Guide du Var : Patrimoine et traditions

Patrimoine culturel
Littérature

De tous les écrivains qui ont vécu ou séjourné dans le Var, aucun n'a résisté à l'impérieuse nécessité d'exprimer son enthousiasme, comme la plus humble des cigales qui frotte instinctivement ses élytres, ivre de soleil...

Pline le Jeune, Pétrarque, le marquis de Sade, ont décrit la région et ses habitants.

Colette - 1873-1954 -, venue de son village de Bourgogne, achète, en août 1926, une maison à Saint-Tropez, qu'elle baptise " La Treille Muscate ", séduite, elle aussi par la lumière exceptionnelle de ce coin de Provence.

Jules Michelet - 1798-1874 -, austère historien, effectue un long séjour à Hyères et laisse courir sa plume avec des accents d'un romantisme exacerbé.

Paul Morand - 1888-1976 -, voyageur infatigable, était un habitué de la presqu'île de Giens et des îles d'Or. Il a écrit des pages émouvantes dans Méditerranée, mer des surprises.

Saint-John Perse - 1887-1975 -, de son vrai nom Alexis Léger, poète et diplomate, fréquemment retiré dans sa maison de la presqu'île de Giens, nous a laissé des pages splendides où il donne libre cours à son romantisme.

Georges Simenon - 1903-1989 - a situé l'intrigue de Mon ami Maigret à Porquerolles et vint séjourner sur place pour s'imprégner du décor.

Faute de pouvoir les citer tous, il importe de mentionner encore George Sand, Paul Arène, Alphonse Daudet, Henry Bordeaux, Guy de Maupassant, Jean Aicart, Victor Hugo, Emile Zola, Frédéric Mistral et plus près de nous, Henri Bosco, Jean Giono, Marcel Pagnol, sans compter d'autres écrivains régionalistes de moindre renommée, mais d'égale sensibilité et de talent comparable.

Peinture

Aucun peintre n'a pu rester insensible devant la lumière des paysages du Midi et la splendeur des côtes varoises. Pierre Foncin a tout dit en une seule phrase, qui résume cette incontournable fascination : " Le contraste est saisissant entre la flamme des porphyres, l'azur de la mer et du ciel, et, d'un côté, le profil noir des Maures, tandis que de l'autre, la ligne argentée des Alpes étincelle à l'horizon ".

Claude-Joseph Vernet - 1714-1789 -, pour honorer une commande de Louis XIV, a réalisé une représentation grandiose du port et de la rade de Toulon.

Vincent Courdouan - 1810-1893 - a peint des paysages romantiques, dont La petite rade de Toulon, qui a servi de modèle à plusieurs générations de peintres, ses disciples.

Raoul Dufy - 1877-1953 -, avec Les trois marins à Toulon, affirme sa conception révolutionnaire de la peinture, où la couleur déborde largement le trait du dessin.

Vincent Van Gogh - 1853-1891 -, après avoir séjourné longtemps à Arles, a sillonné la côte varoise, qui lui a révélé une nouvelle forme de lumière et d'intensité de la couleur.

Saint-Tropez désigne aujourd'hui, plus qu'un simple courant pictural, une véritable école dont le chef de file fut Paul Signac - 1869-1935 -, par sa théorie du pointillisme selon laquelle " la touche pointillée isole les vibrations de la lumière et restitue une impression presque magique de la vie ".

Picabia - 1878-1953 -, Kisling - 1891-1953 -, installé à Sanary, et qui nous a laissés de nombreux paysages de plages qui semblent se dérouler jusqu'à l'infini.

André Derain - 1880-1954 -, après des débuts retentissants au côté des fauvistes, évoluera vers un retour à une vision plus classique des paysages méditerranéens, un paroxysme de la couleur sous la lumière crue du Midi.

Cinéma

Les sites et les paysages du Var ont inspiré de nombreux cinéastes qui sont venus planter leur caméra dans les collines de l'arrière-pays ou sur la côte... Tout a commencé avec les frères Lumière qui y ont tourné leur premier film L'arrivée du train en gare de La Ciotat - 1898.

Marcel Pagnol - 1895-1974 - avec le Toulonnais Raimu, son acteur fétiche, a tourné La Femme du boulanger dans le vieux village du Castellet. Ses ouvrages Jean de Florette, Manon des Sources et Le Château de ma Mère, adaptés au cinéma sous les titres éponymes, ont été tournés entre Plan-d'Aups-Sainte-Baume (pour les deux premiers), et Vidauban (pour le troisième).

Fernandel a tourné ses premiers grands succès Angèle et La Fille du puisatier dans les collines du Var.

Pépé le Moko, le film qui a lancé Jean Gabin dans les années trente, nous raconte une histoire qui se passe dans les petites ruelles du vieux Toulon.

Escapade, une aventure de Laurel et Hardy a été tournée sur la plage d'Agay.

Roger Vadim a lancé son épouse Brigitte Bardot, en 1956, avec Et Dieu créa la femme, film considéré comme sulfureux à l'époque, qui décrivait assez bien la faune estivale de Saint-Tropez et Ramatuelle, et dont le succès a largement dépassé sa valeur cinématographique propre.

Louis de Funès a immortalisé le port de Saint-Tropez avec la série des " Gendarmes " où s'illustrèrent également Claude Gensac, sa femme, Geneviève Grad, sa fille, Michel Galabru, son adjudant-chef, Christian Marin, Jean Lefèvre, Grosso et Modo, ses gendarmes.

Le célèbre film La Piscine, qui réunit dans une distribution prestigieuse Romy Schneider, Alain Delon et Maurice Ronet, a été tourné à quelques encablures de Saint-Tropez.

Nombreuses sont les séries télévisées qui ont pris pour cadre la colline du Faron, les vieux villages perchés, les forêts des Maures où la presqu'île de Saint-Tropez. Près de 140 tournages par an (cinéma, films de télévision, films publicitaires, clips vidéo) sont réalisés dans le département du Var.

Patrimoine architectural
Villes et villages

La richesse de son histoire a semé dans le Var des styles d'habitat très divers :

Dans le haut du département, les villages anciennement fortifiés, à vocation pastorale et rurale, offrent aujourd'hui à l'émerveillement du touriste leurs ruelles étroites, leurs placettes ombragées de platanes, leurs passages souvent secrets sous les maisons, leurs vestiges médiévaux de châteaux forts et de remparts, leurs façades aux fenêtres étroites autant pour se protéger du froid en hiver que des visites indésirables,

Le moyen-pays comporte de multiples bastides ou grosses fermes parsemées dans la campagne, des abbayes comme Le Thoronet, toutes construites selon le même plan cistercien, toujours nichées dans des vallées reculées à l'écart des grands axes de circulation, des villages qui font figure de bourgs paisibles en Dracénie ou dans le pays de Fayence,

Le littoral a subi, surtout depuis 1945, une urbanisation intense qui n'est pas toujours du meilleur goût - relativisons toutefois : nous sommes loin de la " bétonisation " à outrance des premières stations balnéaires d'Occitanie. D'anciens petits ports de pêche comme Sanary, Bandol ou Six-Fours-les-Plages ont résolument misé leur développement sur le tourisme, la navigation de plaisance, les sports et jeux nautiques, tandis que des quartiers comme Saint-Aygulf ou Les Issambres ont connu, à partir des années cinquante, une expansion fulgurante. Depuis 1986 heureusement, la loi littoral veille à la protection et à la mise en valeur de la zone côtière : les constructions sont depuis règlementées, si bien que le Var jouit encore de nombreux espaces sauvages et sauvegardés.

La ville de Toulon, enserrée entre la mer, le mont Faron et les gorges d'Ollioules - qui ont freiné son expansion vers l'ouest par des reliefs très accentués dès la sortie du quartier du Pont-du-Las -, a trouvé un débouché naturel à l'est, après Saint-Jean-du-Var et La Valette, dans une grande plaine propice à l'implantation de zones industrielles et de centres commerciaux, et à une urbanisation périphérique importante. Depuis 2015-2016, plusieurs rues et places de son coeur de ville sont en pleine restructuration et le centre ancien a été en grande partie réhabilité. Il poursuit sa mue avec de grands projets de restauration en cours comme la réhabilitation des anciennes halles municipales qui devraient accueillir d'ici fin 2020 des métiers de bouche.

La ville de Hyères a connu une belle métamorphose de son centre ancien également ces dernières années avec de nombreux travaux de restauration : création d'une promenade des arts avec de nombreux ateliers d'artisans ou d'artistes établis au rez-de-chaussée d'immeubles anciens, réfection de plusieurs rues du centre médiéval, reconstruction de la place principale de la ville inaugurée pendant l'été 2019, promenade de bord de mer entre le port de Hyères et le village de l'Ayguade inaugurée durant l'été 2019 également, construction en cours d'un musée des cultures et du paysage dans l'ancienne banque de France en centre-ville...

Les campaniles. De nombreux villages du Var possèdent un campanile, cage de fer forgé qui termine et coiffe le clocher des églises. Leur origine est très ancienne. Au Moyen Age, les villages étaient construits principalement en bois. Leurs remparts étaient dotés de tours de guet, au sommet desquelles se trouvaient des cloches - campana, en latin - permettant de donner l'alerte. Plus tard, les tours, construites en pierre, furent dotées de grandes horloges frontales visibles de loin. Les cloches situées à la partie supérieure, reliées au mécanisme d'horlogerie, sonnaient les heures qui rythmaient la vie sociale. De nombreux clochers adoptèrent la " cage à vent " qui avait en outre le mérite de permettre aux vents violents - mistral, tramontane - de traverser la structure sans décoiffer le clocher de sa toiture. Dans le Var, on compte plus de cent campaniles de ferronnerie. Chaque campanile est constitué de deux parties, une embase et un couronnement. L'embase présente une forme géométrique, cylindre, cube, hexagone ou polyèdre. Le couronnement est une flèche, ou une coupole hémisphérique, ou une pyramide, ou un dôme. Certains campaniles arborent la forme d'un kiosque. Les campaniles sont tous différents. L'imagination de chaque artiste les a dotés de volutes, de palmettes, de fleurs, de feuilles d'acanthe, de flammes et de croisillons, qui en font de véritables oeuvres d'art. La plupart des campaniles du Var datent du XVIIIe siècle. Dans chaque village que vous traverserez, n'oubliez pas de lever les yeux vers le sommet du clocher de l'église. Vous serez séduits par les formes gracieuses, subtiles et parfois naïves de ces grandes cages de fer.

Traditions et modes de vie
Les traditions vivantes

Deux phénomènes sont à l'origine de nombreuses traditions populaires collectives, encore perpétuées aujourd'hui. La douceur du climat fait que le méridional vit volontiers dehors, ce qui favorise les échanges et les fêtes d'extérieur, comparativement à d'autres contrées où l'habitant est confiné au coin du feu pendant de longs mois d'hiver, sous la neige. Par ailleurs, l'isolement des villages fortifiés du moyen et du haut pays, pendant des siècles d'insécurité, a créé un climat de solidarité en vase clos par lequel le village tout entier devient une grande famille dans laquelle chaque événement, naissance, mariage, mort, réussite des récoltes, départ ou retour des troupeaux transhumants, etc., devient l'affaire de toute la communauté.

Tout le monde se réunit sur la place pour célébrer les fêtes carillonnées et vivre ensemble les grandes dates de l'année. Dans les villages, ces traditions sont encore vivaces aujourd'hui.

Langue

Le provençal est une langue dérivée du latin vulgaire, que l'occupation romaine avait imposée à l'époque de l'implantation des vétérans de l'armée romaine à Fréjus, principal centre culturel sous l'empire des Césars. On retrouve de nombreuses souches linguistiques communes, renforcées par le voisinage de la langue italienne, elle-même directement inspirée du latin. Longtemps simple langue de communication orale, transmise de génération en génération à une époque où les populations vivaient très repliées sur elles-mêmes et où l'écriture était réservée à une élite intellectuelle, son expression écrite n'apparaît que tardivement, vers le XIe siècle, par la rédaction des premières chartes provençales. Jusqu'au règne de François Ier, la diffusion de la langue s'effectue principalement par les troubadours qui se déplacent de château en château et de village en village, colportant des récits et des chansons dont la verve comporte une bonne dose d'humour.

Le rattachement de la Provence au royaume de France en 1481 va se traduire par une forte poussée de la langue française, officialisée par l'édit de Villers-Cotterêts - 1539 - qui impose de " rédiger en langage maternel françoys et non autrement " les actes officiels. On constate que dès l'an 1520, le descriptif cadastral de Fréjus est rédigé en français.

La notoriété des grands écrivains classiques du XVIIe siècle va accélérer le déclin du provençal, qui tend à se limiter au parler des petites gens et à devenir l'apanage d'écrivains mineurs, tôt disparus.

Au XVIIe siècle, le parler provençal connaît lui aussi un net recul sous l'effet des grands auteurs du siècle des Lumières, des encyclopédistes, des fonctionnaires de l'administration qui rédigent exclusivement en français, signe d'ascension sociale, apanage de l'élite intellectuelle de la nation. La Révolution française va rapidement accentuer une forme de jacobinisme centralisateur et culturel, dépecer les anciennes provinces en départements, les coupant ainsi de leurs racines. Le brassage des populations, les guerres du Premier Empire, la démocratisation des transports par chemin de fer, l'enseignement ne tarderont pas à marginaliser les parlers régionaux.

Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour assister à une certaine forme de renaissance de ces langues régionales, en particulier du provençal, principalement sous l'influence de Frédéric Mistral - 1830-1914 -, père et créateur du mouvement Félibre qui codifie cette langue, lui donne une existence grammaticale cohérente par un système d'orthographe simplifié, des règles de base. Il fédère autour de lui un certain nombre d'écrivains régionaux. Mistral affirme que son action a pour but " premièrement, de relever, de raviver en Provence le sentiment de race, secondement de provoquer cette résurrection par la restauration de la langue naturelle et historique du pays, troisièmement de rendre la vogue au provençal par l'influx et la flamme de la divine poésie ". Aujourd'hui, quelques associations régionalistes - et en particulier l'association varoise pour l'enseignement du provençal - perpétuent la tradition. Plusieurs périodiques rédigés entièrement en provençal - Lou Liame, Lou Terraire -, ainsi que l'anthologie Lou librihoun de prouvençau de l'escoulan doù Var, régulièrement rééditée, entretiennent la flamme de cette langue.

Pour vous permettre d'apprécier les tonalités chantantes de cette langue, voici un court texte qu'il est souhaitable de lire à haute voix pour en mesurer toute la musicalité :

Per oun béou matiou, sian ana in virade sac su l'esquine et bastiouns a la man per drailles et caldes, aven fa coumé leï cabrious, per arriba su la creste, et aqui touti sé soun més a brama " Quès béou lou païs dé Prouvenço ! " Es pas béou, çé qu'es béou, maï es béou çé qu'agrado ! "

Voici maintenant la traduction : " Par un beau matin, nous sommes partis en randonnée sac au dos et bâtons en main, par monts et par vaux, nous avons fait comme les cabris pour arriver au sommet où tout le monde s'est écrié : " Qu'il est beau, le pays de Provence ! ". N'est pas beau ce qui est beau, mais est beau ce qui me plaît ! "

Artisanat

Les carrelages de Salernes. Le Var a toujours été " le pays de la terre cuite " et les premières poteries ont fait leur apparition au temps du néolithique, il y a 8 000 ans. Longtemps modelées à la main à partir d'un boudin d'argile, elles ont été ensuite façonnées sur un tour, introduit par la colonisation romaine, une plate-forme en bois actionnée par une transmission rudimentaire actionnée au pied. Salernes mérite aujourd'hui le titre de " capitale du carrelage ". Construite sur une immense marne argileuse, la ville trouve sur place la matière première nécessaire à son industrie. Depuis la simple tomette hexagonale rouge qui équipe les sols de la plupart des maisons du Midi jusqu'aux carrelages les plus sophistiqués, mosaïques et guirlandes, paysages et festons, les artistes donnent libre cours à leur inspiration. Les carrelages de Salernes, célèbres dans le monde entier, s'exportent dans les cinq parties du monde.

La faïencerie de Varages. Le village de Varages est implanté sur un gisement important d'argile à poterie. Depuis le XVIIe siècle, se perpétue ainsi la production de faïence. Certains artisans d'aujourd'hui apportent des styles différents avec des motifs plus contemporains ; d'autres au contraire, s'attachent à conserver un style davantage traditionnel. Aujourd'hui, le village s'enorgueillit de trois ateliers de faïence, d'un musée des faïences, et d'une manufacture colorée très bien achalandée.

Les tapis de Cogolin. Tapis faits main, tapis de haute laine, ces ouvrages de fibres textiles ont fait la réputation de cette petite ville, où la manufacture, créée en 1924, perpétue la tradition des métiers d'art à la française. Elle imagine de nouveaux styles à partir de cartons originaux, mais développe également une activité de restauration de tapis anciens.

Les pipes de Cogolin. Les pipes de bruyère, travaillées dans les meilleures bruyères du massif des Maures, d'une remarquable finition, ont acquis une renommée mondiale.

Les instruments de musique. Toujours dans la région de Cogolin, les roseaux sont cultivés pour la fabrication des anches et des instruments de musique à vent.

Les tropéziennes. La mode des sandales à semelle et dessus cuir s'est installée à Saint-Tropez depuis les années... 1920 ! Aujourd'hui le succès perdure grâce à l'atelier Rondini qui continue à fabriquer des " sandales tropéziennes " et à K. Jacques qui conçoit des " spartiates tropéziennes ".

Les poteries de Saint-Zacharie. Ancienne capitale de la tuilerie et de la briquetterie, Saint-Zacharie produit encore, ainsi que sa voisine, Ollières, des poteries rustiques, des jarres d'extérieur et des carrelages.

Les santons du Val. L'origine de ces petites statuettes d'argile se perd dans la nuit des temps. Elles sont toujours très prisées des touristes, car elles contiennent un peu de l'âme de la Provence. On y retrouve les petits métiers de la pastorale que l'imagination populaire naïve plaçait dans la crèche tout autour de l'enfant Jésus, le berger chargé d'un agneau, le tambourinaire jouant du galoubet, le rémouleur, la lavandière, la fileuse avec son rouet, le meunier portant sur l'épaule un sac de farine, la vieille femme en fichu, un fagot sur le dos, le ravi, un valet un peu simplet qui sourit toujours sans très bien savoir pourquoi, Gigé, affublé de son bonnet de nuit à pompon, Roustido, le bastidan, tout un petit peuple villageois pris sur le vif et puisé dans la réalité quotidienne.

Les objets tournés et sculptés en bois d'olivier. Avec ses teintes dégradées de bois blond clair strié de veines sombres, le bois d'olivier est naturellement décoratif. De nombreux artisans et artistes de village, la gouge ou le polissoir à la main, tirent des troncs noueux de superbes objets usuels - pots, saladiers, manches, gobelets - ou décoratifs - statuettes, bibelots.

Musique – Danses

La musique provençale est exécutée par les tambourinaires qui jouent simultanément du tambour et du galoubet - ou flûtet -, petite flûte au son aigrelet, parfois de la musette, instrument de musique à air assez proche de la cornemuse. Les couples dansent la gavotte, sorte de bourrée assez vive qui demande une grande agilité. Le costume provençal est assez élégant. Les hommes portent un gilet souvent brodé - la taiolo-, une large ceinture le plus souvent de flanelle rouge, un chapeau de feutre noir et un pantalon très ajusté. Les femmes quant à elles, portent une coiffe de cotonnade ou de percale que recouvre un large chapeau de paille, un corsage surmonté d'un fichu jeté sur les épaules, et une ample jupe protégée par un large tablier qui descend jusqu'aux chevilles.

Sports et jeux traditionnels

Le Var compte trois des huit jeux répertoriés en PACA inscrits au patrimoine culturel immatériel (PCI) de l'UNESCO : la paume artignoscaise, la pétanque et les joutes provençales.

La paume artignoscaise. Originaire d'Artignosc-sur-Verdon, elle est issue du jeu de paume et de la pelote basque, et s'apparente d'ailleurs à cette dernière, jouée à mains nues.

La pétanque. Elle est devenue le sport national du Midi. Venue du fond des âges, inspirée des jeux de boules déjà en vigueur au temps des Grecs et des Romains, elle obéit aujourd'hui à des règles strictes. Autrefois boules de buis cloutées par les " ferreuses " du village d'Aiguines, les boules sont aujourd'hui en métal intégral, faites de deux demi-sphères soudées, parfaitement équilibrées pour assurer un comportement balistique satisfaisant. La place des Lices, à Saint-Tropez, devient en été un haut lieu de la pétanque, où toutes les célébrités du show-biz s'adonnent à des compétitions acharnées. C'est un sport idéal pour sa convivialité. Une variante, inventée depuis peu, met à l'honneur des boules carrées. La raison invoquée, et qui n'est pas tout à fait dépourvue de bon sens, est que leur cubicité permet de jouer dans les petites rues très pentues des villages, là où les boules sphériques ne manqueraient pas de rouler sans fin jusqu'au fond de la vallée.

Les joutes nautiques. Il s'agit là encore d'une très ancienne tradition - sans doute importée d'Italie, peut-être de Venise - pratiquée surtout dans les ports du littoral, Sanary, Saint-Mandrier, Port-Fréjus, Saint-Raphaël, Agay. Les barques sont manoeuvrées chacune par six rameurs. Sur la plate-forme avant surélevée de chacune d'elles, la tintaine, un jouteur armé d'une longue perche de bois s'efforce de faire tomber à l'eau son adversaire. La foule, massée sur les rives, pousse de grands cris pour encourager ses champions. Le vainqueur est ensuite porté en triomphe, pendant que le vaincu sort piteusement de l'eau pour se sécher.

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