Guide de l'Hérault : Nature

Le cirque de Navacelles, un panorama exceptionnel à voir absolument

Avec son canyon de 300 mètres, le cirque de Navacelles offre un panorama spectaculaire et abrite une faune et une flore rares et préservées. Il s'inscrit dans un site d'exception, les causses et les Cévennes, paysage culturel de l'agropastoralisme méditerranéen classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Découvrez au détour de sentiers la résurgence de la Vis et son moulin de la Foux.

Géographie
Canal de Sète.
Canal de Sète.
Présentation des pays

Sous le soleil méditerranéen, le département de l'Hérault offre une multitude de paysages variés : plages, plaines, vignes, montagnes, villages perchés... Et autant de couleurs et de senteurs, qui changent au fil des saisons. Version mer, avec 100 km de littoral, la côte héraultaise est l'une des plus sauvegardées de la Méditerranée. Le cordon dunaire, appuyé sur trois éminences rocheuses (l'ancien volcan d'Agde, le mont Saint-Clair à Sète et la butte volcanique de Maguelone), protège non sans mal lagunes et étangs. Version collines et plaines, c'est ce que l'on appelait autrefois " une mer de vignes " qui s'offre à la vue, sur près de 70 km. Un paysage en pleine reconversion, que les sédiments amenés par quatre fleuves côtiers (l'Orb, l'Hérault, le Lez et le Vidourle) ont modelé au fil du temps. Un étage au-dessus apparaissent les collines calcaires, dont le pic Saint-Loup, couvertes d'un milieu végétal caractéristique : la garrigue, ancienne forêt de chênes verts dégradée au cours des siècles par l'action de l'homme. Ces plateaux s'élèvent lentement vers des massifs qui ceinturent le nord du département et constituent la retombée méridionale du Massif central. À l'ouest, la transition se fait en douceur vers les sommets couverts de forêt du Somail et de l'Espinouse, éléments de la Montagne noire, bien délimitée par le sillon Orb-Jaur. Plus à l'ouest encore, le contact est plus rude avec le Causse du Larzac, plateau calcaire à la végétation clairsemée, qui domine son piémont par d'impressionnantes falaises.

Le Montpelliérain. Capitale régionale, Montpellier est gorgée de soleil, cernée de garrigues et d'étangs, et aussi toute proche de la mer. Forte de ses 235 000 habitants, et pas loin de 460 000 dans l'agglomération, la huitième ville de France domine ses environs de sa forte personnalité. Le temps d'un week-end, attardez-vous dans le dédale de ses rues étroites et découvrez son passé. Autour de cette belle au riche passé mais tournée vers l'avenir (voir sa vocation universitaire, son nouveau tramway, son pôle de nouvelles technologies et ses grands projets de parc de loisirs), les villages voisins profitent de cet attrait urbain. Tournée vers la mer d'un côté, ancrée dans son terroir de l'autre, Montpellier se rappelle qu'elle fut une terre viticole et invite à la découverte des vignobles alentour.

Des Garrigues aux Cévennes. Vers le nord, le paysage se transforme en collines et petites dépressions, certains le comparent même à la Toscane. Riche d'un passé viticole, la vigne est partout, gravissant les flancs des coteaux et reconquérant certaines terres. En continuant vers le nord, la garrigue devient de plus en plus présente, occupant de vastes plateaux calcaires dominés par la silhouette du pic Saint-Loup. Majestueux, ce dernier culmine à 658 mètres, et offre un immense panorama, des Cévennes à la mer, du mont Ventoux au massif du Caroux. À l'ouest, le relief se fait plus abrupt et (le Grand Causse est proche) découpé par la Vis qui a creusé l'extraordinaire cirque de Navacelles  ; à l'est, les Cévennes se dressent déjà à la sortie de Ganges, l'une des multiples " Porte des Cévennes ".

La Petite Camargue et le littoral de Lunel à Frontignan. Depuis le Vidourle jusqu'à l'Hérault, s'étend un univers où se mêlent ciel, terre et eau. En arrière des plages qui concentrent la population estivale, les étangs constituent un domaine où la nature conserve encore tous ses droits. À l'est, l'ambiance est plus camarguaise (Lunel est la porte de la Petite Camargue) avec un paysage sauvage, paradis des oiseaux, des taureaux et des chevaux. Au sud de Montpellier, le classement des étangs et les achats du Conservatoire du littoral ont permis de garder un espace protégé, dominé par le massif de la Gardiole, qui offre un réseau de sentiers de randonnées très denses conduisant à des points de vue exceptionnels sur tout le littoral.

Agde et Pézenas. L'une est tournée vers la mer, l'autre vers les plaines viticoles, mais toutes deux se rappellent une histoire séculaire. Fondée au VIIe siècle avant notre ère par les Phocéens, Agathé, Agde la bienheureuse de son nom grec, fut la seconde colonie romaine après Marseille. Construite sur un site volcanique, cette fille de l'eau est restée ancrée dans ses traditions maritimes. Au fil de vos promenades, vous découvrirez l'histoire de cette ville à travers un riche patrimoine qui vous transportera de l'Antiquité grecque au Moyen Âge et à la Renaissance. Plus au nord, Pézenas a bénéficié d'un privilège royal qui a favorisé son commerce, avant de devenir le siège des États du Languedoc aux XVIe et XVIIe siècles. " Petite Versailles ", elle a dominé ses alentours et a gardé de cette époque fastueuse un centre historique bien préservé. Classé Ville d'Art en 1950, Pézenas, célèbre pour les séjours de Molière, offre de jolies itinéraires de balade.

Sète et le bassin de Thau. Le bassin de Thau est un monde à part, coloré, vivant, où s'activent dès l'aube et jusqu'au soir les jardiniers-éleveurs, les pêcheurs, les producteurs-restaurateurs... Thau, dominée par le mont Saint-Clair, est une mer intérieure calme et riche en poissons. C'est aussi, depuis l'Antiquité, un bassin d'élevage d'huîtres et de coquillages. Les parcs à huîtres s'étendent à perte de vue. En suivant le rivage, on croise des villages aux maisons chaulées et leurs petits ports aux barques colorées, et aux filets séchant au soleil... Bouzigues, Gigean, Mèze, Marseillan et Balaruc, petite station thermale, sont des haltes agréables. Le bassin de Thau, traversé par le canal du Midi, fait un superbe terrain de jeu pour les plaisanciers, amateurs de voile et de vent.

Le Biterrois. Berceau de Pierre-Paul Riquet et longtemps capitale du vin et du rugby, Béziers, éternelle seconde derrière Montpellier, n'en affirme pas moins son identité. La richesse de son terroir lui vient entièrement de la vigne et de l'ouverture commerciale qu'a représenté en son temps le canal du Midi. Si ce dernier ne représente plus qu'un bel élément touristique, la vigne, elle, se porte toujours bien. Elle fut à l'origine de certaines fortunes du XIXe siècle, dont témoignent de petits châteaux privés, et a pris part, depuis un quart de siècle, au renouveau du vignoble languedocien. Baignée par l'Orb, la silhouette de Béziers se reconnaît à la cathédrale Saint-Nazaire, qui trône dans les hauts de la ville, tout autant qu'à sa feria, dont la renommée va croissant. Sa région offre, autour de sites remarquables (écluses de Fonserrane, Oppidum d'Ensérune, étang de Vendre), une grande richesse culturelle.

Le Pays des vignobles. Dans le piémont, un paysage de collines calcaires et de vallons fertiles est de tout temps le domaine de la vigne. Ici, pas de grande agglomération, peu de monuments ou de sites grandioses (à l'exception notable de la belle Minerve), mais une mosaïque de petits terroirs entourant des villages tranquilles (dont la seule particularité est parfois de suivre un curieux plan circulaire). Des villages de vignerons qui travaillent à la renommée des coteaux-du-languedoc, des faugères, saint-chinian, minervois, montpeyroux et autres cabrières... La route, ou plutôt les routes des vins sillonnent ces paysages viticoles et s'élèvent peu à peu vers les contreforts de la Montagne noire, entaillée par le lit de quelques cours d'eau capricieux.

Lodève et la vallée de l'Hérault. Pays de transition entre les Grands causses et la plaine viticole, Lodève et la vallée de l'Hérault recouvrent une large diversité de paysages. Terre de garrigue, la vallée de l'Hérault est dominée par la Séranne et le pic Saint-Loup, qui fait face à la montagne et offre un magnifique panorama. Les rivières y ont découpé des abîmes et des dentelles de pierre. La terre est par endroits si rouge qu'on la croirait baignée de sang. Elle offre un spectacle magnifique lorsqu'elle contraste avec les eaux bleues du lac du Salagou et le camaïeu de verts de la végétation. Cette roche argilo-gréseuse s'appelle la ruffe. Les hommes s'en sont servis pour construire leurs maisons comme aux alentours de Saint-Jean-la-Blaquière ou du Puech, des hameaux, pour certains à l'abandon, qui valent le détour tout autant que la belle Lodève.

La montagne héraultaise. Dominant tout le département, la montagne héraultaise est la retombée du Massif central. Pays à la géologie très tourmentée puisque le bassin charbonnier y voisine avec d'anciennes coulées volcaniques, il présente des paysages variés, gardant des aspects méditerranéens vers l'est, et subissant les influences océaniques vers l'ouest. Leur lien est l'Orb (et son affluent principal, le Jaur), dont le puissant sillon marque la séparation du vrai haut pays.

Climat

La majeure partie de l'Hérault (littoral, plaine, colline de l'arrière-pays) vit au rythme du climat méditerranéen, tandis que la partie des Hauts Cantons, au nord-ouest, subit des influences océaniques, avec une augmentation régulière des pluies. C'est, disons-le tout net, un climat agréable et propice à la détente. Le soleil est présent quasiment toute l'année. Le seul problème, mais en est-ce vraiment un, est le duel permanent entre la tramontane et le marin. La tramontane, c'est ce vent du nord qui descend des monts vers la plaine avec l'heureux effet (le mistral fait de même) d'amener le ciel bleu et d'assécher l'atmosphère. Le marin, c'est le vent du sud qui vient de la Méditerranée et qui apporte avec lui nuages bas, crachin et humidité. Alors autant dire que l'hiver est ici doux, et que le printemps, capricieux, cède la place à un été long et chaud, seulement troublé de quelques orages aoûtiens. Quant à l'automne, il hésite longuement entre robes légères et manches longues, alors même que rougissent les feuilles de vigne. Cette saison est souvent sujette à de fortes précipitations. En conséquence, les cours d'eau, de petits fleuves côtiers venus des montagnes toutes proches, bénéficient de régimes très irréguliers, marqués par la brutalité des crues d'automne et des étiages sévères en été.

Températures moyennes : Les températures moyennes vont de 6 °C en janvier à 22 °C en juillet. Plus on s'approche de le mer, plus il fait chaud. Attention, en été, la température peut atteindre 44 °C sous abri, et -29 °C en plein hiver en plaine.

Ensoleillement : Le département bénéficie de plus de 2 700 heures d'ensoleillement par an, autant dire qu'ici il fait beau quasiment toute l'année.

Précipitations : La quantité de pluie et le nombre de jours pluvieux diffèrent selon le territoire. Plus on s'éloigne de la mer, plus la quantité d'eau est élevée. Ainsi, il pleut sur l'Hérault en un an de 600 à plus de 1 400 mm.

Vents : Situé entre les vallées de l'Aude et du Rhône, l'Hérault est relativement protégé des vents forts d'ouest et de nord ; cependant, le département est toute l'année soumis à l'influence de plusieurs vents dits régionaux : tramontane, marin et mistral.

Phénomènes naturels : Les perturbations méditerranéennes sévissent particulièrement en automne et en hiver au coeur du massif des Cévennes. Appelés " épisodes cévenols ", ce sont de violents orages, souvent dévastateurs, nés d'un véritable effet de mousson et portés par des vents de secteur sud, apportant avec eux une humidité importante venant de la Méditerranée. Les orages se bloquent sur les massifs montagneux et relâchent alors des quantités extraordinaires d'eau. Le mont Aigoual peut ainsi recevoir jusqu'à 2 200 mm d'eau par an, plus de trois fois la quantité reçue à Montpellier, ville pourtant située à moins de 90 km.

Cours d'eau

L'Hérault. Ce fleuve côtier, qui a donné son nom au département, naît dans le Massif de l'Aigoual. Il prend sa source sur le versant sud du mont Aigoual, à 1 288 m d'altitude, pour aller se jeter dans la Méditerranée à hauteur du Grau d'Agde, après une course sinueuse de 150 km. Il tiendrait son nom de l'or latin, aurum, que ses flots rouleraient sans fin. Mais sa richesse est ailleurs. Cette prospérité vient du XVIe au XVIIIe siècle, dans ses vallées supérieures  : moulins, norias, turbines ont fait tourner les usines textiles des basses Cévennes. Aujourd'hui, ses eaux permettent d'irriguer près de 8000 ha de terre, tandis que les habitants du département lui prélèvent 18 millions de mètres cubes d'eau potable par an. Elles baignent presque 190 tonnes de truites arc-en-ciel, élevées en bassin de pisciculture, ou se transforment en un formidable potentiel électrique grâce à la centrale de Madières, aux barrages de Bertrand et de la Meuse. Après Ganges, ses eaux d'un bleu-vert profond, caractéristique des rivières de pays calcaire, pénètrent dans une gorge profonde, favorable à la pratique du canoë-kayak et passent devant Saint-Guilhem et sa superbe abbaye romane. À partir d'Aniane, sa plaine est une succession de terrasses couvertes de vignes. Mais ce fleuve méditerranéen est marqué de contraste  : les pluies violentes de l'automne, qui succèdent à l'aridité de l'été, provoquent des crues importantes et dévastatrices  ; le fleuve peut alors passer d'un débit moyen de 3 à 3 000 m³ par seconde, emportant tout sur son passage. Il a ainsi creusé la roche pour y insinuer son lit encaissé, créer des paysages déchirés et abrupts, avant de s'étendre, eau étale et miroitante, dans la plaine littorale.

Le Vidourle. Avec ses 85 kilomètres, il est le fleuve côtier le plus à l'est, marquant la séparation entre le département du Gard et celui de l'Hérault. Exemple même du torrent cévenol, il revient régulièrement dans l'actualité, un peu trop souvent même ces dernières années, aux dires de ses riverains. En période normale, le Vidourle est un cours d'eau paisible, traversant nonchalamment les bourgs de Saint-Hippolyte-du-Fort, Quissac et Sommières, s'offrant même la fantaisie de disparaître en lit souterrain avant Sumène. Baignade et pêche (2e catégorie) sont très pratiquées en aval, avant d'atteindre la zone littorale où son lit a été profondément remanié lors de l'aménagement du littoral.

L'Orb. À l'ouest de l'Hérault, il est la rivière emblématique du Biterrois. Long de 136 km, il faut distinguer sa partie supérieure où dominent les caractéristiques d'une rivière de montagne aux eaux agitées, favorable à la pêche de 1re catégorie de son cours inférieur, plus paisible, traversant un paysage de terrasses et de collines couvertes d'un vignoble de qualité. Entre les deux, une partie encaissée est favorable aux sports d'eaux vives et il n'est pas étonnant que le département y ait aménagé un parcours de compétition de canoë-kayak. La basse plaine débute à Béziers, une ville intimement liée au fleuve depuis les temps immémoriaux. Sur son éperon rocheux, la cathédrale Saint-Nazaire est la sentinelle de la vallée, veillant sur les ponts, protégeant des crues, marquant le paysage de sa silhouette. L'Orb marqua aussi pendant des décennies la limite des connaissances techniques du XVIIe siècle  : Riquet, lors de la construction du canal du Midi, fut contraint, après les écluses de Fonsérannes, de faire naviguer les péniches sur le fleuve pour récupérer le canal sur l'autre rive. De ce fait, la navigation subissait de longues interruptions en période de crues. La construction du pont-canal, sous Napoléon III, permit de résoudre le problème. L'embouchure, autrefois très changeante, est aujourd'hui stabilisée à Valras-Plage, la station touristique phare de l'ouest héraultais.

Littoral
Le Cap d'Agde.
Le Cap d'Agde.

Les 130 km de la côte héraultaise sont parmi les mieux sauvegardés de la Méditerranée : ils sont aux deux tiers vierges de toute construction. Le tiers restant offre aux amateurs de farniente de longues étendues de sable fin, et aux sportifs des spots exceptionnels pour le kite-surf, la planche à voile...
Ce littoral se caractérise également par sa mince ligne de terre qui sépare la mer des étangs. Trois anciennes îles viennent ponctuer le paysage : Maguelone (près de Palavas), le mont Saint-Clair (Sète) et le cap d'Agde. Aujourd'hui, ces collines sont rattachées à la terre et se trouvent entourées par les étangs et la Méditerranée. Près de la Grande Motte et de Mauguio, en " petite Camargue ", se situe l'étang de l'Or. L'étang le plus vaste de l'Hérault est situé près de Sète, il s'agit de l'étang de Thau. D'autres lagunes telles que l'étang d'Ingril (Frontignan), l'étang du Prévost (Palavas) ou encore l'étang de Pérols offrent des rivages propices à la découverte et la balade. Le long des côtés héraultaises, les ports participent aussi à la vie économique du département. Le plus important est sans conteste Sète, pour son commerce, puis viennent La Grande Motte, Palavas, Marseillan et Vendres pour leurs anneaux de plaisance.

Faune et flore
La richesse du pic Saint-Loup

Célèbre mondialement pour sa faune et sa flore, le pic Saint-Loup, phare de la garrigue, se dresse fièrement à 659 m d'altitude. Qu'il s'agisse des curiosités de la nature, des empreintes de l'Histoire ou du savoir-faire des hommes du cru, nul doute que chacun saura y trouver satisfaction. Site protégé pour ses richesses paysagères, archéologiques et botaniques, il est aussi un terrain privilégié pour l'initiation à la géologie. Le pli du pic Saint-Loup, résultat d'un plissement se déversant vers le nord, est le plus marqué de toute la région, ce qui lui vaut d'être classé en tant que " Site pittoresque " depuis 1978. Les nombreuses couches calcaires, travaillées par l'eau et le gel, abritent des avens, des dolines, des galeries, des grottes, offrant au spéléologue un univers onirique formé de concrétions multicolores. Quant à la flore, près de 1 000 espèces différentes y sont implantées  : chêne vert, pin d'Alep, genêts, genévriers, thym, romarin... Mais la vedette locale est sans conteste une liane plantée par les hommes sur les meilleures terres  : la vigne. La faune est tout aussi exceptionnelle ; parmi les espèces les plus remarquables, vous pourrez observer l'aigle de Bonnelli et le grand corbeau, qui nichent dans les parois escarpées, ainsi que la couleuvre de Montpellier, le lapin de garenne et le lièvre, qui jailliront peut-être devant vos yeux, sans oublier le lézard vert, très beau reptile de la région, d'un vert très cru, et, la nuit, les hiboux petits ducs et les chouettes rivalisant de vocalises  !

Faune
Flamant rose - Etang d'Ingril
Flamant rose - Etang d'Ingril

L'Hérault est un département riche, de nombreuses espèces animales y ont élu domicile, du fait de l'homme ou non. La plus grande partie de ces espèces est protégée  : les oiseaux du littoral, les mouflons du Caroux, les vautours de la Vis... Du plus petit animal au plus grand, il est agréable de faire leur connaissance au détour d'un chemin.

Mammifères

Le murin de Blyth, chauve-souris dont l'envergure peut aller jusqu'à 40 cm, se nourrit principalement de sauterelles. Présent dans certaines grottes du département, on en dénombre 5 ou 6 colonies dans l'Hérault.

Le taureau de Camargue vit en semi-liberté dans des élevages nommés manades. Petit et noir, les cornes en lyre, il est issu des animaux que l'on retrouve peints sur les murs des grottes préhistoriques, mais au siècle dernier, des croisements avec son cousin, le taureau de combat espagnol, lui ont donné vigueur et combativité.

Le mouflon, introduit dans le massif de l'Espinouse dès 1956, s'est parfaitement adapté à ces moyennes montagnes méridionales. Il descend de mouflons domestiqués au Néolithique, mais son retour à l'état sauvage dans les îles méditerranéennes dont la Corse, lui a permis de rester à l'identique, contrairement au mouton domestique qu'il aurait dû devenir. Le mouflon est devenu un des symboles du Caroux-Espinouse, et cette population, qui compte aujourd'hui plus d'un millier d'individus est l'une des plus importantes de France.

Le cheval de Camargue est l'autre animal indispensable à la manade. Petit, trapu, descendant de races locales, il est adapté, avec ses sabots larges aux milieux humides de la Camargue. Bruns à la naissance, les poulains prennent rapidement la teinte blanche qui fait leur spécificité. Docile, facile à dresser, il fait corps avec son cavalier, le gardian, et est l'auxiliaire idéal pour la conduite et la maîtrise du troupeau de taureaux.

Reptiles

La couleuvre de Montpellier est un grand serpent de plus de deux mètres de long, impressionnant mais inoffensif. Animal très craintif, il s'enfuit à toute vitesse à la moindre alerte. C'est d'ailleurs l'un des serpents les plus rapides de France.

Oiseaux

L'aigle de Bonelli est l'un des rapaces les plus menacés de France. Réfugié dans les falaises calcaires du Midi, il en subsiste cinq couples sur le territoire du département. Comme la plupart des rapaces, il cherche des territoires de chasse dans les milieux peu boisés et peu embroussaillés. Il se nourrit essentiellement de lapins, perdrix, rongeurs et lézards. On le trouve principalement dans les gorges de l'Hérault.

Le héron cendré, grand échassier solitaire, se perche généralement dans des grands arbres le long des étangs. Il fréquente tous les milieux humides et peu profonds, sa nourriture se compose de reptiles, crustacés, petits mammifères, poissons et même de végétaux. Protégé depuis 1974, le héron provoque des dégâts importants dans les piscicultures, dont les éleveurs de truites se protégent avec des filets tendus ; mais pour les étangs, il n'y a aucune solution.

Le flamant rose, animal emblématique niché sur les étangs de la côte, s'observe en communautés de plusieurs dizaines d'individus, à Palavas, aux Aresquiers... Parfaitement à l'aise dans l'eau salée, il est le seul échassier à posséder des palmures à ses doigts. Il s'est parfaitement adapté aux lagunes côtières, aux eaux salées. Il est d'ailleurs le seul à exploiter de façon systématique la richesse de ces milieux très particuliers. Tous les ans, une majorité d'entre eux migrent vers l'Italie, l'Espagne, l'Afrique du Nord et le Sénégal, pour revenir en février et mars. Dès les premiers beaux jours, au printemps, la parade nuptiale commence, et une fois les couples formés, ils sortent du département et rejoignent leur seul lieu de nidification en France, en Camargue.

Le vautour fauve a été réintroduit dans les gorges de la Vis, après 50 ans d'absence. Malgré sa taille impressionnante (2,80 m d'envergure), ce planeur géant est totalement inoffensif, et se nourrit exclusivement d'animaux morts.

Poissons

Le chabot du Lez, petit poisson d'environ 5 cm, se trouve exclusivement dans les sources du Lez. Une tête énorme, un corps conique marbré de brun, de très amples nageoires pectorales, des écailles minuscules... C'est un nageur médiocre qui se cache sous les pierres, réussissant l'exploit de passer inaperçu tout en étant abondant.

Insectes

La cigale, véritable emblème du Sud, ne vit qu'un mois et demi en plein soleil. Son chant résonne aux heures chaudes des journées d'été.

La faune de la garrigue

Très diversifiée, mais ici aussi adaptée aux particularités du climat méditerranéen, la faune de la garrigue est multiple et abondante. On peut citer quelques espèces particulières comme la "  couleuvre de Montpellier ", un gros serpent de plus de deux mètres de long  ; le petit lézard gris ("  angrole  " pour les gens du Pays) qui se chauffe sur les pierres au moindre rayon de soleil  ; la " cargolade  " ou "  petit gris  ", l'escargot méditerranéen qui montre ses cornes dès qu'une averse vient réveiller la vie dans les garrigues, sortant des lieux où il se protège de la sécheresse  (amoncellements de branchages, fond de fossés, trous de murets)... Espace broussailleux à la végétation dense, la garrigue a vu depuis quelques années une prolifération du sanglier. Chassé en battue dans toute la région, il se cache dans la journée et le promeneur ne trouve souvent que des traces de son activité nocturne  : sols retournés, racines à nu, mares argileuses piétinées...

Flore

57 % de la flore française se trouve dans les vallées, plaines et montagnes de l'Hérault. Le département regorge de merveilles botaniques, et il suffit de se promener en pleine nature pour en constater la diversité. La flore varie en fonction de l'éloignement du littoral, de l'altitude et de l'exposition. Littoral, garrigue et montagne se partagent un éventail d'arbres, de fleurs, de plantes à découvrir et à protéger.

Le littoral

Les dunes côtières font partie des paysages les plus changeants du monde, du fait de l'eau et du sable. Jour après jour, de nouvelles petites dunes mobiles se forment, alternant avec des vallées, des lacs, des landes de bruyère, des garrigues et des forêts. Cette bande littorale est particulièrement exposée, en particulier lors des tempêtes hivernales  : le trait de côte est en recul constant.

Aussi, le Conseil départemental a entrepris un vaste programme de sauvegarde, dont la partie la plus spectaculaire est l'enrichissement en sable de la plage par des prélèvements effectués au large. La végétation y est variée et également très fragile.

L'oyat, plante herbacée, se développe essentiellement dans le sable. Ses longues racines s'étendent et s'ancrent à plusieurs mètres de profondeur, permettant ainsi de stabiliser les dunes.

La salicorne est une plante grasse qui pousse en milieu salé, et qui peut rester immergée jusqu'à 9 mois en hiver.

Les roseaux, qui peuvent mesurer jusqu'à 3 m, colonisent les bords des eaux, parfois de manière envahissante.

La garrigue

Ce paysage sauvage a été façonné par l'homme. Depuis leur installation dans la région, il y a près de 5 000 ans, les hommes ont considérablement modifié ce couvert végétal, sous l'action conjointe du feu et du bétail. Le développement de l'activité agricole et pastorale a engendré un déboisement massif, afin de rendre les terres cultivables, de laisser pousser l'herbe et d'alimenter les troupeaux. Dès lors, les grands arbres cédèrent progressivement leur place à une végétation faite d'arbustes, de broussailles épineuses et d'herbes odorantes ; en voici quelques-uns  :

Le chêne vert (ou yeuse) régnait sur la strate supérieure de la forêt originelle avec son feuillage persistant vert foncé. Il a, hélas, disparu peu à peu avec la demande de bois pour l'industrie du verre et des besoins de la marine française, sans oublier les incendies souvent provoqués par des pacages non maîtrisés.

Le chêne blanc apparaît dès que l'altitude s'élève, et ce jusqu'à environ 800 m  ; il présente une feuille multilobée singulière, mais il perd son feuillage en hiver. Vous le reconnaîtrez sans peine.

Les cistes, au nombre de trois, apportent au paysage une belle palette de couleurs. Quand il est de Montpellier, ses fleurs éclatent d'un blanc immaculé ; il est dit cotonneux quand ses fleurs virent au rose vif, et lanifère lorsque la corolle est blanche et le coeur violet.

L'arbousier est un petit arbuste dressé, touffu, d'un vert gai. Ses feuilles rappellent celles du laurier, et ses fruits globuleux de couleur rouge orangée, les arbouses, ressemblent à des fraises.

Le chêne kermès est un peu le vilain petit canard ici ; de son isolement forestier, il a gardé un aspect peu amène, dévoilant des feuilles épineuses rappelant le houx.

La lavande rafraîchit par sa seule présence l'atmosphère, qu'elle embaume. Typique de la Méditerranée, on la trouve pourtant sur les versants nord des montagnes.

Le coris de Montpellier, très rameux, ressemble un peu au thym mais n'a aucun arôme.

Le micocoulier se trouve souvent auprès d'anciens temples romains. Ses baies sont comestibles, mais seuls les oiseaux les apprécient ; quant aux hommes, ils aiment son bois lourd et robuste.

L'orchis occitani a choisi de se développer dans les prairies humides autour du pic Saint-Loup. Espèce rarissime, on ne la trouve que dans l'Hérault et dans le département voisin du Gard.

Le pin d'Alep, dont le nom se réfère à une ville de Syrie, se reconnaît facilement à son tronc le plus souvent tortueux et grisâtre, à ses aiguilles courtes et à ses petites pommes pointues.

Le romarin va de pair avec le thym, et on le retrouve ici dans tous les jardins comme dans toutes les assiettes.

Le thym est l'un des bons génies du bouquet garni, et l'esprit même de la cuisine méridionale.

L'olivier est un arbre mythique depuis l'Antiquité, et est probablement le symbole le plus fort des civilisations méditerranéennes. Sa culture a été introduite dans le Languedoc par les Grecs au VIe siècle av. J.-C., puis développée et améliorée par les Romains, qui le cultivaient déjà bien avant leur empire, il y a plus de 6000 ans. Cet arbre noble au feuillage argenté symbolise la paix, la fécondité, la sagesse, l'abondance et la longévité.

La montagne

C'est un milieu complexe où se mêlent forêts naturelles résiduelles et vastes replantations effectuées par l'Homme.

La drosera rotondi est une plante carnivore qui s'épanouit dans les tourbières du Caroux et de l'Espinouse (Parc du haut Languedoc).

Le châtaignier, autrefois cultivé en terrasse, se rencontre jusqu'à 800 m d'altitude : ce sont les célèbres châtaigniers d'Olargues. Il est aussi nommé arbre à pain, car ses fruits servent à produire de la farine, et sont aussi employés en confiserie voire dans la cuisine gastronomique. Fournissant bois de charpente et de clôture, il a permis la survie de nombreuses générations par ses fruits consommés par l'homme et le bétail sous différentes formes  : cuit ou grillé, conservé séché ou en farine. Peu à peu abandonné au cours du XXe siècle, son verger est lentement rénové, non pas par un intérêt économique majeur, mais parce qu'il fait partie intégrale du paysage de la moyenne montagne languedocienne.

Les ifs se sont fait une place dans le massif du Caroux. Cette forêt de conifères aux fruits rouge vif est l'une des rares du genre en France.

Le saviez-vous  ?

La garrigue tire son nom du chêne kermès, " garric " en occitan, un arbuste robuste très résistant. Sous ses feuilles, on trouve un petit insecte qui, soigneusement récolté et séché, donne un colorant rouge puissant. Cette substance a fait le bonheur de l'industrie drapière de l'Hérault puisqu'elle servait à colorer les textiles qui étaient utilisés pour confectionner les beaux pantalons rouges de l'armée française (avant 1914). De nos jours, c'est un cousin de cette cochenille qui sert à confectionner le colorant E120 que l'on retrouve dans une multitude de produits, des saucisses de Francfort aux bonbons.

Parcs et réserves naturelles
Réserves naturelles

Le Parc naturel régional du haut Languedoc. À cheval sur les départements du Tarn et de l'Hérault, ce parc a été créé en 1973 sur 260 000 ha (93 communes) afin de protéger la faune et la flore des massifs de l'Espinouse, du Caroux, de la Montagne noire, du Sidobre et des monts de Lacaune, plus à l'ouest. La nature y est sauvage et la végétation contrastée, soumise aux influences méditerranéennes ou atlantiques, selon le versant où l'on se trouve. La ligne de partage des eaux marque la séparation entre d'un côté le chêne vert et de l'autre le chêne pédonculé, plus à l'aise en milieu humide. Au-dessus des plaines viticoles et céréalières, les bois de châtaigniers et les hêtres s'emparent de l'espace. Des gorges profondes comme celles de Héric ou de Colombières marquent ces paysages sauvages dans lesquels de nouveaux hôtes prospèrent  : la réintroduction des mouflons y a été un réel succès et le randonneur peut y croiser maintenant quelques troupeaux.

Du Néolithique à l'époque romane et aux cathédrales, l'Homme a laissé son empreinte sur ces paysages. Il les a apprivoisés et a développé leurs richesses naturelles : châtaigniers, arbres fruitiers, vignobles et ressources de l'élevage bovin et ovin. Vous partirez à la découverte d'une faune et d'une flore protégées : hêtres et conifères, rivières à truites qui dévalent des pentes escarpées. Organisme d'aménagement et de protection, le Parc naturel régional a aussi mis en place des structures d'accueil et d'information sur le tourisme nature : randonnées (GR, PR, sentiers de pays), labellisation des hébergements de caractère, et activités sportives et de loisir. Il peut même vous organiser des séjours de découverte de produits, de sites...

Réserve naturelle du Bagnas. Situé à Agde, cet ensemble d'étangs, de marais, de sansouires et de terrains cultivés est un lieu propice à l'observation. Dans cette vaste zone humide qui s'étend sur 561 ha entre Agde et Marseillan, plus de 150 espèces d'oiseaux se côtoient. Le canal du Midi le traverse d'est en ouest. Cette étendue, qui constituait à l'origine le vaste delta de l'Hérault, a été progressivement comblée par les alluvions, puis s'est adoucie par l'action des eaux du canal du Midi. Les zones de basse terre se sont couvertes d'une végétation de roseaux fins et lumineux, très appréciée des oiseaux. Un point d'observation libre est situé sur la D51 entre Marseillan-Plage et Marseillan-Village.

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