Découvrez l'Afrique du Sud : Nature (biodiversité, faune et flore)

Synonyme de nature, de faune sauvage et de vastes étendues arides, l’Afrique du Sud est l’image indélébile de la savane. Plus de 200 espèces de mammifères, 77 000 espèces d’invertébrés, ou encore 850 espèces d’oiseaux font rayonner le pays à travers sa faune, mais aussi sa flore, dont la célèbre fleur « nationale », la Protea cynaroides. Si on vient en Afrique du Sud, c'est surtout pour vivre l'expérience du bush et celle de la rencontre avec des animaux sauvages que l'on ne trouve nulle part ailleurs sur terre. Ici, l'homme est un prédateur parmi d'autres et la loi de la savane est dictée par le roi, le lion. Autre rencontre : celle des océans Atlantique et Indien, où vivent d'imposants mammifères marins : phoques, pingouins, baleines et dauphins, mais aussi des requins et des tortues géantes qui migrent dans le nord-est du pays à la saison de la ponte. Une biodiversité d’une richesse incroyable !

Une longue liste de résidents

Les babouins chacma, les singes samango, les dassies, les suricates de famille des mangoustes, les chacals, les hyènes tachetées et les chiens sauvages, mais aussi des tortues rares et des caméléons en plus d'une centaine d'espèces de serpents, dont les très venimeux black mambas, green mambas, cobras et boomslangs : la liste est longue. L’Afrique du Sud compte plus de 200 espèces de mammifères et 77 000 espèces d'invertébrés. Quant aux oiseaux, on en recense 850 espèces dont 725 résidentes, les autres sont des oiseaux migrateurs qui prennent leurs quartiers en été.

Terre de safaris

En Afrique du Sud, on part en game drive. Autre nom donné au safari, c’est une balade dans les parcs et réserves à la rencontre des animaux. À bord d’une voiture, d’un 4 x 4 ou encore à pied encadrés de rangers armés – au cas où –, on observe les habitants de la savane déambuler dans leur élément naturel. Qui allons-nous donc croiser dans ces fabuleux paysages ? D'abord ceux qu’on appelle les « Big Five » : lion, éléphant, buffle, rhinocéros et léopard. Ce sont les cinq animaux les plus difficiles à apercevoir, mais qui étaient à l'époque coloniale les cinq animaux les plus dangereux à chasser. Ajoutons-y toute une multitude d'animaux qui vivent dans le même habitat : guépard, girafe, gnou, zèbre, phacochère, suricate, chacal, koudou, impala, redbok, gemsbok, et bien sûr le fameux springbok.

Trop d'éléphants au Kruger ?

S’il y a de nombreux endroits dans le monde où les éléphants disparaissent, au Kruger, au contraire, ce sont des familles entières qui peuplent le parc. Chaque année, la population d'éléphants croît de 7 % au Kruger Park où les pachydermes coexistent avec de vastes populations d'autres espèces, dans un environnement riche en variétés de plantes et d'arbres, elles aussi protégées. Y a-t-il alors trop d’éléphants ? Les éléphants, forts de leur embonpoint naturel, cassent et détruisent tous les arbres présents sur leur chemin. Le parc ayant mis fin en 1994 à l'abattage sélectif, au rythme actuel, la population du Kruger devrait passer à quelque 20 000 têtes dans les dizaines d’années à venir. Ne pouvant faire face à la logistique ou aux coûts très élevés, d'autres solutions telles que la contraception sont envisagées. Plus naturellement, la création d'un parc transfrontalier entre Mozambique, Afrique du Sud et Zimbabwe s’est mise en place au fil des ans. Ce dernier, permettant leur migration, aide à la régulation de la population d'éléphants dans le parc.

Le springbok, animal national

La caractéristique de cette espèce d'antilope est le saut, dit le pronk. Le springbok, qui atteint 75 cm de hauteur et pèse environ 40 kg, saute jusqu'à 4 m de hauteur et 15 m en longueur. Cette espèce s'est adaptée aux zones sèches et dénudées, ainsi qu'aux plaines herbeuses dégagées. Pour cette raison, on la rencontre essentiellement dans l’État libre, le Nord-Ouest et dans le Karoo jusqu'à la côte ouest. Ce sont des animaux grégaires, qui se déplacent en petits troupeaux en hiver, mais se rassemblent souvent en plus grand nombre les mois d’été.

Le quagga ressuscité !

On pensait que le dernier quagga était mort dans un zoo d'Amsterdam en 1883 et que l'espèce était définitivement éteinte. Sauf que, plus de cent trente ans après son extinction, la science a réalisé un véritable exploit en le faisant réapparaître !

Le quagga ressemble à un zèbre, quelques rayures en moins : rayé noir et blanc du museau jusqu'au milieu du ventre comme un zèbre traditionnel, mais avec une croupe sans aucune rayure et de couleur beige-brun. L'animal était très apprécié par les riches notables de l'époque coloniale. Même Louis XVI était particulièrement fier des quaggas qu'il possédait dans sa ménagerie au château de Versailles. À cause de sa notoriété et de sa fragilité, cette sous-espèce de zèbres avait officiellement disparu au XIXe siècle, totalement exterminée par les chasseurs européens de l'ère coloniale qui se nourrissaient de leur viande et utilisaient leur peau pour la confection de vêtements et accessoires.

Pourtant, depuis 2011, on croise à nouveau ces mammifères dans une vallée à seulement deux heures au nord du Cap, au pied des montagnes escarpées du Cap-Occidental, dans la vallée de Riebeek. En effet, un projet nommé le « Quagga Project » – www.quaggaproject.org – a été lancé par des scientifiques au cours des années 1980 qui, après avoir fait analyser des échantillons de peau de quagga au South African Museum du Cap, avaient découvert que l'ADN de cet animal était le même que celui du zèbre des plaines, mis à part quelques rayures. Les deux animaux étant très proches d'un point de vue génétique, il a alors été possible de reconstruire les séquences manquantes de l'ADN du quagga à partir de son cousin. Miracle de la science et de la nature, la cinquième génération est en tout point semblable au quagga des origines ! En 2017, une dizaine des cent animaux de la réserve du parc de Table Mountain pouvaient prétendre au nom de quagga.

À une époque où l'on est plutôt habitué à entendre parler d'extinction des espèces et de destruction de l'environnement, on ne peut que se réjouir d'apprendre que, dans un avenir proche, les quaggas vont à nouveau repeupler les plaines sud-africaines comme avant l'arrivée des premiers colons il y a plusieurs siècles.

Amoureux de côtes et de fonds marins

À la rencontre des océans Atlantique et Indien, baignée de nombreuses rivières, l'Afrique du Sud compte 16 % des espèces de poissons au monde, soit 2 000. Au large de ses côtes, notamment sur celles de l'Overberg et de la péninsule du Cap, vivent d'imposants mammifères marins comme des phoques, des pingouins, des baleines et des dauphins. Quant aux célèbres requins, admirés et redoutés à la fois, ils sont présents sur toutes les côtes. Les tortues géantes, elles, migrent dans le nord-est du pays à la saison de la ponte.

De la famille des baleines

Dans la famille des cétacés, on distingue les baleines à fanons communément appelées baleines « franches » par les chasseurs pour leur forte teneur en graisse, et les baleines à dents, dont font partie les orques et les dauphins. Les baleines franches ont été décimées aux XVIIIe et XIXe siècles jusqu'à leur quasi-extinction dans les années 1960, notamment les baleines franches australes et les baleines à bosse qui sont toujours vulnérables aujourd'hui. Elles se nourrissent essentiellement de plancton, d'un petit crustacé, le krill, mais également de petits poissons et parfois de calamars. On les observe de juin à janvier sur les côtes d'Afrique australe, durant la saison des amours et la naissance des petits, notamment à Hemanus et le long de la Garden Route.

Une centaine d’espèces de requins

Le littoral sud-africain est fréquenté par une centaine d'espèces de requins. L'Afrique du Sud détient avec l'Australie et la France, à la Réunion, le record des attaques. Les récifs externes et les passes où se forment les vagues qui intéressent les surfeurs sont le garde-manger favori des requins. On peut aussi citer les eaux turbides que l'on trouve dans les ports, les estuaires à proximité des complexes agroalimentaires qui rejettent leurs déchets dans la mer ou encore les eaux troubles du littoral après le passage d'une tempête. Seules cinq espèces sont qualifiées de dangereuses compte tenu de leur taille et de leur régime alimentaire : le requin-tigre (Galeocerdo cuvieri), le requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin-bouledogue (Carcharhinus leucas), le requin mako (Isurus oxyrinchus) et le requin longimane ou océanique (Carcharhinus longimanus). Il est intéressant de noter que les requins que l'on aperçoit lors des shark cage diving sont différents si l'on plonge dans la région de Durban ou dans la région du Cap. Parmi ces espèces, le requin blanc est le seul représentant actuel du genre carcharodon, immortalisé par le film culte Les Dents de la mer. Il peut être approché en plongée dans une cage. Il mesure en moyenne de 3 à 5 m de long pour un poids variant entre 680 kg et 1 t. Ses dents, tranchantes comme des lames de rasoir, peuvent repousser quatre à six fois. Les mâchoires mesurent 90 cm de large pour un spécimen de 6 m. Il semblerait que ces animaux effectuent de très longs trajets. En 2005, un grand requin blanc femelle, qui a été doté d'un capteur de localisation, a traversé, aller-retour, l'océan Indien, du Cap jusqu'aux côtes méridionales d'Australie, soit un périple de près de 10 000 km en moins de neuf mois.

Gigantesque terre pépinière

Un dixième des plantes de la surface du globe pousse en Afrique du Sud, soit de 22 000 à 24 000 espèces différentes selon les botanistes. Cette diversité est due à une grande disparité de climats. Ainsi, les plaines de savanes, les montagnes, les zones désertiques, les régions tropicales et la région du Cap, au climat méditerranéen, abritent des variétés totalement différentes. Cette dernière région est l'unique « région florale » du monde, sur six au total, contenue dans un seul pays. La biodiversité du Cap est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Dans cette région de 553 000 ha, approximativement la taille du Portugal, on recense 9 600 espèces de plantes, dont 2 285 poussent dans la seule péninsule de 471 km², soit la ville de Londres, et 5 000 n'existent nulle part ailleurs dans le monde. On y dénombre notamment 600 plantes apparentées à la famille des bruyères. Le maquis de type fynbos, du néerlandais fijnbosch, couvre la moitié de la région floristique du Cap, mais apporte 86 % du total des espèces. Au mois de septembre, les promeneurs cherchent à voir sur la Table Mountain la célèbre Disa uniflora, l'une des 500 espèces d'orchidées que possède le pays. Au printemps, le Namaqualand se couvre d'une infinité de fleurs colorées, au nombre desquelles la fameuse protée. Cette diversité est cependant menacée. Une trentaine d'espèces de plantes ont déjà disparu, 1 406 sont en danger.

Protea cynaroides, fleur « nationale »

Protée (Proteus) : « Divinité de la mer qui, lorsqu’on la saisissait endormie pour lui faire prédire l’avenir, cherchait à s’échapper en prenant toutes sortes de formes effrayantes » (dictionnaire Littré). La protée royale, ou protée géante, est largement répandue dans les zones situées au sud-ouest et au sud de la province du Cap, depuis le Cederberg en remontant à l’est de Grahamstown. La protée royale doit à sa ressemblance avec l’artichaut le nom spécifique de « cinaroïde », qui signifie « comme le cynara » (l’artichaut). Cette appellation ne rend pas justice à la beauté des fleurs de cette protée, la plus grande du genre. Elle présente une grande diversité de coloris et de formes des feuilles, mais la plus belle parmi les 115 espèces est la fleur de couleur rose.

Organisez votre voyage avec nos partenaires en Afrique du Sud
Transports
Hébergements & séjours
Services / Sur place
Envoyer une réponse