Guide de l'Hérault : Économie

Le territoire du Languedoc-Roussillon, d'une surface de 27 376 m² bénéficie d'une situation privilégiée au centre de l'arc méditerranéen, ce qui lui confère naturellement un rôle stratégique au sein de l'Europe. C'est une voie de passage essentielle entre l'Europe du Nord et du Sud d'une part, mais également avec les pays du pourtour méditerranéen d'autre part. Lieu de convergence d'axes économiques importants, le Languedoc-Roussillon dispose d'atouts géostratégiques indéniables et d'infrastructures modernes et adaptées en constant développement qui confèrent à la fonction logistique et au transport un potentiel de développement fort (plateformes multimodales, réseau ferroviaire de niveau européen avec ligne fret dédié, réseau routier et autoroutier dense, plateformes portuaires et aéroportuaires...). Ce territoire ne présente pas d'unité géographique, et offre une grande diversité de reliefs allant de la plaine littorale à la haute montagne, ce qui constitue un grand attrait pour la diversification économique, la démographie et l'activité touristique.

Le Languedoc-Roussillon est faiblement industrialisée avec une économie essentiellement fondée sur l'agriculture ayant ici pour grandes dominantes la viticulture, les cultures maraîchères, fruitières et en moindre mesure la pêche et l'élevage (principalement en Lozère). Les services, avec comme fer de lance le tourisme (4e destination touristique en France), sont un secteur phare de l'activité économique.

Paradoxalement, ce territoire très attractif et plein de dynamisme, qui ne cesse d'attirer de nouveaux migrants et affiche une exceptionnelle croissance démographique, connaît un taux de chômage record. A en croire les chiffres, le secteur du touristique, qui assure en grande partie le développement économique du Languedoc-Roussillon et a un impact assurément positif sur l'essor des infrastructures réceptives (hôtels, restaurants, etc.) et des besoins dérivés (commerce, viticulture, élevage, etc.), ne peut pallier à lui seul le déficit d'emplois. Et s'il est vrai que l'agriculture est omniprésente, avec notamment 40 % de la production viticole française, que les viticulteurs ont su reconvertir de façon très qualitative leur production, elle est essentiellement constituée de structures de moyenne et petite taille, voire familiales, qui génèrent une source importante de revenus mais relativement peu d'emplois.

Pour le secteur secondaire, l'industrie est en voie de reconversion avec comme pierre d'angle l'industrie de pointe, la recherche-développement et l'innovation. Bien que peu présente et principalement basée à Montpellier, elle est plutôt en bonne santé et laisse entrevoir de belles perspectives.

De par sa situation et ses productions, la région a également une vocation commerciale, Sète, deuxième port de commerce français sur la Méditerranée après Marseille, accueille les importations de pétrole brut, un or noir raffiné ensuite à Frontignan. Les principales exportations concernent le vin, les céréales et les hydrocarbures.

La haute vallée de l'Aude se trouve très équipée en centrales hydroélectriques, et Odeillo dans les Pyrénées-Orientales accueille la seule centrale électrosolaire de France. Côté nucléaire, ce sont deux centres de concentration de l'uranium (Narbonne et Marcoule) qui font de la région un pôle compétitif de production d'énergie, sans oublier l'émergence de l'énergie éolienne.

Très avantagée par sa situation géographique, la région mise en effet beaucoup sur ses infrastructures touristiques. Une agriculture qui permet de développer une certaine " souveraineté " économique, d'avoir sa propre production, et de conserver l'authenticité d'un territoire et de son terroir. La région tient le rang de deuxième producteur national de fruits et légumes, mais elle a d'autres atouts : vignes, élevage, pêche, un secteur primaire qui assure 10,3 % de l'emploi régional.

Adapté à un tourisme de masse, l'emploi tertiaire est le plus dense, notamment pour l'entretien des sites et monuments protégés, des parcs naturels, des cités balnéaires et stations de ski.

Ressources naturelles

En Languedoc-Roussillon, les ressources naturelles de la terre ont longtemps été synonymes d'économie florissante, d'emploi et de dynamisme. De précarité ouvrière, grèves et mouvements syndicaux aussi. D'une économie souterraine de l'extraction de minerais de fer, du charbon ou du gaz à celle tournée vers la mer, la pêche ou l'élevage, c'est le portrait d'une économie tantôt florissante, tantôt en reconversion, des secteurs en difficulté sous la pression de la concurrence extérieure et d'autres en pleine expansion. Une faune et flore abondante évoluant au milieu de parcs naturels presque labellisés " Patrimoine mondial de l'Unesco ", un climat méditerranéen où le soleil à profusion est propice à l'oléiculture ainsi qu'à la viticulture, l'agriculture maraîchère ou à l'élevage. Une région pleine de richesses naturelles, une large biodiversité et des écosystèmes fragiles à protéger.

Le charbon.

Les ressources naturelles du Languedoc-Roussillon ont galvanisé un essor économique considérable à l'aune de la révolution industrielle du XIXe siècle. En effet, la région a longtemps extirpé les richesses de son sous-sol, ce qui en fit jadis l'un des bassins pionniers de l'extraction houillère pour la production d'énergie en France. Les puits et les cavernes du sous-sol des mines de charbon assuraient du XIXe siècle jusqu'aux années 1985 une part importante de l'emploi industriel, notamment dans le bassin des Cévennes, sur la Lozère, le Gard et l'Hérault, où le charbon, mais aussi le gaz, l'alumine et le fer firent partie des fers de lance de l'économie régionale. Dans la frange orientale du Languedoc, les traces de l'extraction de ces ressources sont encore très prégnantes et font l'objet désormais de visites guidées. Pour des raisons de rentabilité et de protection des écosystèmes, l'exploitation houillère a été stoppée, bien que les sols soient encore gorgés de charbon, et l'économie locale (comme nationale) a opéré une reconversion de ses activités. Le sous-sol cévenol est notamment très pourvu en gaz de schiste, dont les autorités souhaitaient en 2011 démarrer un projet d'exploration (et donc d'extraction), projet avorté en raison de la vive opposition des locaux et pour des motifs écologiques.

L'eau.

Malgré un climat sec voire chaud, qui rend certaines terres arides et où la pluie est parfois absente pendant plusieurs mois, l'eau n'est pas une ressource naturelle rare en Languedoc-Roussillon et on la trouve à profusion. En plaine, tout d'abord, la terre absorbe et capte l'eau qui s'écoule de la pluie sur les massifs des Cévennes, des causses de Lozère, des Pyrénées, de l'Aubrac, etc. De ce fait, les nappes phréatiques, sur tout le territoire, sont loin d'être taries et les cinq départements de l'ancienne région Languedoc-Roussillon jouissent de réserves abondantes en eau, et ont installé des stations de captage des eaux. Autre phénomène de retenue d'eau connue ici, les aquifères : réserves naturelles d'eau. Le sol, constitué suite à l'accumulation des sédiments au fil du temps, est par endroit une véritable passoire, un sol argileux tellement poreux qu'une réserve naturelle d'eau, un aquifère peut se former. C'est le cas dans l'Hérault, de l'Etang de Thau à celui de Vendres, et dans les nappes alluviales où l'aquifère permet d'alimenter en eau potable nombre de communes du Bas-Languedoc.

Le sel.

Obtenu par évaporation de l'eau de mer par le soleil, il est possible d'extraire les sédiments de la mer pour produire un minéral agrémentant la cuisine et facilitant depuis tous les temps la conservation des aliments : le sel naturel de mer. Ainsi, des marais salants (usage à finalité agricole) et des salines (production à finalité industrielle) sont exploités le long des littoraux languedociens. Le sel récolté en Méditerranée est naturellement blanc en raison de la sécheresse de l'été qui déshydrate complètement les cristaux extraits. L'Hérault est pourvu en marais salants du côté d'Agde, et le Gard a su tirer profit (industriellement et touristiquement) des célèbres Salins du Midi à Aigues-Mortes.

Environnement et énergies

Le respect de l'environnement ne va pas toujours de pair avec la production de l'énergie. En Languedoc-Roussillon, l'exploitation des ressources naturelles permet de produire une énergie considérable (électricité, nucléaire, hydrocarbures, énergie hydraulique, éolienne et solaire, etc.). Mais dans une économie ouverte sur le reste du monde, où la rentabilité et le calcul optimisé des coûts prédominent parfois sur les enjeux environnementaux, maintenir l'équilibre des écosystèmes et préserver la biodiversité deviennent des questions primordiales. Dans la région, a été mise en place la production d'énergies " propres " et renouvelables en utilisant l'énergie solaire, l'eau (hydroélectricité) et le vent (énergie éolienne).

L'énergie nucléaire. Aujourd'hui en proie à une vive contestation politique et sociale, l'énergie nucléaire est qualifiée de lourde, dangereuse et polluante. Néanmoins, le Languedoc-Roussillon se trouve, en lisière de la Vallée du Rhône, à proximité de grands sites producteurs d'électricité nucléaire. Certaines activités de la centrale nucléaire de Marcoule sont en phase de démantèlement, mais celle-ci reste majoritaire dans la production de combustibles MOX (mélange d'oxydes), dont EDF se sert pour produire son électricité sur le site de Tricastin (Drôme). Avec l'usine de Malvési (raffinage et conversion du yellowcake) près de Narbonne, les réacteurs de Marcoule, près de Bagnols-sur-Cèze, sont les seuls sites de production d'énergie nucléaire dans le territoire du Languedoc-Roussillon.

L'énergie solaire. L'énergie solaire est très présente ici, sur cette zone où le soleil brille entre 300 et 320 jours par an. Ainsi, ce territoire a vu fleurir des centrales solaires thermodynamiques et mécaniques qui permettent de fabriquer de l'électricité au même titre qu'une traditionnelle centrale électrique, rien qu'avec la concentration du rayonnement solaire. Les Pyrénées-Orientales abritent deux centres de production d'énergie, à savoir le four solaire d'Odeillo et la centrale solaire de THEMIS, tous deux situés en Cerdagne. Ces sites font partie des plus importants du monde, et font de la concurrence à l'Espagne et la Californie. Avec 2 400 heures d'ensoleillement par an, et grâce à la faiblesse moyenne du vent, ces sites basés près de Font-Romeu, permettent à EDF de produire une électricité renouvelable qui ne déséquilibre pas l'écosystème. Le Languedoc-Roussillon connaît depuis 2005 une croissance exponentielle du nombre des installations de production électrique d'origine photovoltaïque en raison de son fort potentiel d'ensoleillement. Narbonne (Aude) s'est doté en 2007 de l'une des plus importantes centrales solaires photovoltaïques de France, produisant une électricité capable d'alimenter tous les bâtiments publics de la ville. L'Hérault accueille aussi son énergie solaire, avec les centrales solaires photovoltaïques de Lansargues et de Saint-Aunès (près de Montpellier). Le 5 juillet 2014 a été inauguré à Ortaffa dans les Pyrénées-Orientales un parc agri-solaire de 87 ha, ce parc solaire installé sur des friches viticoles a la particularité d'allier énergie renouvelable et élevage ; en effet il accueille désormais sur son site des activités d'apiculture et d'élevage d'ovins. Avec ses 300 000 panneaux solaires d'une puissance installée de 25 Mégawatts, le parc produit 35 millions de kWh pour assurer l'alimentation électrique de plus de de 6 500 foyers, il évite ainsi 11 000 tonnes de CO2 par an. L'énergie solaire nécessite donc énormément de panneaux et de centrales afin d'alimenter la demande d'électricité, et cette économie " verte " n'en n'est qu'à ses balbutiements, au grand dam de certains locaux qui rechignent à voir se dégrader leur paysage, critiquant le faible rendement de ces centrales.

L'énergie éolienne. Autrefois utilisée par le moulin pour fabriquer la farine, l'énergie éolienne est très ancienne. L'énergie, son empreinte écologique, son utilisation et la gestion des ressources sont des enjeux majeurs pour un Etat. L'éolien dans le Languedoc-Roussillon représente une part majoritaire dans la production d'énergie : pays de vents (mistral, tramontane, vent d'autan, vent marin), ces terres méridionales tentent de se doter d'une indépendance énergétique renouvelable. La région bénéficie d'un gisement éolien de premier plan et a vu se développer au cours de ces dernières années son parc de production. Après maintes péripéties, le plus grand parc éolien terrestre de France baptisé " Ensemble Eolien Catalan ", constitué de 35 aérogénérateurs, a été inauguré en 2015 dans les Pyrénées-Orientales.

L'énergie hydraulique. Obtenue par le mouvement de l'eau (cours, fleuve, mer), l'énergie hydraulique permet de créer de l'électricité dans une centrale hydroélectrique. Autrefois produite par les moulins à eau, l'on utilise aujourd'hui le débit des rivières ou des cours d'eau afin de convertir le mouvement en électricité. La moitié de la production énergétique du Languedoc-Roussillon est issue de l'hydraulique. Toutefois, la totalité des besoins n'est pas couverte, puisque la région importe plus des deux tiers de l'électricité qu'elle consomme.

Agriculture

L'agriculture et l'aquaculture occupent une bonne part de l'activité économique de ce terroir. Bien que l'économie se soit reconvertie autour du secteur tertiaire des services, les produits de la terre et de la mer y restent très présents. La viticulture, l'agriculture maraîchère, la culture céréalière, l'arboriculture, l'élevage, la pêche, l'ostréiculture et l'oléiculture en sont les principales productions.

L'agriculture. En Lozère, l'activité se concentre essentiellement sur l'élevage des herbivores. Fabrication artisanale de fromages, notamment les fameux pélardons des Cévennes (chèvre) et excellente viande bovine (Aubrac) en sont les productions les plus emblématiques. Les exploitations sont très souvent de petite taille, et périclitent face à l'agriculture intensive. Le gros de la production agricole dans la partie méditerranéenne d'Occitanie se trouve au niveau de la vigne : des vins doux naturels (appellation VDN) du Roussillon (banyuls, maury, rivesaltes, Byrrh, collioure) aux vins de Corbières dans l'Aude et l'Hérault, aux costières de Nîmes et côtes du Rhône, la gamme de vins est très large et permet à nombre d'agriculteurs de vivre de la vigne. La viticulture dans les 4 départements producteurs (Aude, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales) représente 40 % de la production nationale et fait de ce territoire le 1er vignoble de France, et même du monde maintenant (si on se permet de rajouter, après fusion des régions, les 37 000 ha de Midi-Pyrénées au 236 000 hectares languedoc-roussillonnais). Les autres pôles majoritaires de production agricole sur le territoire du Languedoc-Roussillon sont les fruits et légumes, la région étant au deuxième rang national. L'olive n'a pas été oubliée puisque le territoire développe ses propres variétés d'huile d'olive (Picholine, Lucques, etc.). Les Pyrénées-Orientales et la Petite Camargue gardoise, au sud de Nîmes, sont les terres les plus maraîchères. Enfin, le blé dur est aussi l'une des richesses de ce territoire. Une agriculture diversifiée, mais qui ne représente pourtant qu'une très faible part des emplois.

La pêche. Les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Hérault et le Gard sont bordés par la Méditerranée, la pêche de ces département représente 10 % de la pêche française avec 45 000 tonnes/an de poissons comprenant de nombreuses espèces (anchois, maquereau, merlu, rouget, baudroie, daurade, thon rouge). De Collioure à Port-Camargue, ports de commerce, de pêche ou fruitiers nous alimentent en produits frais directement tirés de la mer. Le port de Sète, premier port de pêche français en Méditerranée, est un point névralgique pour le commerce maritime, véritable synonyme d'emplois et de dynamisme économique. Quant au port de Port-Vendres, il est le second port fruitier de la Méditerranée. Le Grau-du-Roi dans le Gard, vit au rythme des chalutiers qui vont et qui viennent, la pêche fait le quotidien de nombreux habitants depuis plusieurs générations. Le cordon littoral entre Sète et Marseillan abrite l'étang de Thau, connu pour ses huîtres de Bouzigues ainsi que ses moules, constitue la plus grosse zone conchylicole de la Méditerranée avec 13 000 tonnes/an d'huîtres, soit 10 % de la production nationale et 90 % de la production conchylicole méditerranéenne française. Plus au sud, Gruissan, dans l'Aude, se caractérise par ses huîtres de pleine mer, quant aux huîtres et moules de l'étang de Leucate, elles ont également acquis une certaine réputation et l'activité occupe une part non négligeable dans l'économie locale.

Industries

Avec un tissu industriel autrefois axé sur le textile et le charbon, activités qui ont toutes deux périclité dans l'Hexagone, le Languedoc-Roussillon a dû réorienter son économie vers le commerce et les services. Toutefois, l'industrie représente 12 % de l'emploi de ce territoire, ce qui est plutôt faible par rapport à la moyenne nationale (18 %). Les industries se concentrent principalement dans le département du Gard et de l'Hérault, vient ensuite l'Aude. La Lozère est en dessous de la moyenne nationale, quant aux Pyrénées-Orientales, c'est le département le moins industrialisé du Languedoc-Roussillon.

Le profil industriel languedoc-roussillonnais est marqué principalement par les industries agroalimentaires. C'est le plus gros employeur avec 21 % des salariés du secteur industriel (16 % en moyenne nationale). Le secteur de la production et distribution d'eau, l'assainissement ainsi que la gestion des déchets et la dépollution, emploie quant à lui un peu plus de 7 500 salariés. L'industrie des produits minéraux, notamment, il faut bien le dire, avec le nucléaire qui emploie à lui seul un tiers des salariés du secteur, représente 10 % des effectifs industriels du Languedoc-Roussillon. Viennent ensuite le secteur de la production de combustibles et carburants et les industries des équipements électriques-électroniques. La région apparaît bien placée pour les industries des équipements électriques-électroniques en se situant en deuxième position sur ce créneau, assez loin il est vrai, après l'Ile-de-France.

Le taux de création d'entreprises est parmi les plus élevés en France, notamment avec des " jeunes pousses " se tournant vers la recherche-développement et l'innovation, on retrouve ces start-up essentiellement dans les domaines pharmaceutique et informatique. Une industrie de pointe qui se développe en milieu urbain et suburbain. Ces nouveaux pôles industriels attirent les élites universitaires, mais ne participent que très peu à l'absorption du chômage qui touche principalement la main-d'oeuvre peu qualifiée.

Tertiaire

Le secteur tertiaire, celui des services, est manifestement le plus dense de l'activité économique régionale. C'est, sans nul doute, le moteur de l'économie sur le territoire du Languedoc-Roussillon. Il accompagne l'expansion démographique régionale. Ainsi, depuis 1980, la population cumulée des départements de l'Aude, du Gard, de l'Hérault, de la Lozère et des Pyrénées-Orientales est passée de 1,9 à 2,6 millions d'habitants et le tertiaire représente les trois quarts des emplois en Languedoc-Roussillon.

Dans cette région entre mer et montagne, le tourisme est un secteur d'activité majeur. Il s'est d'abord développé sur le littoral, avec notamment la création de stations balnéaires, dans les années soixante et soixante-dix (La Grande Motte, Cap-d'Agde...), et l'aménagement des stations déjà existantes. Il s'étend également de plus en plus à l'arrière-pays qui bénéficie de grands espaces protégés, où la nature est préservée (parcs régionaux, gorges de l'Hérault ou du Tarn...), véritables atouts pour le développement du tourisme vert. La région, aujourd'hui haut-lieu du tourisme, est en troisième position en termes d'accueil.

L'enseignement supérieur, avec notamment des pôles universitaires comme l'académie de Montpellier qui accueille plus de 75 000 étudiants, dont près de 9 000 à Perpignan, est aussi une des activités les plus dynamiques de ce secteur économique.

Le commerce, l'éducation, la santé et l'action sociale, les activités de conseil et d'assistance aux entreprises, sont des secteurs bien représentés. L'immobilier, tout comme le domaine de la recherche et les nombreux emplois administratifs, expliquent aussi l'essor continu du tertiaire.

Le secteur public contribue pour près de la moitié à l'emploi tertiaire régional (fonctions publiques d'Etat, territoriale et hospitalière), même si la création de la nouvelle grande région Occitanie et les restrictions budgétaires drastiques ont amené ce secteur d'activité à de grandes mutations.

Par ailleurs, le tertiaire a permis une croissance régulière de l'emploi féminin, : neuf femmes actives sur dix travaillent dans les services, mais souvent, il faut bien le dire, à temps partiel, et sous contrat à durée déterminée. Malheureusement, il s'agit le plus souvent d'emplois précaires, peu qualifiés, et rémunérés tout juste à hauteur du minimum légal.

Tourisme
Banyuls-sur-Mer est une charmante petite ville de la Côte Vermeille
Banyuls-sur-Mer est une charmante petite ville de la Côte Vermeille

Avec une situation géographique privilégiée, 310 jours de soleil par an, une côte qui s'étire sur plus de 200 km et des massifs montagneux, le Languedoc-Roussillon offre aux visiteurs une diversité de paysages et de sites d'un très grand intérêt : un littoral, riche d'espaces protégés, où la faune et la flore réservent de belles surprises, un prestigieux patrimoine archéologique, historique et architectural, avec plusieurs sites classés au patrimoine mondial par l'Unesco, et une zone rurale aux terroirs variés et généreux. Le dynamisme et la diversité des infrastructures d'accueil (hôtels et campings) alliés à la gastronomie et aux traditions authentiques, sont autant d'atouts pour un territoire qui a fait du tourisme l'un des principaux piliers de son économie.

4e destination touristique en France.

Thermalisme : 19 stations thermales et centres de thalassothérapie. (La nouvelle grande région Occitanie est la première région de France pour le thermalisme.)

oenotourisme : secteur en pleine expansion, l'oenotourisme attire chaque année en Languedoc-Roussillon des amateurs passionnés venus à la découverte de ce vignoble, de plus de 200 000 hectares, le plus vaste, et l'un des plus anciens au monde. Depuis plus de quarante ans, les viticulteurs ont choisi de favoriser plus encore la qualité de leurs crus, quitte à réduire leur productions. Ils élaborent aujourd'hui des vins connus et exportés dans le monde entier et dont la qualité a permis l'obtention de plusieurs appellations d'origine contrôlée, telles que faugères, saint-chinian, côteaux-du-roussillon, fitou ou encore terrasses-du-larzac pour n'en citer que quelques-unes. A noter également : des spécialités propres à la région comme la Blanquette de Limoux, le Banyuls, le Muscat de Rivesaltes, et le Maury. Ce secteur d'activité de plus en plus concurrentiel a obligé les producteurs à se professionnaliser, à se diversifier et à personnaliser leur offre afin de satisfaire une clientèle toujours plus exigeante. A ce jour, la nouvelle région Occitanie qui englobe les cinq départements du Languedoc-Roussillon, compte plus de 100 domaines ouverts à l'oenotourisme.

 

Le Languedoc-Roussillon a, dans un premier temps, valorisé son littoral, en développant ses cités balnéaires (Palavas-les-Flots, La Grande Motte, Grau-du-Roi, Cap-d'Agde, Port-Leucate, Port-Barcarès, Collioure, Saint-Cyprien, etc.). Puis, dès les années 1970, la région a favorisé le développement touristique de l'arrière-pays, en mettant en valeur son patrimoine naturel, avec l'inscription des massifs dans le patrimoine : parc national des Cévennes, parc naturel régional du Haut-Languedoc, parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, parc naturel régional des Grands Causses de Lozère, parc naturel régional des Pyrénées catalanes, gorges du Tarn, gorges de l'Ardèche qui jouxtent le Gard... et en misant sur le développement des stations de ski dans les Pyrénées. S'ajoute à cela le développement du tourisme culturel avec Nîmes la Romaine et ses vestiges antiques, le pont du Gard, les châteaux et les abbayes du Pays cathare, les cités médiévales de Carcassonne et d'Aigues-Mortes, les monuments de Perpignan, Béziers, Montpellier. Enfin, citons une gastronomie et des vignobles réputés qui attirent, du Roussillon à la Camargue, nombre de touristes. Tout est fait dans ce beau coin de France pour que la notion de haute et basse saisons disparaisse et qu'il soit attractif 365 jours par an.

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