Guide de Bulgarie : Population

Les Bulgares sont un peuple slave qui porte un nom turc. En effet, les proto-bulgares, peuple turc venu d'Asie avaient envahi cette région déjà peuplé de slaves. S'ils ont remporté la domination politique, ce sont en revanche eux qui ont adopté la langue de leurs sujets. Convertis à l'orthodoxie par Byzance, l'identité bulgare penche donc entièrement vers le monde russo-grec. Ajoutons le substrat Thrace de l'antiquité, et l'on obtient la genèse et la composition du peuple bulgare.

Les Thraces sont les habitants antiques de la Bulgarie. C'est le plus ancien peuple dont on connaisse le nom dans le sud-est de l'Europe. La Thrace était une région d'Europe centrale, partagée aujourd'hui entre la Grèce du Nord-Est (Thrace occidentale), la Turquie européenne (Thrace orientale) et la Bulgarie méridionale (Thrace du Nord ou haute Thrace). On suppose que les Thraces appartenaient aux premières vagues d'immigrants indo-européens venus des steppes du Nord-Est.

Les Slaves sont ceux qui apportent la langue du peuple bulgare actuel : cet apport est prépondérant.

Les proto-Bulgares ou plus simplement " Bulgares " étaient un peuple turcophone originaire d'Eurasie qui s'est mélangé partiellement avec les populations iranophones précédentes (Sarmates, Roxolans, Alains...).

 

Démographie

Il y a environ 7 150 000 habitants en Bulgarie. La densité est assez faible pour un pays d'Europe : 65 habitants au km². La population est moyenne voire âgée : 68,6 % entre 15 et 64 ans, 18,7 % de 60 ans et plus contre 14,5 % seulement de moins de 15 ans. A noter que l'espérance de vie et la démographie ont sensiblement diminué, les chiffres rapportent une baisse de 6,7 % de la population entre 2015 et 2016. 73 % de la population vit en ville.

La Bulgarie est aujourd'hui au coeur d'une crise démographique importante. L'estimation de la Banque mondiale indique que d'ici 2050 la population passerait à moins de 4 millions d'habitants. On dénombre aujourd'hui plus de 200 villages fantômes où plus aucune âme humaine ne vit et plus de 500 villages ne dépassant pas une vingtaine d'habitants.

Les minorités

Le pays connait trois minorités ethniques principales :

Les Roms (environ 8 % de la population) pour commencer, dont les origines obscures remontent sans doute au moyen-âge. Ils ont été urbanisés et sédentarisés par le régime communiste, de sorte qu'ils sont plus intégrés que les Roms de Roumanie par exemple. Après les Bulgares et les Turcs, les Roms sont le troisième groupe ethnique du pays. Ils sont principalement chrétiens (christianisme orthodoxe à 37 %). L'islam représente 18 % de cette population, le protestantisme 10 % et les autres religions 35 %.

Les Turcs sont la plus grande minorité du pays (présents surtout dans les Rhodopes et en Thrace, environ 10 % de la population).

Les Pomaques, peu nombreux, des Bulgares musulmans, présents surtout dans les Rhodopes. La question de l'appartenance bulgare des Pomaques ouvre le débat sur l'identité nationale car ils ne sont pas considérés comme appartenant au peuple bulgare pour certains. Cette ethnie est également présente en Grèce et en Turquie.

 

Défis

Les dernières lois votées au Parlement bulgare marquent une réelle avancée dans le respect des droits de l'homme. La peine de mort a été abolie en 1998, et, bien qu'elle ne soit plus effective depuis 1990, la communauté internationale s'est réjouie qu'une telle décision soit désormais officielle. Les problèmes entre les communautés ethniques semblent apaisés et le gouvernement condamne désormais toute forme de discrimination raciale et ethnique, afin de se conformer aux critères de démocratie exigés par l'Union européenne et de prévenir d'éventuels conflits comme ceux constatés dans l'ex-Yougoslavie.

La corruption reste néanmoins un mal endémique et constitue un obstacle majeur au développement de la société bulgare et à sa démocratisation complète, " épinglée " comme telle par la Commission européenne.

Les relations avec les Roms continuent également à poser problème. Comme dans les autres pays des Balkans, les Roms sont nombreux en Bulgarie (environ 800 000). Les communistes, malgré leurs ambitions de fédérer toute la société, ne sont jamais parvenus à en faire des ouvriers ou des agriculteurs. La minorité est demeurée, pendant toutes les années du régime communiste, en marge de la société, ne vivant que de mendicité et de petits larcins. Même si la population des Roms de Bulgarie est sédentarisée depuis plusieurs siècles et fait administrativement partie de la population bulgare officielle, son statut demeure différencié et ses droits sont partiels par rapport au reste de la population. Il en est de même pour le recensement des Roms qui reste approximatif. En effet le modèle bulgare est fondé sur la souveraineté du peuple et non pas sur son appartenance à un groupe ethnique. Les nouvelles autorités au pouvoir ont tenté de trouver des solutions afin de faire rentrer cette population dans le rang, mais aujourd'hui leur situation continue à être difficile. Le chômage des Roms avoisine les 50 %. Les 8 % que représentent les Roms dans la population bulgare occupent près de 90 % des emplois de ramassage des ordures, traitement des déchets et nettoyage et plus de 70 % des emplois dans les chantiers de construction. Même si avec la libre circulation des personnes au sein de l'Union européenne cette population est employée par des sociétés de sous-traitance des chantiers de travaux publics, leurs contrats et leurs conditions de travail restent très précaires.

Plus exposés à l'exclusion, ils continuent de vivre en marge de la société, mendiant et vivant le plus souvent dans la périphérie des grandes agglomérations, dans des zones sinistrées et abandonnées par les autres Bulgares. Les autorités semblent réticentes à améliorer le sort d'une communauté que la population méprise, et les tensions interethniques ne cessent de s'accentuer depuis ces dernières années. En juin 2015, une banale altercation entre un Rom et un Bulgare a dégénéré au point de mobiliser toutes les forces de police qui ont tenté de calmer les ardeurs : des Bulgares ayant organisé " des expéditions punitives " dans les guettos roms. Depuis, ces " patrouilles citoyennes " tentent par divers moyens de faire leur justice, obligeant les Roms à davantage de vigilance pour ne pas se faire lyncher. Le procès, en février 2016, des Roms musulmans accusés d'aider des djihadistes n'a fait qu'attiser les tensions et braquer les regards vers le laisser-aller du gouvernement qui a laissé se développer ces zones de non-droit peuplées par des exclus : les ghettos roms.

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