Guide de la Drôme : Patrimoine et traditions

Ce pays n'est ni un musée, ni un dortoir. Ici vivent des habitants enracinés ou de nouveaux venus qui apprécient de profiter du patrimoine local dans ses différentes dimensions, artistiques, artisanales, gourmandes... et de le valoriser. C'est l'un des attraits de la Drôme et de l'Ardèche que d'arborer de beaux villages, de maintenir vivantes des traditions et de transmettre des savoir-faire. Des fêtes traditionnelles remises au goût du jour, des rencontres gourmandes, des festivals et des festivités originales rythment les saisons. Des bistrots de pays, des invitations pour voir distiller la lavande, pour comprendre l'élaboration de la clairette, la fabrication du miel, la poterie ou la vannerie... ce pays est passionnant !

Patrimoine culturel

La Drôme et l'Ardèche attirent de nombreux néo-ruraux et pas que des " baba cool " ! Artistes, écrivains et intellectuels de tous bords sont friands de cette région préservée et s'y installent toujours plus nombreux. Ceux-ci sont demandeurs de culture et participent à dynamiser le secteur et s'investissent dans son animation organisant des festivals et des rencontres de qualité. Par ailleurs, l'Ardèche et la Drôme ont vu naître plusieurs artistes importants et en inspirèrent d'autres. Ceci dans les domaines de l'écriture, de la peinture, du dessin, de la caricature, de la sculpture... Ces deux départements aux paysages typés et au riche patrimoine architectural servirent aussi de décor de choix à de nombreux films. Et ce n'est pas fini !

Littérature

Ecrivains, ils sont nés dans la Drôme ou en Ardèche ou/et furent marqués par ces départements.

Ardèche

L'étonnante poétesse Marguerite-Eléonore Clotilde de Vallon-Chalys, dame de Surville (1405-1498) est née à Vallon-Pont-d'Arc. François Boissel (1728-1807), philosophe et écrivain né à Joyeuse, libre penseur, précurseur du communisme, du féminisme, de l'écologie. Christian Chabanis (1936-1989), écrivain, philosophe et journaliste est né dans la maison familiale, à Bourg-Saint-Andéol. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et d'enquêtes sur la place de la foi et de l'église catholique dans le monde moderne. Il fut lauréat du Grand Prix catholique de littérature en 1985.

Drôme

Des écrivains s'attachèrent à la Drôme, et tout d'abord Madame de Sévigné (1626-1696), l'épistolaire de Grignan ; Adrien Bertrand (1888-1917), lauréat du prix Goncourt en 1914 pour son roman L'Appel du sol. René Barjavel (1911-1985), quant à lui, est né à Nyons ; le philosophe Paul Ricoeur (1913-2005) est né à Valence tout comme, dans un registre très différent, Jacques Tardi, auteur de bandes dessinées.

Peinture

Comme ce fut le cas pour des écrivains ou de célèbres chanteurs, les terres ardéchoises et drômoises inspirent les peintres et les sculpteurs. Plusieurs quittant Paris s'enracinèrent ou furent de fidèles visiteurs... Cathelin et Peynet sont les plus célèbres d'entre eux. Mais bien d'autres ont trempé leurs pinceaux dans les torrents, les paysages, les personnages et les lumières du pays, de longue date et aujourd'hui encore.

Saussac, Jouin, Dubouillon. L'Ardèche inspira Jean Saussac (1922-2005). Né à Paris, enseignant le dessin à Montélimar, Saussac créa un atelier de peinture à Aubenas et fut journaliste au Midi Rouge. Il réalisa de nombreux décors de théâtre et les décors de films célèbres (Les Grande Gueules ou Le Vieux Fusil). Maire d'Antraigues de 1965 à 1977, il attira dans son sillage d'autres artistes, Jacques Brel, Lino Ventura, Pierre Brasseur, Claude Nougaro, Isabelle Aubret, sans oublier le grand Jean Ferrat, son adjoint à la culture qui marqua le pays. On peut aussi citer Michel Jouin, grand artiste animalier, illustrateur d'affiches pour le cinéma de talent (un César a récompensé son affiche pour Cinéma Paradisio), il réside à Saint-Privat. Alain DuBouillon, né en 1943 à Lyon, dessinateur et humoriste (presse, bande dessinée, cinéma d'animation) est également grand admirateur de l'Ardèche.

Peynet, Cathelin. La Drôme est naturellement associée à Peynet (1908-1999). Né à Paris, il commence à travailler dans la publicité, puis publie ses dessins dans la presse parisienne, très abondante à cette époque : Rire, Rire à deux, Paris Magazine, The Boulevardier (journal réservé aux Britanniques résidant à Paris)... En 1942, sa vie va changer ! Devant remettre un pli confidentiel à un correspondant à Valence, il se trouve au point de rendez-vous, assis sur un banc, face au kiosque à musique (classé Monument historique depuis 1982). C'est là qu'il imagine un petit violoniste aux cheveux longs qui joue tout seul dans le kiosque et une admiratrice qui l'écoute. Les Amoureux de Peynet venaient de naître ! Depuis, ils ont fait le tour du monde et la célébrité internationale de leur auteur.

Bernard Cathelin, quant à lui, est né à Paris en 1919. Il a gardé tout au long de sa vie un amour profond pour son pays et plus particulièrement pour la Drôme, berceau de sa famille maternelle. Sa mère, Madeleine Terrail, était née dans la propriété des Rebattières qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. Le musée de Valence a organisé une rétrospective de son oeuvre, au cours de l'été 1997. Cette exposition a connu un très grand succès. En 2000, le Shanghaï Art Museum, en Chine, a organisé une exposition rétrospective de quarante ans des oeuvres de Bernard Cathelin. Bernard Cathelin s'est éteint en 2004. Le musée de Montélimar lui a consacré une belle rétrospective.

Dans le domaine de la sculpture, le travail de Toros, sculpteur né en 1934 en Syrie et installé à Romans, est remarquable. Plusieurs sculptures de Toros sont implantées dans des lieux publics drômois, notamment à Valence, à Montélimar ou encore à Tain-l'Hermitage.

Cinéma

La région abrite plusieurs cinéma d'art et d'essai. On peut citer le Pestel à Die ou le Vivarais à Privas, et des rencontres internationales comme celles du Fim documenaire de Lussas. En outre, l'Ardèche et la Drôme étant belles et typées constituent un vrai décor de cinéma sur un plateau ! Il est donc bien naturel que les réalisateurs soient attirés par la région. De nombreux films ont été tournés dans ces deux départements.

Parmi les films tournés dans la Drôme, on peut citer Le Printemps, l'automne et l'amour (1954), un film franco-italien réalisé par Gilles Grangier qui met en scène un nougatier de Montélimar ; le mythique Les Valseuses (1974) de Bertrand Blier avec Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Miou-Miou et Isabelle Huppert ; Les Braqueuses (1994) un film de Jean-Paul Salomé (encore à Montélimar autour de quatre jeunes femmes en galère) ; Effroyables Jardins (2003) d'après le roman de Michel Quint, film de Jean Becker ; Le Missionnaire (2009) de Pierre Delattre, une comédie produite par Luc Besson, tournée sur les allées provençales à Montelimar et dans le village de Banne en Ardèche ou encore L'Âge de raison (2010) de Yann Samuell tourné à Crest ; Au fond des bois (2010) de Benoît Jacquot ; Toutes nos envies (2011) de Philippe Lioret ; Trois coeurs (2014) de Benoît Jacquot ; Le goût des merveilles (2015) d'Eric Besnard, Knock (2017) remake de Lorraine Levy, Raoul Tabourin (2017) de Pierre Godeau, Facteur cheval (2017) de Niels Tavernier, tourné à Hauterives et Mirmande, et tourné à Venterol, Revenir (2019) de Jessica Palud...

Plusieurs dizaines de films ont été tournés en Ardèche, depuis le très célèbre La Vache et le Prisonnier (1959) d'Henri Verneuil avec Fernandel et Marguerite (la vache) jusqu'au film de Benoît Jacquot Au fond des bois (2010). Citons l'émouvant Fortunat (1960) d'Alex Joffé avec Bourvil et Michèle Morgan ; Le Juge et l'Assassin (1976) de Bertrand Tavernier ; l'inoubliable Conte d'automne (1998) d'Eric Rohmer qui met les néo-ruraux et le vignoble à l'honneur ; Les Enfants du marais (1999) de Jean Becker ; L'Homme du train (2002) de Patrice Leconte avec Johnny Hallyday et Jean Rochefort ; et le magnifique Je vous trouve très beau (2005) d'Isabelle Mergault ; Adieu Gary (2008), premier long-métrage de Nassim Amaouche ; Au fond des bois (2010) de Benoît Jacquot ; Trois coeurs (2014) de Benoît Jacquot ; Problemos (2017) d'Eric Judor...

Folimage, l'animation de haut niveau

Une vie de chat, Mia et le Migrou, La Prophétie des grenouilles, Tante Hilda, Lilla Anna... Sans oublier la merveilleuse série écolo pour les petits : Ma petite planète chérie. Cela vous dit certainement quelque chose. Eh bien, ce n'est ni fait au Japon, ni aux Etats-Unis, mais dans la Drôme par Folimage ! Ce studio de films d'animation a été fondé par Jacques-Rémy Girerd, en 1981, à Valence. Depuis, le petit studio est devenu grand, il a déménagé à Bourg-lès-Valence dans l'ancienne Cartoucherie, qui abrite aussi son école, la très réputée Poudrière. C'est un centre de création image par image où presque tout est possible, un lieu magique qui s'est construit petit à petit grâce à la volonté, le talent et l'imagination d'une centaine d'artistes et de techniciens. C'est un label mondialement reconnu et une volonté indéfectible de produire des films de qualité depuis près de 30 ans. Coup de coeur !

Après des années rue Jean-Bertin à Valence, Folimage a emménagé en 2009 dans la Cartoucherie, bâtiment historique de Bourg-lès-Valence, aujourd'hui dédié à l'image animée, avec la présence du studio Folimage, mais aussi de l'école européenne du cinéma d'animation La Poudrière et l'association de promotion et de diffusion L'Equipée. Pour poursuivre son évolution, Folimage déménage en 2019 dans des locaux de l'ancien Palais consulaire, en centre-ville de Valence. S'ajoutent quelques autres structures du secteur de l'image : Teamto, Les Films du Nord, Fargo, Citron Bien, Studio Dahu, La commission du film Drôme-Ardèche, et les Ecrans de la Drôme et de l'Ardèche.

Patrimoine architectural

Des villages perchés aux élégants châteaux, des fermes fortifiées aux tours de garde, des murets de pierres sèches aux maisons de vigne, des ruelles médiévales aux demeures bourgeoises de la Renaissance, le patrimoine architectural de la Drôme et de l'Ardèche constitue l'un des attraits de ces deux destinations touristiques.

Villes et villages

Typiques, les villages perchés sont l'un des atouts de la Drôme et de l'Ardèche. Et de nombreuses maisons villageoises sont toutes de pierre et de tuiles écailles. La Drôme propose une série de villages botaniques (Châtillon-en-Diois, Chabrillan, Mirmande, Montelier...), un village du livre (Grignan), des villages potiers (Cliousclat, Dieulefit). Autant de cadres de charme animés par de dynamiques associations. Quant aux villes, les capitales, Valence et Privas, arborent de beaux édifices et monuments, et les bourgs de caractères ne manquent pas : Nyons, Buis-les-Baronnies, le Poël Laval, Montbrun-les-Bains, dans la Drôme ; Alba-la-Romaine, Chalencon, Jaujac, Voguë, en Ardèche, et on pourrait en citer beaucoup d'autres !

20 villages de caractère pour l'Ardèche

Ce label départemental distingue des villages qui dévoilent l'histoire et les traditions ardéchoises. A l'honneur, des châteaux féodaux et des donjons, des églises néogothiques et des dolmens, des ruelles perchées et forteresses médiévales, des terrasses volcaniques et des ponts suspendus. Les 20 villages de caractère de l'Ardèche proposent une mosaïque de patrimoine architectural et culturel exceptionnels. Perchés sur la montagne, blottis au fond d'une vallée, étirés le long d'un cours d'eau, du nord au sud de l'Ardèche, ils tracent un itinéraire de charme.

Rochemaure : avec son château perché sur un dyke volcanique et la belle chapelle Notre-Dame-des-Anges et le vieux village construit sur la voie romaine d'Antonin-le-Pieux.

St-Vincent-de-Barrès : site médiéval, fortifié et également perché, très bien conservé sur son promontoire rocheux en forme de goutte, dominant la vallée du Barrès.

Les autres : Ailhon, Alba-la-Romaine, Antraigues, Balazuc, Banne, Beauchastel, Boucieu-le-Roi, Chalancon, Chassiers, Désaignes, Jaujac, Labeaume, Meyras, Naves, Saint-Montan, Thueyts, Vinezac et Vogüé.

Châteaux

Quelques châteaux publics ou privés agrémentent le territoire. Certains, privés, restaurés avec beaucoup de goût, accueillent des hôtes dans des chambres de charme et de caractère ; d'autres, publics, programment des festivals ou des visites guidées.

En Ardèche

On peut citer des châteaux d'hôtes magnifiquement rénovés dont le château d'Uzer et celui de Balazuc ou encore le château Clément à Vals-les-Bains. Des adresses de charme pour des séjours hors du commun. D'autres sont plein de romantisme et de poésie comme le château de Rochessauve. D'autres encore, en ruine, marquent le paysage dont le château de Crussols ou celui de Pourcheyrolles (Montpezat-sous-Bauzon). Enfin, des monuments historiques urbains participent à la vie locale, à Joyeuse, Bourg-Saint-Andéol, Coucouron, La Voulte, Le Teil, Saint-Laurent-du-Pape...

Dans la Drôme

Le plus célèbre des châteaux de la Drôme est certainement celui de madame de Sévigné, à Grignan, en fait plutôt celui de sa fille et de son gendre - connu pour son festival de théâtre en été. Le château de Suze-la-Rousse est quant à lui réputé pour abriter l'Université du vin. Celui des Adhémar à Montélimar abrite aussi des expositions et des spectacles et vient de donner son nom aux vins de ce territoire.

Les 3 châteaux de la Drôme, en privilégié

Deux formules privilégiées pour visiter les châteaux de la Drôme et bénéficier de tarifs avantageux :

Billet 3 châteaux

Ce billet permet de visiter les trois châteaux. Valable un mois à compter de la date d'achat, il donne accès à une visite guidée ou libre du château de Grignan, une visite guidée ou libre du château de Suze-la-Rousse et une visite libre, avec audioguide du château des Ahémar à Montélimar, et de l'exposition en cours.
Tarif unique : 18 €

Carte 3 châteaux

La Carte 3 Châteaux permet à son titulaire de visiter gratuitement et autant de fois qu'il le souhaite les châteaux de Grignan, de Suze-la-Rousse et des Adhémar à Montélimar. Elle donne également droit à des tarifs réduits pour tous les spectacles et à la gratuité pour certaines manifestations, dans la limite des places disponibles. Strictement personnelle, elle est valable un an à partir de sa date d'acquisition.
Tarif unique : 20 €

Architecture religieuse

Les édifices religieux, églises, abbayes, monastères sont légion en Ardèche comme dans la Drôme. La Drôme abrite aussi des monuments protestants. Parmi les édifices religieux les plus remarquables, on peut citer :

En Ardèche

Les vestiges de l'abbaye cistercienne de Mazan, à proximité de Saint-Cirgues-en-Montagne, dans un site superbe entouré d'immenses forêts. Son église encore presque intacte au milieu du XIXe siècle a été détruite pour construire l'église actuelle et les maisons du village. De l'abbaye des Chambons, à Borne, ne demeurent que les traces au sol de cet édifice du XIIe siècle. Haut lieu de pèlerinage, la basilique Saint-Régis, à Lalouvesc, est un édifice récent (XIXe siècle). Cette basilique abrite les reliques de saint François Régis, l'apôtre du Vivarais. A Saint-Laurent-des-Bains, l'abbaye cistercienne Notre-Dame-des-Neiges accueille des retraitants et abrite les reliques du père Charles de Foucauld.

Dans la Drôme

L'abbaye trappiste d'Aiguebelle est la maison-mère de l'abbaye de Notre-Dame-des-Neiges en Algérie dont les sept moines furent décapités. Aujourd'hui, les moines trappistes d'Aiguebelle accueillent les résidents en retraite et organisent des rencontres spirituelles. On y trouve également une boutique de produits monastiques très fournie. L'abbaye cistercienne de Valcroissant, près de Die, fut transformée en bâtiment de stockage pour une exploitation agricole. Cet édifice magnifique implanté dans un très beau site au pied du Glandasse, a été sommairement restauré en refuge ; l'association qui gère le site programme des événements culturels. On peut découvrir à proximité la cathédrale de Die qui programme parfois des concerts de musique classique. Autre joyau du patrimoine sacré drômois, la collégiale de Saint-Donat-sur-l'Herbasse, magnifique édifice bien conservé, connu pour l'acoustique de son église, accueille une programmation de concerts de musique classique de belle facture.

Eglises romanes du pays de Marsanne

A proximité de Montélimar, le circuit des églises romanes du pays de Marsanne vous invite à effectuer un tour dans la plaine. La première église romane, l'église Saint-Didier, aux Tourrettes, a été récemment mise en valeur. Vous la trouverez dès la sortie de Montélimar nord. Puis, en empruntant la route pittoresque de Condillac, vous découvrez l'église Saint-Félix-de-Marsanne, qui domine le vieux village dont vous apprécierez les ruelles. Ensuite, vous dépasserez Cléon-d'Andran pour rejoindre l'église Saint-Jean-Baptiste-de-Charols, et à quelques minutes l'église Notre-Dame-de-Bonlieu. Vous aurez gardé la plus belle pour la fin : Saint-Marcel à Saint-Marcel-les-Sauzet, fleuron de l'art roman du pays de Marsanne.

Route des églises romanes de la vallée de l'Ardèche

Cette route, mise en valeur en 2007, relie aujourd'hui treize clochers remarquables de celui de Montpezat-sous-Bazon au nord à celui de Ruoms, au sud. Décor sculpté comme à Saint-Julien-du-Serre ou sobriété comme à Balazuc, vaste édifice comme à Montpezat ou minuscule église comme à Sauveplantade, chacun de ces édifices romans présente ses charmes spécifiques et offre aux visiteurs ses trésors d'architecture ou simplement un moment de recueillement dans un lieu destiné avant tout à la prière. Journée du patrimoine, expositions d'art, chantiers de restauration, conférences, concerts, soirées littéraire animent ses édifices unis par la période de leur construction, par la proximité de la vallée de l'Ardèche, mais bien différents les uns des autres et qui expriment le génie et la foi de plus de vingt générations d'Ardéchois...

Traditions et modes de vie
La route des métiers d'art

Cet itinéraire riche et insolite vous invite à aller à la rencontre, à la découverte, au bonheur de voir comment travaillent les créateurs et comment ils produisent leurs oeuvres d'art et d'artisanat. Au coeur du département naissent de magnifiques objets et cette route des métiers d'art vous permet de les traquer en profitant d'un cheminement à travers un concentré de talents et de savoir-faire. La route des métiers d'art de l'Ardèche regroupe près d'une centaine de professionnels et 3 boutiques collectives, du nord au sud du département, à la rencontre de vanniers, céramistes, forgerons, ébénistes, maroquiniers ou encore bijoutiers... Voir sur le site Internet du tourisme en Ardèche.

Langue

Depuis plusieurs générations déjà, le patois n'est plus utilisé dans les campagnes drômoises ou ardéchoises, a fortiori dans les villes. Toutefois certains en gardent la mémoire à travers des groupes folkloriques, des publications, des animations. Drôme et Ardèche comptaient presque autant de patois qu'il existe de vallées... Ceux-ci avaient toutefois une base commune. Au sud de la France, on échangeait avec les dialectes provençaux. La langue provençale dépassait d'ailleurs largement la Provence historique. Ainsi le drômois ou le dauphinois qui étaient parlés dans le Diois et le Valentinois étaient des dialectes du provençal. C'était aussi le cas des parlers du Vivarais qu'on pouvait entendre dans quasiment toute l'Ardèche. Toutefois, dans ce cas, l'identité très forte de la région en faisait une langue à part entière. Le provençal est une langue phonologique. On écrit des sons avec des règles simples comme c'est le cas pour l'espagnol ou pour l'italien. Ce qui n'est pas le cas du français, on le sait  !

Artisanat

Les potiers. La tradition ancestrale de la poterie reste vivace dans plusieurs régions de la Drôme. Cliousclat en est un des bastions depuis le XVIIIe siècle. L'histoire du village de Dieulefit est également liée de longue date avec celle de la poterie. Des archéologues ont mis au jour des traces d'activité potière à Dieulefit dès la période romaine. Et la première mention attestée d'un atelier de potier remonte au XVe siècle. Cette activité se développa à travers les siècles pour atteindre son apogée au début du XIXe siècle. La poterie faisait alors travailler près de 1 000 personnes dans la région ! Mélange de l'argile - en provenance des carrières des Vitrouillères aujourd'hui abandonnées - et du tour de main de l'artisan, la poterie était à l'origine essentiellement utilitaire. Les céramiques et faïences pour la maison firent les beaux jours de la poterie de Dieulefit, mais ont dû céder le pas devant les productions industrielles. Aujourd'hui, quelques rares ateliers continuent à fabriquer cette poterie traditionnelle qui se caractérise notamment par ses couleurs vives. La poterie dite d'artisanat d'art a pris le relais. Grâce au savoir-faire de générations de potiers - que l'on appelle également les " ventres jaunes " à cause de l'argile qui recouvre leur tablier -, les ateliers de Dieulefit se sont reconvertis dans l'artisanat d'art. Façonnant la terre dans des formes parfois surprenantes et faisant surgir des couleurs bigarrées, les potiers drômois se sont forgé une réputation d'originalité et de qualité.

Les cordonniers. A partir de 1850, Romans voit le développement de l'industrie de la chaussure pour laquelle travaillent, en 1914, 5 000 ouvriers ! Après guerre, l'industrie de la chaussure bénéficie d'une certaine prospérité. On connaît la suite : de grands noms du luxe Clergerie, Charles Jourdan, Kélian font la réputation de Romans. La délocalisation aura raison de cette spécificité artisanale locale ! Les grandes maisons ont fermé leurs portes. Mais l'artisanat de la chaussure reste vivante à Romans. Tannerie, maroquinerie, cordonnerie, sellerie, formes, talons, machines et composants... le secteur compte encore une trentaine d'entreprises et emploie 2 000 salariés. Des produits de qualité, du travail d'expert, des coutures à la main mais aussi l'utilisation de technologies de pointe font encore la fierté de la région et le bonheur des amoureux du travail d'excellence. Romans et la Drôme des collines trouvent encore chaussures à leurs pieds !

Les bijoutiers. Le pays du Cheylard, en Ardèche, a développé dès le début du XXe siècle deux industries artisanales qui perdurent - le textile et la bijouterie - même si ces secteurs ont été fortement touchés par la crise et les délocalisations. C'est surtout la bijouterie de luxe qui a réussi à tirer son épingle du jeu particulièrement à travers le groupe GL. Fabricant depuis 1917, le groupe GL est aujourd'hui leader européen en bijouterie. Acteur incontournable spécialisé dans la création, la fabrication et la distribution de bijoux argent, or, plaqué or et acier. Des bijoux intemporels aux bijoux plus créatifs de marques propres - GL, Altesse, Valès Dorval et XC 38 - mais aussi pour le compte de marques de luxe dont Kenzo, Paul & Joe...

Des icônes en Royans

Original et précieux. A Saint-Jean-en-Royans, au pied du Vercors, l'atelier Saint-Jean-Damascène des moines orthodoxes, installé en pleine nature, réalise des icônes mais aussi des fresques et des mosaïques sacrées. L'atelier fonctionne aussi comme école d'art sacré. Vous pouvez ainsi vous initier sur place en suivant des stages et des sessions de formation. Sachez que l'icône est peinte avec des pigments naturels dans le silence, au rythme de la prière du coeur... L'iconographie selon la tradition orthodoxe est un art qui découle directement de la vie liturgique. Ritualisée, codifiée, elle reste néanmoins de son temps. Ainsi pour les moines de Saint-Jean : "L'icône du XXIe siècle ne peut être le témoin plus ou moins recomposé du style des écoles et des genres des époques du passé. Elle doit témoigner de la vie spirituelle et liturgique d'une foi ancrée dans une tradition locale et universelle actuelle". Cela est la responsabilité de notre témoignage et l'effort que nous avons à l'exprimer. Vous réaliserez votre icône sur un support de bois préparé dans les règles de l'art, en manipulant de très fins pinceaux avec une minutie d'orfèvre, en mélangeant des pigments naturels avec du jaune d'oeuf, en appliquant même des touches à la feuille d'or. Vous pouvez aussi faire l'acquisition d'une icône des moines. Dans tous les cas, patience ! L'icône est un art de longue haleine et de spiritualité. La patience et l'humilité font partie du chemin...

Le site : www.atelierdamascene.fr

Sports et jeux traditionnels

Comme dans toutes les régions rurales, les sports collectifs animent les villes et surtout les villages : les équipes de football et de basket, mais aussi de volley ou de rugby s'entraînent dans les gymnases pour les compétitions qui se déroulent le dimanche. D'autres sports sont plus spécifiques. Ainsi, le canoë et les sports d'eau vive en Ardèche et les sports montagnards dans la Drôme. Le Vercors et le Diois autorisent de nombreuses activités sportives : ski nordique et ski de piste, escalade, randonnée à pied, VTT, spéléologie... Et la baignade dans les cours d'eau est une activité très populaire dès les beaux jours. De nouvelles activités sont venues renforcer l'offre ces dernières années : via ferrata, accrobranche...

Les jeux de carte (coinche, belote, tarot) restent très pratiqués dans les villages, mais aussi les lotos qui permettent de récolter quelques dividendes pour le sou des écoles. De nouvelles rencontres festives ont lieu dans les villages autour des jeux comme la très belle et originale fête votive d'Aurel (Drôme). Le panorama ne serait pas complet sans évoquer les vogues, ces foires avec bal, repas en commun et concours de pétanque qui "tournent" d'un village à l'autre en été.

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