobel brésilien. Néanmoins, l'école publique, surtout dans les quartiers pauvres, est souvent synonyme d'échec et d'absence d'équipements. L'absentéisme est important et l'école ne peut y remplir sa fonction d'ascenseur social. C'est un des grands chantiers d'un Brésil sur le chemin du développement.

Santé

Les hôpitaux publics existent, mais ils manquent fortement de personnel, d'équipement et de médicaments, et sont destinés aux plus pauvres. Les Brésiliens, dès que leurs moyens le leur permettent, souscrivent à un plano de saude, un service de sécurité sociale privé assez cher, voire exorbitant pour les plus aisés, qui permet d'accéder selon son niveau de vie à des cliniques et hôpitaux privés plus performants et sûrs.

Inégalités sociales et insécurité

Le Brésil est un des pays les inégalitaires au monde. Les transferts sociaux ont certes permis une réelle amélioration des conditions de vie des plus pauvres mais les inégalités n'ont jamais été aussi importantes, en partie parce que les classes supérieures ne tirent pas leurs revenus du travail mais de la rente foncière ou des placements bancaires. Le gouvernement Lula a dû composer avec les acteurs financiers de l'économie, le développement économique brésilien ne pouvait s'affranchir de l'économie financière et des investissements étrangers. Les J.O. de 2016 n'ont relancé que partiellement l'économie, mais en 2017 l'inflation revenait à des niveaux les plus bas depuis presque deux décennies (2,95 %), grâce notamment à des récoltes abondantes qui ont fait baisser les prix des aliments.

Les inégalités sociales brésiliennes se traduisent par une insécurité permanente qui fait de la violence un mal endémique au Brésil. Aujourd'hui, la violence est en recul à Rio. Des unités de pacification ont été mises en place dans les favelas pour permettre une vie sociale normale aux riverains. La violence s'est un peu déplacée vers les grandes villes du Nordeste. En 2018 une flambée de violence voit le jour à Rio, le crime organisé reprend du pouvoir dans plusieurs favelas et les tiroteos (fusillades) se multiplient, notamment dans la Zona Norte de la ville. En février, après le carnaval, le président Michel Temer confie la sécurité de Rio à l'armée, ce qui inquiète les défenseurs des droits de l'Homme. Peu après, Marielle Franco, politicienne et ardente défenseur des favelas, est assassinée dans sa voiture avec son chauffeur. La sécurité reste un thème majeur à Rio de Janeiro et pour les élections d'octobre 2018.

Mœurs et faits de société
Être une femme au Brésil, entre progressisme et tradition

Être une femme au Brésil n'est pas toujours aisé mais l'élection de Dilma Roussef devrait changer la donne. Cependant, le cas de Dilma ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Pays de paradoxes, les femmes sont peu nombreuses dans les plus hautes fonctions politiques et économiques et les disparités salariales sont encore très importantes, alors que le chef de l'État est une femme... et que " l'autre " présidente, celle du club de football de Flamengo (deuxième personne la plus importante du pays selon les menguistes) est également de sexe féminin. Le catholicisme a souvent ralenti l'émancipation des femmes. Aujourd'hui encore, l'avortement est interdit. Les femmes ont pourtant été à la pointe des combats égalitaires, en particulier lors des gouvernements militaires. Le féminisme y est un des plus avant-gardistes de toute l'Amérique latine. Elles ont obtenu le droit de vote 12 ans avant les Françaises. De puissantes associations féministes interviennent auprès des femmes pour les informer de leurs droits, pour les aider à se défendre ou à se former. Des unités de police féminine, dans les grandes villes, interviennent dans les cas de violences physiques ou sexuelles et ont ainsi grandement contribué à apporter un regard nouveau sur les violences faites aux femmes. Ici encore, la promotion des femmes est un chantier majeur pour le développement brésilien. La lutte contre la pauvreté passe également par la formation scolaire et professionnelle des femmes et l'aide aux mères isolées, souvent victimes de violences et de discrimination.

L'homosexualité au Brésil

L'homosexualité est un phénomène relativement accepté dans les grandes villes comme Rio et BH ou São Paulo, les gays ont de nombreux lieux où ils peuvent se retrouver (boîtes de nuit, restaurants, bars, plages...). Aujourd'hui, le Brésil est un des rares pays où les personnes de même sexe peuvent se marier (depuis le 14 mai 2013). Pourtant, dans certaines zones " traditionnelles " comme le Nordeste ou les quartiers populaires des grandes villes, par exemple, les violences envers les homosexuels sont nombreuses. Des assassinats sont perpétrés assez régulièrement contre des personnes dont le seul tort est d'aimer des personnes du même sexe. Il semblerait que certains mouvements protestants radicaux oeuvrent contre l'homosexualité et les homosexuels. La ville de Rio, soucieuse de développer son image " d'ouverture " face aux évènements majeurs à venir, lutte activement contre l'homophobie et pour une attitude de tolérance vis-à-vis des différentes orientations sexuelles (gays, lesbiens, travestis et transsexuels). De gigantesques banderoles affichent clairement la couleur... ou les couleurs arc-en-ciel " Rio contre l'homophobie ". À Rio, l'étendard gay flotte fièrement sur le poste d'Ipanema. Les quartiers d'Ipanema et de Copacabana sont les quartiers de prédilection des gays et lesbiennes et les regards entre garçons ou entre filles y sont fréquents. Attention cependant, certains jeunes éphèbes brésiliens échangent des amours furtifs contre des écus sonnants et trébuchants ! En bref, en dehors des grandes villes, il est préférable d'être discret.

Religion

Ex-colonie portugaise, le Brésil est historiquement un pays de tradition catholique. Une grande majorité de ses habitants aujourd'hui encore se réclame de cette obédience (plus de 70 % de Brésiliens selon les enquêtes). C'est le plus grand pays catholique du monde et ce même si le catholicisme est en nette perte de vitesse au profit des églises évangéliques " dissidentes ". Ces dernières, en particulier l'Église universelle du Royaume de Dieu et l'Assemblée de Dieu, attirent de plus en plus de fidèles, qui se disent déçus par l'orthodoxie et l' " éloignement spirituel " de l'Église de Rome. Ces " nouveaux chrétiens " sont en majorité issus des couches populaires du pays, et n'hésitent pas à consacrer une bonne partie de leurs (maigres) revenus aux (plus ou moins) bonnes oeuvres de ces églises parallèles. Leurs représentants (comme Emir Macedo, le " patron " de l'Église universelle...) sont des hommes d'affaires chevronnés et possèdent de puissants médias (TV, Radio, presse). Assister sur Record (une des chaînes de TV appartenant à Macedo) à une " messe " en plein air d'un prédicateur passionné face à une foule de fidèles en extase est un spectacle assez... étonnant. Vous croiserez à coup sûr dans les rues de Rio ou de l'une des petites bourgades de l'État des enseignes aux noms originaux signalant la présence d'un établissement évangélique. Officiellement, près de 15 % des Brésiliens sont " adhérents " à telle ou telle église évangélique.
Le Brésil est également la terre originelle du candomblé et d'un certain nombre d'autres religions afro-brésiliennes syncrétiques comme l'umbanda ou le quimbanda. Issues des cultes africains pratiqués par les esclaves (en particulier les yorubas, l'ethnie majoritaire du Nigeria), ces religions sont le fruit d'un savant mélange entre les rites et les divinités africaines d'un côté, et les saints chrétiens de l'autre : les esclaves n'étaient en effet pas autorisés à pratiquer leurs propres cultes, et ont au fil du temps maquillé les figures des orixas (les esprits africains) sous des apparences plus " catholiques ". Cela a finalement produit des religions nouvelles, d'une grande richesse spirituelle et aux rituels complexes. 10 % des Brésiliens pratiquent aujourd'hui l'une de ces religions à l'inspiration africaine, en particulier dans le Nordeste du pays.
Quelle que soit la croyance, la religion irrigue en profondeur la société brésilienne. Ne pas croire en un dieu semble être une aberration aux yeux d'une écrasante majorité de Brésiliens. Les conversations au quotidien sont d'ailleurs truffées d'expressions renvoyant à la religion : Se Deus quiser - " si Dieu le veut ", Vai com Deus - " que Dieu t'accompagne ", Nossa - " Bon Dieu " (une interjection très répandue). Cette religiosité marquée impacte aussi fortement les moeurs, qui restent sous certains aspects très (trop) traditionnels : l'avortement est interdit et pénalement répréhensible, l'homosexualité est peu acceptée chez les religieux conservateurs et difficile... et ce même si la société brésilienne évolue (mais doucement) vers une plus grande tolérance des moeurs " non majoritaires ".

À Rio et dans le Minas, la forte présence de descendants d'esclaves a largement contribué au maintien des cultes afro-brésiliens. Pour la Saint-Sylvestre, tous les Cariocas et les touristes vont sur les plages de la cité merveilleuse, tout de blanc vêtus, comme pour les cérémonies de Candomblé, et vont faire des offrandes à Iémanja, déesse syncrétique de la mer et Vierge Marie pour les catholiques.

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