Guide d'Irlande : Mode de vie

Vie sociale

Le rôle de la femme. Après avoir considérablement contribué à la construction de la République d'Irlande, les Irlandaises des années 1920 pensèrent qu'elles auraient droit à une petite place dans la vie politique de l'époque. Mais le processus fut long à se mettre en place. Bien que le droit de vote leur ait été accordé en 1922, leurs autres droits n'évoluèrent guère. Ce n'est qu'en 1973, quand une femme fut désignée pour assumer la charge de ministre, que les choses changèrent radicalement et que les femmes se firent plus nombreuses à siéger au Parlement. En 1990, Mary Robinson, élue présidente d'Irlande, lutta pour les droits de la femme. En 1997, l'élection de Mary McAleese confirma le grand changement à l'oeuvre dans les mentalités.

Comme partout cependant, il reste indéniable que les grandes polémiques relatives à la famille touchent plus sévèrement les femmes que les hommes, l'avortement en était encore il y a peu le premier exemple. Bien que leur condition ait largement évolué, les femmes irlandaises sont bien plus confrontées que les hommes aux problèmes du chômage et de pauvreté (les salaires des femmes ne représentent que 70 % de ceux des hommes). Il faut espérer que l'intervention de la Commission européenne sur le statut des femmes marquera une amélioration de cette situation.

Education. Le système scolaire irlandais est assez similaire au système français : les enfants entrent à l'école primaire vers 4-5 ans (primary school) et à l'école secondaire vers 12-13 ans (secondary education). A 15 ans, à la fin du cycle secondaire, ils passent un examen intitulé le Junior Certificate Examination, qui leur permet de poursuivre le dernier cycle, équivalent au lycée (senior cycle), et préparer à 18 ans le Senior Certificate pour entrer dans les universités. Toutefois, le système éducatif en Irlande est encore très étroitement lié à la religion. En fait, l'énorme implication de l'Eglise catholique dans l'éducation a pour l'Etat des avantages financiers et idéologiques évidents. Au niveau financier, les avantages sont certains puisque la plupart des écoles appartiennent à des ordres religieux et que les dépenses sont financées par la paroisse, les parents ou la communauté religieuse. Les salaires des ecclésiastiques ne proviennent pas de l'Etat mais de collectes organisées par l'Eglise. Au niveau idéologique, cette implication de l'Eglise dans l'éducation a permis de développer, chez les élèves, des qualités spécifiques indispensables à l'établissement et au maintien d'une légitimité politique. Il est vrai que parmi les jeunes Irlandais, même si les principes religieux paraissent moins importants que dans le passé, les vertus d'obéissance et de respect envers leur prochain sont encore fortement présentes.

Dans les écoles irlandaises, le bilinguisme est de rigueur. Toutes les écoles primaires doivent enseigner l'anglais et l'irlandais, même si l'enseignement de ce dernier reste souvent rudimentaire. Le ministère de l'Education a adopté des mesures particulières dans les districts celtophones du Gaeltacht où la langue maternelle est l'irlandais, la langue seconde, l'anglais. L'enseignement primaire se fait uniquement en irlandais. Ce type d'enseignement est également disponible dans le reste du pays. Après l'école primaire, l'enseignement de l'irlandais comme langue seconde devient facultatif, il peut être remplacé par le français, l'allemand ou toute autre langue. Dans les universités enfin, les cours sont généralement dispensés en anglais, mais certains professeurs peuvent donner leurs cours en irlandais, notamment à l'université de Galway.

Santé et retraite. Créé en 1947, le système irlandais se caractérise par une structure à deux vitesses, une publique et une privée. Depuis le 1er janvier 2005, dans les provinces autonomes, les offices régionaux de santé sont remplacés par un seul organisme : le HSE (Health Service Executive). Le système médical public garantit une couverture hospitalière gratuite pour tous. L'accès aux médecins généralistes et aux spécialistes est gratuit pour les détenteurs de la carte médicale. Celle-ci est délivrée aux Irlandais aux revenus modestes ainsi qu'à toutes les personnes de plus de 70 ans. Les orphelins, les femmes seules et les enfants placés en familles d'accueil sont également bénéficiaires sous certaines conditions. Pour ce qui est de l'assurance médicale privée, elle n'apparaît plus comme un luxe aux yeux des Irlandais mais comme une nécessité. Pour preuve : 48 % de la population a adhéré à ce système.

Il faut noter que le service de la santé est le service public le plus important en Irlande. Aussi, les Irlandais prennent-ils leur retraite à l'âge de 66 ans. En 2018, le nombre de personnes ayant atteint l'âge de la retraite avoisine les 20 % de l'ensemble de la population. A noter : l'Irlande est un des pays où ont été mis en place des codes d'auto-réglementation pour la protection des travailleurs âgés.

Une Irlande où les avancées progressistes s'enchaînent

Référendum sur le mariage pour tous

Pays connu pour être fortement imprégné par la religion catholique, l'Irlande s'est prononcée sur la question du mariage gay, restée longtemps taboue. Le 22 mai 2015, les Irlandais ont décidé lors d'un vote national, à plus de 62 % des voix, que les personnes de même sexe pouvaient se marier. L'Irlande est donc le premier pays à autoriser le mariage homosexuel par référendum.

Référendum historique sur l'avortement

Le 25 mai 2018, les citoyens consultés par référendum se prononcent à 66,4 % en faveur de l'abrogation, soutenue par le gouvernement, du huitième amendement à la Constitution qui interdit l'avortement. La législation sur le sujet était l'une des plus répressives au sein de l'Union européenne. L'Irlande du Nord n'a quant à elle, pas encore abrogé cette législation sur l'avortement, également très restrictive dans ce pays.

Référendum sur l'abrogation du blasphème

Enfin, le changement le plus symbolique de ce pays qui prend ses distances avec l'Église catholique, est certainement le vote favorable à 65 % portant sur l'abrogation du délit de blasphème. Même si cette législation n'a plus été appliquée depuis 1855, la Constitution rendait le délit blasphématoire passible d'une amende de 25 000 euros.

Religion

En Irlande, religion et politique sont intrinsèquement liées depuis le XVIe siècle, lorsque l'Irlande catholique est tombée sous la coupe de l'Angleterre protestante. Jusqu'à la partition de l'île en 1921, la vie politique irlandaise est restée conditionnée par les clivages religieux (et elle l'est encore en Irlande du Nord). Avec la création de l'Etat libre d'Irlande, un catholicisme très traditionnel a longtemps exercé une forte emprise sur la vie politique, sociale et culturelle du pays. Indépendante de l'Etat, vivant de nombreuses donations, l'Eglise est encore la clef de voûte de la société irlandaise, d'autant plus que les deux confessions sont territorialement mêlées. La République d'Irlande, catholique, abrite des enclaves protestantes, ne serait-ce qu'à Dublin. Actuellement, 93 % de sa population est catholique, 3 % anglicane et 4 % de religion inconnue ou athée. L'Irlande est un des seuls pays européens, avec la Pologne, où l'Eglise catholique occupe une telle place dans la société.

L'Eglise au quotidien. Depuis la fin des années 1980, l'influence de l'Eglise tend à diminuer mais elle reste encore non négligeable : en 1994, c'est une simple affaire d'extradition d'un prêtre pédophile qui provoqua la chute d'un gouvernement irlandais ! Cependant, beaucoup de jeunes ne conçoivent pas la moralité de la même manière que leurs aînés, et un fossé semble se creuser entre la morale de l'Eglise et l'opinion publique. Alors que l'Eglise se bat contre la pauvreté, l'injustice et pour les droits de l'Homme, la population attend des prises de position sur des sujets d'un intérêt pour elle plus immédiat (avortement, divorce, sida, préservatifs). L'Eglise a perdu beaucoup de son autorité morale notamment à cause de différents scandales autour de prêtres pédophiles ; de nouvelles turpitudes ont frappé l'institution en 2018 poussant le pape François à venir à Dublin dans un contexte très tendu. Mais malgré la crise qu'elle traverse, l'Eglise est encore extrêmement puissante : 64 % des catholiques pratiquent régulièrement (contre 91 % en 1974). L'Irlande n'est pas laïque. Cependant, une certaine lassitude se fait aujourd'hui sentir dans le pays, due à une envie de modernité...

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