Guide de l'Hérault : Nature

La richesse et la diversité des paysages des cinq départements de l'ancienne région Languedoc-Roussillon font de ce territoire l'un des plus agréables à découvrir en France. Entre mer et montagne, il bénéficie d'un fort ensoleillement, mais les vents qui le balayent et les pluies, parfois violentes au printemps ou en automne, ont façonné ici des paysages contrastés.

Entre les sommets vallonnés de l'Aubrac et les pentes abruptes du Canigou, les garrigues ondulantes et le chapelet d'étangs du littoral méditerranéen ou les paysages pastoraux des Grands Causses, le Languedoc-Roussillon est aussi la plaine viticole la plus vaste du monde. Il bénéficie de grands espaces protégés, riches d'une flore et d'une faune exceptionnelles qui vous donneront l'occasion de belles randonnées au coeur d'une nature verdoyante préservée.

Géographie
Climat
Le canal du Midi - Trèbes
Le canal du Midi - Trèbes

Bordé par la Méditerranée, le territoire du Languedoc-Roussillon bénéficie d'un climat aux influences méditerranéennes. C'est aussi l'une des régions les plus ensoleillées de France. Cependant, l'influence de l'Atlantique touche l'Aubrac, la haute vallée de l'Agout ainsi que le Lauragais. Par leur position géographique, les Cévennes et les Pyrénées-Orientales ont un climat montagnard, plus rude.

Températures moyennes : en hiver les températures moyennes se situent autour de 5 °C la nuit et 13 °C dans la journée. L'été, le thermomètre affiche 19 °C la nuit et 29 °C le jour.

Ensoleillement : le territoire connaît une moyenne de 1 900 heures d'ensoleillement par an, contre une moyenne nationale des régions de 1 650 heures de soleil.

Précipitations : les précipitations annuelles dans la région sont en moyenne de 800 mm. Les jours de pluie sont peu nombreux mais des averses parfois violentes, se produisent en automne et au printemps lors de ce que l'on appelle un " épisode méditerranéen " (en moyenne, 2 à 3 épisodes méditerranéens par an).

Vent : région très venteuse, balayée par les vents mistral, tramontane et cers (vents de terre souvent forts et frais) et vent marin amenant douceur et humidité.

Phénomènes naturels : aridité prolongée en été et fortes averses en printemps et automne qui régulièrement sont synonymes d'inondations. Au sein de ces intempéries, on distingue notamment en automne les " épisodes Cévenols " qui désignent d'importants phénomènes pluvieux et orageux bloqués contre les contreforts des Cévennes qui surplombent le Languedoc. Ils peuvent durer plusieurs jours et entraînent des précipitations longues, continues et importantes qui gonflent les cours d'eau. Durant ces épisodes, les débordements des cours d'eau et les pluies diluviennes engendrent souvent d'importants dégâts.

Relief
Le mont Canigou.
Le mont Canigou.

Cours d'eau et vallées

Soumis à la topographie de la région Occitanie (plaines littorales, collines et hauteurs périphériques), le réseau hydrographique est caractérisé par un nombre important de fleuves côtiers, au régime méditerranéen très prononcé et des caractères torrentiels  : étiage d'été et fortes crues d'automne. Outre ce bassin méditerranéen direct, auquel il faut ajouter les rivières de l'est gardois tributaires du Rhône, le bassin atlantique s'étend jusqu'ici, avec des affluents de la Garonne et même de la Loire pour une partie de la Lozère, véritable "  château d'eau  " de la France. Les principaux cours d'eau et rivières sont : l'Allier, le Truyère, le Lot, le Tarn, la Jonte, la Cèze, le Gard (ou Gardon), le Rhône, l'Hérault, l'Orb, l'Aude, l'Agly, la Têt et le Tech. Les rivières ont sculpté, en Languedoc-Roussillon, des gorges à l'architecture remarquable, des sites naturels sauvages aux paysages uniques : gorges de l'Hérault, gorges du Tarn, gorges de Galamus, gorges du Gardon...

Plaines

Les plaines littorales furent longtemps répulsives. Elles étaient composées de nombreuses lagunes et la malaria y sévissait. L'aménagement touristique décidé par l'Etat en 1963 a provoqué un vaste bouleversement des côtes, avec l'assainissement du littoral et l'aménagement de plusieurs stations balnéaires telles que La Grande-Motte ou encore le Cap-d'Agde... Ces stations balnéaires accueillent aujourd'hui des millions de touristes au bord de la Grande Bleue et participent activement à l'économie de la région.

Sommets et cols

La zone de collines se caractérise par des altitudes comprises entre 200 m et 700 m. Les sols y sont le plus souvent pauvres (dans les garrigues par exemple). Le développement démographique récent offre une valeur nouvelle à cette zone devenue l'objet de convoitises immobilières.

La zone de montagne court de l'extrémité orientale des Pyrénées (au sud) aux Cévennes et au sud du Massif central (au nord). Les terres y sont le plus souvent pauvres, mais on rencontre quelques cultures céréalières dans les dolines (petites poches dans des reliefs karstiques).

Littoral

Mer. Quatre des cinq départements qui composent l'ancienne région Languedoc-Roussillon ont une large ouverture sur la mer. Depuis la Camargue à l'est jusqu'à la frontière espagnole au sud, sur plus de 200 kilomètres, le territoire épouse la Méditerranée autour de l'anse du golfe du Lion.

Côtes. Si l'appellation des côtes sous des noms emplis de poésie est un phénomène relativement récent (fin XIXe début XXe siècle) répondant alors à des besoins d'identification et de promotion touristique, il n'en demeure pas moins que c'est un bon repère géographique. Ainsi, de la Petite Camargue aux premiers rochers d'Argelès-sur-Mer s'étend la côte d'Améthyste (également appelée côte Radieuse dans sa partie roussillonnaise), suivie de la côte Vermeille plus au sud. Les zones humides sont par ailleurs des espaces dont la diversité biologique, d'une grande richesse, a permis leur protection. Agissant comme des éponges, ces étendues sont aussi utiles, car elles contribuent à la prévention des inondations.

Plages. La grande majorité des plages du Languedoc-Roussillon sont de larges bandes sableuses bordées d'étangs et de lagunes dans un relief plat. Seule la Côte Vermeille au sud, qui s'adosse aux derniers contreforts du massif pyrénéen, présente des criques rocheuses.

Ports. Les trois ports principaux sont d'est au sud : Sète, Port-la-Nouvelle, Port-Vendres. Sète est, en Méditerranée, le premier port de pêche. Par ailleurs, le port de Sète s'oriente aujourd'hui plus encore vers le tourisme, avec l'accueil de croisiéristes notamment, depuis la construction d'un nouveau quai, le quai H, d'une longueur de 470 mètres, accessible aux grands bateaux de croisière. Une nouvelle manne économique pour la ville, où les croisiéristes dépensent en moyenne 90 € par jour.

Faune et flore

La végétation doit ici s'adapter à des conditions climatiques qui sont peu favorables à son développement. L'hiver la vie végétative est fortement ralentie par le froid et en été la sécheresse sévit parfois pendant de longues semaines.

La croissance normale ne peut s'effectuer qu'au printemps et à l'automne. Les plantes qui s'adaptent le mieux à cette alternance sont celles qui possèdent un feuillage persistant comme l'olivier, le buis, le chêne vert par exemple. Grâce à une substance protectrice, le lignite, ces plantes peuvent supporter les effets du gel en hiver, jusqu'à -8 °C ou -10 °C. Pour résister à la sécheresse estivale, les plantes ont mis au point quelques "  astuces  " pour sauvegarder leurs espèces. Ainsi les graminées se développent dès le printemps et forment leurs graines avant la fin de la période pluvieuse. La plante se dessèche, meurt, mais la graine germera au printemps suivant. Pour les arbustes et les arbres, la vie est plus facile car, avec leurs racines, ils vont chercher l'humidité en profondeur. Cependant pour perdre le moins d'eau possible par transpiration, différentes techniques sont utilisées  : feuilles de petites tailles, devenant parfois des aiguilles comme pour le pin d'Alep  ; enveloppe de la feuille, la cuticule, très épaisse, pour protéger des rayons du soleil  ; émission de parfums qui, selon certains spécialistes, créeraient un nuage protecteur  ; formation de bulbes à réserves d'eau comme chez l'asphodèle.

Faune
Combat d'étalons camarguais
Combat d'étalons camarguais

Animaux emblématiques

Le taureau de Camargue

Il vit en semi-liberté dans des élevages nommés "  manades  ". Petit et noir, les cornes en lyre, il est issu des animaux que l'on retrouve peints sur les murs des grottes préhistoriques. Mais au siècle dernier, des croisements avec son cousin, le taureau de combat espagnol, lui ont donné vigueur et combativité.

Le cheval

C'est l'autre animal indispensable à la "  manade  ". Petit, trapu, descendant de races locales, il est adapté avec ses sabots larges aux milieux humides de la Camargue. Bruns à la naissance, les poulains prennent rapidement la teinte blanche qui fait leur spécificité. Docile, facile à dresser, il fait corps avec son cavalier le "  gardian  " et est l'auxiliaire efficace pour la conduite et la maîtrise du troupeau de taureaux.

Le flamant rose

Oiseau emblématique de la Camargue, le flamand rose arrive au printemps. Il vit en colonie, et pond dans un nid de boue un oeuf unique qui sera couvé à tour de rôle par le mâle et la femelle pendant une période de 29 jours. Le flamant rose est l'une des 400 espèces d'oiseaux recensées en Camargue.

La faune de la garrigue

Très diversifiée, mais ici aussi adaptée aux particularités du climat méditerranéen, la faune de la garrigue est multiple et abondante. On peut citer quelques espèces particulières comme la "  couleuvre de Montpellier  ", un gros serpent de plus de 2 m de long  ; le petit lézard gris ("  angrole  " pour les gens du pays) qui se chauffe sur les pierres au moindre rayon de soleil  ; la "  cargolade  ", le "  petit gris  ", l'escargot méditerranéen montre ses cornes dès qu'une averse vient réveiller la vie dans les garrigues, sortant des lieux où il se protège de la sécheresse  : amoncellements de branchages, fond de fossés, trous de murets... Espace broussailleux à la végétation dense, la garrigue a vu depuis quelques années une prolifération du sanglier. Chassé en battue dans toute la région, il se cache dans la journée et le promeneur ne trouve souvent que des traces de son activité nocturne  : sols retournés, racines à nu, mares argileuses piétinées.


Espèces protégées

Grâce à l'action des parcs naturels ou à des initiatives privées ou des collectivités locales, certaines espèces, en voie de disparition ou disparues parfois depuis de longues années, ont été réintroduites, soit en liberté ou pour certains en semi-liberté.

Le bison d'Europe

Absents des terres de Margeride depuis 1 500 ans, les "  bisons bonasus  " ou bisons d'Europe ont été réintroduits et coulent aujourd'hui des jours tranquilles dans la réserve de Sainte-Eulalie, au sud-ouest de la Margeride. Originaire de Pologne, cet animal trapu et lourd est l'un des derniers représentants d'une faune primitive, un voisin de l'aurochs avec lequel on l'a souvent confondu.

Commencée en 1991, la réacclimatation en Margeride a si bien réussi que les premières naissances au parc ont eu lieu en 1993. Pour la petite histoire signalons que, contrairement à son cousin d'Amérique, présent lui dans un élevage du Gard, il ne finira pas sa vie à la boucherie car les qualités gustatives de sa viande, plus sèche et moins goûteuse, sont moindres.

Le cheval de Przewalski

Il y a des milliers d'années, les chevaux de Przewalski peuplaient l'Asie centrale, et des peintures rupestres attestent aussi de sa présence en France à la préhistoire  ; mais, depuis 1960, aucun d'eux ne vit à l'état sauvage. Pour contribuer à sa sauvegarde, 8 chevaux de Przewalski ont été installés au départ, dans les années 1990, sur le causse Méjean particulièrement bien adapté à l'espèce. L'expérience est un succès, puisqu'une quarantaine de bêtes vivent actuellement en semi-liberté sur le site et que fin 2004, ce sont des descendants des chevaux lozériens qui sont partis repeupler la Mongolie. Le look Przewalski  ? Petite taille, des rayures sur les pattes, comme de grandes chaussettes zébrées, et la crinière dressée, sans petite mèche retombant sur le front. Indémodable...

Les loups

Une petite société de plus de 120 loups de Mongolie, d'Europe et du Canada est regroupée dans la réserve de Sainte-Lucie, en Margeride. Ces loups, réintroduits en Lozère, vivent en semi-liberté. Sur ces terres de légendes du Gévaudan, le loup traîne derrière lui une forte mauvaise réputation, mais il n'en est rien  ; c'est un animal craintif, vivant en meute et qui ne tue que pour manger. L'hiver, en période maigre, les loups se regroupent en clans de 6 à 12 individus pour s'attaquer à des proies plus conséquentes. Ultime trait de caractère  : les loups sont des animaux fidèles, le couple est scellé pour la vie.

Les mouflons du Caroux

Le Parc naturel du Haut-Languedoc a procédé en 1956 à la réintroduction du mouflon. Cet ancêtre du mouton domestique - c'est dire s'il avait toute sa place dans la région - avait disparu de la France continentale au XIXe siècle. Il subsistait à l'état sauvage seulement en Corse. De petite taille, il s'est parfaitement adapté à la moyenne montagne héraultaise, sèche et peu enneigée, où il a trouvé un environnement favorable. Plus de 45 ans ont passé et le résultat est là  : le troupeau, le plus important de la France métropolitaine, compte plus d'un millier de têtes et s'étend sur l'ensemble des massifs du Caroux et de l'Espinouse.

Oiseaux et rapaces

La Camargue et autres étangs sont un milieu des plus favorables aux oiseaux. Des grands migrateurs aux sédentaires, de nombreuses espèces y sont représentées. Chassés ou protégés  : foulques noires (ou macreuses), aigrettes, hérons cendrés, canards de toutes sortes, mouettes et goélands, cormorans, parfois oies et cigognes, parcourent le ciel. Mais l'oiseau emblématique, c'est bien sûr le flamant rose. Ce grand voyageur, qui en principe allait hiverner en Afrique du Nord ou parfois jusqu'au Kenya, a pris depuis une vingtaine d'années l'habitude de rester dans la région même pendant l'hiver. Dans les eaux des salins vivent des organismes microscopiques, notamment des artémias, crevettes minuscules, qui se nourrissent d'algues monocellulaires roses. Devenues roses, elles aussi, ces crevettes constituent le plat préféré des flamants qui viennent ici en grand nombre (plus de 10 000 ont été comptabilisés) se repaître... et prendre la belle couleur qui les a rendus célèbres.

Parmi les volatiles et rapaces en tout genre qui évoluent dans ces parages, évoquons le grand tétras  : on ne peut ignorer cet oiseau de 5 kg, 1,30 m d'envergure, habillé d'un plumage gris ardoise sur le corps, brun foncé sur les ailes, avec des reflets métalliques et un plastron vert mordoré. Décimé en France jusqu'au milieu du XXe siècle, le vautour fauve (ou bouldras en cévenol) a été réintroduit dans la région en 1981. Aujourd'hui, ce grand rapace de 8 kg et 2,70 m d'envergure, en colonie de 200 individus, plane à nouveau au-dessus des gorges du Tarn et des causses. Les gorges de la Jonte et du Tarn ont un autre locataire  : le vautour moine, réintroduit en 1992, s'est aussi bien acclimaté aux gorges que son cousin. Ils ne sont encore qu'une trentaine d'individus, mais quelques petits sont déjà nés sur le site. Quant aux aigles royaux, on en compte 5 à 6 couples qui semblent se plaire dans cet environnement.

Poissons

La particularité des étangs languedociens sont les lagunes communiquant avec la mer par des passages plus ou moins actifs, les "  graux  ", qui favorisent le développement des poissons migrateurs. Les deux plus connus sont la dorade qui "  sort  " en mer à partir de septembre, rendez-vous incontournable et folklorique des pêcheurs sur les canaux de Sète, et l'anguille qui elle, y séjourne de l'automne à la fin de l'hiver  ; sans oublier le "  muge  " (ou mulet), hôte permanent des lieux. Hormis les moules et les huîtres qui bénéficient d'un élevage de type industriel, de nombreux coquillages habitent ces étangs et font l'objet d'une cueillette saisonnière  : clovisses, tellines, palourdes et autres bivalves... Il ne faut pas oublier, dans la faune marine, les poissons de mer. Ils sont si bien typés, si parfumés, mais aussi si recherchés (et cela se voit aussi sur les prix  !) que le double étiquetage sur les étals "  océan  " et "  Méditerranée  " trouve sa pleine justification. D'ailleurs les gens du coin ont toujours pris soin de bien différencier les appellations  : le petit rouget au goût si iodé n'a rien à voir avec le grondin, la lotte s'appelle ici baudroie et le bar est sublime lorsqu'il devient loup, grillé et parsemé de fenouil.

Flore
Champ de coquelicots héraultais
Champ de coquelicots héraultais

Arbres, buissons

Aujourd'hui soumises aux attaques de l'urbanisation et avant d'être cultivées par l'homme, principalement pour la vigne et l'élevage du mouton, la plaine et les collines étaient couvertes d'une forêt. La forêt méditerranéenne originelle était une formation complexe, comportant plusieurs strates végétales. Tout en haut règne donc le chêne vert (ou yeuse) au feuillage persistant vert foncé, mais aussi le pin d'Alep aux aiguilles filtrant les rayons du soleil et l'arbousier aux baies rougeoyantes. Au-dessous viennent les arbustes aux noms évocateurs  : lentisques, térébinthes, buis, genévriers, chênes kermes aux feuilles piquantes, reliés entre eux par un entrelacs de clématites ou de salsepareilles. Près du sol, les graminées dominent principalement le brachypode rameux, l'herbe préférée du mouton, se mêlant aux plantes aromatiques dont la plus célèbre représentante est le thym. Mais avec le recul de l'élevage, des plantes colonisatrices des milieux dégradés, comme l'euphorbe ou l'asphodèle, et les arbustes épineux gagnent de plus en plus de terrains, favorisant une certaine fermeture de l'espace naturel. Dès que l'altitude s'élève et ce jusqu'à environ 800 m, la famille des chênes s'agrandit du chêne blanc, à la feuille multilobée très reconnaissable, mais qui en hiver perd son feuillage. Dans les Pyrénées-Orientales, se développe une espèce calcifuge, le chêne-liège, utilisé depuis toujours pour la fabrication des bouchons. La montagne est un milieu complexe mêlant forêts naturelles résiduelles où le hêtre occupe une place prédominante et vastes replantations effectuées par l'homme au cours des deux derniers siècles, peuplements essentiellement résineux  : pins et sapins, épicéas, cèdres parfois. Il faut faire une place à part au châtaignier, "  l'arbre à pain  " des Cévenols et de toutes les populations de la bordure sud du Massif central. Cultivé entre 400 m et 1 000 m sur des terrasses, fournissant bois de charpente, de clôture, il a permis la survie de nombreuses générations par ses fruits consommés par l'homme et le bétail sous différentes formes  : cuit ou grillé, conservé séché ou en farine. Plus haut, la végétation se raréfie et s'amenuise. Apparaissent alors les pelouses de montagne comme dans le massif pyrénéen rappelant les pelouses d'alpage ou les landes colorées qui couvrent les sommets du mont Lozère ou du Caroux. Seule la forêt se maintient sur les versants nord comme en Cerdagne ou en Capcir ou avec la magnifique sapinière des hauts plateaux audois.

Fleurs et plantes rares

La plante la plus connue de la dune est sans conteste l'oyat. Cette petite graminée aux racines traçantes permet une fixation optimale du sable. Mais les attaques de la mer, l'érosion des courants et surtout le piétinement intense des touristes entraînent dans de nombreux endroits sa raréfaction, voire parfois sa disparition. Aussi voit-on fleurir de plus en plus des "  ganivelles  ", barrières en bois de châtaignier, destinées à assurer le maintien du cordon littoral.

Dans l'Aude, le massif de la Clape abrite une centaurée endémique, la centaurea corymbosa, découverte au XVIIIe siècle par l'abbé Pourret. Espèce protégée, cette centaurée ressemble à sa cousine la centaurea stoebe, mais son aspect est plus trapu et elle présente une l'inflorescence ramifiée. En voie de disparition, la centaurée de La Clape est l'objet de la plus grande vigilance des scientifiques de l'ISEM et du CEFE-CNRS.

Végétation sous-marine

En eau saumâtre, les plantes halophiles (qui aiment le sel) dominent, en particulier la saladelle et la salicorne, plantes grasses de petite taille, aux branches formées de segments articulés comme des pattes de crabes et à l'aspect translucide. Dès que l'eau devient plus douce, la roselière se développe.

Parcs et réserves naturelles
Réserves naturelles

Le parc national des Cévennes

Quatrième Parc national créé en France, en 1970, il s'étend sur cinq zones différentes, le causse Méjean, le mont Lozère, la montagne du Bougès, les vallées du Gardon et le massif de l'Aigoual. Soit un total de 321 000 ha sur lesquels sa mission est de préserver la richesse et la diversité naturelles, résultat de la diversité des climats (océanique, continental, méditerranéen), des sols (granit, calcaire, schiste) et des variations d'altitude, allant de 378 m à 1 699 m. La qualité remarquable de cette réserve mondiale de la biosphère, reconnue comme telle par l'Unesco depuis 1985, a favorisé un des enrichissements biologiques les plus forts d'Europe de ces vingt dernières années  ; à force de soins, le PNC a obtenu la recolonisation naturelle par des espèces animales qui l'avaient déserté  ; ainsi en va-t-il du pic noir et de la chouette de Tengmaln, du vautour percnoptère, de la grenouille rieuse, de la loutre et de l'aigle royal. L'amélioration de leur habitat a fait un succès de la réintroduction d'autres animaux  : cerfs, chevreuils, mouflons, castors, vautours fauves et moines, grands tétras. La flore est à la fois riche et abondante, contrastée selon des zones chaudes et sèches, ou au contraire, froides et humides. Quarante-huit de ces espèces sont endémiques et n'ont jamais disparu, d'autres sont rares et remarquables comme certaines variétés d'orchidées ou le très élégant lys martagon. Mais la grande particularité de ce parc est qu'il est habité jusque dans sa zone centrale, qui représente 91 000 hectares. La mission du parc est donc de concilier hommes et nature, soit un "  éco-développement  " rentable, et la protection du patrimoine. Il semble que le PNC et ses habitants soient arrivés à une entente cordiale, dans laquelle les activités rurales bien gérées (élevage, agriculture, exploitation forestière) sont un garant de la sauvegarde des paysages dans lesquels hommes et bêtes respectent l'habitat de chacun.

Le parc naturel régional du Haut-Languedoc

A cheval sur les départements du Tarn et de l'Hérault, ce parc a été créé en 1973 sur 260 000 ha (93 communes) afin de protéger la faune et la flore des massifs de l'Espinouse, du Caroux, de la Montagne noire, du Sidobre, et des monts de Lacaune plus à l'ouest. La nature y est sauvage et la végétation contrastée, soumise aux influences méditerranéennes ou atlantiques, selon le versant où l'on se trouve. Au-dessus des plaines viticoles et céréalières, les bois de châtaigniers et les hêtres s'emparent de l'espace. Des gorges profondes, comme celles de Héric ou de Colombières, marquent ces paysages sauvages dans lesquels de nouveaux hôtes prospèrent  : la réintroduction des mouflons y a été un réel succès et le randonneur peut y croiser maintenant quelques troupeaux. Du néolithique à l'époque romane et aux cathédrales, l'homme a laissé son empreinte sur ces paysages. Il les a apprivoisés et a développé leurs richesses naturelles  : châtaigniers, arbres fruitiers, vignobles et ressources de l'élevage bovin et ovin. Vous partirez à la découverte d'une faune et d'une flore protégées  : hêtres et conifères, rivières à truites qui dévalent des pentes escarpées. Organisme d'aménagement et de protection, le Parc naturel régional du Haut-Languedoc a aussi mis en place des structures d'accueil et d'information sur le tourisme "  nature  "   : randonnées (GR, PR, sentiers de pays), labellisation des hébergements de caractère, et activités sportives et de loisirs. Il peut même vous organiser des séjours de découverte de produits, de sites...

Le parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée

Avec 80 000 ha (dont 8 000 ha de zones humides, 300 ha de plages et dunes, 20 000 ha de mer Méditerranée, 740 ha de salins, 24 000 ha de garrigues, 6 500 ha de forêts, 15 000 ha de vignes), 20 communes (plus 7 associées), 36 500 habitants, c'est un véritable jardin d'Eden pour la flore, les oiseaux et les poissons. Et si les vacanciers s'arrêtent le plus souvent au littoral, ils apprennent aujourd'hui, grâce au parc, à découvrir le massif de la Clape, la plaine et le massif de Fontfroide, les Corbières maritimes, le Piémont et le plateau de Leucate. Le terme de "  territoire d'exception  " est ici parfaitement adapté  : où en France croise-t-on une telle variété patrimoniale, de l'abbaye de Fontfroide au canal de la Robine, des vignes des Corbières aux richesses ornithologiques des étangs avec 300 espèces d'oiseaux présentes (sur 514 en Europe), des 31 sites inscrits (dont la totalité des étangs de Bages-Sigean), aux 2 000 espèces végétales (dont 6 d'intérêt international) et 27 sites paysagers remarquables  ? Mais c'est aussi  : 15 236 ha de sites proposés pour intégrer le réseau Natura 2000  ; 8 920 ha de sites classés (Clape, Fontfroide, gouffre de l'oeil doux)   ; 4 635 ha de sites inscrits (plateau de Leucate, île Sainte-Lucie...)   ; 2 200 ha du Conservatoire de l'Espace littoral et des Rivages lacustres. Les missions lui ont été définies  : conserver  ; mettre en valeur et réhabiliter les paysages  ; promouvoir la qualité des espaces bâtis et urbanisés  ; assurer la gestion des milieux aquatiques  ; protéger le patrimoine tout en contribuant au développement des activités humaines  ; coordonner l'action culturelle  ; développer un tourisme de qualité, respectueux des habitants, des milieux naturels et du patrimoine culturel  ; soutenir la pêche, la conchyliculture et les salins ainsi que le développement économique local. Quitter la plage pour aller à la rencontre de l'aigle de Bonelli ou du murin de Capaccini, comprendre le fonctionnement des salines ou suivre les traces d'Hannibal en Corbières, voilà quelques-uns, une infime partie, des thèmes d'initiation à cette nature extraordinaire du parc naturel régional.

Le parc naturel régional des Pyrénées catalanes

Il s'étend entièrement dans le département des Pyrénées-Orientales et concerne 64 communes, soit 138 000 ha et 21 000 habitants. Il regroupe des milieux divers car s'échelonnant d'une altitude de 300 m à des sommets d'environ 3 000 m. Trois régions historiques et naturelles, à fortes identités, le Conflent, le Capcir et la Cerdagne sont concernées. La ligne du Train Jaune, de Villefranche-de-Conflent (427 m) à Latour-de-Carol, traverse le territoire dans toute sa longueur et en constitue la véritable colonne vertébrale. Il bénéficie de nombreux atouts dont le premier est un caractère très montagnard avec une amplitude de 427 mètres d'altitude à 2 921 mètres, la présence du Canigou, montagne emblématique des Catalans et des Pyrénées, et de quatre sommets dépassant les 2 900 mètres. Sa biodiversité est, elle, remarquable notamment avec 60 lacs de montagne et de nombreuses zones humides, sous influence méditerranéenne  ; une richesse de la faune et de la flore caractéristique des massifs montagneux au contact du climat méditerranéen  ; des animaux emblématiques  : le gypaète barbu, le desman des Pyrénées, le grand tétras et l'ours...  ; des plantes uniques au monde  : l'alysson des Pyrénées...  ; la présence de 7 réserves naturelles dans le périmètre du PNR et de cinq sites classés (dont le lac des Bouillouses et le Canigou)   ; 45 % du territoire couvert par la forêt. L'héritage historique et culturel se traduit par l'existence d'un riche patrimoine bâti (deux cités fortifiées par Vauban  : Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis  ; l'abbaye romane de Saint-Martin-du-Canigou, 21 monuments historiques  ; un patrimoine vernaculaire remarquable  : orris, cabanes, terrasses...) et une culture toujours vivante  : la langue et la culture catalanes ancrées  ; des richesses archéologiques, historiques, ethnologiques et artistiques incitant chercheurs et artistes à vivre sur le territoire  ; un patrimoine industriel important lié à l'exploitation minière.

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