Guide de Bulgarie : Politique et économie

Politique
Palais présidentiel.
Palais présidentiel.
L’organisation politique actuelle

La Bulgarie est, depuis 1991, une république parlementaire qui fonctionne selon le système de la séparation des pouvoirs entre le législatif, l'exécutif et le judiciaire, comme c'est le cas dans la plupart des autres démocraties.

Le président est le chef de l'Etat et commandant en chef des forces armées. Il est également à la tête du Conseil consultatif pour la sécurité nationale. Il est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. Le président actuel est Gueorgui Parvanov (BSP).

L'Assemblée nationale exerce le pouvoir législatif et le contrôle parlementaire. Elle adopte, amende et annule les lois, vote le budget de l'Etat et le rapport de son exécution, nomme le Premier ministre et son cabinet. L'Assemblée nationale a une seule chambre de représentants avec 240 députés, élus selon le système électoral proportionnel, un président et trois vice-présidents. Le mandat de la législature est de quatre ans.

Le Conseil des ministres est composé par la majorité parlementaire, et il représente le pouvoir exécutif avec à sa tête le Premier ministre (Serguei Stanishev (BSP)).

Le pouvoir judiciaire défend les droits et les intérêts légitimes des citoyens, des personnes morales et de l'Etat. La Cour constitutionnelle est composée de douze juges dont le mandat est de neuf ans. Elle surveille l'application correcte des textes de la Constitution et a le droit de se prononcer sur tous les actes politiques des autres pouvoirs et des partis.

A savoir qu'en avril 2016, le gouvernement adopté une nouvelle loi rendant le vote obligatoire aux élections au suffrage universel direct, dans l'espoir de limiter l'abstentionnisme et surtout le rachat illicite des voix : une des spécialités du pays...

Les partis politiques

Nombre de députés au Parlement, actuellement :

Majorité gouvernementale (97 députés) : Citoyens unis pour le Développement de la Bulgarie (GERB, affilié PPE) + Bloc réformateur (coalition de cinq petits partis, affiliée PPE).

Soutien parlementaire (17 députés) : Front patriotique.

Soutien occasionnel possible (56 députés) : Mouvement des Droits et Libertés (MDL, parti de la minorité turcophone, affilié ADLE) + Bulgarie sans Censure / Centre démocratique bulgare+ non-inscrits (dissidences du MDL, du PSB, de Bulgarie sans censure et du Front patriotique).

Opposition (60 députés) : Parti socialiste bulgare + Alternance pour la renaissance bulgare (ABC, dissidence du PSB) + Ataka.

La stabilité politique

Cette stabilité politique découle principalement de la réforme de l'administration, qui s'est caractérisée par la transformation d'une administration d'Etat classique en une administration décentralisée. Cette réforme s'est accompagnée d'une harmonisation de la législation aux normes européennes. Le Conseil des ministres a également adopté cette stratégie afin de parvenir à un système d'administration moderne. Concernant le traitement de l'information au sein même de l'administration, le gouvernement a procédé au lancement d'un système d'automatisation.

Le développement d'un système judiciaire indépendant du pouvoir exécutif est un autre aspect de cette stabilité politique. Le système est devenu plus efficace, plus décentralisé par la création de cours d'appel locales, en conformité avec les normes européennes. De gros efforts qui doivent dès lors être soutenus et aboutis pour obtenir patte blanche vis-à-vis de la zone Euro.

Le retour du tsar Siméon en question

Très exposé par les médias, le personnage politique de l'ancien Premier ministre mérite quelques précisions. Siméon de Saxe-Coburg-Gotha, né en 1937 à Sofia, a succédé à son père Boris III en août 1943, à l'âge de six ans. Une régence gouverna à sa place. En 1946, suite à un référendum abolissant la monarchie, toute sa famille partit en exil pour s'installer plus tard à Madrid.

Siméon n'a jamais abdiqué, il est resté à l'écart des événements en Bulgarie jusqu'à son retour en 2001. Aucun de ses enfants ne réside en Bulgarie. La propriété de l'ancienne famille royale, restituée par le gouvernement de l'Union des forces démocratiques, est un problème public. Pour une partie de la population et certains experts de droit public, ces propriétés appartiennent au patrimoine national (sur la liste, on trouve des palais, et des parties du parc national de Rila qui est sous la protection de l'Unesco). La question de savoir à qui appartenait tout cet héritage, est toujours d'actualité : était-ce un patrimoine national ou à la couronne ? Compte tenu de l'histoire de la Bulgarie après la Libération, la réponse n'est pas évidente.

La Cour constitutionnelle ne l'ayant pas autorisé à se présenter aux élections présidentielles en novembre 2001, l'ex-roi s'est présenté aux législatives avec un mouvement créé de toutes pièces quelques mois plus tôt, élections qu'il a gagnées le 17 juin de la même année. Ceux qui ont voté pour lui espéraient que le miracle se produise. Son mandat s'est achevé en 2005. Il a laissé le pays dans une mauvaise situation économique avec un système social et l'éducation à l'abandon, pente que la Bulgarie commence à peine à remonter, notamment grâce à l'aide de l'UE.

Politiques et révolutionnaires

Illarion Makariopolski (1812-1875). Rebelle, grâce à lui l'église bulgare sort de la domination grecque et redevient indépendante. Sa rébellion contre Constantinople lui vaut trois exils à Aton et en Asie Mineure.

Gueorgui Rakovski (1821-1867). Il est le premier à mettre en place le début du mouvement pour la Libération. Son organisation de la Légion des volontaires bulgares en 1861 à Belgrade avait réuni 600 volontaires patriotes ayant accepté le principe de la lutte armée. Il essaya de mettre en place une alliance balkanique générale contre les Turcs. Chassé de Serbie, il continua à Bucarest son activité de révolutionnaire, de journaliste et historien.

Vasil Kunchev, dit Levski (1837-1873). Lui seul avait organisé les fondements du mouvement local de Libération, sur presque tout le territoire de la Bulgarie. Il a d'abord séjourné à Belgrade avec Rakovski, puis en Roumanie, où il fait la connaissance de Hristo Botev, et d'où il lance des raids à l'assaut des Turcs en Bulgarie. Son courage lui vaut le surnom de Levski, de lev, lion en bulgare. Prenant la tête des Forces révolutionnaires bulgares en défendant les vertus républicaines, il est arrêté et exécuté à Sofia en 1873. On l'appelle toujours l'Apôtre de la Liberté.

Gueorgi Benkovski (1844-1876). Un des héros de la révolte bulgare, qui prônait un système égalitaire fondé sur les révolutions américaine et française, mais les dépassant largement, lesquelles étant jugées trop frileuses.

Hristo Botev (1848-1876). Après dix ans d'exil en Roumanie, il devient l'un des principaux leaders des mouvements révolutionnaires d'avril 1876. Il est exécuté par les Turcs près de Vratsa le 20 mai de la même année, après une carrière courte, mais qui a durablement marqué les esprits en Bulgarie, faisant de lui un héros national. C'est également un poète célèbre traduit dans de nombreuses langues dont le français.

Gotse Delchev (1872-1903). Inspiré par Levski et Botev, Gotse Delchev était le leader de la lutte pour l'Indépendance de la Macédoine au début du XXe siècle. Devenu aujourd'hui un héros en Macédoine, ce révolutionnaire éclairé (il voulait une alliance des peuples balkaniques) fut tué lors d'un affrontement avec des forces turques.

Gueorgui Dimitrov (1882-1949). Petit ouvrier typographe, président de l'Union générale des syndicats ouvriers avant la Première Guerre mondiale, il s'illustre d'abord pendant l'insurrection de 1923 puis au procès de Leipzig en 1933 où il fut accusé d'avoir provoqué l'incendie du Reichstag. Il tient tête à Goering en assumant sa propre défense. Relaxé, il émigre à Moscou d'où il dirige le Comintern. Il impose aux partis communistes occidentaux, et particulièrement en France, la tactique du Front populaire pour lutter contre le danger fasciste. Il détermine la stratégie du Parti communiste bulgare depuis Moscou, et ne rentre dans son pays qu'en 1945 pour devenir Premier ministre en 1946.

Économie
La métamorphose

Avant la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie était un pays essentiellement rural composé de petites exploitations. L'industrie n'était pas très développée, mais une petite bourgeoisie avait eu le temps de prospérer. La situation économique était tout à fait comparable à celle de la Grèce. La guerre a apporté, comme pour les autres pays, son lot de destructions et de pillages. Le régime communiste appliqua très fidèlement le modèle soviétique d'industrialisation à outrance et de collectivisation de l'agriculture.

Suite à l'effondrement du communisme, la Bulgarie prit du retard par rapport à d'autres pays d'Europe centrale dans le processus de privatisation, et cela pour plusieurs raisons. L'économie bulgare, qui avait su se trouver une " niche " relativement confortable au sein de la " division socialiste du travail " organisée par l'URSS (produits agricoles, industrie légère et électronique contre pétrole, matériel et équipements soviétiques), n'avait pas pu former des cadres capables d'opérer une privatisation rapide. La deuxième raison relevait de l'instabilité gouvernementale (jusqu'à il y a quelques années !). Les investisseurs internationaux étaient largement refroidis par cette politique chaotique et par l'inflation galopante (plus de 1 000 % fin 1996), ils réservaient donc leur priorité à d'autres Etats tels que la Pologne, la République tchèque et la Hongrie.

Cependant, Sofia a su, avec l'aide de la communauté financière internationale, prendre dès 1997 (période de crise économique) les mesures économiques qui s'imposaient : établissement d'une caisse d'émission (currency board) contrôlant strictement la progression de la masse monétaire de façon à casser l'inflation et à stabiliser la monnaie, accélération des privatisations et assainissement du secteur bancaire.

Les résultats ne se sont pas fait attendre. En 2002, les performances macro-économiques du pays sont : 4,8 % de croissance (supérieure à la moyenne observée dans les PECO), 3,8 % d'inflation ; 4,8 milliards US$ de réserves ; amélioration du risque-pays ; 0,6 % pour le déficit budgétaire ; réduction de la dette extérieure publique représentant 59,6 % du PIB contre 71,3 % en 2001.

En août 2003, le conseiller économique et commercial de la Mission économique de Sofia écrivait : " La Bulgarie est désormais proche du respect des critères de Maastricht en matière d'inflation, de dette et de déficit budgétaire ". Cette croissance comprise entre 4 et 6 % depuis 2002 est alimentée par un dynamisme réel du secteur privé, tant pour ce qui concerne la consommation des ménages que l'investissement. La confiance internationale se rétablit et la progression économique reconnue par l'Union européenne, le FMI, la BERD et la BEI renforcent leurs engagements entre 2004 et 2007.

Le 1er janvier 2007, la Bulgarie devient membre de l'Union européenne. Depuis, elle connaît des performances macroéconomiques satisfaisantes, grâce aux politiques de stabilisation et aux réformes structurelles engagées dans le passé (avec notamment la mise en place de la parité fixe lev-euro aux taux de change actuel (1,95583 BGN pour 1 €) jusqu'à l'adoption de l'euro, initialement prévue pour 2012 mais repoussée sans échéance du fait de la crise qui secoue les pays de l'Union européenne. La crise économique mondiale de 2008 a bien entendu touché la Bulgarie par ricochets ; le secteur immobilier a été touché, et les investissements directs étrangers dans le pays ont chuté. Mais ceux-ci ayant un poids faible dans le PIB, et le pays étant économiquement relativement étranger aux secteurs à risque, elle n'a pour l'instant pas connu les effets désastreux à la manière de la Hongrie, et l'emploi conserve la même croissance que les années précédentes.

Avec un taux de croissance de 3% en 2015, l'économie bulgare a connu un bel essor, soutenu par les exportations et une meilleure consommation des fonds structurels, qui semble l'avoir fait sortir du cycle de croissance limitée. Néanmoins son PIB par habitant demeure le plus faible de l'UE, le déficit qui avait atteint 5,8 % du PIB en 2014 a été ramené à 2,3 % en 2015. Le chômage entame une lente décrue (6,7 % en 2016 ; 9,2 % en 2015), dans un contexte peu florissant aux vues du vieillissement de la population et de la forte émigration des jeunes.

Après le creusement budgétaire consécutif à la crise bancaire qui s'est produit en 2014, on craint toujours une déstabilisation du système bancaire local. Une aide d'Etat a permis de rétablir le fonctionnement normal de la FIB, mais la KTB, placée sous surveillance spéciale, a dû faire faillite.

Depuis plusieurs années, la consommation des ménages est la principale source de croissance malgré une inflation qui augmente légèrement. En effet la hausse du salaire minimal, la baisse du chômage, la hausse des profits des banques et une augmentation de 4 % du PIB ont fait de 2017 une bonne année pour la Bulgarie. Même dans un contexte qui reste compliqué, le pays espère garder le vent en poupe en 2018.

La situation économique et financière en Bulgarie

L'économie bulgare, dont la croissance fut formidable dans la première partie des années 2000, a subi des dommages collatéraux de la crise de 2008, même si dans un premier temps elle fut moins touchée que d'autres pays de l'ex-bloc de l'Est. La croissance positive fut restaurée dès 2010, en revanche, la dette continue d'augmenter, les investissements et la consommation sont en nette régression en raison de la faiblesse du pouvoir d'achat des ménages. Le paradoxe bulgare est le suivant : une économie globale en progression et des salaires individuels très faibles, stagnants voire en régression. Avec 782 BGL (environ 400 €) par mois en moyenne, le salaire bulgare moyen est le plus faible de l'UE. Le salaire minimum était fixé à 184 € par mois en 2015

Deux facteurs de vulnérabilité de l'économie bulgare : le déficit courant et la dette extérieure privée. De plus, le pays connaît un problème structurel : l'économie informelle compose 32 % du PIB...

Cette détérioration générale est alimentée par la forte demande du secteur privé et son corollaire, un endettement croissant. Le déficit de la balance de paiements courants a progressé de 39 % entre 2008 et 2013, atteignant près de 3 milliards d'euros. En revanche, le déficit commercial des dernières années à été comblé, pour atteindre un surplus de 39 millions de BGN en 2013.

 

La croissance du pays est de 3,4 % en 2016 et profite d'une embellie depuis 2015 avec une croissance en perpétuelle hausse, soutenue par les exportations et une meilleure absorption des fonds structurels.

 

La Bulgarie se caractérise aussi par un faible taux d'imposition des entreprises (environ 10 %) et un coût de la main-d'oeuvre parmi les moins élevés d'Europe, ce qui attire les capitaux étrangers.

 

Les enjeux actuels du pays sont les suivants : processus de rattrapage face à ses partenaires européens (PIB/hab. le plus faible d'Europe), conservation de la parité fixe de la monnaie et poursuite de la baisse du chômage.

L'agriculture

L'agriculture a été un secteur d'importance stratégique pour la Bulgarie qui connaît une forte diminution en raison de l'industrialisation. Aujourd'hui, elle représente 5,1 % du PIB et emploie 7 % de la population active, mais vieillissante. L'agriculture bulgare est un secteur dominé par les productions végétales (tournesol, maïs, betterave, coton). A savoir que la Bulgarie est devenue le premier producteur de lavande au monde juste devant la France !

Le pays est doté de vastes et riches terres cultivables et d'un climat favorable. Toutefois, les bonnes conditions climatiques et la fertilité des sols ne suffisent pas à compenser le sous-investissement chronique dont souffre ce secteur (vieux matériel agricole, semences de mauvaise qualité...).

Cette situation est imputable au caractère très morcelé et à la petite taille des exploitations. La structure très fragmentée de la propriété foncière rend difficile l'efficacité et la rentabilité économique de l'agriculture. Le problème devient encore plus préoccupant depuis que la surface minimale éligible aux fonds européens après l'adhésion de la Bulgarie à l'UE a été établie à 1 ha à l'exception du secteur viticole (0,5 ha). Ainsi, il est estimé que près de 40 % des cultures de légumes et 60 % des cultures de tabac ne pourraient pas bénéficier des aides agricoles européennes.

L'industrie du textile

La filière textile-habillement est en pleine expansion grâce à la forte demande européenne. Cette filière est l'un des secteurs les plus compétitifs des industries de biens de consommation. Ce secteur dynamique représente 1,784 milliards d'euros pour les exportations, 1,46 milliards pour les importations et 170 000 employés. Les atouts de l'industrie vestimentaire bulgare sont les anciennes traditions, une main d'oeuvre qualifiée, la bonne qualité des produits fabriqués, un bon rapport qualité/prix, de courts délais de réalisation des commandes et une bonne situation géographique par rapport aux marchés européens.

Le tourisme

Depuis longtemps, la Bulgarie porte beaucoup d'intérêt au tourisme. D'ailleurs c'est l'une des sources principales de revenu du pays. Le secteur du tourisme contribue à 14 % du PIB de la Bulgarie et il emploie directement 170 000 personnes. Ainsi, le tourisme demeure un des moteurs de l'économie bulgare. Les premiers visiteurs sont les voisins : Grecs et Roumains, suivis des Russes (qui sont revenus après avoir déserté les lieux durant la récession) et des Allemands (qui viennent en grande partie pour l'activité balnéaire), et des Britanniques. Les Français arrivent en 9e position.

Les chiffres de 2017 frôlent les 8,5 millions de visiteurs, à savoir que la Bulgarie a hérité d'une partie des voyageurs qui ont renoncé aux destinations touchées par le terrorisme. Outre le tourisme balnéaire, le pays se démarque grâce au tourisme thermal : l'abondance de ses eaux thermo-minérales et celles des établissements de boue curative rangent la Bulgarie parmi les premières destinations du genre. Un autre atout du pays est son orientation vers le tourisme durable et responsable et, enfin, depuis peu, on observe une augmentation du tourisme médical.

Avec cette industrie florissante, la Bulgarie augmente sa capacité d'hébergements, ce qui n'est pas sans causer quelques méfaits d'ordre environnemental. Ce développement immobilier concerne la côte de la mer Noire et les stations de sports d'hiver. Déjà cette effervescence de l'immobilier touristique est dans la ligne de mire du gouvernement et des collectivités locales qui, à terme, devraient contrôler les nouveaux projets dans le but de préserver l'image authentique et accueillante des plages et des montagnes bulgares. Car la nature est l'une des réserves naturelles du pays. C'est pourquoi l'écotourisme occupe une place de plus en plus importante en Bulgarie.

Les investissements étrangers

Les investissements directs étrangers (IDE) en Bulgarie avaient augmenté d'un milliard d'euros entre 2005 et 2006 pour atteindre un flux record de 4,1 milliards d'euros, soit 14,2 % du PIB.

En 2006, 86,3 % des flux d'investissements directs de l'étranger (IDE) provenaient de l'UE. En septembre 2007, les cinq investisseurs les plus importants représentent 54,4 % du montant total avec au classement la Grande-Bretagne (15,9 %), l'Autriche (13,2 %), le Luxembourg (11,8 %), l'Espagne (7,5 %) et Chypre (6 %). Cependant, on observe un ralentissement du rythme de croissance avec une perte de 0,1 % du PIB en 2007 par rapport à l'année 2006. La crise économique mondiale aura semé le chaos dans cet équilibre avec une chute de 25 % en avril 2009, à peine stabilisée.

Depuis lors, les IDE ont été en moyenne de 1,4 milliards EUR et 1,57 milliards EUR en 2015, une augmentation de 23 % par rapport à 2014.

Compte tenu des atouts de la Bulgarie, notamment sur le plan fiscal avec son faible taux d'imposition et sur le plan du coût de la main-d'oeuvre (l'un des moins élevés d'Europe), le pays s'attend à une augmentation des investissements étrangers en 2017.

Les secteurs les plus attractifs pour les investisseurs étrangers demeurent l'immobilier (34,5 % des IDE) et les services financiers (20,8 % des IDE). Parallèlement, le pays offre de solides perspectives dans les secteurs des services, de l'énergie, des transports et infrastructures routières, aéroportuaires et portuaires, de l'agroalimentaire ou encore de l'industrie.

La France figure au 10e rang des investisseurs étrangers, un chiffre honorable mais relativement bas comparé au top 3 des investisseurs - Pays-Bas, Autriche, Grèce - qui représente à eux seuls près de 40 %. Selon l'agence bulgare des investissements, les investissements français les plus importants ont été réalisés par la Société Générale, Danone, Air Liquide, Schneider Electric, BNP-Paribas, Dewavrin, Ciments français (avant leur rachat par Italcementi) et Mecamidi. Parmi les plus grandes entreprises françaises en Bulgarie, on compte celles citées ci-dessus avec également Carrefour, Mr.Bricolage et Emporiki Bank, filiale du Crédit Agricole, Montupet (équipementier automobile) et Jetfinance rachetée par Cetelem (crédit à la consommation).

Le problème de la pauvreté

Malgré une modernisation rapide et très importante de l'économie, et une baisse du taux de chômage de moitié en dix ans, l'état de pauvreté reste général en Bulgarie, comme le montrent les chiffres du chômage, le montant des retraites et le niveau des salaires moyens.

Le taux de chômage est évalué à 6,7 % en 2017.

Retraite moyenne : 351 BGL (180 € environ).

Salaire moyen mensuel : 782 BGL (400 € environ).

Salaire minimum : 420 BGL (210 € environ).

Salaire moyen d'un médecin : de 900 BGL (460 € environ).

Salaire d'un enseignant de l'Education nationale : 811 BGL (415 € environ).

Les enjeux actuels

Certes, la Bulgarie est encore un pays émergent, où la transparence administrative est largement perfectible et les infrastructures souvent obsolètes. Mais ce pays modeste offre de vraies possibilités dans les biens d'équipement comme dans les biens de consommation et les services. Par ailleurs, la Bulgarie est dotée d'une main d'oeuvre en général très bien formée et peu onéreuse avec une bonne connaissance des langues étrangères et un positionnement géographique favorable.

En raison de sa main-d'oeuvre qualifiée dont les salaires sont parmi les plus bas d'Europe, le pays est devenu en quelques années une terre privilégiée de délocalisations qui assurent aujourd'hui plus du quart de sa production industrielle (habillement, chaussures, électronique). Les secteurs concernés sont ceux où l'entreprise privée a pu être le plus rapidement établie, favorisant ainsi la restauration d'une certaine compétitivité. Ainsi, grâce à ces atouts économiques, la Bulgarie devrait pouvoir continuer à encourager les investissements étrangers et nationaux afin d'améliorer le climat des affaires, mais aussi et surtout d'accélérer la restructuration des secteurs de l'éducation, de la santé, des transports et des télécommunications.

Source : La mission économique française en Bulgarie.

Tourisme de bien-être : Spa, l’eau vivante

Par Gueorgui Hristov, consultant à TBS Holidays

Les séjours Spa ont une tradition bien ancrée. Il y a quelques années, l'Association nationale de Spa et tourisme a été créée avec parmi ces membres des médecins, des écologues et des spécialistes du Spa tourisme. Il existe un vaste réseau hôtelier dans plusieurs centres de sources d'eau minérale qui sont là pour prendre en compte les besoins individuels de chacun.

Il existe peu de pays en Europe qui pourraient faire concurrence à la Bulgarie en matière d'abondance et de diversité des eaux minérales. La balance entre la géographie et les ressources naturelles du pays font en sorte qu'ici le rare (ailleurs) est en abondance, ce qui est particulièrement favorable pour le corps humain.

Ceci pourrait faire de la Bulgarie l'une des destinations les plus demandées par ceux qui recherchent la santé, l'évasion, la remise en forme et qui veulent évacuer le stress et la fatigue.

Les Thraces ont bâti les premiers bains d'eau minérale. Et ils savaient l'apprécier et lui rendre hommage dans leurs cultes. L'eau est à l'origine de la médecine thrace qui connaissait ses vertus.

Les Grecs utilisaient beaucoup les eaux bulgares et les vénéraient. Ceci est attesté de nos jours par leurs pièces de monnaies. Ils construisaient des piscines autour des sources d'eau minérale. Pendant l'époque romaine (Ier-IVe siècles) les Romains appréciaient fort les sources bulgares. Ils avaient un rapport religieux avec les environs des sources.

On en compte presque 600, les plus connues étant Bankya, Vélingrad, Varchets, Hissar, Pomorie. Il y a des centres de thalassothérapie à plusieurs endroits, les plus connus sont Sandanski, Velingrad et Bankya (le seul geyser bulgare à 103,8 °C).

L'eau minérale est un excellent remède pour plusieurs maladies.

L’écotourisme

Par Rossen Vassilev, directeur de la Fondation bulgare pour la biodiversité (www.bbf.biodiversity.bg), revu par l'association BAAT.

Depuis 1989 l'écotourisme est en véritable expansion. Ce terme signifie " visite de territoires naturels conservés avec comme but l'observation des espèces et des phénomènes en limitant les effets de toute présence humaine ". Il est particulièrement important de développer les ressources humaines locales en vue de leur sensibilisation et de les former dans la protection de la nature afin de mettre en valeur les bienfaits de la protection. C'est très important maintenant que les sites Natura 2000 sont définis (le réseau des sites et habitats d'espèces en danger qui fait partie de la politique de l'UE dans le domaine de la protection de la biodiversité en Europe).

Les montagnes sont des endroits excellents pour la randonnée. Les parcs nationaux ont leur plan de gestion qui comprend des zones accessibles aux visiteurs et des zones à accès limité. Il existe un bon réseau de sentiers balisés pour la marche à pied.

Le VTT est potentiellement intéressant, mais les pistes forestières, surtout dans les basses montagnes comme Strandja, les Rhodopes de l'Est, nécessitent des cartes précises et de bonnes indications.

L'observation d'oiseaux gagne en adeptes. Il existe des agences telles que Neophron à Varna qui organisent des voyages thématiques sur l'observation d'oiseaux et d'espèces floristiques (orchidées, fleurs de montagnes et fleurs des prés). Poda, Madjarovo et Dourankoulak sont spécialement renommées pour l'observation d'oiseaux. Sur un voyage de 15 jours en septembre au moment de la migration, on peut facilement voir plus de 200 espèces ! L'observation des ours est également possible dans la partie centrale du Balkan et dans les Rhodopes de l'Ouest, mais ça nécessite beaucoup de patience, de temps et de moyens. Il ne faut pas avoir peur, juste un peu de chance.

Source : Fondation BBF et Association BAAT (www.baatbg.org).

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