Guide de Mayotte : Jeux, loisirs et sports

Les jeunes s'amusent à la MJC de Kanibe.
Les jeunes s'amusent à la MJC de Kanibe.
Disciplines nationales

Le sport roi, comme dans toute l'Afrique, est le football. Sur la plage ou sur les nombreux terrains que les municipalités font construire, c'est sans conteste le sport le plus rassembleur. Les terrains de basket et de volley commencent à apparaître, de nombreuses filles forment leurs équipes et jouent à ces sports collectifs.

A Mayotte, comme souvent en Afrique, on soutient les équipes françaises et les soirs de grands matchs, tout le monde est devant son petit écran pour supporter les bleus.

Le touriste ne vient pas pour faire du foot d'habitude ! Mayotte est un superbe terrain de jeux, sur terre, dans les airs ou en mer, que bien souvent les habitants ne connaissent pas.

La plupart des opérateurs touristiques et prestataires d'activités sur Maoré (agences touristiques, locations de voitures, clubs de plongée ou de sorties en bateau pour voir les baleines et les dauphins) se situent à Mamoudzou et ou Petite-Terre.

Les prestataires pour les excursions terrestres peuvent pour certains venir vous chercher selon votre lieu de séjour, ils organisent des excursions sur toute l'île.

Il existe également d'autres sociétés d'activités sur le reste de Mayotte (ULM, jet-ski, sortie en mer, kayak, plongées...) que vous retrouverez dans les rubriques par régions.

Plus traditionnel, le tam-tam boeuf est la corrida mahoraise ou la course à la vachette, plus qu'une véritable corrida. Un jeune zébu est attaché à la barrière d'un enclos. Les habitants du village l'affolent par des cris ou des coups de tambours. Une fois bien excité, le zébu est libéré et fonce sur les personnes. Les hommes cherchent alors à l'approcher et à l'esquiver au dernier moment, tel le torero espagnol, sans néanmoins lui planter de pique dans le corps. Véritable fête populaire, le tam-tam boeuf réjouit tout le monde, des plus petits aux plus grands. A la fin, l'animal est paisiblement ramené par son propriétaire.

Activités à faire sur place
Plongée

Destination phare de la plongée, Mayotte a mille et une richesses à visiter. C'est même une base idéale pour se jeter à l'eau et découvrir la plongée en bouteilles si vous n'en avez jamais fait. L'eau n'est jamais en dessous de 25 °C : même l'hiver, on peut se baigner, elle monte jusqu'à 30 °C, et parfois la combinaison est même inutile. L'eau est claire, les vagues et clapotis y sont très limités grâce à la protection de la barrière récifale et à la faiblesse du vent. Les courants, hormis dans les passes, sont également très faibles et réunissent ainsi toutes les conditions pour débuter en toute sécurité. On peut faire de très belles plongées à l'intérieur du lagon, à moins de 15 m de profondeur. Les plus expérimentés pourront quant à eux visiter les passes et les tombants.

Les passes : d'une profondeur de 60 à 80 m, ces courants peuvent être puissants lors des périodes de grandes marées et attirent la faune. Les plongées commencent dans la passe et finissent sur la pente externe de la barrière. Outre la petite faune de poissons et coraux, on y trouve de plus gros poissons : barracudas, raies léopard, loches, requins, dauphins et tortues. La passe en " S " ou passe Longogori est la plus connue, mais aussi la plus fréquentée et la plus proche de la ville et donc des centres de plongée. Elle forme une vallée en S de plusieurs kilomètres sur le tombant et est mondialement connue. On trouve plusieurs centres de plongée sur Grande-Terre, quelques-uns sur Petite-Terre. Il y aussi, au sud, les passes de Bandrélé et Sazilé, ainsi que leurs îlots, et au nord la passe de M'tsamboro ; les deux îlots du nord sur la partie est sont reliés par un fabuleux banc de sable, avec un véritable champ de coraux et une grande variété de petits poissons multicolores. A découvrir en palmes, masque et tuba.

La passe Bateau est également un site de référence dans le sud-ouest du lagon, réputée pour son tombant sur 2 niveaux allant jusqu'à 80 m de profondeur. Riche en espèces pélagiques, on y retrouve des raies et souvent des requins marteaux.

Le lagon. Avec plus de 1 500 km2, le lagon de Mayotte est l'un des plus grands et des plus riches du monde. Une barrière de corail protège l'île de la puissance de l'océan Indien. Elle est entrecoupée par quelques passes qui permettent aux bateaux d'y pénétrer. Il peut atteindre ainsi jusqu'à 70 m de profondeur. Il bénéficie d'un écosystème très fragile dont la préservation constitue un enjeu environnemental fondamental à Mayotte. Deux réserves naturelles sont déjà créées pour tenter de le protéger. Le long de ses côtes, Mayotte est bordée par le récif frangeant qui permet, de la plage ou de la mangrove, d'avoir un premier tombant où poissons multicolores et coraux rivalisent de couleurs. Environ 254 espèces de coraux durs sont identifiées sur Mayotte. Ils fournissent abri et nourriture pour une grande quantité d'espèces.

Où plonger à Mayotte ?

Les spots de plongée à Mayotte sont nombreux, on en recense près de 100, mais surtout variés. Chaque club de plongée a ses favoris, à vous de vous faire votre propre opinion. A noter que si vous choisissez un club de plongée à l'est, il y a peu de chances qu'il vous emmène sur un site à l'ouest et inversement. Idem pour le nord et le sud. Ainsi il convient de s'orienter vers le spot qui convient le mieux à vos attentes :

Pour avoir le plus de chances de croiser des requins ou des raies : rendez-vous à Ty-Louny à l'ouest. Eau claire et profonde jusqu'à 70 m. Beaux coraux et surtout passage réputé des raies mantas et gros pélagiques. Légèrement plus au nord mais toujours sur la même côte, le banc du Boa près des îlots Choizil est un spot peu profond (jusqu'à 30 m) mais apprécié des raies. Beaux coraux et tombants. Au nord toute cette fois, le banc de la Surprise garantit de belles surprises à 60 m de profondeur. Enfin, au sud, la " passe barracuda " au niveau de Bouéni est un repère pour les raies en tous genres.

Pour voir de beaux coraux : direction le site " champs de coraux " sur la barrière à l'ouest, à la hauteur des îlots Choizils ou sur le tombant du versant est de l'îlot le plus proche de la côte. Pas besoin d'aller très profond, les premiers mètres sont les plus beaux. Attention cependant au courant sur ces deux spots.

Pour voir des curiosités naturelles : vous pourrez observer de failles au lieu-dit Les Failles (sans surprise !) en face de la plage de Trévani, au nord. Attention aux requins qui s'y cachent parfois pour siester.

Sur l'extérieur nord de la passe de Bandrélé, le site de l'Arche est également une curiosité. Enfin, la pointe est du récif sud et le récif de Bandrélé en direction du récif Bambo abritent des cheminées verticales.

Pour observer les traces de l'homme : trois sites attestent la présence de l'homme sous la surface de l'eau, ce sont trois canons immergés au niveau de l'îlot d'Handrema (nord), trois ancres qui sont posées sur le sol au niveau de la passe de Bandrélé (ouest) et, enfin, à proximité de la piste d'atterrissage de Petite-Terre, on peut trouver une (et non trois !) épave de barge.

Pour les débutants : plusieurs sites sont adaptés aux débutants, par leur faible profondeur ou leur faible courant. A évaluer toutefois selon la météo du jour. La Prévoyante (nord) est un site facile, accessible également en PMT (palmes-masque-tuba), tout comme Le Pietro, riche en animation et dont le tombant est à 20 mètres seulement. Les " passe bateau " présentent trois sites avec des tombants échelonnés jusqu'à 90 m, l'idéal pour répartir les plongeurs de différents niveaux. Le récif Chira Rani (sud) est facilement accessible avec de beaux coraux, jusqu'à 25 m. On y croise des tortues. Enfin, dans la passe de Sada, il est possible d'observer de nombreux poissons et gorgones tout en restant à 45 m.

En toute occasion : la passe en S (à l'est en face de Dembéni), appelée aussi passe de Longogori. Riche en faune et en flore, la passe en S est divisée en treize spots indiqués par des bouées. Chacun offre une aventure différente et sera à choisir en fonction des courants, de la période de l'année et de ce que l'on souhaite observer. Cet espace est protégé depuis 1990 et la pêche y est interdite ainsi que le ramassage de tout coquillage ou poisson.

 

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive, il existe de nombreux autres spots comme la passe Saziley (sud-est), la passe nord, le spot de Cocaïne (dune de sable blanc) à l'ouest ou encore le tombant des aviateurs sur Petite-Terre. Près de 800 poissons et 300 coraux sont recensés dans le lagon mahorais, de quoi alimenter bon nombre de plongées qui se suivent mais ne se ressemblent pas.

Les petits trucs pour apprécier sa plongée

Ne vous exposez pas au soleil.

Ne restez pas équipé en plein soleil trop longtemps.

Ne buvez pas de boissons pétillantes avant de plonger.

Ne consommez pas de légumineuses ou de choux avant de plonger.

Mangez un peu de sucre avant de descendre et boire une boisson chaude et sucrée en remontant.

Buvez beaucoup d'eau.

Occupez-vous pour éviter le mal de mer.

Profitez du temps entre chaque plongée pour se reposer.

Ne restez pas sous une échelle en haut de laquelle se trouve un plongeur équipé.

Avant de monter à l'échelle, regardez bien comment elle est fixée à la coque, et ne mettez pas vos mains entre la coque et l'échelle si cette dernière est mobile. Vous pourriez vous faire écraser les doigts !

De manière générale, sur un bateau, repérez bien les petits clous qui dépassent pour ne pas vous blesser.

Par grosse mer, ne vous baladez pas dans le bateau avec une tasse de boisson brûlante à la main.

Gardez une certaine distance avec les autres plongeurs quand vous vous équipez et vous deséquipez. Une ceinture de plombs sur les pieds peut faire très mal !

Evitez de toucher le sol avec vos palmes. Le sable ou la vase une fois remués nuisent à la visibilité. En plus, vous pourriez abîmer ce qui se trouve au sol.

Mettez un peu de dentifrice au fond de son masque pour éviter la buée.

Vérifiez que votre matériel photo peut descendre à la profondeur voulue !

Pensez à prendre un coupe-vent sur le bateau.

Séchez-vous bien les oreilles en remontant de chaque plongée : l'otite du plongeur peut vous gâcher un séjour.

Pensez à emmener des lingettes ou un vaporisateur d'eau douce : en croisière, cela peut être bien utile quand l'eau est rationnée.

Ne faites pas d'apnée après une plongée. Après une plongée, votre sang est saturé de gaz. Vous soumettre à une nouvelle pression ou retenir votre souffle lors d'une apnée peut favoriser un accident de décompression. Après une plongée, on se repose !

Une attention toute particulière est à apporter aux traitements contre le mal de mer. Il faut éviter d'y avoir recours. Si vous décidez toutefois d'en prendre, sachez que vous ne pourrez pas plonger ensuite, car ces médicaments entraînent tous un phénomène de somnolence.

Avant de prendre l'avion, respectez un délai de 12 heures pour une plongée sans décompression et de 24 heures pour une plongée avec palier de décompression. Une fois votre plongée terminée, il y a toujours de l'azote résiduel dans votre organisme pendant plusieurs heures. Dans un avion de ligne, malgré la pressurisation, la pression à l'intérieur de la cabine ne sera pas la même que celle du niveau de la mer. Cette diminution de pression peut laisser apparaître des symptômes de maladie de décompression, soit durant le vol ou peu de temps après ce dernier.

Excursions nautiques

A Mayotte, tout est prétexte à aller sur le lagon. Pour admirer les baleines qui viennent, de juillet à octobre, mettre au monde et pouponner. Pour aller dire bonjour aux dauphins, aux tortues, aux petits poissons, aux raies manta de février à juin, ou même aux requins en se jetant à l'eau à l'endroit le plus approprié. Ou bien juste pour s'y déplacer et aller sur un îlot faire un pique-nique. Le lagon est propice à la pêche - toujours miraculeuse - comme au simple farniente-bronzage. Une sortie en mer typique commence par un départ à 8h du ponton de Mamoudzou ou de Petite-Terre, une première mise à l'eau suivie d'une petit-déjeuner à bord. Rien de plus luxueux que d'observer des dauphins en grignotant un pain au chocolat ! L'estomac rempli, il est temps de se remettre à l'eau pour admirer l'animal de votre choix puis direction les îlots pour prendre l'apéro sur la plage : îlot de sable blanc, îlots Choizil, îlot Mtsamboro..., le choix est varié et dépendra de la sortie choisie. La journée continue et l'apéro se transforme en pique-nique sur la plage, avec dégustation d'un bon petit plat local avant de repartir une fois de plus en mer car il serait difficile de s'en lasser. La journée se finit généralement vers 16h avec un retour au point de départ. Les itinéraires sont multiples et les prestataires sont à l'écoute pour adapter votre journée selon vos envies. Que l'on soit sur place en vacances ou pour le travail, impossible de quitter Mayotte sans une sortie en mer... voire deux ou trois !

Kite-surf / Wake-board
Kite surf à Mayotte.
Kite surf à Mayotte.

La côte découpée de l'île ne permet pas une stabilité des vents propices au kitesurf, cependant Petite-Terre qui est moins perturbée s'y prête un peu mieux, d'autres spots sur Grande-Terre se révèlent aussi fort sympathiques, surtout sur la côte est et le sud. Comme le cas du surf en Méditerranée, il ne faut pas avoir peur de faire quelques kilomètres pour trouver le bon spot en fonction du vent du moment. A marée basse, la pratique est périlleuse voire impossible selon les sites à cause des patates de coraux et de cailloux. A marée haute, parfois il n'y a plus de plage pour la mise à l'eau et la sortie. Cependant, pour les passionnés et les curieux, Mayotte est un petit trésor ; loin de la foule, dans un décor tropical, il y a de quoi se faire plaisir, la navigation peut être superbe. Par respect pour les locaux, nous ne dévoilerons pas les spots, vous les trouverez par vous-même directement sur place.

Qui dit sports de glisse dit aussi wakeboard et wakesurf, deux disciplines qui sont arrivées sur l'île. Ici pas besoin de neige ni de pente, il suffit du lagon et d'un bateau pour se faire tracter. Le centre Wake Up Maluja sur Mamoudzou est très compétent dans le domaine, pour l'enseignement et le perfectionnement.

Kayak et paddle

La présence de la barrière de corail confère au lagon la douceur d'un lac, l'idéal pour se promener en kayak ou paddle en admirant les fonds par transparence. Des excursions à la journée ou à la demi-journée en kayak sont possibles, et recommandées, pour se rendre sur les îlots qui bordent la Grande-Terre. L'excursion la plus populaire est bien sûr celle de l'îlot Bandrélé, accessible en une (bonne) trentaine de minutes depuis la plage de Sakouli. A combiner avec un pique-nique et une exploration en palmes-masque-tuba bien évidemment. Côté paddle, la plupart des hôtels côtiers en louent, avec toutefois la consigne de ne pas dépasser une certaine distance par rapport à la côte. Ceux qui ont leur propre paddle pourront rejoindre la page Facebook de Maorepaddle qui propose régulièrement des randonnées groupées ou des sorties autour de l'île.

Randonnées pédestres

L'intérieur des îles est encore assez sauvage et mérite d'être exploré. Des sentiers de randonnée sillonnent l'île et permettent de découvrir Maoré et ses multiples facettes. Une mangrove dotée de sept espèces de palétuviers recouvre quasi toute la côte mahoraise et fait office de nurserie pour les poissons et de filtre pour le lagon. En bref, Mayotte surprendra les plus lassés et les citadins en mal de nature ! De Mayotte, les beaux points de vue sur l'île et sur Anjouan ne sont pas rares depuis les sommets, accessibles par des sentiers normalement assez bien entretenus. Il ne faut pas manquer, sur Mayotte, l'ascension du mont Choungui. Le mont Bénara constitue la marche la plus difficile de l'île.

Un tour le long du cratère du lac Dziani vous ravira et une incursion en plein coeur de la brousse vous plaira à coup sûr, surtout si makis et roussettes sont au rendez-vous ! Si vous partez en randonnée, n'oubliez pas de prendre les cartes IGN au 1/25 000e, de bonnes chaussures de marche, de l'eau et des biscuits ou des barres énergétiques. Il fait chaud sur l'île, même en hiver on peut attraper des coups de soleil...

Le guide L'Ile de Mayotte à pied, édité par Topo-Guide/IGN, est très bien conçu et prend en compte les petits sentiers de randonnée que l'on ne retrouve pas dans la carte IGN.

Mamoudzou peut être une base de départ pour les randos grâce à un chemin de GR qui parcourt toute l'île en onze étapes, en passant par les quatre coins d'Hippocampe. On peut partir de Mamoudzou, ou bien de son hôtel, et revenir en taxi-brousse ou en stop, après une ou plusieurs journées à bivouaquer dans la montagne. Nous avons recensé des balades d'une demi-journée, d'une journée ou de plusieurs jours.

Randonnées et balades

A une époque où l'écotourisme encourage à découvrir autrement notre environnement paysager, Mayotte nous emmène à la rencontre de paysages authentiques à travers une végétation luxuriante.

Le charme de Mayotte demeure dans la diversité et le contraste des paysages, la découverte d'une richesse exceptionnelle du patrimoine naturel de la faune et de la flore riche en espèces endémiques, d'un patrimoine minéral, et d'une longue histoire géologique.

Mayotte s'adresse aux amoureux de la nature, elle propose des balades et itinéraires adaptés à tous, du plus petit au plus grand, du promeneur au randonneur, en alliant le plaisir de la détente, de la découverte à celui de la connaissance.

Cette île est petite mais riche en randonnées ; il y a encore quelques années, les habitants utilisaient pour aller aux champs, ou pour se déplacer d'un village à un autre, des sentiers dont l'île est encore aujourd'hui parsemée. Les différents services de l'Etat ont maintenant mis en place plus d'une cinquantaine de chemins de randonnées et aménagé de nombreux points de vue sur les terres ou le lagon.

Vous pourrez sans risque aller à la rencontre d'une végétation exubérante composée de cocotiers, bananiers, papayers, manguiers, bambous géants, badamiers citronniers et orangers sauvages. Outre le sourire, la bonhomie et la sympathie des habitants, la brousse est également habitée d'adorables makis, de margouillats, de caméléons, d'oiseaux de toutes sortes et couleurs, de zébus, de chèvres et de roussettes, et de bien d'autres espèces inoffensives qui vous accompagneront tout le long de votre excursion.

Au milieu d'un des plus grands lagons du monde, Mayotte fait partie de ces rares endroits ayant su conserver leur environnement exceptionnel, la randonnée de jour sur les sentiers ne pose pas de problèmes, la végétation peut entraver la marche et vous griffer les mollets, vous rencontrerez parfois un gué à franchir et vous pourrez vous rafraîchir à proximité de petites cascades qui parsèment l'île.

Les sentiers et le GR (sentier de grande randonnée faisant tout le tour de l'île) ne sont pas toujours très bien entretenus, mais cela fait partie du charme d'une île où la nature garde ses droits, aidée en cela par le climat mahorais de type tropical humide.

Précaution d'usage à Mayotte, il faut s'informer de la météo avant tout départ ; en cas de fortes pluies, il est conseillé de ne pas prendre le départ.

La brousse impose également de chausser des baskets ou de petites chaussures de marche, de s'équiper d'un chapeau, de protection solaire et de votre anti-moustique... En bon randonneur, n'oubliez pas non plus de prendre avec vous votre ration d'eau.
Aucun animal n'est dangereux en forêt, pas de serpent venimeux, et seule la scolopendre est à éviter, sa morsure étant très douloureuse mais heureusement non mortelle.

En cas de randonnées de bord de mer, il est également conseillé de se procurer les horaires de marées. Effectivement de magnifiques balades entre terre et mer vous conduiront à d'autres points de vue splendides sur le lagon ou sur l'un des îlots (une trentaine à Mayotte), et l'accès à des plages de rêve avec du sable blanc, jaune ou noir, mais attention de ne pas se faire coincer par la marée.

En randonnée, l'insécurité n'est pas plus problématique à Mayotte que partout ailleurs dans le monde, le sourire et le salut des gens que vous croiserez en brousse vous permettront certainement d'engager des conversations et de découvrir une autre culture, et vous éviterez ainsi des frayeurs inutiles.
Il faut par contre éviter de passer la nuit sous tente sur des sites ou plages isolés et non surveillés. Dans ce cas, mieux vaut se faire encadrer par des personnes compétentes, professionnels ou associations locales. Voici la liste des principales randonnées et balades :

Sur Petite-Terre

Tour du lac Dziani et descente sur les plages de Moya. La plus récente des manifestations géologiques de l'île est un cratère avec en son centre un lac de couleur émeraude. En faisant le tour de celui-ci sur la ligne de crête, vous aurez le plaisir de découvrir la côte est de Grande-Terre, le rocher de Dzaoudzi, la grande barrière de corail et une vue plongeante sur les plages sauvages de la façade océanique. De la crête vous pourrez accéder aux plages de Moya en traversant des champs cultivés et apercevoir la magnifique plage de Papani. Durée : 4h aller-retour. Difficulté : facile. Départ : parking indiqué entre Labattoir et la plage des Badamiers.

De la plage des Badamiers à la plage de Papani. Une balade à faire en famille, mais uniquement à marée basse. Tout au long de la côte, vous découvrirez des bassins, piscines naturelles avec poissons et étoiles de mer, des phénomènes géologiques, maars et autres coulées de lave sur la barrière de corail entre lagon et océan Indien. Durée : 2h aller-retour. Difficulté : facile. Départ : plage des Badamiers.

Sur Grande-Terre

 

Au nord :

Le sentier " ylang-ylang " depuis M'tsamboro. Un autre parfum, un autre sentier... Partez à la découverte de l'ylang-ylang et de son parfum suave. Sa fleur, un des symboles de Mayotte, donne une huile essentielle à la base de nombreux grands parfums. La boucle passe par le mont Dziani Bolé et ses 472 mètres. Durée 3h. Difficulté : moyenne. Départ : depuis le village de M'tsamboro, rejoindre le GR1. La boucle est aussi accessible en partant de la nouvelle maternité de Dzoumogné et en passant par la retenue collinaire (gare aux moustiques !).

Mtsanga Fanou. Magnifique randonnée au départ de Mtsangadoua, n'hésitez pas à demander votre chemin, les villageois apprécient de vous accompagner... Un bon moyen de faire connaissance avec la population locale. Une balade à travers la brousse, avec bananiers, manguiers, cocotiers... pour découvrir une plage de sable blanc avec vue sur les îlots Choisil et Mtsamboro. Un beau tombant et un petit air de carte postale ! Depuis septembre 2018, un sentier sous-marin a été inauguré avec des balises et des panneaux explicatifs pour en apprendre davantage sur les fonds marins. Durée : 30 min. Difficulté : facile. Départ : depuis le terrain de foot du village de M'tsangadoua.

Les 210 marches d'Acoua. Une belle et longue randonnée qui traverse la réserve forestière de Dzoumogné. Offrant de beaux points de vue sur les villages et les hauteurs du nord de la grande île, une flore envahissante et odorante. Durée : 2h30. Difficulté : difficile, beaucoup de marches. Point de départ : plusieurs départs possibles, d'Acoua (le plus court), de M'tsamboro ou de Dzoumogné (compter 5h).

 

A l'est :

Le sentier " Vanille " de Chiconi. A l'est de l'île, le sentier Vanille sillonne des champs traditionnels de vanille et vous fait découvrir la transformation des gousses vertes à la coopérative de la vanille. Parcours de 13,5 km. Durée : 3h30. Difficulté : moyenne. Point de départ : parking de la coopérative vanille de Coconi.

 

Au sud :

Le sentier " Padza " de Bouéni. Partez à la découverte des padzas situés sur les flancs des collines de Bouéni. Entre les blocs rocheux et le petit lac des nénuphars, une vue somptueuse sur la baie de Bouéni vous attend. Boucle de 8 km. Durée : 4h. Difficulté : facile. Point de départ : il y a trois chemins d'accès, l'un depuis la base nautique de Hagnoundrou (nord), l'autre depuis la plage de Mtsanga Boundrouni (entre Bambo Ouest et Bouéni) et enfin le long de la D6 entre Bouéni et Moinatrindri.

Le sentier " Tortues " de la réserve de Saziley. Saziley ou le royaume des tortues... Un balisage, à l'effigie des petites tortues, vous guidera jusqu'aux plages de prédilection des tortues marines pour la ponte, à travers le domaine protégé du conservatoire du littoral. La boucle longe le bord de mer jusqu'à la pointe avant d'emprunter le chemin des crêtes pour le retour. Durée : 3h. Difficulté : facile. Point de départ : boucle de 9 km au départ de la plage de M'tsamoudou.

Le mont Choungi. Le sommet caractéristique de Mayotte. Son sommet est un belvédère exceptionnel sur tout Mayotte et son lagon. On l'atteint en 45 minutes, mais le dernier quart d'heure est difficile avec une pente très raide. A ne pas faire avec des enfants. Durée : 3h aller-retour. Difficulté : difficile, attention au vertige. Point de départ : grand parking aménagé au col avant le village de Choungui en venant de Chirongui.

 

A l'ouest :

Les crêtes de Bandrélé. Au départ de l'hôtel de ville de Bandrélé, cette boucle très bien fléchée offre de beaux paysages sur la côte est et ouest. Le sentier commence dans les plantations de bananiers et jardins mahorais, avant de prendre de la hauteur pour arriver jusqu'aux crêtes en découvrant les padzas. Traversée de plusieurs types de forêts avec makis au rendez-vous. Possibilité de continuer sur le mont Bénara. Durée : 2h30. Difficulté : facile. Point de départ : hôtel de ville de Bandrélé.

 

Au centre :

Autour du village de Combani, vous découvrirez la région agricole de Mayotte, située au centre de l'île à environ 200 m d'altitude. Une végétation luxuriante et des arbres fruitiers vous y attendent : canneliers, girofliers, ylang-ylang, letchis, jacquiers, cocotiers ainsi que des bambous géants... Durée : 3h30. Difficulté : facile. Point de départ : une boucle de 10 km part du Gîte du Mont Combani.

Le lac Dziani Karihani, plan d'eau naturel avec une faune et une flore magnifiques. Avis aux amateurs d'oiseaux. Durée : 40 min. Difficulté : facile. Point de départ : stade de foot de Tsingoni (départementale 1 en direction de Combani).

Le mont Bénara. Le plus haut sommet de l'île de Mayotte, avec ses 660 m. Cette randonnée est très agréable, une vraie randonnée avec des sous-bois, des montées ardues, un chemin de crête et la possibilité de découvrir des sentiers hors fléchage. Boucle de 12,7 km au départ de Miréréni. Possibilité également de la commencer à Bandrélé en suivant le chemin des crêtes dans un premier temps, ou de Tsaranoro (plus long). Durée : 5h. Difficulté : difficile. Point de départ : rejoindre le GR1 depuis Miréréni.


Texte rédigé avec l'aide de Laurent & Alexandra - Maison d'hôtes Les Couleurs, Petite-Terre.

Les 13 étapes du GR de Mayotte

Avis aux randonneurs, un chemin de grande randonnée (GR) fait le tour de Mayotte dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, tantôt sur les crêtes, tantôt en bord de mer. Il est repéré par une marque rouge et blanche. Les portions ne sont pas toutes entretenues mais des efforts sont en cours pour le réhabiliter, notamment les étapes 5 et 6 qui devraient être déblayées en juillet-août 2019. S'il n'existe pas ou peu d'hébergements sur le sentier, il est très facile de s'en éloigner pour rejoindre les villages alentour afin d'y passer la nuit.

Etape 1 : de Mamoudzou à Koungou. 10,5 km, 2h45.

Etape 2 : de Koungou à Dzoumogné. 18,8 km, 4h55.

Etape 3 : de Dzoumogné à M'tsamboro. 11,9 km, 4h15.

Etape 4 : de M'tsamboro à Mtsangamouji. 10,8 km, 3h25.

Etape 5 : de Mtsangamouji à Chiconi. 15,7 km, 4h.

Etape 6 : de Chiconi à Chirongui. 17 km, 7h30.

Etape 7 : de Chirongui à Dapani. 8,73 km, 2h30.

Etape 8 : de Dapani à Mtsamoudou. 10,28 km, 3h.

Etape 9 : de Mtsamoudou à Bandrélé. 8,32 km, 2h30.

Etape 10 : de Bandrélé à Tsaranoro. 14,8 km, 5h10.

Etape 11 : de Tsaranoro à Vahibéni. 11 km, 4h.

Etape 12 : de Vahibéni à Mamouzdou. 10,8 km, 2h40.

Etape 13 : de Dzaoudzi à Pamandzi (Petite-Terre). 14 km, 3h25.

VTT

Grande-Terre se prête très bien à la pratique du VTT. L'ONF a déjà répertorié près d'une centaine de kilomètres de sentiers, notamment sur la commune de Tsingoni. Les loueurs font cependant encore défaut mais le nouvel office de tourisme de Combani entend bien développer cette activité, et devrait mettre en location des VTT d'ici 2020.

Escalade

Les grimpeurs peuvent se réjouir, le département héberge des spécialistes souvent venus dans le cadre d'une mission (professeurs d'EPS). La roche est principalement du basalte (phonolite), la période propice à la pratique reste la saison sèche de mai à octobre. Pour les falaises, rendez-vous à Hagnoundrou qui compte une cinquantaine de voies préparées et à Passi-Keli ; les blocs se trouvent à la plage des Seychelles avec en toile de fond le Mont Choungui, à Bouéni, Mouanatrindri et Passi-Keli aussi. Les accès sont parfois difficiles, éviter d'y aller seul, des vols ont été signalés. Il existe un site web entièrement dédié qui référence plus de 60 voies et 120 passages blocs sur Mayotte.

Golf

Le seul et unique golf de l'archipel des Comores se trouve à Combani au coeur de l'île. Il est ouvert tous les jours. 9 trous qui jalonnent un parcours idyllique, le long des ylangs-ylangs qui vous imprègnent de leur parfum, avec pour spectateurs les lémuriens et les roussettes. D'un point de vue technique, il s'agit pour le moment d'un par 66 de 4 464 m, une extension est prévue pour les années à venir.

Tennis

Les amateurs de tennis pourront taper la balle à quelques kilomètres au nord de Mamoudzou, dans le complexe du Koropa à Majicavo, où se trouvent un club et plusieurs courts.

Pêche

Les amateurs de gros, qui se pêche hors du lagon, trouveront de quoi faire à Mayotte, mais il faut savoir qu'il y a très peu de prestataires qui organisent ces sorties à Mayotte. Au leurre, à la palangrotte ou à la traîne, tout est possible ici. L'offre pêche sportive se développe doucement mais sûrement. Plus accessibles, les carangues, barracudas, thazards, mérous et wahoos côtoient le lagon.

Les pêches ancestrales

Depuis toujours, les Mahorais sont des pêcheurs et tirent leur subsistance du lagon. Les femmes pratiquaient, il y a encore quelques temps, la pêche au djarifa. C'est désormais interdit. Elles s'installaient alors le long des plages à proximité de la mangrove lors des fortes marées, car les alevins y étaient nombreux. Un groupe de femmes avançaient dans l'eau jusqu'aux hanches et elles déployaient au fond de l'eau un long tissu appelé le djarifa qui est le nom de ce tissu ressemblant à une moustiquaire, puis les autres frappaient la surface de l'eau afin d'affoler et de précipiter les alevins dans ce filet.

Les hommes pratiquent plus souvent la pêche à la palangrotte, ils quittent ainsi la terre ferme en début de soirée afin de rejoindre avec leur pirogue à balancier ou avec leurs petites barques à moteur pour les plus aisés le récif barrière extérieur et plongent ainsi une ligne lestée d'une pierre et terminée par un hameçon piqué d'un appât. Les pêcheurs passent ainsi toute la nuit et reviennent tôt le matin afin de vendre leurs poissons dans les villages.

Préparez votre voyage !

transports
  • Vol pas cher
  • Louer une voiture
  • Réservez un ferry
  • Location de moto
  • Taxi et VTC
hebergement
  • Tourisme responsable
  • Echange de logement
  • Réservez un hôtel
  • Location de vacances
  • Trouvez votre camping
Séjours
  • Voyagez sur mesure
Sur place
  • Assurance voyage
  • Activités Funbooker
  • Réservez une table
  • Trouvez une activité

Adresses Futées de Mayotte

Avis
Jeu concours

Les jeux concours du moment

Remportez un week-end de ski dans les 3 Vallées pour 2 personnes !

Un séjour d'hiver dans le Domaine des 3 Vallées avec l'Office du Tourisme de Brides-les-Bains