Guide de Slovaquie : Arts et culture

Architecture

L'architecture est essentiellement religieuse : les églises en pierre sont omniprésentes dès le XIIe siècle. L'architecture militaire est également très présente avec de nombreux châteaux forts. Il existe quelques bâtiments civils dignes d'intérêt, comme les hôtels de ville, mais ils sont rares.

Au début du royaume de Hongrie, après l'an mil, l'architecture de la Slovaquie est très dépendante des modèles occidentaux. S'y succèdent avec un certain retard les principaux styles développés à l'Ouest. Jusqu'au XIIIe siècle, les constructions romanes s'affirment, comme le monastère bénédictin de Diakovce, près de Trnava, et surtout la chapelle romane de l'église Saint-Emerame à Nitra. Le château de Spiš, dans ses parties les plus anciennes, comprend aussi des éléments romans. Aux XIVe et XVe siècles le gothique domine, dont les plus beaux spécimens sont la cathédrale Sainte-Elisabeth à Košice, exemple le plus oriental du gothique européen, l'église Saint-Jakub de Levoča et la basilique Saint-Egidius de Bardejov. Le style Renaissance, développé à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle, est quasiment absent en Slovaquie. On en trouve des traces sur le très bel hôtel de ville de Bardejov. Le style Renaissance a été évincé un siècle plus tard par le baroque, style consacré de la Contre-Réforme : l'église Saint-Jean-Baptiste à Trnava, construite par les jésuites, en est le meilleur exemple. Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, l'architecture néoclassique finit par supplanter une longue domination néo-baroque.

Les églises en bois de cette époque constituent aujourd'hui des joyaux de l'architecture populaire slovaque.

L'Art nouveau est arrivé au début du XXe siècle en Slovaquie en provenance de Vienne et de Budapest. La plus belle construction Art nouveau de Slovaquie est l'église bleue Sainte-Elisabeth de Bratislava, construite par l'architecte hongrois János Ödön Lechner.

A l'époque du communisme, toute réflexion sur l'architecture a été bannie. L'architecture était au service du politique et toute volonté esthétique était gommée pour faire place au fonctionnalisme et à son symbolisme le plus poussé, comme le prouve le massif nouveau pont de Bratislava qui passe en plein milieu de la vieille ville. Durant cette période, il n'existait ni publications ni écoles d'architecture clairement définies. Depuis 1990, la Slovaquie redécouvre son patrimoine architectural, en particulier celui des années 1920 et 1930 : le sanatorium de Vyšné Hágy, la ville thermale de Trenčianske Teplice, le stade Slovenská sporitel'Ňá ou le parc Kamenné à Bratislava.

Artisanat

La Slovaquie est, certes, entrée de plain-pied dans la voie de la modernité, mais elle reste très attachée à ses traditions populaires et à son artisanat. C'est un legs de l'époque communiste, attachée à promouvoir les savoir-faire des artisans et des ouvriers. L'attachement à l'artisanat et aux traditions populaires date du XIXe siècle, à l'époque du réveil national slovaque, lorsque la nation slovaque s'est constituée contre le pouvoir culturel dominant de l'époque, les élites hongroises. D'importants courants de littérature et de poésie ont peint un tableau lyrique de la vie paysanne slovaque et cet attachement au folklore et aux traditions reste ancré dans les mentalités. En témoigne le nombre de musées d'architecture populaire en plein air, les skansens, le soin pour la protection du patrimoine que représentent les maisons et les églises en bois, ou encore le nombre de festivals folkloriques qui se tiennent tout au long de l'année partout dans le pays.

Les skansens

Ces musées d'architecture populaire en plein air sont nombreux en Slovaquie, notamment dans les régions rurales porteuses de traditions folkloriques et artisanales. Čičmany, près de Žilina, ainsi que Vlkolinec et Pribylina, près de Liptovský Mikulaš, sont d'authentiques villages en bois, aux maisons ornées de sculptures et de peintures murales. Le somptueux musée en plein air de Zuberec a figé dans le temps les traditions populaires de la région d'Orava. A côté de Bardejov, un autre skansen expose trois belles églises en bois, chefs-d'oeuvre des paysans et des artisans ruthènes. Le plus beau skansen ruthène est celui de Svidník, petite ville du nord-est de la Slovaquie considérée comme le centre culturel des Ruthènes slovaques. Svidník a également un musée de la culture ruthène-ukrainienne et un beau festival folklorique en juin.

Les costumes folkloriques

L'Europe centrale est réputée pour la beauté de ses habits folkloriques et la Slovaquie ne fait pas exception. Les broderies colorées et les motifs abstraits qui ornent les vêtements sont un art qui s'est développé au XIXe siècle, sur de simples vêtements paysans. Les motifs et les couleurs varient selon l'âge, le village et le sexe de la personne qui les porte. Les habits de mariage sont les plus somptueux. La Slovaquie est fière de sa danse, de sa musique et de ses costumes traditionnels. Chaque région, ville ou village a son propre folklore, cela signifie la danse, la musique et les costumes, et chacun de ces folklores est différent. Aujourd'hui, il est de plus en plus rare de voir de vieilles personnes porter ces habits dans la vie quotidienne. En Slovaquie comme ailleurs, les jeunes générations préfèrent s'habiller de manière plus pratique, en suivant la mode.

Le travail du bois et du cuir

Plus de 1 300 artisans continuent à travailler le bois. Ce matériau a toujours été le favori des paysans, car il est disponible en grande quantité et peu cher. Cette tradition a perduré et le bois est un matériau essentiel dans la culture slovaque. Il est utilisé pour les instruments de musique traditionnelle comme le sifflet ou le chalumeau (instrument de musique populaire slovaque ressemblant à une très longue flûte). A l'est du pays, la grande spécialité est la fabrication d'auges en bois. En Slovaquie centrale, ce sont les jouets comme les berceaux, les chevaux, les lits de bois... qui ont la faveur des enfants. Dans les régions montagneuses, on travaille beaucoup le cuir pour faire des souliers, des bottes de berger et des ceintures.

La poterie

Les Slovaques y excellent. Des recherches archéologiques ont trouvé des vestiges de poteries datant de 20 à 30 siècles avant notre ère. Mais la grande période de la poterie fut celte, au Ve siècle avant J.-C. A l'origine, les poteries n'étaient pas vernies et ornées de motifs géométriques. Au XVe siècle apparaît une poterie typiquement slovaque : à l'ouest du pays, une poterie d'argile blanc, et à l'est d'argile brun et rouge. Mais, au fil du temps, l'industrialisation du XIXe siècle et l'apparition de nouveaux matériaux comme le métal et le verre a progressivement anéanti l'artisanat de la poterie dans de nombreuses régions. Le savoir-faire des potiers est préservé dans certaines régions, grâce à la transmission familiale et à l'action d'associations comme ULUV qui, depuis 1954, préserve et commercialise un artisanat de qualité à travers de nombreux magasins dans 18 pays.

Littérature

L'essor de la littérature slovaque a réellement commencé au milieu du XIXe siècle avec la codification de la langue en 1843 et le réveil national occasionné par le Printemps des peuples. Bien longtemps écrasée par le rayonnement de Prague et des mouvements culturels tchèques, la littérature slovaque a suivi deux axes : exprimer un sentiment nationaliste et dénoncer le pouvoir oppresseur à travers le genre du documentaire. Sous le communisme, des dissidents exilés ont créé des oeuvres fortes contre le régime, comme le livre de Ladislav Mňačko (1919-1994) Reportage en retard (Oneskornené Reportažé) ayant pour sujet les procès sous Staline. Depuis l'éclatement du bloc soviétique et la Révolution de velours, la scène littéraire slovaque a dû se recréer et penser au nouveau rôle de l'écrivain. La tendance actuelle est marquée par un goût prononcé de création mêlant humour et légèreté, créant ainsi des situations absurdes, miroir d'une société paradoxale et en pleine mutation.

Deux poètes nationaux

Pavol Országh Hviezdoslav (1949-1921)

De son vrai nom Pavol Országh, il a choisi le nom artistique de Hviezdoslav pour, littéralement, glorifier les étoiles. Hviezda, en slovaque, signifie " l'étoile ", et slávit, " glorifier ". Ce poète lyrique, épique et dramatique était un ardent patriote. Il rompt avec la rêverie romantique, fouette la volonté de ses compatriotes opprimés matériellement, politiquement et intellectuellement par les Hongrois. En l'absence d'écoles slovaques, Hviezdoslav a été contraint de faire des études en hongrois. A l'université, il prône l'union des Slovaques avec les Tchèques. Il sympathise avec Mazaryk et, lors d'un voyage à Prague en mai 1918, il y prononce un discours retentissant pour l'unité. Il agit dans le même sens comme député du Parlement, dans les premières années de la première République tchécoslovaque. Il a également ouvert une fenêtre sur le monde aux Slovaques, en traduisant les oeuvres de Shakespeare, de Goethe, de Schiller, de Pouchkine... Dans son oeuvre, on trouve une influence de ces auteurs et des poètes tchèques contemporains, mais son vrai maître est Sládkovič, un poète slovaque du groupe de Štúr qui a jeté les bases de la poésie slovaque. Les premiers errements romantiques abandonnés, Hviezdoslav trouve une expression ferme et disciplinée de ses sentiments face à la nature, le cosmos et la vie dans Rameaux (1885-1895), Sonnets (1886) et Nostalgies (1903), de son sentiment religieux dans Psaumes et hymnes (1885) et de ses convictions morales, nationales et humanistes dans ses Sonnets sanglants (1919). Son chef-d'oeuvre reste La Femme du forestier (1886), exaltation de la splendeur de la nature slovaque et des hommes du peuple, sans idéalisation, à l'exception de sa conviction en la bonté foncière du peuple.

Janko Jesensky (1874-1945)

Jeune avocat cultivé, il commence sa carrière de poète par des vers d'inspiration pouchkinienne, élégants, légèrement ironiques, puis se tourne vers des préoccupations plus sociales et nationales (après 1918). Pendant la Première Guerre mondiale, il passe par la prison hongroise puis mène les troupes tchécoslovaques en Russie, aux côtés des Alliés. Il publie dans l'entre-deux-guerres des poésies nostalgiques et révoltées avec Le Chemin de la liberté. Devenu haut fonctionnaire de la République tchécoslovaque, il garde toute sa lucidité et son sens critique. Les démocrates témoignent de son sens aigu de l'observation de la vie sociale et nationale. Adversaire de toujours des bureaucrates, des séparatistes slovaques, des fascistes, des communistes, ferme et courageux défenseur de la liberté, de la démocratie, de l'unité tchécoslovaque, il ne craint pas d'exprimer, souvent avec un mordant sarcasme, sa révolte à la vue de l'Etat slovaque " sous protection allemande ". Ses poèmes Contre la nuit, Journées noires, A la méchanceté du jour, circulent clandestinement pendant la guerre. Il a été promu artiste national en 1945.

Médias locaux
Presse

Depuis la chute du régime communiste, la presse s'est diversifiée. Les journaux les plus lus sont les quotidiens et les magazines d'actualité politique. La pratique d'un journalisme indépendant et critique est jeune et encore fragile. Les journaux slovaques coûtent entre 0,30 € et 1,30 €.

SME (" Nous sommes ") : quotidien politique le plus lu du pays. Journal historique du temps du communisme, organe de l'Union de la Jeunesse, il s'est aujourd'hui pleinement renouvelé. Journal de centre-droit, libéral diffusé à 72 000 exemplaires.

Pravda (Vérité) : second quotidien national de centre-gauche. Créé en 1920, il a été l'organe de presse du Comité central du parti communiste dès 1925 avant d'être interdit entre 1930 et la fin de la Seconde Guerre mondiale par le gouvernement collaborationniste qui jugeait illégale cette " voix du peuple ". Il est aujourd'hui diffusé à 66 000 exemplaires.

Nový Čas (Nouveau temps) : le quotidien le plus lu de Slovaquie. Tabloïd racoleur, héritier du quotidien Čas (Le Temps) qui, après 1945 et jusqu'au début de l'époque communiste, était l'organe du parti démocratique gouvernemental démocrate-chrétien. Après 1989, le parti démocrate-chrétien renouvelé a réactivé son journal d'origine Čas, mais ni le parti ni le journal ne connurent un grand succès. L'arrivée de capitaux étrangers exigea une nouvelle orientation, plus marchande : Čas s'est transformé en Nový Čas et ressemble désormais aux tabloïds anglais tout comme Plus jeden den.

Hospodarske noviny (Nouvelles économiques) : quotidien économique d'orientation libérale et centre-droit. Considéré comme un journal de qualité, c'est le quotidien de prédilection des milieux d'affaires à la diffusion de 22 000 exemplaires. Il appartient au même propriétaire que le journal tchèque du même nom.

Dennik N  : le "  N  " fait référence au terme nezavisly (indépendant). Il a été créé en 2015 par une partie de la rédaction du journal Sme n'acceptant pas qu'un groupe d'investissement impliqué dans un scandale de corruption prenne des parts du groupe.

Týždeň (semaine) : hebdomadaire créé en 2009, il est consacré aux questions culturelles et à la politique étrangère. Diffusé à 12 000 exemplaires.

Korzar : journal régional basé à Košice.

Smer (Direction) : journal régional basé à Banská Bystrica.

Šport (Sport) : quotidien sportif.

The Slovak Spectator (Le Spectateur slovaque) : principal journal d'actualité généraliste en anglais, qui offre une bonne couverture sur l'actualité culturelle et un recul appréciable sur la politique.

Új Szó : journal de la minorité hongroise en langue hongroise.

Kamdomesta (www.kamdomesta.sk) : les plus grandes villes publient mensuellement une petite revue gratuite et très pratique sur l'activité culturelle et festive du mois à venir.

Radio

La radio la plus écoutée en Slovaquie est Radio Express. Radio privée commerciale, elle diffuse les principaux hits internationaux et slovaques, tout comme Fun Radio, la 3e radio du pays créée par des Français. La radio nationale, Radio Slovensko la 2e du pays, programme des émissions culturelles et d'informations. Rádio Jemné diffuse des anciens tubes classiques locaux et internationaux. Radio Lumen est une radio religieuse assez écoutée, notamment grâce à sa programmation musicale classique. Regina diffuse de la musique folklorique et traditionnelle. Enfin, la radio slovaque internationale, RSI (www.rsi.sk), offre quelques heures chaque semaine de programmes diffusés en français.

Télévision

Il existe 8 chaînes de télévision nationales, trois publiques, STV 1, STV 2, STV 3, deux canaux privés, TV Markiza et Joj TV (ces deux chaînes ont la meilleure audience), 7 régionaux et 67 locaux. La télévision slovaque est toujours fortement influencée par la République tchèque avec de nombreuses chaînes de la République voisine disponibles. La plupart des films ou émissions tchèques n'étant d'ailleurs pas traduits ni sous-titrés lors de leur diffusion en Slovaquie. Enfin, quelques chaînes hongroises ou en langue hongroise sont également disponibles.

Musique
La musique classique

La première oeuvre de musique classique slovaque est le Missel de Bratislava qui date du XIVe siècle. Au XVIIIe siècle, la Slovaquie, devenue le centre politique et culturel du royaume de Hongrie, voit se produire, devant la cour austro-hongroise à Bratislava Haydn et Mozart âgé de 6 ans, puis, au XIXe siècle, Beethoven, Schubert et Marschner, qui vécurent même un certain temps en Slovaquie. A cette époque s'illustrent deux compositeurs originaires de Bratislava : Johann Nepomuk Hummel et Franz Schmidt, auteur de nombreuses pièces pour orgue, de musique de chambre, de quatre symphonies et de l'oratorio Le Livre aux sept sceaux. Mais ils ont tous deux exercé leur art à la cour de Vienne, et sont plutôt considérés comme des artistes autrichiens. La Slovaquie a également une tradition d'opéra grâce à des interprètes de renommée internationale comme Peter Dvorsky, Rudolf Macudzinski, Eva Fischerová-Martvoňová, Magrita Klinda Cesányová, Edita Gruberová et Lucia Poppová. Mais c'est le compositeur Eugen Suchoň qui reste dans les mémoires avec son célèbre opéra Svätopluk. La musique classique est aujourd'hui bien vivante en Slovaquie grâce aux excellents orchestres philharmoniques de Bratislava, de Košice et celui de la radio nationale slovaque. Au XXe siècle, les plus fameux compositeurs slovaques sont Frico Kafenda, Viliam Figus-Bystry et surtout Alexander Moyses et son élève Dezider Kardoš, auteur notamment de deux belles oeuvres, La Balade du héros et Concerto pour orchestre.

La musique folklorique

La tradition musicale folklorique slovaque est remarquable. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les compositeurs slovaques revisitent l'héritage de la musique traditionnelle, pour enrichir le répertoire classique. La forme la plus ancienne de musique traditionnelle remonte au IXe siècle, au temps de la Grande Moravie, qui a produit de splendides morceaux de musique liturgique. Cette veine connut son apogée aux XVe et XVIe siècles et est la base de toute la musique slovaque. La musique traditionnelle slovaque est aujourd'hui dite folklorique. Elle est très populaire et jouée dans de nombreux festivals. Les instruments représentatifs de la musique folklorique slovaque sont le violon, le tympanon, le sifflet de berger, la cornemuse et surtout la fujara. Sur cette musique dansent des groupes vêtus de costumes traditionnels ; chaque région a ses propres traditions : dans la région de l'Orava, la musique et les danses évoquent la récolte du blé, dans la région de Šariš, les danses se font en couple, etc.

Rock, pop et musiques électroniques

La scène musicale rock slovaque n'est pas grande. Elle est dominée par un groupe mythique, Elan, qui joue depuis vingt ans et dont le leader Jožo Raž appartient au panthéon national. Elan a été élu trois fois meilleur groupe slovaque. Le style musical d'Elan est souvent comparé à celui de Queen. La réputation du groupe Vidiek qui tourne depuis plus de 25 ans n'est plus à faire et ses concerts attirent toujours un large public. La nouvelle génération est représentée par les groupes No name, Peha, IMT SMILE, Desmod et la chanteuse Jana Krischner. La scène électronique de Bratislava est dominée par les DJ Galagha & Gabanna, ou Martin Homola, pionniers de l'électronique en Slovaquie. On parle aussi beaucoup de Larryň. Le groupe Kontrafakt est le groupe de hip-hop le plus connu du pays. Les artistes les plus en vogue comme les groupes de reggae Polemic ou de ska Ska-pra šupina sont à l'affiche des nombreux festivals qui ont lieu dans plusieurs villes en été.

Peinture et arts graphiques

L'art pictural en Slovaquie a, pendant longtemps, été un domaine réservé au sacré, à l'image du maître-autel de Maître Paul de Levoča, un bijou de la peinture gothique. Jusqu'au XIXe siècle, l'art sacré et les portraits sont les expressions les plus courantes. Deux peintres de cette période formés à l'Académie des Beaux-arts de Prague, Peter Michal Bohuň (1822-1879) et Jozef Božetech Klemens, ont exprimé ainsi le nationalisme slovaque naissant. Au XXe siècle, il n'y a pas vraiment de courant artistique slovaque qui prédomine. Ainsi, deux artistes, Ester Šimerová-Martinčekov (1905-2005) et Imrich Weiner-Kral' (1901-1978), sont inspirés, l'un par le mouvement cubiste français et l'autre par le surréalisme, tous deux ayant vécu et étudié l'art en France. Ľudovít Fulla (1902-1980) reprend l'iconographie folklorique pour la déstructurer alors qu'Albín Brunovský (1935-1997) crée plutôt des paysages oniriques.

La figure de la peinture moderne slovaque est Koloman Sokol (1902-2003) qui connaît une reconnaissance internationale dès les années 1980 avec son style inspiré par les expressionnistes allemands. Sous le régime communiste, la création de la SNG, la Galerie Nationale Slovaque, permet de diffuser et d'acquérir des créations contemporaines, et de contribuer ainsi au soutien à la création. Ces missions perdurent aujourd'hui bien que les oeuvres " officielles " peinent à être reconnues sur la scène artistique.

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