Guide de Taïwan : Survol de Taïwan

Géographie
Les chutes de Shifen.
Les chutes de Shifen.

Taïwan (ou Formose) est située dans l'océan Pacifique, au large de la côte sud-est du continent asiatique, entre le Japon et les Philippines. Longue de 394 km et large de 144 km, l'île occupe une superficie de 36 000 km². Elle est séparée de la Chine par le détroit de Taïwan, également appelé détroit de Formose ; les deux rives se trouvent entre les deux points les plus proches à 160 km. La rareté des plaines et l'abondance des montagnes qui couvrent près de 65 % du territoire sont les deux traits caractéristiques majeurs du relief taïwanais.

Des pressions tectoniques constantes ont donné à Taïwan sa plus grande spécificité : une chaîne de montagnes de 270 km dont plus de 200 sommets s'élèvent au-dessus de 3 000 m. Parmi ces géants, Yushan (le mont de Jade) culminant à 3 952 m, reste le pic le plus haut de l'île, ainsi que l'un des plus élevés de toute l'Asie du Sud-Est. Des contreforts mènent jusqu'aux plateaux et plaines côtières à l'ouest et au sud tandis que la côte est demeure relativement escarpée.

La pointe nord de Taïwan se distingue par un relief d'origine volcanique ; les montagnes hautes de 1 000 m ne sont pas entrées en activité depuis longtemps, pour autant des phénomènes volcaniques s'observent dans le parc national de Yangmingshan où des sources d'eaux thermales et des fumerolles chargées de soufre s'échappent de la roche. A cette topographie déjà complexe s'ajoutent d'autres originalités comme la présence de gorges escarpées qui sont l'oeuvre conjointe de l'érosion de la rivière Liwu et des forces orogéniques. Ainsi le site de Taroko, à l'est, est unique en son genre avec ses falaises de marbre atteignant parfois les 1 000 m. La vallée orientale du Rift est également née de la poussée des plaques tectoniques ; elle se trouve en effet sur la plus grande ligne de faille de Taiwan, au point de rencontre des plaques eurasiatique et des Philippines. La vallée est enserrée de sommets, des plaines alluviales et de deltas de rivières charriant bon nombre de sédiments qui ont donné à cette vallée, le surnom de " terre de lait et de miel ". Autre phénomène extraordinaire : le monde lunaire de Tianliao, au sud de l'île, dans le district de Kaohsiung, un paysage qui jure avec la végétation luxuriante du reste de l'île. Il s'agit d'un schiste argileux ciselé par l'eau de pluie dont le mouvement a creusé des rigoles dans la pierre empêchant toute forme de végétation. Le territoire taïwanais englobe également l'archipel des Penghu (Pescadores), les îles de Kinmen (Quemoy) et de Matsu, ainsi que quelques dizaines d'îlots dont les deux plus célèbres sont l'île Verte et l'île des Orchidées. L'île principale occupe plus de 95 % du territoire national. L'archipel de Penghu comprend 64 îlots, à mi-distance entre la Chine et Taïwan, couvrant une superficie de 126 km². Quemoy (Kinmen) désigne 12 îlots situés, pour le plus proche, à seulement 2 310 m de la province chinoise du Fujian. Sur la même ligne que Kinmen, se trouve l'archipel de Matsu, le point le plus au nord de Taïwan.

Les sources chaudes

Ancienne région volcanique, Taïwan est le théâtre d'une importante activité géothermale qui se manifeste sous la forme de sources chaudes réparties à travers l'île en quelques centaines de points. Taïwan compte également de rares sources froides chargées en minéraux. L'ancienne activité volcanique doublée d'un dense réseau de canaux souterrains favorise le développement de ce phénomène naturel. Ces sources sont riches soit en gaz carbonique, soit en soufre, soit en silice.

Climat

A cheval sur le tropique du Cancer, Taïwan présente un climat subtropical au nord et tropical au sud. Les pluies sont importantes et le taux moyen de précipitations est de 2 500 mm par an, avec un maximum de 5 600 mm. L'île est en général frappée chaque été - entre juillet et septembre - par trois ou quatre typhons qui, bien que causant d'immenses dégâts matériels, contribuent à l'équilibre écologique de l'île puisqu'ils alimentent en grande partie les réserves d'eau. Mais des typhons sont également possibles jusqu'en décembre, alors restez vigilants. La présence de courants chauds océaniques, comme le Kuroshio, venus du Japon, et l'humidité assurent un climat favorable au développement d'une flore luxuriante. Les bonnes années, Taïwan peut même enregistrer jusqu'à trois récoltes de riz. La période la plus sèche court généralement de novembre à février.

Les étés durent de mai à septembre et s'accompagnent de très chaudes températures allant de 27°C à 35°C. Taipei est installée dans un bassin, aussi dès les premières chaleurs, l'air ne circule plus et stagne dans la cuvette, rendant l'atmosphère irrespirable. Les hivers, quant à eux, sont beaucoup plus supportables, les températures, à l'inverse, ne s'aventurent jamais dans les extrêmes, il fait en moyenne 16°C dans l'île. A partir de 2 500 m, il neige en janvier et février.

Typhons et tremblements de terre

Taïwan est géographiquement dans une zone à risques, aussi bien sur le plan sismique que météorologique. Située dans la zone subtropicale des alizés et des typhons, Taïwan est affectée de mai à septembre de pluies torrentielles, qui provoquent souvent des inondations dramatiques, et qui peuvent dériver en typhons ou en ouragans. En août 2009, l'île entière, et principalement sa pointe méridionale, a été frappée par le typhon Morakot, l'un des plus destructeurs depuis des décennies, laissant derrière lui plusieurs centaines de victimes et plus de 3 milliards de dollars de dégâts matériels. Non loin de Kaohsiung, le village entier de Xiaolin fut même emporté par une gigantesque coulée de boue. Devant l'ampleur de la catastrophe, la lenteur du déploiement des équipes de secours d'urgence attira les foudres de l'opinion sur Ma Ying-jeou, qui s'en excusa d'ailleurs publiquement.

Outre des typhons meurtriers, l'île a également connu depuis le début du XXe siècle une vingtaine de tremblements de terre mesurés plus de 7 sur l'échelle de Richter. Le tremblement de terre du 21 septembre 1999, mesuré 7,4 à l'échelle de Richter, a fait 2 405 victimes, 10 718 blessés, et plus de 100 000 sans-abris. Il a détruit ou endommagé plus de 55 000 constructions, y compris à Taipei, située à 150 km de l'épicentre de la catastrophe et l'ensemble des dégâts a été estimé à 9 milliards de dollars.

Ce drame national a provoqué une prise de conscience de l'urgence qu'il y avait à prévenir les catastrophes naturelles. C'est ainsi qu'a été créé, en coopération avec les scientifiques américains, un projet chargé d'étudier les zones à risques, appelé Dotstar. Très efficace pour la prévention des cyclones et des ouragans, Dotstar effectue des relevés de température et d'humidité, de pression et autres données, retransmises en temps réel à l'office national de météorologie, qui réactualise instantanément le bulletin météorologique. Cependant, la prévention des tremblements de terre est tout à fait aléatoire, voire impossible. La Commission nationale des sciences a installé plus de 150 appareils pour enregistrer l'activité souterraine et étudier des mouvements des failles sismiques de l'écorce terrestre qui parcourent l'île. Taïwan est menacée par les tremblements de terre, mais rien, hélas, en l'état actuel de la science, ne permet de les prévenir.

Le 6 février 2016, un tremblement de terre de 6,8 sur l'échelle de Richter a frappé les environs de Kaohsiung, et un ensemble d'immeubles s'est effondré, provoquant la mort de 114 personnes. Un bilan humain très lourd, mais qui reste très modeste en comparaison avec la catastrophe de 1999, preuve que les efforts de contrôle des constructions ont payé, même si l'île reste très vulnérable. Enfin, un tremblement de terre de 7,2 sur l'échelle de Richter au large d'Ilan le 12 mai 2016, qui n'a pas fait de victimes, a rappelé les risques de tsunamis consécutifs aux séismes dans l'océan Pacifique. Face à ces dangers imprévisibles, les mesures les plus fortes concernent un état d'alerte pour évacuer les zones côtières menacées le plus rapidement possible. Mais le risque zéro n'existe pas.

Plus prévisibles, les typhons sont généralement annoncés quelques jours en avance. En cas d'alerte, il est recommandé de prendre les précautions suivantes :

vérifier les localités dans la zone d'alerte.

Vérifier l'état du logement et le consolider si nécessaire. Calfeutrer portes et fenêtres. Retirer tout objet suspendu à l'extérieur.

Prévoir le matériel nécessaire pour faire face aux coupures de courant et d'eau ainsi qu'aux difficultés d'approvisionnement (transistor à piles, réserve d'eau potable, de nourriture et de combustible pour deux à trois jours, lampes torches, bougies, allumettes).

Eteindre les appareils à gaz pour réduire le risque d'incendie.

Dans les régions affectées par le typhon, éviter les bords de mer, les zones inondables et les zones de glissements de terrain. Rester à distance des fils électriques tombés à terre susceptibles de provoquer des hydrocutions.

Le vent et la pluie s'interrompent au moment du passage du centre du typhon. Cette interruption spectaculaire (plus de vent, plus de bruit, une étrange impression de vide), qui dure le temps du passage dans l'oeil du cyclone, n'est que momentanée. Eviter de sortir de son logement dans la mesure où la tempête reprend après une courte accalmie.

Environnement – écologie
Source d'eau chaude en montagne
Source d'eau chaude en montagne

En une cinquantaine d'années, l'industrie taïwanaise s'est développée sans que le gouvernement ni même la conscience nationale ne s'inquiètent des conséquences sur l'environnement. L'engorgement du trafic et la forte concentration d'usines ont précipité la pollution de l'air qui a atteint des résultats alarmants. L'agence pour la protection de l'environnement (EPA en anglais pour Environnemental Protection Administration) recense plus de 10 millions de deux-roues et près de 6 millions de voitures pour une population de 23 millions d'habitants. Ce surnombre de véhicules à moteur serait le principal facteur de pollution des grandes villes. Ces indicateurs ont incité les pouvoirs publics à développer les transports en commun, dont le métro à Taipei et Kaohsiung (et en cours de construction à Taichung). Les bus urbains et transports ferroviaires se sont également considérablement développés au cours des deux dernières décennies, avec pour double objectif de limiter le trafic et de réduire la pollution. Si des effets restent à accomplir, les résultats n'en demeurent pas moins satisfaisants.

Bien que les précipitations s'élèvent à 2 500 mm par an, le système de conservation des eaux n'est pas encore satisfaisant. La population et les industries, fortement consommatrices, ont des besoins en constante croissance. La consommation des ménages augmente de près de 30 % tous les dix ans tandis que la part des entreprises représente 80 % du stock national. Or, une grande partie des rivières, des eaux du littoral et des nappes phréatiques présente un taux de pollution anormalement élevé. D'autre part l'île dispose d'un système d'évacuation des eaux usées inefficace puisque seulement 5 % du réseau des égouts est achevé. Le traitement des déchets est une source également de préoccupations car, en 2001, 16 millions de sacs en plastique étaient distribués aux Taïwanais, ce qui représentait 20 % des déchets produits par la population. Pour contrer ce fléau, le gouvernement a tout bonnement interdit la distribution de sacs en plastique en 2002 et prit des mesures en voie d'améliorer le système d'évacuation des eaux et la qualité de l'air, autant de mesures qui s'inscrivaient dans le plan Défi 2008 adopté en 2002. Taïwan se donnait alors six ans, selon les termes de l'ex-président Chen Shui-bian, pour trouver " un équilibre entre la protection de l'environnement et le progrès économique, afin de faire de l'île une nouvelle Silicon Ile verte ". Des progrès significatifs ont été réalisés, mais il reste encore beaucoup à faire.

Lors de la campagne présidentielle menant à l'élection de Ma Ying-jeou en 2008, l'écologie fut un cheval de bataille important des deux candidats en lice, et cette tendance s'est maintenue lors des élections de 2012 et de 2015. L'ancien président, s'il a lui aussi lancé ses propres actions en faveur de la protection environnementale, est critiqué par les écologistes taïwanais. Lors de son passage à la mairie de Taipei, il fut par ailleurs à l'origine du téléphérique de Maokong, une aberration écologique selon ses détracteurs, car favorisant les éboulements de terrain et générant du bruit et des déchets supplémentaires. Tsai Ing-wen est de son côté portée par les mouvements écologistes, et son administration sera jugée à l'aune de ses résultats. Malgré tout, le transfert des industries lourdes en Chine continentale et les projets gouvernementaux sont relayés par les bonnes intentions des Taïwanais, aujourd'hui sensibilisés à l'écologie. Ils sont d'ailleurs les seuls habitants d'Asie à participer activement à la Journée mondiale sans voiture. Cette prise de conscience écologique fait de Taïwan, malgré la pollution qui reste importante dans les grandes agglomérations et les millions de sacs plastique toujours distribués sur les marchés de rue, un modèle en Asie.

Parcs nationaux
Rizières
Rizières

Les parcs nationaux ont pour objet de préserver les paysages les plus remarquables, de maintenir la diversité de la faune et de la flore, de conserver les sites historiques et culturels. C'est principalement une mission de protection et de conservation de l'environnement naturel qu'accomplissent les parcs nationaux, dont la vocation est de rappeler que le nom européen de Taïwan, Formose (la Belle), n'est pas usurpé. En une dizaine d'années seulement (entre 1984 et 1995), Taïwan a réalisé l'exploit de quadriller son territoire en zones d'intérêt national. Une mission d'autant plus méritoire que l'île était déjà fortement peuplée. Les responsables des parcs ont dû et doivent encore conjuguer avec les exigences des populations aborigènes, des particuliers et des entreprises déjà installées. Taïwan compte actuellement neuf parcs nationaux. Le premier a vu le jour à Kenting, au sud de l'île ; c'est un parc à vocation terrestre et marine. Yushan a été fondé en 1985 ; il s'agit du plus grand parc national. C'est un site montagneux, où l'on trouve le point culminant de Taïwan, le mont Yushan. Yangmingshan, fondé la même année, est le seul parc situé dans une zone volcanique, on y trouve des sources chaudes et des cratères sulfureux. Non loin de Taipei, ce parc est un lieu de week-end pour les citadins. Taroko, ouvert en 1986, renferme de somptueuses falaises de marbre. Le parc Shei-Pa a été créé en 1992 ; on y trouve le mont Syue (3 886 m). Ce parc protège une espèce en voie d'extinction, le saumon de Formose. Le parc de Kinmen, fondé en 1995, se situe sur l'archipel du même nom, à quelques mètres de la province chinoise du Fujian. Position militaire stratégique de la république de Chine depuis 1949, les îles n'ont été démilitarisées qu'en 1992. Elles ont la particularité de présenter à la fois un environnement naturel unique et des sites historiques importants. En 2007, un parc fut créé à Taijiang, au nord de Tainan, le long de la côte, afin de protéger un littoral de lagons, mangroves et marais. De nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs y trouvent refuge. La même année, un autre parc fut créé à Dongsha, à 400 km au sud de Taïwan, en mer de Chine du sud, pour protéger le lagon riche en corail. Ces îles, éloignées de Taïwan et qui ne sont pas encore ouvertes au tourisme, sont également l'objet de disputes territoriales avec la Chine continentale, et la création de ce parc national dans ces îles quasi désertes répond autant à un objectif politique qu'à un impératif écologique. Le dernier parc national, maritime, fut créé en 2014, dans la partie sud de l'archipel de Penghu, pour protéger la faune maritime ainsi que des récifs de corail au large de plusieurs îles. On compte ainsi neuf parcs nationaux, terrestres ou maritimes, à Taïwan.

La création d'un autre parc est à l'étude à Magao, dans les montagnes Cilan connues pour leurs forêts de cyprès ; cependant, le site retenu fait partie des terres occupées par la tribu Atayal, qui ne voit pas d'un bon oeil ce projet. Les parcs nationaux occupent 8,5 % de la surface de l'île. En comptant les réserves naturelles, 19,5 % de Taïwan, soit 700 000 ha, est protégé. Pas mal pour une île qu'on imagine au départ polluée à l'extrême et urbanisée jusque dans ses moindres recoins !

Faune et flore
Combat de bovins
Combat de bovins

La surface de Taïwan étant majoritairement occupée par les montagnes, les habitants se sont réfugiés sur les côtes occidentales et au nord, laissant l'hostilité des hauteurs aux animaux. Les montagnes sont donc restées des sanctuaires pour les bêtes sauvages qui n'ont, toutes proportions gardées, pas trop souffert de l'urbanisation et de l'industrialisation. Le relief présentant de grandes variations d'altitude et de climat, l'écosystème insulaire est extrêmement complexe malgré la petitesse du territoire. Près de 70 % du territoire est recouvert de végétation, ce qui offre un environnement préservé pour les quelque 70 espèces de mammifères, 500 espèces d'oiseaux (dont 40 % endémiques à l'île), 100 espèces de reptiles, 34 d'amphibiens, 2 500 de poissons et 18 000 d'insectes (dont 400 espèces de papillons). Comme pour toutes les îles, l'isolement de Taïwan a provoqué l'apparition et le développement de formes de vie spécifiques. L'obstacle que représentent les bras de mer préserve les pensionnaires de l'île en les éloignant de nouveaux prédateurs, d'espèces rivales ou plus résistantes. Parmi les mammifères les plus représentatifs de l'île, le singe formosan des rochers se trouve dans le parc national de Yangmingshan et dans celui de Yushan, où l'on peut également rencontrer les daims de Formose ; encore plus rare, le plus gros mammifère de l'île, l'ours formosan partage son habitat, le parc national de Taroko, avec le léopard tacheté qui, malgré l'adoption de la loi de conservation de la vie sauvage (WCL) en 1989 assortie de mesures draconiennes, demeure en voie d'extinction. Le saumon d'eau douce formosan, qui vit dans les eaux glacées des montagnes centrales, est regardé comme un fossile vivant du patrimoine naturel mondial. Taiwan est un paradis pour les oiseaux puisque l'île présente aussi bien des montagnes, des marécages, des estuaires et des littoraux poissonneux... La pie bleue est emblématique des oiseaux de l'île. En automne et en hiver, d'importantes vagues d'oiseaux migrateurs déferlent sur l'île. Le plus remarquable est la spatule à tête noire, qui compte parmi les cinquante plus rares espèces d'oiseaux du monde. La spatule à tête noire n'est pas endémique à Taïwan, mais elle vit la plus grande partie de l'année dans le nord-est de la Chine et sur la péninsule coréenne. Elle ne migre vers les terres plus méridionales, en Chine, Vietnam ou Taïwan, qu'en hiver, à la recherche d'un climat plus doux. L'échassier s'observe près de Tainan au sud du pays, dans l'estuaire de la Tsengwen. Enfin, la mangrove de Tansui, la plus septentrionale des mangroves de l'hémisphère nord, représente également un lieu de prédilection pour les ornithologues. La forêt taïwanaise compte 3 800 espèces végétales. Entre 2 500 m et 3 000 m, c'est la zone des plantes alpines et des massifs de conifères très difficile d'accès, puis de 1 800 m à 2 500 m celle des forêts mixtes de conifères et d'arbres à feuilles caduques : cèdres, cyprès, érables. La forêt tropicale dense commence en dessous de 1 800 m avec des acacias, camphriers et bambous.

L'île aux Oiseaux

Taïwan peut être considérée comme l'île aux Oiseaux. C'est en effet là que se trouve la plus forte concentration d'espèces d'oiseaux au kilomètre carré au monde. Au total, on compte plus de 450 espèces ! Les oiseaux migrateurs y trouvent refuge pendant leur périple, et l'île compte en plus plusieurs espèces endémiques, des zones côtières aux régions montagneuses. Au total, on en dénombre 15. Les sites d'observations les plus intéressants sont dispersés sur toute l'île, dont Yangmingshan et Ilan, à distance raisonnable de Taipei. Mais Alishan reste sans doute le meilleur endroit pour faire la connaissance des espèces endémiques vivant en altitude.

Espèces endémiques à Taïwan (des espèces vivant sur la côte à celles vivant en altitude) : bulbul de Formose, grive siffleuse de Formose, pie bleue de Formose (notre préférée), torquéole de Formose (le " coq " taïwanais, qui vous réveille parfois à l'aube), Faisan de Colchide (au superbe plumage), roitelet triple-bandeau de Formose (très répandu), actinodure à oreilles blanches, yuhina de Formose, mésange de Formose (au chant mélodieux), actinodure de Formose, faisan Mikado (très calme), liochichla de Formose, rouge-gorge familier, grive rieuse de Formose, et fauvette alishanensis (découverte récemment par des chercheurs du musée Smithonian de Washington).

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