Guide du Cambodge : Populations et langue

La vie suit son cours sur le lac de Tonlé Sap.
La vie suit son cours sur le lac de Tonlé Sap.
Populations
Le lac de Tonlé sap sert aussi de terrain de jeu.
Le lac de Tonlé sap sert aussi de terrain de jeu.
Khmers

Peuple mythique de bâtisseurs, d'artistes et de conquérants, les Khmers sont positivement les descendants du couple légendaire dont l'union transcenda l'avenir de leur pays. L'amour entre la sublime femme-serpent, fille du Nagaraja, et l'aventureux prince Preah Thong symbolise la fusion de deux races qui allaient bientôt n'en former qu'une : les peuplades autochtones austro-asiatiques et les tribus aryennes descendues d'Inde devenaient le peuple khmer entre les IVe et IIe millénaires av. J.‑C. Selon les points de vue ethnologique et linguistique, les Khmers se rattachent aux populations Môn de Basse-Birmanie ainsi qu'à quelques peuplades de la cordillère annamitique.
Les hommes cambodgiens sont plutôt grands pour l'Asie (1,65 m en moyenne). Musclés et souvent bruns de peau, ils ont le nez assez large, les oreilles parfois grandes, les lèvres charnues, le menton accentué, les yeux ovales (non bridés), d'un brun foncé, les cheveux quelquefois ondulés. Ils sont, pour la plupart, d'un naturel amical, chaleureux et ouvert, ils aiment rire et sont d'une grande fidélité en amitié. Les militaires français qui les ont encadrés et menés au combat contre le Viêt-minh ont été frappés par leur grande bravoure, assortie d'une bonne dose de férocité complètement incontrôlable. Les femmes khmères ont un teint cuivré magnifique, de grands yeux de biche, des cheveux somptueux qui tombent en lourdes grappes ondulées sur leurs épaules, un sourire merveilleux.

Khmers Loeu (ou Moï, Phnong, Montagnards…)

Cette dénomination englobe les Pear, groupes originaires de la côte de Coromandel dans le sud de l'Inde, qui se sont fixés dans les montagnes des Cardamomes, ainsi que les peuplades d'origine austronésienne ou môn-khmer telles que Stieng, Braou, Tam Poun, Jaraï, Phnong... habitant les provinces quasi désertes de l'est et du nord-est du Cambodge. Peuplades primitives à la peau sombre, organisées en tribus, elles sont encore très proches de l'âge de pierre, pratiquant la culture sur brûlis, la cueillette, la chasse et la pêche. Les bombardements massifs de l'US Air Force, puis les communismes khmer et vietnamien (et maintenant les missionnaires américains et la société de consommation) ont causé beaucoup de tort à ces populations.

Cham

Les Cham (prononcer " tiam "), que l'on appelle également Khmers Islam, sont dans leur majorité des descendants de l'empire du Champa qui s'étendait autrefois le long de la côte est de l'Indochine et fut entièrement anéanti par les Vietnamiens au XVe siècle. Accueillis par les Khmers avec qui ils avaient été en lutte pendant des siècles (leurs combats épiques sont le principal sujet des bas-reliefs que l'on peut admirer au Bayon et à Angkor Wat), les Cham devinrent sujets du roi du Cambodge, mais conservèrent leurs coutumes et la religion musulmane, qu'ils avaient adoptée au XIVe siècle.
Les immigrants malais qui sont arrivés de Sumatra au XIIe siècle sont considérés comme faisant partie intégrante de la communauté cham. Les Cham sont traditionnellement pêcheurs, éleveurs et bouchers, cette dernière profession étant interdite aux bouddhistes. Sous le régime khmer rouge, les Cham furent systématiquement persécutés, leurs mosquées rasées ou transformées en porcheries. Avec l'APRONUC s'est ouverte une ère nouvelle pour les Cham, qui ont vu arriver en masse une aide sonnante et trébuchante de la part des grands pays frères que sont la Malaisie, le Pakistan, les Emirats arabes, l'Arabie saoudite... Les régions à forte population cham, telles Kompong Chnang, Pursat, Kampot, les rives du Mékong de Phnom Penh à Kratie, voient pousser autant de mosquées que de grains de riz... L'islam des Cham est teinté d'influences bouddhistes, hindouistes et même animistes que les prédicateurs étrangers s'attachent avec succès à éradiquer.

Chinois

Ils furent, avec les Indiens, les premiers étrangers à connaître le Cambodge et à s'y fixer. Les migrations chinoises eurent lieu en deux vagues principales : la première intervint au début du XVIIe siècle, à la suite des troubles qui marquèrent la fin de la dynastie Ming et la conquête manchoue  ; la seconde, plus importante, au milieu du XIXe siècle, après l'échec de la révolution des Taiping. Cette migration chinoise vers le Cambodge mais aussi vers le Siam, la Malaisie, le Viêt-Nam se poursuivit jusqu'à l'avènement de la République populaire de Chine. Le Siam est l'ancien nom de la Thaïlande dont les habitants s'appelaient autrefois les Siamois. Ils changèrent le nom de leur pays en Thaï Land (littéralement " Terre des Thaïs ") pendant les années 1930  ; ils étaient alors alliés aux forces de l'Axe, et ce changement de nom constituait une revendication sur tous les territoires frontaliers où habitaient des peuples de langue thaïe, principalement le Cambodge et le Laos. Couverts par les Japonais, qui occupaient alors l'Indochine française, ils provoquèrent de très nombreux incidents de frontière, lançant de profondes incursions militaires pour tester les défenses françaises. Cette politique agressive culmina en 1941, obligeant la flotte française de Saigon (vichyste) à couler la flotte thaïe au large de l'île de Koh Chang. Notons d'ailleurs que plus l'Axe subissait de défaites, plus les Thaïs se rapprochaient des Américains auxquels ils s'allièrent à la fin de la guerre.
Les Chinois du Cambodge sont originaires des régions de Chaozhou (Trieu Chau, 80 %), Fujian, Guangdong et Hainan. Souvent arrivés dans un grand dénuement, les émigrants se sont d'abord consacrés à certaines cultures riches (bétel, kapok et poivre) avant de se tourner vers le commerce et l'industrie. Eux aussi ont beaucoup souffert sous les Khmers rouges  ; les " champs de la mort " virent disparaître la moitié de leur population, mais, comme si de rien n'était, ils ont aujourd'hui repris leur ancienne place dans la société cambodgienne, et contrôlent quasiment tous les échanges commerciaux du pays.
Communauté particulièrement dynamique, les Chinois ne pratiquent pas le repli ethnique, ils ont au contraire toujours recherché et pratiqué l'intégration en se mariant avec des Khmers. De nos jours encore, il est courant qu'une famille chinoise finance les études d'un jeune Khmer prometteur qui devra en retour épouser la fille de la famille. Parallèlement, les Chinois restent très attachés à leur culture et à leur langue. Les écoles chinoises sont légion et comptent parmi les meilleures du pays (ce qui n'est guère difficile). Ce bilinguisme est d'ailleurs la clef de la réussite dans une Asie où toutes les affaires sont dirigées par des Sino-Thaïs, Sino-Viêt, etc. Cette tendance n'est pas prête à s'inverser tant l'immigration chinoise au Cambodge prend actuellement des proportions considérables, et même inquiétantes dans la mesure où la mafia est concernée. Certains n'hésitent pas à comparer les investissements massifs réalisés par le gouvernement chinois et ses affiliés comme une nouvelle forme de colonisation de facto.

Vietnamiens

Les Vietnamiens ont commencé à s'établir au Cambodge vers la fin du XVIIIesiècle. Le flux d'immigrants s'est ensuite accru de 1870 à 1953, sous l'égide d'un protectorat français soucieux de recruter des fonctionnaires considérés comme plus zélés et capables que les insouciants Cambodgiens. L'épiscopat catholique a, lui aussi, sa part de responsabilité dans la colonisation de certaines régions du Cambodge par les Vietnamiens. Ne rencontrant guère d'échos dans la population cambodgienne, la Mission apostolique organisa l'implantation de chrétiens annamites en leur attribuant des terres. Cette politique ne manqua pas de créer des antagonismes profonds entre les communautés, aggravés par des différences culturelles et de caractère, qui déboucha rapidement sur la haine entre Khmers et Annamites.

Les Khmers, peuple homogène et vieux de plusieurs milliers d'années, appartiennent, comme leurs voisins siamois, laotien et birman à l'Asie brune, tout imprégnée de culture indienne. Occupés durant mille ans par la Chine, les Vietnamiens font partie de l'Asie jaune, ils ne pratiquent pas le même bouddhisme et forment un peuple dynamique et farouchement nationaliste, souvent méprisant, voire aux visées franchement hégémonistes par rapport à leurs voisins moins nombreux et plus alanguis. Ce sont eux qui ont voulu et (bien) mené toutes les guerres d'Indochine, y précipitant pour leur plus grand malheur Khmers et Laotiens. La Fédération indochinoise qu'ils entendaient créer après leur victoire n'était rien d'autre qu'un Anschluss de plus réalisé par un peuple en mal d'espace vital.

Lorsqu'en décembre 1978, ils lancèrent leurs divisions contre le Kampuchéa démocratique, ils mettaient, certes, un terme à l'un des régimes les plus sanguinaires et barbares qu'ait jamais connus la planète mais, surtout, ils annexaient le petit Cambodge  ; ils allaient le piller pendant dix ans et lui imposer un second stalinisme des rizières. Les Khmers, qui ne les avaient jamais portés dans leur coeur, en ont conçu une haine féroce.

A l'heure actuelle, environ 600 000 Vietnamiens vivent au Cambodge. Chassés de leur pays par le totalitarisme, la surpopulation et le chômage, ils ne trouvent chez les Khmers que la peur et l'insécurité. Petits artisans, mécaniciens, prostituées... Ils sont pourtant bien utiles dans un pays où l'on a oublié tous les savoir-faire. Sans cesse ballottés par une situation politique très mouvante, les Youn (terme khmer péjoratif désignant les Vietnamiens) du Cambodge subissent passivement les contractions d'une histoire qui n'en finit pas d'accoucher.

Français

Extrait de L'Expat par Frédéric Amat :

Barang d'aujourd'hui : le terme Barang désigne le Français et, dans une acception plus large il sert à définir l'étranger occidental. [... ]. L'étude qui suit classe le Barang dans trois grandes catégories types. Cette étude est totalement et forcément subjective. Elle n'a pas été initiée ni même établie grâce à un quelconque manuel de psychologie ou de sociologie. Elle est le fruit d'une observation, plus, d'une totale immersion dans le milieu des Barangs du Cambodge durant de nombreuses années. Elle peut apparaître trop pertinente ou être jugée en décalage avec la réalité. Chacun y trouvera midi à sa porte ou minuit à son balcon. Il est bien évident que la communauté étrangère ne se réduit pas, fort heureusement, à ces trois modèles seulement. Ils ne sont que des caricatures, certes, mais des caricatures assez réalistes  ! Loin des yeux, loin du coeur mais également très loin de sa culture, le Barang expatrié, souvent inconsciemment, adopte dans sa vie de tous les jours et dans son travail des comportements, des attitudes toutes nouvelles. Peu à peu, sa mentalité va, elle aussi, subir des modifications, des évolutions et sa vision des choses qui l'entoure se modifiera. L'individu va se "tropicaliser" " [...]

Le Barang éponge. Il a complètement absorbé la culture de son pays d'accueil et n'est relié à son ancienne vie que par la carte Visa, sans aucune source de revenu sur place. Il n'est d'ailleurs pas là pour travailler et n'a pas fait le voyage pour écouter quelqu'un le sermonner. Il parle khmer couramment, six mois seulement après son arrivée et est pote avec tous les moto-dops de son quartier. Vêtu à la mode locale d'un krama noué autour des reins, il adopte la position asiatique au repos assis sur ses talons sans souffrir le martyre. Le hamac est accroché sous les pilotis de la maison dans un coin de campagne entouré de palmiers. Il fume des Ara sans filtre, paquet souple. Il a renié tous ses anciens copains, ne fréquente quasiment plus d'autres Barangs et se contente de la cuisine de sa femme, poulet bouilli qu'il mange à grand renfort de riz blanc, assis sur une natte. Le Barang éponge sort tous les soirs dans les gargotes locales avec ses nouveaux amis du quartier à qui il paye des bières aux glaçons. Le Barang éponge est en quête d'une nouvelle identité, d'une vérité profonde inaccessible, mais il surestime ses capacités de résistance et d'adaptation. Il se veut plus khmer que les Khmers et ne dort même pas sous la moustiquaire. Lorsqu'il tombe malade, il fait confiance au sorcier du coin, se fait gratter le dos à l'aide d'une pièce de monnaie trempée dans du baume du Tigre. En règle générale, le Barang éponge perd dix kilos dès la première année et doit être rapatrié sanitaire dans la deuxième, après plusieurs mois d'interdit bancaire. Son retour en Europe est un enfer et parfois assorti d'une cure de désintoxication... Attention, le Barang éponge n'arrive pas dans cet état : il était auparavant écrivain ou consultant, marié et père de famille. Le virus du Barang éponge s'attrape à n'importe quel âge, même après plusieurs séjours sur d'autres continents et cela touche toutes les classes de la société. On a tous en tête un ami parti sous le soleil d'Asie et qui ne donne plus de nouvelles. La plus belle version soft du Barang éponge est merveilleusement décrite dans le roman de Georges Groslier intitulé Le Retour à l'argile (éditions Kailash en vente chez Mékong Libris, à lire absolument). Les Asiates de Jean Hougron correspondent à ce type Barang-là (même librairie. Un classique). Les variantes sont le Barang résident sexuel, le Barang aux crochets de ses parents, le Barang prof de français à deux sous, le Barang fils de bonne famille ébloui par le potentiel de ce pays...

Le Barang rejet. Il est au Barang éponge ce que le Yin est au Yang. En soirée, on le rencontre généralement dans les cocktails mondains, les restaurants (climatisés) à la mode ou entre amis dans les plus belles villas de la capitale. On le trouve toujours en ville, sauf certains week-ends qu'il passe au bord de mer. La journée, s'il n'est pas dans son 4x4 climatisé, c'est qu'il est déjà arrivé à son bureau également climatisé. Il est spécialiste en rédaction de projets (avant financements) ou de programmes (après financements) et passe son temps les yeux rivés sur son écran d'ordinateur. Le Barang rejet n'a pas besoin de ce livre vu que tout est déjà organisé pour lui. Il est champion de l'expatriation, et le Cambodge n'est jamais son premier poste. Ses employés de maison (nombreux) sont des gens " extraordinaires ", quoique " un peu fainéants ou nonchalants ". Son dernier poste était à Dakar, et il connaît des dizaines de bonnes blagues sur les Africains. Il occupe ses loisirs dans les clubs de sports des grands hôtels avec piscine et sauna et se promet toujours d'aller passer un week-end à Angkor. Avec ses amis, il compare l'attitude des habitants de ce pays avec celle d'autres habitants d'autres pays où il a séjourné. Il critique vertement, toujours en public, le comportement des étrangers de sa race qui fréquentent les prostituées et profitent de la pauvreté des autochtones. Pourtant, si la pauvreté venait un jour à disparaître de la planète, il perdrait probablement son boulot. Après un an passé sur place, il ignore toujours comment on dit merci en cambodgien. Il considère le monde en deux parties, avec d'un côté les Etats membres du G8 qui ont inventé l'avion et la poêle Tefal et, d'un autre, ceux qui manquent de ressources ou d'imagination. C'est pour mettre fin à ce déséquilibre inacceptable que l'on retrouve le Barang rejet s'activant auprès d'organismes internationaux humanitaires. Ce personnage n'est pas en paix avec lui-même. Tout cela ne l'empêche pas de tomber sous le charme de l'Asie et plonger certains soirs dans les bas-fonds de Phnom Penh. Mais uniquement lorsque sa femme est en vacances à l'étranger. Le personnage est décrit dans Jaraï de Loup Durand (éd. Kailash).

Le Barang à mi-chemin. Pas assez riche pour figurer dans la " catégorie rejet " mais trop lucide pour tomber dans la " catégorie éponge ". Il a longtemps pleuré devant le film Indochine et considère Apocalypse Now comme un chef-d'oeuvre du cinéma. Il se marie le plus souvent avec une femme de la région où il travaille. Il parle assez bien la langue et connaît l'histoire récente du pays, qu'il a déjà visité plusieurs fois en moto et connaît par coeur la route de Kampot ou celle de Preah Vihear. Lartéguy, Hougron, Groslier, Tauriac, Loti et Glaize sont ses auteurs favoris même s'il ne jure que par Jaraï de Loup Durand, dont il possède même un exemplaire de la version originale épuisée. Ses soirées sont invariablement les mêmes, et on le croise en compagnie d'autres expats avec qui il partage ses points de vue et quelques bouteilles à l'occasion. Il aime bien fréquenter certains lieux mal famés dont les patrons sont tous des copains. Les nouveaux venus le considèrent comme un expert du Cambodge. Le Barang à mi-chemin a participé de près ou de loin à la reconstruction du pays ces dernières années. Médecin, maraîcher, journaliste, pâtissier, responsable d'une ONG, hôtelier, barman, il a fini par prendre racine dans un coin du royaume. Il se pose en observateur sur la politique du pays, mais ne réduit pas le régime khmer rouge à une variante du maoïsme. Il se révolte contre l'injustice et aime critiquer les institutions trop laxistes à son goût. Le Barang à mi-chemin vit en permanence sur la corde raide. Selon les hasards de la vie et les placements financiers hasardeux, il finira ses jours dans le costume strict du Barang rejet ou la tenue débraillée du Barang éponge. Mais il se peut qu'il réalise que le bonheur est parfois simple même si le monde ne s'est pas fait en deux jours. En fait, cet homme généreux sait fort bien communiquer avec ses semblables et a besoin de reconnaissance pour trouver la paix.

Vous retrouverez la vie tumultueuse des Barangs de cette catégorie dans le roman de Frédéric Amat et Pascal Doussot, Un crapaud dans le Mékong, Mékong Libris, 2006.

Langue
Rencontre à Angkor.
Rencontre à Angkor.

Le khmer appartient au groupe des langues austro-asiatiques  ; il aurait donné naissance au thaï, au laotien et, indirectement, au birman. On y trouve, çà et là, certaines influences indo-européennes. Comme pour les autres langues d'Extrême-Orient, le mot est invariable, et l'on ne trouve pas de catégories grammaticales bien précises, ni de classes de mots correspondant rigoureusement à nos " parties du discours ". Donc pas de marque particulière indiquant le genre, le nombre, la personne, le temps, le mode... Et pas de conjugaison à apprendre. Certes, nous trouvons en cambodgien des mots qui tiennent le rôle de nos verbes, substantifs, adjectifs, mais rien ne permet de les différencier morphologiquement  ; leur rôle dépend de leur place. De plus, le mot cambodgien est toujours pris dans son sens le plus général, d'où la nécessité de le préciser en ajoutant à sa suite les déterminants appropriés dans l'ordre voulu, car l'ordre va de l'indéterminé au déterminé. Ainsi, dans les phrases complexes, un premier verbe indique l'action proprement dite, et les verbes suivants, placés non loin, donnent des nuances d'aspect (déterminé, effectif, accompli...). On peut ainsi en trouver une cascade si cela a été jugé nécessaire pour préciser progressivement la pensée.

Mots et expressions kmers à connaître

Bonjour................................Tchôm rirb sour

Je ne parle pas le khmer..................... Khniom at (tchèh) niyéy phirsa Khmèr

Je suis français.................................. Khniom tchir baraing

Je ne comprends pas.......... Khniom at yol té

Merci beaucoup................................. ökone tchroen

Non.................................................. até

Non merci........................................ até ökone

Oui (dit par un homme).................... ba (t)

Oui (dit par une femme)................... tcha (prononcé comme tia)

Attention  ! Pröyat !

C'est trop cher  ! Thlay nah !

Combien ça coûte  ? Thlay pönmane ?

L'addition SVP............... Som koet loey

Hôpital.................... monti pèt

Médicament............ thnam (pèt)

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