Guide d'Iran : Mode de vie

Fortement impactée par les décisions des autorités religieuses, les moeurs sont rigoureusement encadrées. Du moins dans l'espace public. Dans les maisons, les interdits sont souvent contournés. L'alcool circule, tout comme les DVD et les écrits interdits, la censure sur les chaînes satellite et les réseaux sociaux est contournée... Ceux qui bravent les interdits en dehors de la sphère privée s'exposent à de graves représailles.

Glossaire vestimentaire

Burqa (ou burka). Masque cachant les traits du visage, porté par les femmes sur le golfe Persique. En tissu molletonné rouge, rebrodé de sequins en Iran, il est en cuir, bien plus austère, d'Oman jusqu'au Yémen et en Arabie Saoudite.

Foulard islamique. Moins imposant que le tchador. Le foulard fait partie, avec le roupouch, de la tenue islamique exigée en Iran, même en ce qui concerne les touristes occidentales.

Givé (ou guiveh). Chaussures en fil de coton, sortes d'espadrilles à semelles de feutre, idéales pour le désert.

Haïq. Sorte de voilette ou masque de dentelle blanche couvrant le bas du visage des femmes au Maghreb. La couleur blanche est généralement celle que portent les femmes sunnites, tandis que le noir est réservé aux chiites.

Hijab. Tenue islamique correcte, littéralement " celui qui empêche de voir ". A l'origine, toute chose (tissu, femme enceinte, paravent) qui cache, qui empêche de voir, qui fait barrière en rendant impossible le contact entre deux choses. La nudité s'étend à tout le corps, exception faite du visage, des mains et des pieds (au-dessous du tendon d'Achille). Pour l'homme, la nudité englobe toute la partie du corps s'étendant du nombril jusqu'au dessous des genoux, une région qu'il ne convient de montrer à personne, homme ou femme. La nudité s'étend jusqu'au regard et à la voix. Ainsi, en public, le chant d'une femme, ou la lecture du Coran à haute voix, participent de l'illicite car ces actes sont réservés uniquement à l'époux et à la famille.

Marnaï (maghnae ou rousari). Bonnet-foulard ou voile noir court qui recouvre la tête et les épaules, en dissimulant les cheveux et ne laissant apparaître que l'ovale du visage.

Roupouch. Manteau noir lié à la tenue islamique.

Tchador. Littéralement " tente ". Grand voile noir des femmes iraniennes, qui les couvre de la tête aux pieds ne laissant voir que les yeux. Le tchador n'est obligatoire que pour entrer dans une mosquée. Plus fréquemment porté à la campagne que dans les grandes villes, où les femmes se contentent d'observer la tenue islamique obligatoire (foulard et long manteau ample). A la campagne, beaucoup plus conservatrice, le tchador a permis aux femmes de pouvoir sortir de leurs maisons. Autrement, elles seraient condamnées à rester enfermées pour être à l'abri des regards.

Tchadri. Voile intégral des femmes afghanes qui ne perçoivent l'extérieur qu'au travers d'un morceau d'étoffe.

Vie sociale

Education. En 2010, le taux d'alphabétisation de la population de plus de six ans a atteint 77 %, soit près de 83% des hommes et 70% des femmes. Le taux net de scolarisation dépasse 80 % et reste quasiment identique pour les filles et les garçons. La jeunesse iranienne bénéficie d'un niveau élevé d'éducation, le progrès le plus substantiel en ce domaine concernant d'ailleurs les jeunes filles et les femmes. De 1976 à 1996, le taux de scolarisation est passé de 59 à 85 % pour les hommes et de 28 à 74 % pour les femmes. En créant des écoles et des universités dans des villes moyennes de province, la Révolution a permis de rapprocher, géographiquement, le lieu d'éducation du lieu de résidence - notamment au profit des ruraux. En ne nécessitant pas le départ des jeunes vers la capitale, cette démarche a largement incité les familles de culture traditionnelle à envoyer leurs enfants, notamment leurs filles, à l'université (source Unicef).

Caractère et identité. Les Iraniens constituent l'un des plus vieux peuples du monde. Ils le savent et sont fiers de leur culture plusieurs fois millénaire. Très patriotes, extrêmement hospitaliers, généralement fins et perspicaces, c'est le plus souvent un plaisir de s'entretenir avec eux des sujets les plus variés. La jeunesse manifeste souvent à l'égard des étrangers une rare curiosité. Calmes et pondérés, ils détestent par-dessus tout perdre la face.

Santé. L'état de santé des Iraniens s'est amélioré au cours des vingt dernières années. L'Iran a réussi à généraliser les services préventifs de santé publique en créant un vaste réseau de soins de santé primaire. Les taux de mortalité infantile et maternelle ont ainsi été considérablement réduits, et l'espérance de vie à la naissance a fortement augmenté. Les taux de mortalité infantile a chuté à 35 ‰ en 2010, contre 122 ‰ en 1970. Le taux de couverture vaccinale dépasse 90 % et la polio est quasiment éliminée. Plus de 85 % de la population a accès à des services de santé et 90 % des naissances ont lieu en présence de personnel de santé qualifié. En 2009, 92 % de la population urbaine avait accès à des ressources d'eau potable (source Unicef).

Famille. La famille reste sacrée en Iran. Néanmoins, la transition démographique a modifié la donne. Avec un indice de fécondité de 2 enfants par femme, le groupe familial s'est réduit, comme dans les pays développés.

Mariage. L'âge auquel les jeunes gens peuvent se marier sans le consentement de leur parents a été relevé, en 2002, de 9 à 13 ans pour les filles et de 14 à 15 ans pour les garçons. Néanmoins, en cas d'adultère, la femme peut toujours être condamnée à mort par lapidation. Si le célibat pour les hommes est vivement condamné, le Coran stipule cependant que le nombre d'épouses légitimes ne doit pas excéder quatre. L'islam fait une nette différence entre l'union licite (nikah) et l'union illicite (zina). Le nikah établit une relation officielle entre le mari et la femme. Le zina est une forme d'union qui prévalait dans les temps pré-islamiques, et que l'islam a combattu en instituant le mariage. Depuis août 2002, les femmes n'ont cependant plus besoin d'apporter la preuve d'une maltraitance pour demander le divorce...

Place de la femme. Malgré la répression des conservateurs, le statut de la femme change peu à peu. La nomination d'une femme ministre en 2009, une première depuis la création de la République islamique, et le prix Nobel de la Paix décerné à Shirin Ebadi en 2003 témoignent de cette visibilité nouvelle du deuxième sexe au sein de l'espace public. Avec un indice de fécondité de 2 enfants par femme, l'Iran se rapproche en outre des tendances lourdes observées dans les pays les plus développés. Alphabétisées à hauteur de 70 %, elles forment désormais 68 % du corps étudiant. Juridiquement, la femme continue cependant de ne compter que pour la moitié d'un homme ! En cas de divorce, les enfants doivent ainsi rejoindre leur père dès l'âge de 7 ans. En revanche, et contrairement à d'autres pays musulmans, elles sont autorisées à conduire, disposent des mêmes droits de succession que les hommes et un certain nombre d'entre elles font partie du paysage politique du pays. Mais sous cette relative visibilité, beaucoup d'interdits, de discriminations et de luttes perdurent.

Ecoles et universités de haut niveau, mais fuite des cerveaux

Tout comme pour c'est le cas dans le domaine de la santé, la population iranienne jouit d'une éducation gratuite et de bonne qualité. Le fort taux d'alphabétisation frise les 99% chez les jeunes, avec un taux net de scolarisation très élevé et quasiment identique pour les filles et les garçons. La jeunesse iranienne bénéficie donc d'un niveau élevé d'éducation, le progrès le plus substantiel en ce domaine concernant d'ailleurs les jeunes filles et les femmes. De 1976 à 1996, le taux de scolarisation est passé de 59 à 85 % pour les hommes et de 28 à 74 % pour les femmes. En créant des écoles et des universités dans des villes moyennes de province, la Révolution a permis de rapprocher, géographiquement, le lieu d'éducation du lieu de résidence - notamment au profit des ruraux. En ne nécessitant pas le départ des jeunes vers la capitale, cette démarche a largement incité les familles de culture traditionnelle à envoyer leurs enfants, notamment leurs filles, à l'université. Les universités iraniennes ont très bonne réputation et sont attractives dans toute la région, particulièrement en ce qui concerne les sciences et tout particulièrement la médecine. D'ailleurs, les médecins iraniens sont réputés et nombre d'entre eux s'exportent. La fuite des cerveaux est à ce propos marquée et n'est pas une nouveauté en Iran. Les étudiants aussi sont nombreux à quitter leur pays. 50 000 d'entre eux poursuivent un cursus universitaire à l'étranger. On estime à près de 150 000 les diplomés de haut niveau d'entre quittant l'Iran chaque année pour aller travailler ailleurs.

Mœurs et faits de société

Si la loi islamique (charia) prévaut dans l'ensemble du pays, des évolutions notables ont été enregistrées ces dix dernières années après l'accession au pouvoir des réformateurs et la montée en puissance d'une jeunesse née après la Révolution et désireuse de changement. Les plus grands centres urbains cristallisent ce nouveau rapport à la morale. A Téhéran, Tabriz, Shiraz et Ispahan, les femmes les plus modernes ont opté pour des tenues résolument féminines. Manteaux cintrés de couleur, mèches de cheveux largement rebelles, mascara et rouge à lèvres témoignent de cette tendance. Ne pas croire cependant que les couches les plus traditionnelles de la population aient disparu. Elles sont encore très présentes au sein des classes les plus populaires, les villes moyennes et, naturellement, les campagnes. Depuis plusieurs années, les Iraniens ont accès aux téléphones portables et à Internet, même si leur pénétration sur le territoire reste faible. En 2006, sur un échantillon de 100 personnes, seules 24 avaient un téléphone mobile et 26 utilisaient Internet (source Unicef).

Hamsan.Tebyan.net : premier site de rencontre pour des mariages islamiques

En juin 2015 était inauguré le site national pour choisir son égal. Le premier du genre en Iran où le mariage comme la Toile sont très contrôlés. Le site officiel de recherche sur Internet d'un époux ou d'une épouse, Hamsan.Tebyan.net, a été crée par le Groupe culturel de Tebyan, implanté dans la ville sainte de Qom. Il se donne pour mission de " combler le vide " en ce qui concerne le mariage et de participer à l'incitation à " fonder une famille ". Autrement dit, une manière de lutter de façon islamiquement correcte et selon les critères iraniens contre la baisse du nombre de mariages et la chute de la natalité en Iran. Hamsan veut dire " égal " en persan. Chez nous, on dirait moitié, trouver sa moitié. Mais égal, c'est joli aussi !
L'inscription sur ce nouveau site est gratuite, mais il convient de remplir plusieurs questionnaires très précis sur l'absence ou non d'envie de " regarder des chaînes satellitaires ", interdites en Iran, sur " la croyance en un gouvernement du docte ", le fondement de la République islamique d'Iran, sur " le niveau d'envie d'écouter de la musique ", ainsi que sur le désir de quitter l'Iran. Autant d'éléments définissant le degré de religiosité de l'utilisateur ou de l'utilisatrice du site et sa proximité avec le régime.

hamsan.tebyan.net. Sur ce site, il est obligatoire de communiquer les coordonnées de sa famille, car pour faire connaissance et pour se marier en bonne et due forme, rien ne doit se passer à l'insu des parents. Le site est censuré depuis l'Occident et ne présente qu'une version partielle, sans possibilité d'accéder aux rubriques de mise en relation. En principe, les non-musulmans n'ont pas accès à ce site.

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