Guide de la Drôme : Nature

Champ de lavande
Champ de lavande

Splendeurs des gorges de l'Ardèche, sucs élégants et roches balsamiques, forêts sauvages et vergers, mais aussi, côté Drôme, cours d'eau joyeux sautillant dans les rocailles, plaine alanguie et garrigue odorante, oliveraie et vignoble, la nature et les cultures nous offrent ses beaux paysages que l'on découvre à pied, à cheval, en canoë, révélant leurs facettes changeantes aux quatre saisons. Pays de montagnes et de torrents, de vallées embaumant le thym et la lavande, les départements de l'Ardèche et de la Drôme ne manquent pas d'atouts. Mais si leurs richesses sont nombreuses, les plus beaux joyaux sont certainement au sein de leur nature préservée.

Géographie

Accolés l'un à l'autre sur toute leur longueur, de part et d'autre du fleuve Rhône, la Drôme à l'est, l'Ardèche à l'ouest, ces deux départements ont des similitudes, des affinités et des imbrications, au point que certaines communes ardéchoises aux frontières de la montagne , comme Désaignes et Lamastre,  sont aujourd'hui assimilées à la région touristique valentinoise. Les grandes lignes géographiques de ce territoire s'articulent autour d'un fleuve puissant, de quelques plaines alluvionnaires de part et d'autre, des coteaux où pousse la vigne, et de reliefs montagneux creusés par l'érosion des nombreuses rivières qui en descendent, rendant difficile leur accès surtout en Ardèche. Les petites routes sinueuses ardéchoises, la magnifique route des gorges de l'Ardèche, tout comme les routes pittoresques des gorges du Vercors, permettent de relier les villes et les villages en se jouant des obstacles géographiques et sont à elles seules des attractions touristiques.

Naissance de la vallée du Rhône

200 millions d'années avant notre ère, le plissement hercynien érige de hautes montagnes granitiques  : le Massif central. Durant l'ère secondaire, ce massif va lentement s'éroder et même s'affaisser dans son axe nord-sud donnant naissance au couloir rhodanien. Mais de l'autre côté, les Alpes surgissent à leur tour et le Massif central, constitué d'une roche trop dure pour se plisser également, se fissure en donnant naissance aux célèbres volcans aujourd'hui éteints. Les glaciers qui descendaient jusqu'à Lyon et Valence se retirent alors pour laisser quelques empreintes comme les collines du Dauphiné. Pris entre les hauts sommets des Alpes et les volcans du Massif central, le Rhône, qui charrie les matériaux arrachés aux jeunes montagnes, trace sa route à travers des défilés jusqu'à la plaine, en créant des terrasses alluvionnaires. Sur les deux rives du Rhône, des régions géologiques apparaissent, régions qui deviendront des territoires à part entière que nous vous présentons du nord au sud.

Le Vivarais : c'est la partie ouest, rive droite du fleuve qui le longe sur toute sa longueur - territoire qui correspond au département de l'Ardèche. On retrouve ici le rebord est du Massif central caractérisé par l'activité volcanique des monts du Velay et l'érosion. Le Bas-Vivarais est constitué de plateaux calcaires où l'eau a pu creuser de profondes vallées en gorges donnant cette merveille de la nature que sont les gorges de l'Ardèche.

Le Dauphiné : c'est la partie est, rive gauche du fleuve qui a subi l'influence des Alpes, une succession de collines, de plateaux et de plaines qui se sont formés sous la contrainte gigantesque de la poussée des Alpes.

De la plaine de Valence au Tricastin : cette région, qui s'étend jusqu'aux Préalpes et au Vercors , annonce la Provence avec ses terrasses alluviales où se succèdent vergers, oliviers et vignobles.

Climat

Températures moyennes : à vol d'oiseau, à peine 140 km séparent le nord du sud de la région Drome-Ardèche. Mais nord et sud drômardéchois sont soumis à des climats bien différents. Le Dauphiné et le Vivarais sont placés sous l'influence montagnarde, alors que l'Ardèche du sud et la Drôme provençale jouissent déjà d'un climat méditerranéen. Dès Valence, on sent déjà la différence : douceur des températures, végétation de type méditerranéen... Les familiers de la région vous parleront du fameux défilé de Donzère - au sud de Montélimar - qui marque nettement la différence de climat entre le nord et un sud plus clément. En outre, le pays est soumis à une amplitude importante entre les saisons. Exemple : en Drôme nord, moyenne de 4 °C en janvier, 22 °C en juillet...

Ensoleillement : l'ensoleillement de la vallée du Rhône est réputé, mais là aussi on fait la différence entre le nord et le sud. Le soleil brille 2 100 heures au nord de la région, alors qu'il atteint déjà 2 570 heures à Montélimar  ! Les hivers sont rigoureux dans la montagne ardéchoise, dans le Haut-Diois ou sur le plateau du Vercors, mais bien plus doux lorsqu'on descend dans la plaine et surtout vers le sud. Toutefois, depuis quelques années, on assiste à des épisodes neigeux jusqu'à Montélimar . On a vu l'autoroute A7 paralysée à plusieurs reprises !

Précipitations : il faut signaler les violents orages de la fin de l'été, responsables de crus et d'inondations, surtout en Ardèche.

Vent : la vallée du Rhône ne serait pas ce qu'elle est sans le mistral. De tous les vents provençaux c'est le plus connu et le plus redouté. D'ailleurs, mistral signifie le " maître " en provençal. Ce vent descend du nord-ouest, notamment du Massif central, et s'engouffre dans la vallée du Rhône. Ses rafales violentes peuvent durer plusieurs jours et s'arrêtent aussi brusquement qu'elles sont apparues. Le mistral chasse les nuages, fait chuter la température et assèche le sol. Ce fléau de la vallée est rendu responsable tant de la grippe que... des disputes conjugales. C'est le vent qui rend fou. Autre vent célèbre dans la région, la burle qui souffle sur la montagne ardéchoise, région aux fort contrastes. Cette Ardèche typée avec ses lacs, ses forêts et ses villages perdus au bout du monde et sauvage comme la burle, ce vent glacé qui vous givre les os, soulève la neige et paralyse le pays. Un vent plus modeste souffle à Nyons : le pontias qui glace en hiver, mais que l'on apprécie en été. Sachez que le pontias, qui a ses mystères et ses légendes, souffle de 10h du soir à 10h du matin.

Toutefois, comme ailleurs, le territoire est soumis au changement climatique et des épisodes hors normes sont de plus en plus souvent enregistrés.

Relief

Cours d'eau et vallées : outre le fleuve Rhône, la Drôme et l'Ardèche sont les deux principaux cours d'eau, s'ajoutent deux vallées, celle du Rhône et celle de la Drôme, et des gorges, celle de l'Ardèche.

Plateaux : une partie du plateau du Vercors est situé dans la Drôme.

Plaines : dans la plaine du Rhône, côté Ardèche et côté Drôme, se concentre une partie significative de l'activité industrielle et des cultures arboricoles et des vignobles.

Sommets et cols : l'Ardèche culmine au sommet du mont Mézenc (1 753 m) et la Drôme au sommet du Rocher rond (2 456 m) situé dans le massif du Dévoluy.

Volcans : les sucs et les jeunes volcans d'Ardèche s'observent des Cévennes vivaroises jusqu'à la montagne ardéchoise en remontant les vallées de l'Ardèche et de ces nombreux affluents.

Grottes et gouffres : l'Ardèche en abrite quelques célèbres dont la grotte de Saint-Marcel-d'Ardèche et surtout l'aven d'Orgnac, mais la vedette reste la grotte Chauvet-Pont d'Arc qui postule pour être classée au Patrimoine mondial par l'Unesco. Dans la Drôme, on parle surtout de la grotte de La Luire (Saint-Agnan-en-Vercors) et de la grotte préhistorique de Thaïs (Saint-Nazaire-en-Royans).

Géologie : la Drôme abrite des sites remarquable que viennent observer les étudiants en géologie, notamment la grande faille de Saillans, la Charce (La Motte-Chalancon) où l'on observe des couches marno-calcaires presque verticales qui marquent le passage entre deux étages géologiques : le Valanginien et le Hauterivien. La richesse en fossiles de ce site et beaucoup d'autres particularités ont poussé les scientifiques à le choisir comme référence mondiale (stratotype) pour la transition entre ces deux étages.

Forêts et bois : la Drôme et l'Ardèche sont deux départements particulièrement boisés, surtout l'Ardèche qui reste l'un des départements les plus boisés de France avec 45 % de son territoire couvert de forêts déployées sur 220 000 ha dont 200 000 ha en propriétés privées.

Lacs : les plus beaux et les plus grands sont en Ardèche, dont le lac d'Issarlès, lac de Devesset, lac du Coucouron, lac de Saint-Martial, mais on peut aussi citer, dans la Drôme, le lac de Champos près de Valence, le lac de Bouvante ou encore le petit lac de montagne de La Motte-Chalancon.

Faune et flore

La Drôme et l'Ardèche abritent différents biotopes et une grande biodiversité. Parcs et réserves protègent une faune et une flore précieuses. Et de nombreuses zones rurales ou montagnardes peu urbanisées permettent de profiter d'un environnement où la nature garde tous ses droits. Zones humides, forêts, milieux montagnards, plaines et vallées développent encore une nature sauvage et préservée que l'on partage dans le cadre d'un tourisme doux, de sentiers de randonnées pédestres en descente en canoë, de circuits à VTT en randonnées équestres. Et puisqu'il s'agit d'apprécier la nature c'est aux quatre saisons qu'il convient d'en jouir.

Faune

Drôme et Ardèche permettent d'observer de très nombreuses espèces animales sauvages. Les ornithologues en particulier et les naturalistes en général trouvent ici un terrain d'études privilégié qu'il s'agisse des mammifères ou des insectes, des reptiles ou de l'avifaune. Les espèces montagnardes sont particulièrement bien représentées, notamment dans le Vercors. Alors que le loup est revenu naturellement, d'autres espèces ont fait l'objet de réintroduction : marmotte, bouquetin, vautour fauve. On peut aussi observer le castor dans le lit de la Drôme.

Mammifères

Le bouquetin. Cet hôte prestigieux des falaises a été réintroduit en 1989 et 1990 dans les escarpements du cirque d'Archiane, dans le Haut-Diois. Espèce emblématique des Alpes, ce rochassier aime les vires, les rocs et les lignes de crêtes. Pas besoin de haute montagne, le Vercors lui convient à merveille et il se sent à l'aise au point d'avoir colonisé une bonne partie du massif du Vercors. Les mâles, faciles à approcher, arborent des cornes arquées qui prennent des dimensions impressionnantes avec l'âge, alors que les femelles, plus farouches, ont des cornes qui s'apparentent à celles des chèvres, leurs cousines domestiques.

Le cerf. Plus de 500 individus présents en Drôme, dans le Vercors, les Baronnies, le Haut-Diois. Le cerf gagne peu à peu des territoires à la faveur de la reconstitution des forêts. Cet imposant mammifère devient carrément impressionnant entre la mi-septembre et la mi-octobre lors du brame. Au crépuscule, dans les forêts, résonne son long cri rauque chargé d'impressionner ses rivaux et... les femelles. C'est un spectacle qui draine beaucoup d'observateurs au risque d'un dérangement tant et si bien qu'il a fallu réglementer l'accès à certains sites comme Ambel.

Le sanglier. Le " noir " des chasseurs est l'objet de la plupart des convoitises cynégétiques des départements Drôme et Ardèche. S'il ne dédaigne pas les cultures, c'est un animal très discret dans son milieu naturel. Accusé de bien des maux, c'est un animal paradoxalement menacé aujourd'hui, malgré son abondance, du moins sous sa forme sauvage. En cause, des lâchers clandestins de sangliers, croisés avec des porcs domestiques qui ont eu lieu durant des années. On reproche à ces " cochons " les importants dégâts qu'ils causent aux cultures. Les viticulteurs comme les arboricuteurs doivent tendre des fils électriques bas autour des cultures à l'approche de la récolte pour repousser leurs attaques !

Oiseaux

Le vautour fauve a été réintroduit dans les falaises des Baronnies (à Remuzat en 1996) et plus récemment dans le Diois, où a également été réintroduit le gypaète barbu en 2009.

Poissons

Les torrents du Diois abritent la truite fario sauvage.

Flore
Lavande de la Drôme
Lavande de la Drôme

La vallée du Rhône est encadrée de montagnes, à l'ouest le Massif central et à l'est les Préalpes. La diversité des paysages se double d'une diversité de la flore.

Ainsi, dans la Drôme, on passe d'Annonay à Montélimar d'une végétation continentale à une végétation méditerranéenne. Dans la vallée du Rhône, l'homme a fortement marqué le paysage par ses cultures et ce de longue date puisque l'origine de la majorité des cultures pratiquées aujourd'hui remonte à l'époque romaine. A cette période furent introduits châtaigniers, noyers, cerisiers, pruniers, pêchers sans oublier la vigne qui est parmi les plus antiques. Deux cultures se complètent : l'une sèche, le blé et la vigne, et, plus au sud, l'olivier ; l'autre humide et irriguée avec les vergers. Quant aux espaces de nature préservée, ils s'articulent autour des zones humides - notamment des lônes des bords de Rhône - avec la flore spécifique des pelouses humides et des pelouses sèches (peupliers, graminées, orchidées...), des zones de montagne (flore alpine du Vercors protégé par le Parc naturel régional et du Haut-Diois) et au sud de la garrigue. Au sud, également les pinèdes, la lavande, les tilleuls et les plantes aromatiques.

En Ardèche, c'est en montagne que la flore est la plus diversifiée : bruyères, myrtilles, hêtres et châtaigniers... Là aussi, l'homme a minutieusement travaillé les paysages, notamment en créant des terrasses pour les cultures. Si les châtaigniers sont le symbole de l'Ardèche, des oliviers et des vignobles ont pris le pas et, bien entendu, comme dans la Drôme persiste la garrigue. Mais bien entendu, ce sont le parc des Monts d'Ardèche et la réserve des Gorges de l'Ardèche qui présentent la plus grande biodiversité : cades et genévriers, orchidées et graminées, pins de plusieurs espèces et feuillus variés, gentianes et chardons...

Parcs et réserves naturelles

Durant une quinzaine d'années, il n'y avait pas de jaloux : chacun des deux départements avait son parc naturel régional. C'est fini ! Depuis 2015, la Drôme abrite un deuxième parc (partagé avec les Hautes-Alpes) : le parc naturel régional des Baronnies provençales.

Le parc naturel régional des monts d'Ardèche. Il a été fondé en 2001. A l'initiative de ce parc : les castanéiculteurs - producteurs de châtaignes. Ceux-ci oeuvrèrent  dès 1992 pour créer un parc naturel afin de protéger un territoire riche et fragile sur les contreforts du Massif central, entre Mézenc, Gerbier-de-Jonc, Boutières, Tanargue, Haute et Basse Cévenne d'Ardèche. Le territoire du parc naturel régional s'étend sur près de 200 000 ha et 132 communes, entre l'altitude de 170 m à l'étage méditerranéen des Vans et le point culminant à 1 753 m à l'étage subalpin du mont Mézenc. Dans cet espace où l'homme valorise une nature sauvage, on restaure les terrasses des châtaigneraies, on remonte les murs de pierres sèches, certains s'investissent dans une polyculture traditionnelle. Avec plus de 4 000 km de sentiers de randonnée à parcourir et 17 maisons et musées thématiques, le parc attire les amateurs de sentiers pédestres. Vous avez le choix des chemins balisés (PR, GR, GR de Pays), à parcourir seul, topoguide en main, ou bien avec un professionnel de l'accompagnement partenaires du parc. Les gourmands peuvent aussi apprécier en connaissance de cause les saveurs du parc... Cinq productions emblématiques bénéficient de la marque " Produit du Parc " : le miel, les produits transformés à base de châtaignes, la myrtille, les eaux minérales et le vin issu du cépage ancien Chatus.

Le parc naturel régional du Vercors. Il fut parmi les premiers créés en France. Depuis 1970, il protège un massif montagneux remarquable partagé entre la Drôme et l'Isère. Le parc abrite la réserve naturelle des Hauts Plateaux du Vercors, la plus grande de France métropolitaine (17 000 ha), de même partagée entre Drôme et Isère. Ce grand espace sauvage est le royaume de la biodiversité abritant 60 espèces d'oiseaux d'intérêt patrimonial dont l'aigle royal, le vautour fauve, le tétras lyre, la mésange huppée ; 34 mammifères dont le bouquetin, le chamois, la marmotte et... le loup. S'ajoutent près de 600 espèces de fleurs dont les rares sabot de Vénus et tulipe sauvage.

Le parc naturel régional des Baronnies Provençales. Situé aux deux tiers dans la Drôme et pour un tiers en Hautes-Alpes, il couvre 86 communes et compte 30 000 habitants. C'est un territoire rural dont la moitié des communes a moins de 100 habitants. Au carrefour des influences alpines et méditerranéennes, il abrite une faune et une flore d'exception avec 10 sites Natura 2000, 5 espaces naturels sensibles et des espèces emblématiques telles que le sabot de Vénus, le chou sauvage, la loutre, l'écrevisse à pieds blancs... Un bel outil de dynamisation économique et touristique, pour sa protection et son développement durable.

Un Géopark pour les Monts d'Ardèche

Le parc des Monts d'Ardèche est un territoire d'une grande richesse géologique et à ce titre, il a rejoint la grande famille des 111 territoires d'exception reconnus sur les cinq continents ! C'est le 5e Géopark de France. Il rassemble à lui seul " 46 géosites "... Coupes volcaniques, paysages granitiques, sédimentaires, vestiges miniers ou encore viticulture sur les grès sont quelques facettes de la richesse du patrimoine géologique du parc. Tous les âges sont représentés depuis 300 millions d'années, peu de territoires possèdent une histoire et une diversité géologique aussi riche. Ces sites géologiques majeurs bénéficieront progressivement d'aménagements spécifiques pour leur découverte.

La coulée basaltique du jeune volcan de Jaujac, de type strombolien, est une coulée unique parmi les plus belles d'Europe. Elle a en partie effondrée le cratère lors de son épanchement, laissant une forme caractéristique en fer à cheval ouverte au nord. La coulée de 3,5 km a emprunté en fin de parcours le cours du Lignon qui a retracé son lit en incisant la lave et en révélant de magnifiques prismes basaltiques. On peut observer depuis le lit du cours d'eau les différents étages de la formation des orgues. A partir de Jaujac, il est également possible d'observer différents type de roches de part et d'autre de la rivière (orgues basaltiques, roches métamorphiques). On observe sur le sentier menant au volcan des " pseudo coulées " ou roches scoriacées.

Réserves naturelles

L'Ardèche abrite deux réserves naturelles, l'une nationale, l'autre régionale. La Drôme, pour sa part, compte deux réserves naturelles nationales, l'une fluviale, le long de la rivière Drôme, l'autre montagnarde, l'immense réserve des Hauts Plateaux du Vercors, intégrée au Parc naturel régional du Vercors et partagée avec le département de l'Isère.

La réserve naturelle des gorges de l'Ardèche. Elle fut créée en 1980 et protège 1 575 ha de pelouses, garrigues et forêts, rivières, sources et berges, falaises et pentes rocheuses, grottes et cavités. Autant de milieux karstiques qui abritent de nombreuses espèces faunistiques (papillons rares, rapaces, reptiles, martins-pêcheurs, chauve-souris) et floristiques (genévriers, pivoines sauvages, chênes...).

La réserve naturelle régionale des Grads de Naves. Elle est située dans le sud Ardèche, sur la commune des Vans, près du bois de Païolive. Ce petit territoire aux affinités méditerranéennes bien marquées est un échantillon représentatif du plateau calcaire des Gras. Elle consiste en une succession de terrasses et murets, autrefois pâturés et cultivés, et laissés en libre évolution depuis les années 1945. De nos jours, la réserve est couverte de boisements de chênes en phase de vieillissement. Un milieu très riche en biodiversité et très intéressant à étudier.

La réserve naturelle des Ramières du val de Drôme. C'est l'une des vingt réserves naturelles nationales fluviales de France. Il s'agit d'une réserve de 346 ha située à proximité de Crest (sur la commune d'Allex) qui protège un milieu de rivière sauvage avec des bancs de graviers et des îlots, une ripisylve de saules et de peupliers, des prairies à orchidées, des résurgences phréatiques... Si de nombreux oiseaux aquatiques nicheurs ou/et migrateurs peuvent y être observés, l'animal emblématique du site reste le castor dont les écoliers de la région viennent découvrir les traces.

La réserve naturelle des Hauts Plateaux du Vercors. Au sein du parc naturel régional du Vercors, sur les hauts plateaux, 17 000 ha sont classés en réserve naturelle nationale. C'est le joyau du massif. Gérée par le parc, même si sa législation est nationale et suppose une protection stricte de la nature, cette magnifique réserve sauvage des Hauts Plateaux est la plus grande du pays. Elle abrite 747 espèces floristiques dont la tulipe sauvage (l'un des deux emblèmes du parc), la majorité des espèces animales de montagne, chamois, aigle royal, tétras-lyre (l'autre emblème du parc) et quelques espèces rares dont le lagopède alpin, le lièvre variable, l'adorable petite chouette chevêchette, qui fait actuellement l'objet d'une étude, ou celle de Tengmalm. Après les réintroductions réussies de la marmotte, du bouquetin et du vautour fauve, récemment, le gypaète barbu a été lui aussi relâché sur le secteur.

Les ENS, joyaux de nature des départements

S'ajoutent aux Parcs et aux réserves naturelles, des ENS, espaces naturels sensibles, gérés par le Conseil général de chaque département qui apporte leur pierre à la protection de la biodiversité locale.

En Ardèche. Le département abrite 2 261 espèces de plantes dans le département et pour protéger cette biodiversité, le Conseil général a identifié 16 espaces naturels sensibles : le mont Gerbier-de-Jonc, la Boissine, le bois de Païolive, les gorges de l'Ardèche, le massif du Tanargue et les serres boutiérots, pour ne citer que ceux-ci. Leur intérêt faunistique, floristique, et leur potentiel de valorisation pédagogique et touristique ont été déterminants pour entrer dans le cercle des ENS. Le choix de ces sites n'exclut pas pour autant l'intérêt de la faune et de la flore présentes sur le reste du territoire. Le département poursuit sa politique d'acquisition de terrains classés ENS. De 2014 à 2020, il s'est fixé pour objectif l'acquisition de 100 ha par an.

Dans la Drôme. Suite aux derniers inventaires d'habitats naturels réalisés par le Département, ce sont plus de 50% du territoire drômois qui sont éligibles à la politique départementale en faveurs des Espaces Naturels Sensibles. La Drôme abrite 26 sites classés ENS. Neuf d'entre eux appartiennent au Conseil général de la Drôme et représentent plus de 6 000 ha : plateau d'Ambel, alpage de Font-d'Urle, Glandasse, le Jardin du Roy, le domaine du Sapey, la forêt de Saoû, le domaine de Lorient, le site géologique du serre de l'Ane et le Marais des Bouligons. Les autres sont des ENS communaux : l'étang du Mouchet (Chavannes), l'ancien lagunage (Larnage), la Pierre Aiguille (Crozes-Hermitage), la butte du Châtelard (Châteauneuf-sur-Isère), les milieux alluviaux (Roche-de-Glun), la zone humide de Châteauvert (Valence), les mares de Bachassier (Chabeuil), la ripisylve du Roubion (Bonlieu-sur-Roubion), la montagne St-Maurice (Dieulefit), le moulin des Pendants (Motte-Chalancon), l'ENS de Villeperdrix (Villeperdrix), la sablière et la glacière (Réauville), la montagne du Montrond (Verclause), les Perdigons et Gleizes (Châteauneuf-de-Bordette), le vallon des Alissas (Clansayes), l'Ile des Cadets (Pierrelatte).

Parcs animaliers

Vous voulez être dépaysé, partir en safari, entendre rugir les fauves et voir les crocodiles refermer leur puissante mâchoire sur leur casse-croûte, visiter une serre aux papillons ou une volière exotique ? La Drôme et l'Ardèche proposent quelques sites animaliers exceptionnels. On pense d'emblée au Safari de Peaugres et à la Ferme aux crocodiles (Pierrelatte), mais il y a aussi le parc des lamas à Saint-Remèze (gorges de l'Ardèche), le jardin des oiseaux à Upie ou encore la ferme aux papillons à Die.

Jardins

Jardins publics ou jardins privés, vous avez le choix des espaces verts dans la Drôme comme en Ardèche. Valence abrite de beaux jardins publics (parc Jouvet, parc Jean-Perdrix et les autres), Montélimar aussi. Parmi les jardins privés, on peut citer, le plus typé, le merveilleux jardin zen d'Erik Borka à Beaumont-Monteux, mais aussi le jardin des herbes de La Garde-Adhemar, le jardin des arômes de Nyons, le clos-fleuri de Chabeuil. En Ardèche, on peut visiter avec plaisir le jardin d'Eden à Tournon, le jardin du château du Pin à Fabras, le parc Mignot à Annonay ou encore les parcs et jardins du château de Gourdan à Saint-Clair. Et beaucoup, beaucoup d'autres !

Neuf villages botaniques

Les 10 villages botaniques de la Drôme invitent à un circuit, du nord au sud du département, à la découverte de villages charmants et de plantes étonnantes, rares, décoratives... Chaque village - de moins de 3 500 habitants - propose un dépliant touristique autour de son thème que l'on trouve dans les Offices de tourisme, à la mairie, chez les commerçants. Ne pas confondre village botanique et village fleuri. 150 espèces différentes, au minimum, dans le thème choisi, étiquetées en latin et répertoriées sur des fiches techniques mises à la disposition des visiteurs. Chaque village botanique s'articule autour d'un choix botanique spécifique :

Alban : plantes magiques et symboliques.

Barnave : plantes des zones sèches.

Chabrillan : pivoines et plantes de senteur.

Châtillon-en-Diois : plantes grimpantes et couvre-sol.

Grignan : roses anciennes.

Manas : arbustes rares et méconnus.

Mirmande : plantes à feuillage décoratif.

Montélier : plantes à fruits décoratifs.

Montvendre : plantes d'Extrême-Orient.

La Chapelle-en-Vercors : plantes vivaces de montagne.

Préparez votre voyage !

transports
  • Vol pas cher
  • Louer une voiture
  • Réservez un ferry
  • Location de moto
  • Taxi et VTC
hebergement
  • Ecotourisme
  • Réservez un hôtel
  • Location de vacances
  • Votre logement Airbnb
  • Trouvez votre camping
Séjours
  • Voyagez sur mesure
Sur place
  • Activités Funbooker
  • Réservez une table
  • Trouvez une activité
  • Activités Airbnb
  • Assurance voyage

Adresses Futées de la Drôme

Avis
Jeu concours

Les jeux concours du moment

Remportez un séjour de 2 nuits pour 2 personnes à Nancy !

Profitez d'un week-end de prestige à Nancy !