Guide de l'Hérault : Sports et loisirs

Par la diversité de ses paysages, par la douceur de son climat, le Languedoc-Roussillon se prête à de nombreuses activités de pleine nature et ce, en toute saison. Sur mer, sur terre ou dans les airs, il y a tout pour distiller à plein les fruits de sa passion.

Activités de plein air
Randonnées pédestres

Pour ceux qui aiment les balades tranquilles, de nombreuses communes ont organisé des circuits découvertes de la faune et de la flore des étangs, des anciennes salines ou des réserves naturelles, en particulier sur les espaces acquis par le Conservatoire du littoral.

Près de 7 000 km de sentiers balisés, dont 10 GR, sont à la disposition des randonneurs. Les plus fréquentés sont naturellement le GR6 qui traverse les Causses et l'Aubrac, le GR7 qui, venu du Massif central, file vers les Pyrénées par le mont Aigoual, le causse du Larzac et le Haut-Languedoc  ; enfin le fameux GR10 qui relie l'Atlantique à la Méditerranée à travers le massif pyrénéen...

A signaler, suite à l'obtention du classement au patrimoine de l'humanité des "  chemins de Saint-Jacques  ", la remise en place d'un balisage spécifique pour les deux branches qui traversent la région  : l'itinéraire du Puy au nord de la Lozère (GR65) et celui de Saint-Gilles qui à travers le Gard, l'Hérault et l'Aude amènent les nouveaux pèlerins vers les Pyrénées.

Randonnées à cheval et à dos d’âne

La randonnée à cheval est une pratique en pleine expansion  : depuis quelques années, les responsables touristiques départementaux ont pris conscience de l'ampleur du phénomène et aident à la création de relais ou gîtes équestres  ; c'est le cas par exemple de la Lozère qui a bien structuré son offre ou l'Hérault et l'Aude qui ont mis en place itinéraires et équipements d'accueil.

Baignade

Il y a le ciel (bleu), le soleil (chaud) et la mer (bleue et chaude le plus souvent)... Ce cocktail, plutôt séduisant en diable fait les délices de centaines de milliers de visiteurs par an dont on sait, études à l'appui, qu'ils viennent chercher dans cette région essentiellement la détente au bord de l'eau. S'ils pratiquent la contemplation des vagues en toute saison (l'automne tient en réserve de magnifiques paysages marins et les belles journées d'hiver sont souvent l'occasion de promenades revigorantes), les mois d'été sont les plus fréquentés et les hôtels, campings, villages de vacances, meublés de tourisme, affichent régulièrement complet. Il faut dire qu'il y a de quoi faire avec plus de 200 km de plages accessibles dans leur presque totalité  ; Sète, Agde, Leucate, sont les seuls éperons rocheux qui rompent cette continuité face à la Méditerranée, avant un final splendide où les Pyrénées se précipitent dans les flots par les falaises rougeoyantes de la Côte vermeille... La façon la plus simple de profiter de tout cela  ?

La plage, et une partie de bronzette entrecoupée de baignade.

De ce point de vue, les stations du littoral affichent chaque année une belle guirlande de pavillons bleus dont on profite d'autant mieux qu'il n'y a encore heureusement qu'une minorité de plages privées  ; les autres s'offrent à tous les draps de bains, pourvu que l'on parvienne d'abord à se garer. Fortes de la maxime qui préconise de ne pas bronzer idiot, les cités balnéaires diversifient l'offre touristique.

Tourisme fluvial

Le canal du Midi, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996, est aujourd'hui l'une des voies navigables les plus fréquentées par les touristes.

Aboutissant aux Onglous à l'étang de Thau, il est prolongé vers l'est, à travers les étangs languedociens, par le canal du Rhône à Sète, commencé au XVIIIe siècle et seulement achevé (à cause des troubles dus à la Révolution) en 1822.

Il faut y ajouter le magnifique parcours, par le canal de la Robine, qui permet de rejoindre la mer à Port-la-Nouvelle, à l'ombre des tours de la cathédrale de Narbonne, à travers un milieu lagunaire sous haute protection.

Pour découvrir, au rythme lent de la navigation (6 km à l'heure), tous ces lieux merveilleux, parfois seulement visibles du canal, plusieurs solutions s'offrent à vous.

Une petite excursion d'une heure, d'une demi-journée ou d'une journée sur un bateau qui descend une rivière et un fleuve, histoire de se rafraîchir les idées et de voir les paysages que l'on connaît sous un autre angle.

Les bateaux à passagers utilisés par des particuliers pour découvrir des villes ou des sites, ou destinés aux collectivités et associations, ont souvent un but pédagogique ou écologique (exploration d'une réserve, découverte de la flore et de la faune...). Certains proposent des services de restauration au départ d'Agde ou d'Aigues-Mortes ou des mini-croisières à thème.

Au-delà d'une journée, le public est davantage étranger et national. On passe dans le domaine de la croisière. Certes, encore démocratique sur des bateaux de promenade, la croisière se réserve à une certaine élite, principalement étrangère, lorsqu'elle met en service les péniches-hôtels et les paquebots fluviaux qui emmènent ces privilégiés pour des croisières luxueuses de plusieurs jours sur les fleuves. Mais l'essentiel de la clientèle des canaux du Midi est le fait de la location de "  pénichettes  ". Les principaux loueurs de bateaux nationaux sont présents dans la région et la pratique de cette activité est à la portée de tous, puisque le permis n'est pas obligatoire pour conduire les bateaux proposés à la location.

Plongée sous-marine

Ceux qui veulent goûter à l'ivresse des profondeurs pourront s'adonner à la pratique de la plongée dans de nombreux clubs. Le secteur de prédilection est naturellement la Côte vermeille, mais bien sûr hors de la Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls. A noter l'existence au Cap-d'Agde et à Banyuls de sentiers sous-marins aménagés où les touristes, même novices, peuvent découvrir les fonds.

Spéléologie

Si les cavités les plus faciles d'accès ont été équipées très tôt, dans les dernières années du XIXe siècle pour certaines, des clubs de passionnés permettent d'aller parcourir en toute sécurité un réseau non aménagé, impressionnant par sa longueur et la variété des formes et concrétions que l'on peut y découvrir. Pour les novices, certains professionnels proposent des "  safaris souterrains  ", comme, par exemple à Trabuc ou à Cabrespine.

Pour en savoir plus :

Aude : cdspeleo11.free.fr, comité départemental de spéléologie de l'Aude, Maison des Sports, 8 rue Camille-Saint-Saëns à Carcassonne. A noter, le spéléo club de l'Aude, fondé en 1934 et qui est l'un des plus anciens de France : speleoclubdelaude.fr

Lozère : speleo-lozere.com, comité départemental de la Lozère, Maison des Sports, rue du Faubourg-Montbel à Mende. ✆ 06 75 77 07 47 ou ✆ 06 81 04 77 84

Gard : cds30.fr, comité départemental de spéléologie du Gard qui compte une douzaine de clubs : 1, chemin de Valdecourt à Nîmes. Mail : [email protected] ✆ 06 08 98 03 44

Pyrénées-Orientales : cds66.fr, comité départemental de spéléologie des Pyrénées-Orientales compte une dizaine de clubs. Mail : [email protected] ✆ 06 11 60 33 59

Hérault : cds34.fr, comité départemental de spéléologie de l'Hérault regroupe une petite quinzaine de clubs. Il est situé chemin du Puisard, à Tressan.

Alpinisme, escalade et via-ferrata

Pays calcaire, la région offre quelques belles falaises aux amateurs d'escalade. C'est le cas dans les gorges du Tarn ou de la Jonte, mais aussi vers la plaine dans les garrigues nîmoises ou celles autour du pic Saint-Loup, le massif de la Clape ou les vallées encaissées au coeur du massif des Corbières. Autre site anciennement réputé, le massif du Caroux, avec les gorges d'Héric propose de belles voies d'où on jouit d'une vue magnifique sur la vallée de l'Orb.

Golf

Développé depuis une vingtaine d'années dans la région, qui était alors un quasi désert (hormis Nîmes et Saint-Cyprien), le golf a rattrapé peu à peu son retard. Le nombre de parcours s'établit actuellement autour d'une vingtaine, répartis entre montagne (Serralongue et Font-Romeu dans les Pyrénées ou Langogne, La Canourgue et La Garde-Guérin en Lozère), campagne (Uzès dans le Gard, Lamalou dans l'Hérault ou Saint-Laurent-de-Cerdans dans les Pyrénées-Orientales), littoral (Saint-Cyprien, Cap d'Agde, La Grande-Motte), ou près des villes  : Nîmes (Vacquerolles, Campagne), Montpellier (Fontcaude, Massane, Verchamp, Coulondres), Béziers (Saint-Thomas), Carcassonne (Auriac). Pour les amateurs passionnés, le Comité Régional de Tourisme et les instances régionales du golf ont mis au point un "  golf-pass  " qui pour une somme forfaitaire ouvre droit à plusieurs journées de golf à choisir parmi 16 terrains.

Sports d’hiver

Ce territoire a le rare privilège de pouvoir proposer aussi bien des activités estivales qu'hivernales. Si le Massif central, au relief peu tourmenté, est essentiellement tourné vers la pratique du ski nordique, Margeride et Aubrac sont les deux grandes zones favorables, car situées au nord du département de la Lozère, elles bénéficient certaines années d'un très bon enneigement. Le ski alpin se concentre sur quelques stations qui, il faut bien le reconnaître, ont parfois du mal à fonctionner malgré les canons à neige. Mais rappelons que leur efficacité ne devient réelle que lorsque les températures sont négatives. L'Aubrac (à Laguiole et Brameloup en Aveyron), le Mont-Lozère (Le Bleymard), l'Aigoual (Prat-Peyrot) sont de petites stations qui attirent principalement une clientèle locale.

Tout change du côté des Pyrénées où reliefs et conditions climatiques favorisent tous les sports de neige  : ski de piste, nouvelles glisses, ski de fond, raquettes, ski de randonnée, etc. Le tourisme hivernal s'est développé dans les Pyrénées catalanes dès les premiers jours du XXe siècle à partir de la création de la station de Font-Romeu. Depuis l'aïeule a fait des petits et le domaine skiable catalan compte des stations de ski alpin et l'un des plus grand espace nordique des Pyrénées. Font-Romeu - Pyrénées 2000, la Quillanne, les Angles, Formiguères, Porté-Puymorens, Puyvalador, Cambre d'Aze... autant de doux noms qui ont certainement déjà effleuré vos oreilles ou vos skis. Vous attendent plus de 180 km de pistes de ski alpin, près de 450 km de ski nordique et plus de 250 km de sentiers raquettes à travers les deux petites régions du Capcir et de la Cerdagne, qui, pour ne rien gâcher, bénéficient d'un des meilleurs taux d'ensoleillement de France. Groupées sous le vocable "  Neiges Catalanes  ", elles proposent leur "  ski-pass  ", un seul forfait pour skier à son gré sur les différents domaines. L'Espace Nordique du Capcir - 1 500 à 1 900m d'altitude -, labellisé 4 nordiques, offre 9 sentiers nordiques, de nombreuses activités liées aux joies de la belle blanche et des balades à l'infini. Et si Font-Romeu est surtout connu pour ses enivrantes pentes enneigées, son espace nordique, labellisé 3 nordiques, propose pas moins de 111 km de pistes de ski nordique. Et après une bonne journée de ski ou de randonnée nordique, profitez d'un moment de relaxation sans communes mesures dans les bains d'eau chaude naturelle à Dorres, Llo et Saint-Thomas.

Le département de l'Aude, lui aussi, possède une petite zone favorable au ski de fond, sur le plateau du Pays de Sault et compte une charmante petite station familiale et typique de ski alpin  : Camurac.

Les Neiges Catalanes

Les Pyrénées-Orientales sont un formidable terrain de jeu pour le ski alpin, nordique ou bien les promenades en raquettes. Il y en a pour tous les goûts, pour les sportifs de haut niveau, pour les amateurs confirmés ou tout simplement pour les familles venues profiter des magnifiques paysages des montagnes catalanes. Difficile de résister au plaisir de vous parler des nombreuses sources d'eau chaude, qui sont un décontractant naturel après un journée de ski. Alors bienvenue dans ce département béni par les dieux, inondé par le soleil où la nature y est préservée, car vous êtes au coeur d'une réserve naturelle.

Sports à sensation
Sports d'eaux-vives

Le Languedoc-Roussillon a l'avantage d'offrir en guise de terrain de jeu des sites aux proportions humaines  : gorges de l'Aude, de l'Orb, de l'Hérault, de la Cèze, du Tarn et du Lot pour le canoë-kayak, torrents pyrénéens, haute vallée de l'Aude pour le rafting et les sports d'eaux vives, lacs de Naussac, Villefort, Salagou, Avène, Raviège, Vinca... pour la voile et la planche à voile.

On peut aussi tester le fly surf ou kite surf, cette discipline de glisse qui se pratique sur l'eau, une planche de surf au pied et un cerf-volant entre les mains. Certaines stations (en particulier celles du littoral audois) ont su tirer parti de cette pratique qui élimine le frein à la pratique du surf (l'absence de rouleaux en Méditerranée) et utilise au mieux une des composantes du climat local, le vent.

Bien-être et remise en forme
Thermalisme

Par son contexte géologique, à cheval sur deux massifs montagneux et traversé par de nombreuses failles, le Languedoc-Roussillon est marqué par une présence importante de résurgences d'eaux souterraines. Les Romains, très friands de bains tant pour le plaisir que pour la santé, ne s'y étaient pas trompés et, dès l'Antiquité aménageaient des thermes, points de naissance de nombreuses stations actuelles. 13 stations sont aujourd'hui en activité, couvrant un large éventail d'affections et s'ouvrant de plus en plus au secteur de la remise en forme.

La Chaldette, en Lozère, bénéficie des eaux volcaniques de l'Aubrac. Après une longue éclipse, elle vient de renaître par la volonté du Conseil général qui a fait appel à Jean-Michel Wilmotte pour imaginer l'établissement thermal. Vous y viendrez pour soigner vos problèmes digestifs ou respiratoires, mais surtout pour y prendre un bon bol d'air, dans un environnement protégé et dans un cadre moderne parfaitement intégré au paysage.

Bagnols-les-Bains était connue des Romains et a connu son heure de gloire au XVIIe puis au XIXe siècle. Réhabilitée, la petite station lozérienne, spécialisée dans la rhumatologie et la pneumologie, bénéficie d'un excellent équipement d'hôtellerie et de restauration. Après les séances de remise en forme, les massifs environnant sont propices à de belles randonnées.

Les Fumades est la seule station gardoise encore en activité. Avec ses campings et hôtels, son casino, elle est devenue un centre touristique animé du nord du département du Gard. Outre les soins des maladies respiratoires ou de la peau, sa situation permet de partir à la découverte des Cévennes ou de l'arrière-pays nîmois. Quelques vestiges romains et des villas début XXe siècle témoignent de sa grandeur passée.

Balaruc-les-Bains, dans l'Hérault, est avec plus de 35 000 curistes la première station thermale de la région et la troisième française. Si les Romains utilisaient déjà ses eaux pour soigner leurs rhumatismes, la période de gloire débute au XVIIIe siècle avec la construction d'un bâtiment thermal dont subsiste le pavillon "  Sévigné  " qui abrite aujourd'hui l'office de tourisme.

Le succès des cures provient de l'originalité du traitement  : l'eau d'une source surgissant dans l'étang de Thau est captée en profondeur et mélangée avec des limons provenant des bords du même étang. La boue ainsi obtenue, riche en oligo-éléments, est appliquée, après stérilisation, sur les patients.

Avène, dans le haut pays héraultais, faillit disparaître au début des années 80. Cependant, les propriétés de ses eaux, connues depuis toujours pour le traitement des maladies de la peau, attirèrent l'attention des laboratoires Pierre Fabre, spécialisés dans la dermo-cosmétique. Avec l'aide du conseil général, usine de fabrication, nouvel établissement thermal, hôtel surgirent de terre et depuis, les produits à base d'eau d'Avène soignent des épidermes dans le monde entier et particulièrement au Japon.

Lamalou-les-Bains semble sortir tout droit d'une affiche vantant le thermalisme à la fin du XIXe siècle. Tout y est  : les parcs ombragés aux arbres séculaires, les belles avenues bordées de villas cossues, les pavillons à musique, le casino très chic (malgré la clientèle nouvelle des machines à sous) et le théâtre d'où s'échappent en été des airs d'opérette. Cette petite station héraultaise spécialisée dans la rééducation fonctionnelle est la seule dans la région qui ait su conserver le charme d'antan.

Alet-les-Bains, dans l'Aude, était fréquentée par les Romains, mais c'est l'installation d'un évêché au XIIe siècle qui la fit entrer dans l'histoire. Aujourd'hui encore, les restes de son imposante cathédrale, détruite lors des guerres de religion, conservent fière allure. La petite station, dont les eaux sont aussi commercialisées en bouteille, soigne les troubles métaboliques et les problèmes digestifs.

Rennes-les-Bains était fréquentée dès le Ier siècle avant J.-C. et les Romains venaient soigner leurs rhumatismes dans ses eaux chaudes très riches en minéraux et légèrement radioactives. Aujourd'hui, la petite station audoise, au coeur des Corbières est un lieu de vacances agréable, point de départ de nombreuses excursions et randonnées.

Le Boulou, au pied des Pyrénées, marque depuis toujours le passage entre la France et l'Espagne. Carthaginois, Romains, Wisigoths, Arabes, Espagnols... toutes les armées sont passées par ici et y prirent les eaux. Les thermes sont à l'écart en bordure d'une forêt de chênes verts. Leurs eaux, froides et gazeuses, fortement minéralisées ont des vertus thérapeutiques dans le traitement des affections digestives et des problèmes cardio-artériels.

Amélie-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales, possède des eaux sulfurées sodiques connues depuis la nuit des temps puisque des pierres gravées montrent l'ancienneté de l'occupation du site. Les Romains, qui ne faisaient rien à moitié pour leurs plaisirs, construisirent des thermes somptueux et les "  bains d'Arles  " furent fréquentés jusqu'au milieu du XIXe siècle, époque où ils attirèrent l'intérêt de la femme du roi Louis-Philippe, qui s'appelait Amélie... On comprend aisément la suite. Aujourd'hui, c'est une station thermale (rhumatologie et affections respiratoires) très animée en toute saison avec près de 30 000 curistes et parfaitement équipée en hôtels, résidences de séjour, campings, cinéma et casino, agrémentée d'une excellente table.

Molitg-les-Bains, installée dans une gorge pittoresque à proximité de Prades, est une petite station roussillonnaise réputée dans le traitement des maladies de la peau et des problèmes respiratoires. Son site très ensoleillé où s'épanouit une flore très diversifiée en fait un lieu de séjour très agréable pour ceux qui recherchent calme et sérénité.

La-Preste-les-Bains (traitement des infections urinaires à partir d'une eau qui jaillit à 44 °C) est située à proximité de Prats-de-Mollo, au fin fond de la vallée du Tech. Il faut emprunter une jolie route, dite Route Impériale, car sa construction est due au souhait de Napoléon III, pour accéder à un magnifique cirque de montagnes.

Vernet-les-Bains connut son heure de gloire avant la Première Guerre mondiale. Les personnalités européennes venaient soigner leurs affections respiratoires et leurs rhumatismes dans "  le Paradis des Pyrénées  ". C'est aujourd'hui une station encore prisée avec de nombreux hébergements et surtout un riche environnement touristique tant naturel (pic du Canigou) que culturel (Villefranche-de-Conflent, abbayes de Saint-Michel-de-Cuxa et Saint-Martin-du-Canigou). Les sources chaudes sont redevenues à la mode et des bains en plein air ont ouvert leurs portes aux skieurs et promeneurs du Conflent et de la Cerdagne qui viennent se détendre dans leurs eaux chaudes et enrichies en minéraux comme à Dorres, Saint-Thomas ou Llo.

Des centres de thalassothérapie, depuis la Camargue jusqu'à la côte catalane, permettent d'allier les bienfaits du soleil aux propriétés thérapeutiques de l'eau de mer, des algues et des boues marines. Tous les centres (Le Grau-du-Roi-Port-Camargue, La Grande-Motte, Cap-d'Agde, Le Barcarès, Canet-en-Roussillon, Argelès-sur-Mer, Banyuls-sur-Mer) sont parfaitement équipés pour les soins (piscine d'eau de mer, bains bouillonnants, douches à jets...) mais aussi en hébergement et restauration de qualité.

Balnéothérapie – SPA
Sanitas Per Aqua

La santé par l'eau... Nous avons hérité de l'Antiquité le goût du thermalisme. Des Grecs d'abord, et de leur exigence concernant l'hygiène corporelle, le terme même d'hygiène venant, rappelons-le, d'Hygie, déesse de la santé, de la propreté et de l'hygiène ; mais aussi des Romains et de leur génie en matière d'architecture, réalisant des prouesses dans la conception des thermes. Avec eux, le thermalisme va se répandre en Gaule, avant de connaître une période de déclin durant le haut Moyen Age, suite aux Invasions barbares. Cependant, l'hygiène restait importante à la période médiévale et de nombreuses villes bénéficiaient d'étuves publiques, au grand dam de l'Eglise catholique qui déplorait et condamnait les débordements qu'y déroulaient. Avec la Renaissance, sensible à l'Antiquité, le thermalisme va connaître un nouvel essor. Ainsi, Henri IV crée en 1605 la Surintendance générale des bains et des fontaines du royaume et les stations thermales vont être réaménagées et restaurées pendant les XVIIe et XVIIIe siècles. Elles sont alors plus contrôlées par le pouvoir central qui souhaite notamment développer et améliorer le commerce des eaux minérales. Avec la révolution française, le thermalisme souhaite atteindre une dimension sociale qui doit permettre aux plus pauvres de pouvoir bénéficier de soins. Il occupe d'ailleurs en ce XVIIIe siècle une place très importante dans la médecine qui se réfère alors aux écrits anciens d'Hyppocrate ou encore de Galien. Mais c'est véritablement au XIXe siècle, pendant le Second Empire, que le thermalisme va connaître son âge d'or : l'apparition du chemin de fer, l'attrait de la montagne, les débuts du tourisme et la volonté impériale vont permettre au thermalisme de se développer durablement. Parallèlement, les villes d'eau vont se doter de structures plus liées au tourisme naissant : hébergements, établissements de jeux, hippodromes, et autres lieux de distractions, culturelles ou ludiques, les stations thermales sont alors de véritables espaces de villégiature destinés aux curistes issus des classes aisées, bien que déjà, le thermalisme tende à se démocratiser.

D'une station à l'autre, la sociologie de la clientèle varie et se diversifie au fil des ans. D'abord accessibles à la grande bourgeoisie, les cures vont progressivement être accessibles également aux professions libérales, ainsi qu'aux salariés et aux fonctionnaires de l'Etat. A partir des années 1950, le thermalisme est reconnu officiellement comme une thérapeutique ce qui permet la prise en charge des soins par l'assurance maladie.

Aujourd'hui, la France se positionne au troisième rang en Europe avec 108 stations thermales.

 

En Languedoc-Roussillon, une vingtaine de stations thermales et centres de thalassothérapie accueillent les curistes :

Aude : Rennes-Les-Bains

Gard : Allègre-Les-Fumades et le Grau-du-Roi

Hérault : Avène, Ballaruc-Les-Bains, La Grande-Motte, et Lamalou-Les-Bains

Lozère : Brion et Bagnols-Les-Bains

Pyrénées-Orientales : Amélie-Les-Bains-Palalda, Banyuls-sur-Mer, Canet-en-Roussillon, La Preste, Le Boulou, Llo, Molitg-Les-Bains, Port-Barcarès, Saint-Cyprien et Vernet-Les-Bains.

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