Découvrez Saint-Barthélemy : Population

L’île de Saint-Barthélemy diffère des autres îles des Antilles françaises par son peuplement. La majeure partie de l’île est habitée par les descendants des Vendéens, Normands et Bretons qui s’installèrent à partir du XVIIe siècle, sous l’Ancien Régime. Les familles d’origine s’appellent Bernier, Magras, Gréaux, Aubin, Lédé pour les plus connues et/ou répandues. La période d’occupation suédoise n’a pas laissé de traces dans la population, mais plutôt dans l’architecture. Les habitants de Saint-Barth ont un caractère singulier : d’un seul roc, ils se sont toujours accroché à leur caillou rocailleux, et pour beaucoup, sans jamais le quitter ! Pillages, violences et déportations au cours de leur histoire n’ont pas suffi à les décourager. Aujourd’hui, l’île compte près de 9 100 habitants, dont une population de souche restée très conservatrice, préservant fièrement les traditions et coutumes héritées de son ascendance.

Pas d’esclaves à Saint-Barth ?

Eh si, hélas ! On la surnomme « l’île de Blancs »  et pourtant on oublie que les esclaves sont arrivés avec les Français (utilisés comme main d’œuvre pour la culture de l’indigo). Gustavia, ses ports, ses routes, sous la période suédoise, ont été construits grâce à leurs efforts. Au début du XVIIIe siècle, au plus fort de l’activité de l’île, il y avait 6 000 habitants à Saint-Barth, dont 4 000 à Gustavia. Parmi eux 1 000 colons, 2 000 esclaves, et 1 000 hommes et femmes libres de couleur (des esclaves affranchis).

Immigration ralentie car île peu accessible

Très peu accessible, Saint-Barth a longtemps souffert de la sécheresse et de la pauvreté de ses ressources, comme en témoigne la faible croissance de sa population jusqu’au milieu des années 1980. Son éloignement et le coût de la vie fort élevé l’ont rendue relativement imperméable à l’immigration. Sa structure sociale est longtemps restée très familiale et traditionnelle. Plus de la moitié des habitants sont des Saint-Barths de souche. Quoique relativement peu peuplée, l’île a triplé sa population en trente ans (3 000 habitants en 1982 et plus de 9 793 de nos jours). Si l’accroissement de la population se maintient à ce rythme, elle doublera tous les vingt ans.

Des langues

Le français est la langue officielle, mais l'anglais est couramment pratiqué. Entre eux, les Saint-Barths de souche parlent parfois une sorte de vieux « françois », un patois dérivé des origines bretonnes ou normandes de certains émigrants du XVIIIe siècle. En fait, il en existe deux sortes, selon qu'on se trouve dans le quartier Sous-le-Vent (Flamand) ou dans le quartier Au vent (Saline) où le parler est créole. De même, on peut entendre à Saint-Barth deux variétés de langue créole. L'une, proche du français, parlée dans les quartiers du Vent-de-l'île ; l'autre, identique au créole guadeloupéen, en usage à Gustavia. Une telle variété de langues, dans un espace si réduit, est extrêmement rare et contribue également au dépaysement.

La population aujourd’hui

Près de la moitié de la population résidente dans l’île est issue d’une immigration récente, de moins de vingt ans. Deux populations se côtoient à l’année : ceux qui y vivent et ceux qui y passent pour une saison… L’île, où le chômage demeure très faible (moins de 5 %), accueille depuis quelques années une main-d’œuvre étrangère essentiellement européenne. La communauté étrangère représente 12 % de la population totale de Saint-Barthélemy. Les Portugais étant les plus nombreux à près de 50 % puis viennent les Américains (8 %) et les Belges (6 %) et quelques trentaines d'autres nationalités. Contrairement à sa voisine Saint-Martin, seuls 11 % sont originaires de l’espace Caraïbe. Avec les phénomènes climatiques (Irma en 2017), une main-d’œuvre dans le bâtiment s'est installée sur l'île pour la reconstruction.

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