Guide d'Iran : Les personnalités célèbres : Iran

Mahmoud Ahmadinejad

Président de la République élu en juin 2005, puis réélu en 2009 avec 62,6% des suffrages mais dans un climat de vive contestation. Né en 1956 à Garmsar, ce fils d'un forgeron des faubourgs sud de Téhéran s'engage dès les années 1970 dans les rangs des religieux contre le régime du shah. Ingénieur de formation, dans les années 1980, il est nommé officier des pasdarans. Ces gardiens de la Révolution, créés par Khomeiny pour contrebalancer l'armée régulière dont il se méfiait, demeurent l'ossature idéologique et l'armée du régime. Méthodiquement, il en gravira tous les échelons avant d'être élu maire de Téhéran en 2003, avec un taux de participation électoral très faible (24 %). Très proche du " guide suprême ", Ali Khamenei, Ahmadinejad incarne la ligne la plus dure et conservatrice du régime. Il qualifie en mars 2010 les attentats du 11 septembre 2001 de " gros mensonge " ayant servi de prétexte à l'invasion de l'Afghanistan. En 2013, Hassan Rohani lui succède à la présidence de la République. Ahmadinejad tente un come back lors de l'élection présidentielle de 2017 mais Ali Khamenei, le guide suprême, et le Conseil des gardiens de la Constitution rejettent sa candidature.

Farah Diba

Farah Pahlavi, née le 14 octobre 1938 à Téhéran sous le nom de Farah Diba, a été la troisième et dernière épouse de Mohammad Reza Pahlavi, shah d'Iran de 1959 à 1980, auquel elle donna deux filles et deux garçons. Elle devint impératrice (chahbanou) en 1967, titre qu'elle porte jusqu'au renversement de la monarchie, en 1979. L'ancienne impératrice vit aujourd'hui essentiellement à Paris. Elle se rend aussi régulièrement aux Etats-Unis où vivent ses enfants et ses petits-enfants. Après ses années de gloire et de luxe, l'impératrice n'a pas été épargnée par la vie. En 2001, sa fille cadette la princesse Leila est retrouvée sans vie dans un hôtel londonien : dépressive, elle avait absorbé des somnifères et de la cocaïne. Dix ans plus tard, l'impératrice perd son second fils, le prince Ali-Reza, qui met fin à ses jours à son domicile de Boston. L'impératrice mène actuellement une vie mondaine, présidant de nombreuses fondations et associations. On peut voir sur les hauteurs de Téhéran les demeures luxueuses où elle vécut, avec ses parures et ses tableaux, les vases géants à son effigie et à celle de sa famille, les statues de bronze les représentant, les tapis et les meubles précieux... Les anciens jardins de la famille impériale, très agréables, sont également ouverts au public.

Chirine Ebadi

Lauréate du prix Nobel de la Paix en 2003, cette avocate née en 1947 et militante des Droits de l'Homme et des Enfants, est la première femme musulmane et la première Iranienne à recevoir ce prix. Magistrate sous le règne du shah, première femme juge en Iran, elle devra quitter ses fonctions en 1979 après l'instauration de la République islamique. Elle enseigne également le droit à l'Université de Téhéran et prendra notamment la défense des dissidents de premier plan comme la famille de Dariush Farouhar et de son épouse, retrouvés battus à mort dans la capitale iranienne. Son prix Nobel est suivi de nouvelles distinctions : les insignes de commandeur de la Légion d'honneur remise par Jacques Chirac en 2006, et le prix Manhae pour la paix en 2009. Elle est par ailleurs membre de la fondation PeaceJam.

Bahman Ghobadi

Né en 1969 à Bané, au Kurdistan iranien. Après avoir réalisé des courts-métrages à Sanandaj, il s'installe à Téhéran pour commencer des études à la faculté de cinéma, études qu'il abandonnera avant leur terme. En 1999, il devient le premier assistant d'Abbas Kiarostami. A la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes, en 2000, Bahman Ghobadi reçoit la Caméra d'or pour son film Un temps pour l'ivresse des chevaux, chef-d'oeuvre consacré aux jeunes du Kurdistan vivant de contrebande à la frontière irano-irakienne. En 2009, son cinquième film Les Chats persans, qui met en scène un groupe de musiciens underground, est acclamé à Cannes, lauréat du prix Un certain regard. Un film coup-de-poing, interdit en Iran, mais dont des copies circulent sous le manteau. Tourné dans la clandestinité, sans autorisation gouvernementale, ce film permet de découvrir la bouillonnante scène musicale underground de Téhéran. En 2012 est sorti Rhino Season, avec Monica Belluci, autour d'un poète kurde qui, venant de sortir de prison après 35 ans d'incarcération, tente de retrouver sa femme qui le croit mort. Son dernier long métrage, A flag without a country, est un documentaire consacré à Helly Luv et Nariman Anvar et, plus largement, au Kurdistan.

Abbas Kiarostami

Chef de file de l'émergence du cinéma iranien, Kiarostami, né à Téhéran en 1940, décroche la Palme d'or au festival de Cannes en 1997 pour son film Le Goût de la cerise. Sa renommée et ses positions ne lui vaudront pas que des amis en Iran, comme en témoigne l'agressivité des conservateurs à son retour dans la capitale. N'hésitant pas à aborder un sujet tabou (le suicide), le long métrage sera même interdit en salle. A Venise en 1999, il est récompensé du Grand Prix du Jury pour Le Vent nous emportera. Fidèle à ses exigences et à ses thèmes initiaux, il réussit cependant à se renouveler avec ses dernières réalisations, ABC Africa (2000) et Ten (2001), tournées en caméra DV. L'une de ses oeuvres les plus originales sort en 2010. L'action principale de Shirin se passe dans une salle de théâtre ; la caméra tourne le dos à la scène, et nous montre les yeux de 108 femmes iraniennes. Elles sont en train d'assister à la représentation de Khosrow et Shirin, un poème iranien de Nezami Ganjevi datant du XIIe siècle. Egalement à voir, Où est la maison de mon ami ? (1987), Close up (1990) et Au travers des Oliviers (1994). Parmi ses dernières réalisations : Copie conforme avec Juliette Binoche (2010) et Like Someone in Love (2012). Ce sera son dernier long métrage, le réalisateur s'éteindra à Paris en juillet 2016.

Ali Khamenei

Né en 1939, à Masshad. " Guide suprême " de la République islamique d'Iran depuis 1989 et successeur de l'ayatollah Khomeiny. Désigné par l'Assemblée des experts, une instance politico-religieuse, Khamenei dispose de l'essentiel du pouvoir. Extrêmement conservateur, il s'est opposé très clairement aux réformateurs au pouvoir entre 1997 et 2004 et a appuyé le candidat ultra conservateur Ahmadinejad en 2005 et 2009. Le principe du Velayat-e faqih, primauté du religieux sur le politique, lui permet de dominer la scène politique. Il contrôle les principaux leviers du pouvoir : les forces armées, l'institution judiciaire et le Conseil des Gardiens qui fait office de Cour constitutionnelle. Ominiprésent dans le pays, sur les billets de banque comme en fresque sur les murs, il a donné son nom a de très nombreux squares, avenues, établissements publics...

Mohammad Khatami

Né en 1947, à Ardakan, descendant du prophète Mohammed, il est élu triomphalement président de la République en 1997, puis à nouveau en 2001. Il cristallise l'espoir de la jeunesse et des femmes aspirant à une libéralisation du régime. Ancien étudiant à l'université de Hambourg, maîtrisant l'allemand et l'anglais, il prend position en faveur d'un assouplissement de la loi sans pour autant remettre en cause la théocratie. Après deux mandats successifs, son bilan reste néanmoins mitigé. L'opposition et l'obstruction systématique des conservateurs n'est pas pour rien dans ce demi-échec. Une partie de la population qui le soutenait, s'étant sentie trahie, a refusé de participer à la dernière élection présidentielle. Il présente sa candidature aux élections de 2009 avant de se retirer pour soutenir celle de Mir Hossein Moussavi, son conseiller lorsqu'il était président. En octobre 2009, il a reçu, avec Daryush Shayegan, le Global Dialogue Prize, l'un des plus importants prix au monde dans le domaine de la médiation interculturelle. Il est toujours considéré comme le leader des réformateurs iraniens.

Mohsen Makhmalbaf

L'un des cinéastes les plus controversés et les plus brillants du pays. Empruntant la veine réaliste, caractéristique du grand cinéma iranien, il milite d'abord au sein d'une organisation islamique luttant contre le régime du Shah. Au milieu des années 1980, il change d'orientation et rejoint le camp des réformateurs. Mohammad Khatami, ministre de la Culture au début des années 1990, devra d'ailleurs démissionner après l'avoir soutenu. Makhmalbaf a tourné plus d'une vingtaine de films, dont Boycott (1985), Le Cycliste (1987), Salam Cinema (1995), Les contes de Kish (1999), Kandahar (2001) et Afghan Alphabet (2002). Très attaché à la cause afghane, il a créé une association non-gouvernementale pour permettre aux enfants afghans d'aller à l'école en Iran et a passé beaucoup de temps en Afghanistan où il a contribué à la construction d'écoles et d'hôpitaux. Il quitte définitivement l'Iran en 2004 en protestation contre la censure. Il poursuit sa production : La Chaise et Sex and Philosophy (2005), Le Cri des fourmis (2006), Le Président (2014)... La majorité de ses films sont interdits de projection en Iran. Ses filles, Hana et surtout Samira Makhmalbaf, suivent ses traces.

Samira Makhmalbaf

Samira Makhmalbaf joue à l'âge de 7 ans dans Le Cycliste, réalisé par son père Mohsen Makhmalbaf, l'une des figures de proue du cinéma iranien, au même titre qu'Abbas Kiarostami. Samira quitte l'école à 14 ans pour suivre l'enseignement que son père, réalisateur et écrivain, dispense à ses neveux, ses cousins et ses amis. A l'instar des Coppola, sous d'autres cieux, la famille Makhmalbaf fait du cinéma une affaire de famille. A 17 ans, Samira Makhmalbar réalise son premier film, La Pomme, largement diffué en dehors de l'Iran et notamment en France, qui connaît un certain succès. En 1999, elle remporte le Grand Prix du Jury à Cannes avec son film Le Tableau noir avant de participer à un film collectif relatif aux attentats du 11 septembre 2001 (11' 09"01 - September 11). Prolifique et extrêmement talentueuse, elle revient à Cannes en 2003 avec son long-métrage A cinq heures de l'après-midi, qui remporte le Prix du jury et le Prix du jury oecuménique. En 2008, la réalisatrice aborde le sujet du handicap à travers son film L'enfant Cheval, l'histoire de deux jeunes garçons, l'un handicapé mental et l'autre hadicapé physique, qui décident d'affronter la vie à deux. Cette réalisation lui vaut d'obtenir le Prix spécial du jury au Festival du film international de San Sebastian, l'année de sa sortie.

Mir Hossein Mousavi

Fils d'un marchand de thé, né en 1941 dans le nord-est du pays, il est originaire de la même ville que l'ayatollah Khamenei. Il se fait connaître sur la scène politique en occupant le poste de Premier ministre dans les années 1980. En 1989, ce poste est supprimé du gouvernement : Hossein Moussavi devient alors membre du Conseil de discernement, qui avise le leader surprême. Parallèlement architecte et peintre, il préside l'Académie des arts iranienne depuis 1999. Son retour en 2009 sur la scène politique, lors des élections, en tant qu'opposant à Mahmoud Ahmadinejad, fait grand bruit. Secondé par son épouse, ce qui est rarissime dans le milieu politique iranien, il mène une campagne courageuse, puis dénonce des irrégularités durant les élections. C'est un progressiste ; s'il ne reconnaît pas Israël, il condamne cependant l'Holocauste. Mousavi est également favorable à un rapprochement avec les Etats-Unis, sans pour autant renoncer aux ambitions nucléaires de son pays, et s'exprime en faveur du droit des femmes. Il lance en août 2099 le mouvement Chemin vert de l'espoir. En 2011, il est placé en résidence surveillée à son domicile, ainsi que son épouse, pour des raisons de sécurité. Il souffre actuellement de problèmes de santé.

Hachemi Rafsandjani

L'un des poids lourds du monde politique iranien, et un richissime homme d'affaires, né en 1934. Fidèle second de l'ayatollah Khomeiny dans les années 1980 et président du Madjlis (parlement iranien), il sera nommé commandant en chef des armées en 1988 avant d'être élu président de la République à deux reprises en 1989 et 1993. C'est un réformateur modéré. Lors des élections présidentielles de 2009, il soutient la candidat de l'opposition Hossein Moussavi. Considéré comme anti-américain aux premiers jours de la Révolution, ses idées ont évolué et il est aujourd'hui plus ouvert à l'Occident, à la privatisation de certains secteurs de l'économie et à une meilleure répartition des pouvoirs. En 2009, lors des mouvements de contestation qui avaient embrasé Téhéran, il a déclaré : " Si nous ignorons les voix de notre jeunesse et ne changeons pas, ils nous feront ce qu'ils ont fait au shah ". Il s'est éteint en janvier 2017, succombant à une attaque cardiaque.

Marjane Satrapi

Née en 1969 à Rasht, capitale de la province de Guilan, sur les rives de la mer Caspienne, l'auteur de la célèbre bande dessinée Persépolis quitte son pays à l'âge de 14 ans pour l'Europe. Ses parents, très impliqués à gauche, préfèrent en effet la savoir loin de l'Iran. Elle vivra d'abord en Autriche avant de s'installer en France. Ses albums à la fois tendres, drôles, sarcastiques et mélancoliques retracent ses souvenirs d'adolescente, les dérives de la République islamique et la douleur de l'exil. Son grand-père maternel n'était autre que le fils de Nasreddine Shah, le dernier empereur de la dynastie qadjar qui règnera en Iran avant le coup d'Etat de Reza Khan. En 2007, elle porte à l'écran Persépolis sous forme d'un long métrage d'animation en noir et blanc. Projeté au sein de la sélection officielle au festival de Cannes, il reçoit le Prix du jury. L'année suivante, nouvelles récompenses avec le César du meilleur premier film, le César de la meilleure adaptation et une nomination à l'Oscar du meilleur film d'animation. En 2010, elle adapte son album Poulet aux prunes au cinéma. Son film, sélectionné en compétition lors de la Mostra de Venise en 2011, remporte également le prix du Meilleur long métrage au Festival international du film d'Abu Dhabi ainsi que le Prix du public à São Paulo. Marjane Satrapi parle, outre le perse et le français, l'anglais, l'allemand, l'italien et le suédois.

Masoud Shojaei

En 2018, alors âgé de 34 ans, le milieu offensif iranien devient le premier joueur perse à disputer trois coupes du monde. Il est capitaine de l'équipe, coachée par un ancien entraîneur du Real, mais n'est pas aidé par le tirage au sort, qui place l'Iran dans la même poule que l'Espagne, le Portugal et le Maroc. Ayant battu les lions de l'Atlas et s'étant inclinés de peu face à l'Espagne, les Iraniens ont été à deux doigts de l'emporter dans leur troisième rencontre face aux champions d'Europe. Mais le nul ne leur permet pas de se qualifier pour les huitièmes de finale. Masoud Shojaei évolue toujours au Tractor Sazi, le club de Tabriz.

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