Guide de Fuerteventura : Arts et culture

Architecture

L'architecture canarienne traditionnelle résulte d'un incroyable mélange d'influences andalouses, galiciennes, portugaises et sud-américaines. L'architecture typique se révèle surtout dans l'architecture civile et présente de prestigieux ensembles urbains.

Sans présenter les ensembles urbains les plus importants des Canaries, l'île de Fuerteventura permet d'apprécier une architecture urbaine plus ancienne. Notamment dans des villes comme la Oliva où les maisons coloniales témoignent du poids militaire, politique et économique de la ville aux XVIIIe siècle et XIXe siècles ou à Betancuria, capitale historique de l'île fondée par Jean de Béthencourt, dont la reconstruction a été entreprise au XVIIe siècle après sa démolition par les pirates berbères.

L'architecture traditionnelle rurale est fonctionnelle. Les maisons rustiques s'inspirent des habitations guanches avec des murs de pierres recouverts de chaux, des pierres de basalte soulignant les arêtes ainsi qu'un toit, à deux ou quatre pentes. Les Canariens sont très fiers de leurs monuments, mais pas en tant que gardiens des temps, car, sur ces terres de colonisation comme sur les deux Amériques, les églises et autres ayuntamientos (hôtels de ville) n'ont guère plus de 500 ans. Les premiers bâtiments des îles ont été des fortifications, toutefois, le touriste de l'Ancien Monde, qui connaît sans doute les églises romanes et gothiques de France et d'Espagne péninsulaire, reste perplexe devant ces bâtiments mélangeant des styles déjà anciens à l'époque de leur construction (Renaissance du XVIsiècle et baroque du XVIIsiècle) et accumulant les " néo " (néogothique, néoclassique, néomauresque).

Artisanat

De manière générale, les Canaries accueillent de nombreux magasins d'artisanat, plus ou moins authentiques et des stands d'artisans sur les marchés dominicaux, mais c'est dans les foires d'artisanat (feria de artesanía) que l'on verra des artisans de toutes sorte travailler en public. On notera particulièrement l'art de la poterie sans tour, hérité des Guanches ainsi que la reproduction par certains potiers d'objets préhispaniques, conservés dans les musées, et très semblables aux poteries berbères de l'Atlas marocain et de la Kabylie algérienne. Autres produits emblématiques : la vannerie, la broderie, notamment pour le linge de table que l'on pourra trouver par exemple dans le petit village de Lajares et les timples, instruments de musique emblématiques de ces îles. Occasion de connaître l'artisanat, les ferias permettront aussi de déguster des spécialités locales : fromages et vins locaux. Et si vous souhaitez tester le majorero le plus réputé de Fuerteventura, il faudra vous rendre à Villaverde. A la Oliva, l'écomusée La Acogida, présente différents artisanats de l'île : broderie, fabrication de paniers en osier, céramique, travail du bois et de la pierre mais aussi fabrication de fromage et de gofio. Avec des cours pour vous y initier.

Cinéma

Paysages, mer, montagnes, volcans : les Canaries ont tout pour susciter des envies de cinéma. Une histoire qui a débuté en 1937 avec le tournage de La Habanera, film réalisé par l'allemand Detlef Sierck et pour lequel le cinéaste s'est rendu dans l'île de Tenerife pour filmer une scène de corrida. Des tournages qui depuis concernent régulièrement l'une ou l'autre des îles. En 2014, le cinéaste américain Ridley Scott a choisi Fuenteventura comme principal décor pour son film Exodus. Si de nombreux points de vue de l'île sont présents dans le film, tels que le village d'El Cotillo, le barranco del buen paso ou encore les parcs naturels des dunes de Corralejo et de Jandía, l'île a aussi permis de tourner la scène mythique du film, l'ouverture des eaux de la mer Morte. En 2016, c'est un autre film américain Allied, de Robert Zemeckis qui a utilisé les espaces arides du centre de l'île mais aussi les plages et les côtes désertiques du nord pour son thriller romantique où figurent Brad Pitt et Marion Cotillard. Il faut dire qu'à son climat toujours égal et à la beauté de ses paysages, les Canaries ont su rajouter d'importantes réductions fiscales rendant la destination particulièrement attractive. Au point de les convertir en un nouveau paradis pour les productions de cinéma comme de publicité.

Danse

Aux Canaries, les danses traditionnelles sont directement inspirées des traditions du XIX° siècle et des danses de cour. Et les chorégraphies les plus anciennes y sont encore interprétées de nos jours. Trois danses traditionnelles : les " isas ", les " folías " et les " malagueñas " forment le choeur du patrimoine canarien dans ce domaine. Elles sont généralement accompagnées du timple, l'instrument à cordes typique des Canaries. Vous pourrez les apprécier lors des fêtes patronales ou des ferias.

Littérature

Les îles Canaries comptent peu d'écrivains célèbres. Seul Benito Pérez Galdós est resté dans les mémoires. Pedro Garcia Cabrera (1905-1981), né à Vallehermoso à la Gomera, est quant à lui l'un des poètes les plus prestigieux de l'archipel. Auteur de nombreux recueils, dont Liquenes et Transparencias fugadas, il fut condamné à trente ans de prison après la guerre civile pour son militantisme socialiste et libéré en 1945.

Les îles Canaries ont en revanche inspiré de nombreux auteurs internationaux. En France, Michel Houellebecq a publié Lanzarote en 2000 et La Possibilité d'une île en 2005 dont l'histoire se déroule à Lanzarote. L'adaptation de ce dernier roman au cinéma a d'ailleurs été tournée dans l'archipel. Le célèbre cinéaste espagnol Pedro Almodóvar a quant à lui choisi Lanzarote pour décor de son film Etreintes brisées.

Benito Pérez Galdós (1843-1920) : la plume des Canaries

Benito Pérez Galdós est le plus important écrivain des Canaries, et l'un des plus grands romanciers espagnols de la fin du XIXe siècle. Né à Las Palmas de Gran Canaria, il quitta les Canaries pour la péninsule à l'âge de 20 ans. Il passa le reste de sa vie à Madrid et voyagea à travers l'Europe. Il ne revint qu'une fois dans son archipel natal. Cela n'empêche pas les Canariens de le célébrer : sa maison natale de Las Palmas est devenue un musée, et son portrait ornait l'ancien billet de 1 000 pesetas, au verso d'une vue du pic du Teide. L'oeuvre de Benito Pérez Galdós n'est pas particulièrement facile d'accès. En effet, son ouvrage le plus connu, les Episodios nacionales, compte 46 volumes qui racontent, d'une manière romancée, l'histoire du XIXe siècle espagnol.

Musique

La musique folklorique canarienne réunit des influences espagnoles et portugaises, mais aussi françaises, en raison de l'immigration aux Canaries de Normands à la suite de la venue de Jean de Béthencourt. L'importance de l'émigration canarienne vers Cuba et le Venezuela est à l'origine des influences latino-américaines. En outre, la musique guanche semble avoir également influencé le folklore propre à certaines îles, en particulier La Gomera et El Hierro. Aux tambours et aux flûtes des Guanches, les Canariens ont joint des percussions typiquement espagnoles (tambours, tambourins, castagnettes), des cuivres aux accents latinos, l'indispensable guitare et, surtout, l'instrument canarien par excellence, le timple. C'est une petite guitare à quatre ou cinq cordes selon les îles, et au son aisément reconnaissable. Quant aux chants, la plupart vantent la beauté de chaque île et honorent l'identité canarienne. La diversité des apports étrangers et les spécificités de chaque île sont particulièrement remarquables dans les danses. Comme son nom l'indique, le tajaraste est, tout comme le sirinoque et le tango d'El Hierro, d'origine guanche. D'autres danses ont été importées par les conquistadores : la malagueña vient d'Andalousie, tout comme le santo domingo, également d'inspiration religieuse, et les séguedilles, apparentées au fandango, mais aussi à leurs homonymes de La Manche, tandis que la folia vient plutôt du fado portugais. On danse le vivo à El Hierro, le sorondongo à Lanzarote, l'isa à Gran Canaria, le tanganillo à Tenerife, et une polka locale à Fuerteventura... On entendra facilement de la musique canarienne, accompagnant souvent des danses, dans les fêtes traditionnelles, en particulier les pèlerinages et les foires d'artisanat. C'est un folklore lent et cadencé, quelque peu nostalgique et typique des rituels pastoraux et ruraux.

Sculpture

Dans ce domaine, c'est à Puerto del Rosario qu'il faudra se rendre. Inauguré sur l'avenida maritima, son parc de sculptures à ciel ouvert s'enrichit chaque automne de nouvelles oeuvres sélectionnées lors du festival annuel qui lui est dédié, le Simposio Internacional de Escultura. Et désormais, de nouveaux matériaux sont imposés aux participants tels que la pierre de Betancuria ou le bois d'Iroko. Aujourd'hui, ce parc comprend plus de 100 sculptures permettant par exemple de découvrir les Caracolas (coquilles) du paseo maritime ou la statue de Miguel de Unamuno, à quelques pas de la maison où il fut exilé à Fuerteventura, de mars à juillet 1924. Mais c'est à quelques kilomètres de Tindaya qu'il faudra aller pour voir une autre statue d'Unamuno, trônant au pied de la Montaña Quemada.

Manuel González Méndez : le pinceau canarien le plus français

Né à La Palma en 1843 et mort à Barcelone en 1909, cet artiste peintre eut droit aux plus grands honneurs de la République française en recevant la Légion d'honneur. Une distinction d'exception à l'époque où elle était synonyme d'excellence et de mérite, et qui n'était accordée aux étrangers qu'à titre exceptionnel. Originaire de l'île de La Palma, et plus précisément de Santa Cruz de la Palma, Manuel González Méndez commença par exposer en 1875 à Paris et ne cessa d'y produire, recevant même une distinction lors de l'Exposition universelle de 1900 se déroulant dans la capitale. Comblé de gloire, il deviendra membre de l'Académie des beaux-arts et rentrera aux Canaries pour y accomplir diverses commandes privées et publiques. C'est sur le chemin le ramenant à Paris qu'il s'éteindra à Barcelone.

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