Guide de Martinique : La Martinique en 25 mots-clefs

Ti lexique

Anoli : petit lézard vert, inoffensif, très répandu aux Antilles.'

Ajoupa : abri arawack fait de branchages

Acra : Beignet fait de légumes our de poisson, dégusté à l'apéritif

Alizé : vents d'est qui donne au pays son climat doux et humide.

Bacoua : large chapeau de paille tressée, à coiffe conique et à bords relevés, propre aux pêcheurs antillais.

Béké : Blanc créole descendant des familles de France venues s'installer aux Antilles aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Koko nèg' : marmite en terre cuite qui craint les chocs.

Kouï : moitié d'une calebasse ; servait d'assiette, de récipient...

Lélé ou baton-lélé : fouet fait d'une petite branche d'arbre à trois ou plusieurs doigts.

Makrélage : le fait de s'occuper des affaires des autres.

Palaviré : gifle.

Pomme-cannelle : petit fruit de la famille des anonacées à chair blanche très parfumée dont la peau est formée de nombreux lobes.

Rara : crécelle.

Sec : petit verre de rhum blanc, sans rien d'autre.

Sillac ou siyak : instrument de musique traditionnelle composé d'un bambou strié frotté avec une baguette.

Sinobol : glace pilée et tassée arrosée de sirop - mot dérivé de l'anglais " snow ball ", soit boule de neige.

Sirop de batterie : sirop de jus de canne cuit et concentré.

Tibwa (ou ti-bois) : instrument de musique traditionnelle composé de deux baguettes de bois avec lesquelles on frappe sur un morceau de bambou ou sur un tambour couché.

Ti-moun', ti-manmaille : enfants.

Tim-tim : devinette créole.

Tombé-lévé : nom donné aux taxis en Martinique.

Tré (ou tray) : caisse en forme d'auge servant aux marchandes à transporter leurs produits sur la tête.

Vidé : défilé plus ou moins désordonné de la foule, lors du carnaval.

Abolition

Le 27 avril 1848, Victor Schoelcher, alors sous-secrétaire d'Etat à la Marine et aux Colonies de la Seconde République, appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. La déclaration officielle n'est pas encore parvenue dans l'île quand les esclaves martiniquais se sont révoltés le 22 mai et obtiennent l'abolition de l'esclavage. Le 22 mai est l'un des jours les plus fêtés en Martinique.

Arc antillais

Il suffit d'observer la forme de l'archipel antillais pour comprendre cette appellation : une courbe naturelle harmonieuse que les îles dessinent en pointillé, de la Grenade à Saint-Martin, les deux extrémités de cet arc régulier. Bordé par l'océan Atlantique à l'est et par la mer des Caraïbes à l'ouest, l'arc antillais s'allonge sur une longueur d'environ 1 500 km et compte une centaine d'îles.

Averses ou « grains »

A partir du mois d'août, la saison est fortement humide et le niveau de précipitations régulier : il pleut souvent par petites ou grosses averses. Mais la température reste douce et le bruit continu de la pluie sur les toits de tôle devient vite un lancinant mais fascinant leitmotiv.

Carnaval

C'est sans conteste la plus grande fête populaire de l'année. Il commence le vendredi qui suit le jour des Rois (Epiphanie) et se termine le mercredi des cendres, une spécificité martiniquaise. Les semaines précédant le carnaval, ont lieu les élections des rois et reines du carnaval des communes de la Martinique, de certains lycées, etc. Tous les dimanches, il y a des parades de groupes à pied et des vidés (parades dans les rues sur des rythmes de carnaval au son des sonos des chars ou des groupes à pied). Jours et nuits se succèdent dans une atmosphère de frénésie et de joie. Toute la Martinique est en liesse pendant cette période de l'année.

Case en gaulettes

A l'époque amérindienne, les Arawaks vivaient dans de petites huttes installées au bord de l'eau. Malgré l'urbanisation de l'île, la Martinique a sauvegardé les caractéristiques essentielles de ce type d'habitation avec ses cases créoles. Dans les campagnes sèches du Sud, il existe encore quelques-unes de ces cases " en gaulettes ", fabriquées avec des branchages tressés de Ti'baume et parfois recouvertes de torchis.

Cimetières

Les Antilles ont préservé certaines traditions européennes, comme les rites funéraires, adaptés bien entendu à la culture locale et évoluant en conséquence au cours du temps. Les cimetières en sont un parfait exemple. Ils ne forment pas un espace à part et lugubre. Au contraire, ce sont des lieux indissociables de la vie pour les Antillais, très préoccupés par la mort et l'au-delà. Ce sont de véritables bijoux, tant pour les sites choisis que pour leur architecture. On s'intéressera donc de près à ces monuments beaux et mystérieux, surtout à la Toussaint.

Combats de coqs

Cette joute ancestrale prend naissance dans le faste des palais indiens. A l'instar des gladiateurs, le Gallus entre à son tour dans l'arène. Après avoir suivi un itinéraire de plusieurs milliers d'années à travers les continents et les sociétés, il touche enfin les côtes martiniquaises. Certains affirment que les conquérants ibériques sont les instigateurs des combats de coqs dans les Antilles du XVe siècle. D'autres supposent que la Martinique et la Guadeloupe les héritent des Français. Les plus bavards racontent que les premiers découvreurs, les Duplessis, ou les Hollandais ne sont pour rien dans cette affaire. Les Anglais, en revanche, qui le pratiquent au sein même de leurs écoles, les auraient introduits sur l'île courant XVIIe. Alors qui parie ?

Danse

Bèlè, biguine, kalenda, mazurka, valse... pour en arriver au zouk en passant par le reggea, le ragga ou le dansehall. La danse est un élément important de la culture martiniquaise. En dehors des sorties incontournables en discothèque, ce ne sont pas les occasions de danser qui manquent en Martinique : déjeuners dansants, réceptions, soirées bèlè, gardens ou midi/minuit. De plus, il existe une pléiade d'associations et de groupes qui initient tant aux danses contemporaines qu'à la danse traditionnelle notamment sur la savane de Fort de France les dimanches en fin de journée.

Deuil

Au-delà des eaux, sur l'autre rive, la Toussaint revient avec le froid et met l'hiver en train, tandis qu'à des milliers de kilomètres, dans la douceur des alizés, le 2 novembre marque l'un des jours les plus attendus du calendrier. Car aux Antilles, à la différence de la plupart des départements français, la fête des Morts est célébrée dans un grand chant de joie...
Autant dire que ce culte tient une place considérable dans la vie des Martiniquais, d'autant que les croyances, traditionnellement, sont diverses et nombreuses. Bien qu'en déclin, on notera, en comparaison avec la métropole, l'importance de ces moments particuliers, illustrée, par exemple, par l'existence de boutiques spécialisées dans les vêtements de deuil.

Diablesse

La diablesse ou guiablesse est un personnage surnaturel à l'apparence d'une très belle femme aux pieds de bouc. Endémique de la Martinique, elle séduit les hommes et les égare. La diablesse symbolisait la femme blanche (femme ou fille de maître) qui prenait un malin plaisir à charmer les plus beaux mâles esclaves noirs sur les plantations. Ceux-ci étaient alors sévèrement punis par le maître pour avoir " touché " à ces femmes assoiffées de plaisir. Au Carnaval, la diablesse est un travesti en noir et blanc et pleure son roi le mercredi des Cendres.

Écrevisses

Sur les cartes des restaurants, ces charmantes bestioles d'eau douce partagent la vedette avec les langoustes. Ce sont des mets de choix de la cuisine antillaise. Les écrevisses sont appelées z'habitants en Martinique et ouassous en Guadeloupe. Le terme d'écrevisse est pourtant impropre, car tous les ouassous et assimilés appartiennent à la famille des crevettes : les ouassous sont les plus grands et les plus recherchés, pouvant atteindre une vingtaine de centimètres et peser plus d'une livre. La demande est telle qu'on en fait maintenant de l'élevage, mais les ouassous sauvages gardent la préférence des connaisseurs. Parmi les autres " fausses " écrevisses, deux familles : les " petites " comme la " queue rouge ", la " chabine " et le " grand bras " ; puis, et plus particulièrement dans les torrents montagneux : le " caca d'or ", la " grosse patte " et le " guimbois ". Seuls les ouassous et, dans une moindre mesure, les grands bras, sont consommés couramment.

Fonds blancs

Des fonds sablonneux (tout est dans le nom) et blancs, avec très peu de profondeur. Il en existe par endroits tout le long de la côte entre Le Robert et Sainte-Anne (Cap-Chevalier) en passant par la légendaire baignoire dans laquelle l'Impératrice Joséphine aimait tant se rafraichir.

Gommiers

C'est du gommier, du nom du " bwa fouyé " (creusé, taillé) dans le tronc de l'arbre que la yole est inspirée. " Louez l'éternel ", " rose ", " l'arme fatale ", " doudou ", ou " I chapé " sont autant de noms peints avec soin sur son flanc, qui avec poésie parlent de dieu, de l'amour d'une chabine, ou de rébellion. C'est bien à bord de ces frêles embarcations caraïbes que les " Nègres Marrons " (esclaves en fuite) affrontèrent la colère de la mer au XIXe siècle. L'histoire se répète lorsque que du temps de l'amiral Robert, les dissidents, condamnés sans procès, bravent les houleux canaux de la Dominique pour rejoindre les forces de la France Libre en 1940.

Habitations créoles

A l'origine, habitations des colons : elles regroupaient une demeure très vaste aux multiples affectations. Par extension, le terme désigne le domaine du propriétaire d'une plantation de canne à sucre ou de champs de tabac. Elle se compose donc de la maison de maître souvent perchée en haut d'un morne des dépendances, des logements des domestiques, de la cuisine, des bâtiments de l'administration du domaine, des magasins pour entreposer les marchandises, des ateliers, ou hangars de fabrication, ainsi que des tristement célèbres cases nègres où s'entassaient les esclaves. L'habitation créole est un modèle dans l'agencement, la lumière et l'aération comme dans la conservation de la fraîcheur. Les bois utilisés sont l'acajou ou le courbaril.

Jeux

Le domino est un jeu très populaire aux Antilles. Il n'y a pas d'occasion précise, tous les moments libres sont propices : le week-end ou en période de vacances, sur la plage après le déjeuner, à l'occasion de la visite de quelques camarades, installés autour d'une petite table sous la véranda bien ventilée et avec, à portée de main, de quoi se désaltérer.

Les hommes s'adonnent au jeu avec fracas. Les pièces de bois ou de plastique sont abattues avec force, histoire de " frapper " l'adversaire. Et finalement c'est la " belle " qui donne droit à l'apéro.

Langouste

Jadis considéré comme le plat du pauvre - les temps ont bien changé - ce crustacé aux longues antennes est roi à la Martinique. Il se déguste à toutes les sauces. Sa pêche est interdite entre le 1er janvier et le 31 mars, période de reproduction, et sa taille ne doit pas être inférieure à 22 cm (ou 14 cm pour la brésilienne).

Marchés

Ils commencent généralement très tôt le matin et chaque commune en possède un. Souvent de petite taille, simples et folkloriques, les marchés aux fruits et légumes sont plutôt situés dans le centre-ville. Haut lieu de la sociabilité urbaine, le marché aux épices est bien l'endroit où les catégories sociales se côtoient sans tabous. On commente le fait du jour autour d'un kilo de patates douces ou une belle botte de carottes. Le tutoiement est de rigueur et le créole vivement recommandé et chacun s'accorde le droit de marchander dans une ambiance conviviale qui remonte au siècle dernier.

Matoutou Crab’

Plusieurs espèces de crabes vivent en Martinique. On les retrouve dans les rivières, sur le bord des plages, dans les rochers, dans la mangrove ou à l'intérieur des terres. Il existe donc les touloulous, les sé ma faute, les mantous, les mal zorey, les zagayas dont on fait un délicieux mets : le matoutou crab.

Tradition oblige, pour fêter Pâques, les Martiniquais se retrouvent en famille et entre amis, sur la plage ou chez eux, pour déguster le Matoutou Crab'. D'abord on pêche un crabe de mer, puis on le brosse pour le nettoyer. On lui retire ses pattes et l'on coupe son corps en deux. Enfin on le cuisine avec de l'ail, de l'échalote, du persil, de la ciboulette, de l'huile, du riz, des légumes, du piment, du citron et du curry et l'on se régale jusqu'à la nuit tombée.

Morne

Ce terme désigne une colline, une éminence qui peut prendre des altitudes très diverses, de quarante à plusieurs centaines de mètres. Etant donné les dimensions des îles, l'ascension d'un morne s'accompagne généralement de panoramas somptueux sur les côtes, caraïbe ou atlantique.

Négritude

Courant littéraire et politique né durant l'Entre-deux-guerres, la Négritude rassemble un cercle d'écrivains noirs francophones, comme Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas, René Depestre ou Léopold Sédar Senghor entre autres. Lié à l'anticolonialisme, il influencera par la suite les proches du Black Nationalism et s'étendra bien au-delà de l'espace francophone.

Nuit

La nuit tombe très vite aux Antilles, entre 18 h et 18 h 30. La vie nocturne jusqu'à là assez restreinte tend à se développer dans les villes ou en bord de mer. En revanche, pendant les vacances, les Antillais aiment sortir dans des soirées organisées en live, avec la participation de DJ ou de musiciens. Les discothèques offrent un mélange de rythmes épicés, avec une bonne dose de modernité.

Rasta

Le mouvement rastafari est né à la Jamaïque et s'est répandu dans la Caraïbe, notamment grâce au succès de la musique reggae. Assimilé par certains à une religion, il faudrait plutôt employer le mot philosophie de vie pour le définir. Une façon de concevoir le monde et sa création. Les " croyants " de ce mouvement sont souvent appelés Rastas. On vous recommande de ne pas utiliser ce mot car bien que correct, il est dénoncé par les rastafaris qui sont contre la catégorisation des gens et revendiquent l'unification des peuples.

Rhum

Qu'il soit " sec-sec " ou qu'il se boive avec un verre d'eau, le " ti-punch " laisse vagabonder l'imagination quant à sa dénomination. Certains disent que le " punch " provient de l'hindou pour le mot cinq, en accord avec la définition de ce breuvage composé alors de ce même nombre d'ingrédients.

D'autres affirment qu'il signifie, comme le stipule le Dictionnaire universel du commerce de Jacques Savary des Brûlons (1757-1716), une pointe qui pénètre. Mais, plus vraisemblablement, le mot aurait pris naissance en mer et s'inspirerait des punchons (futailles servant au conditionnement du tafia), mot lui-même dérivé du vieux françois ponçons, ponchons, poinçons...

Yoles : bois dressés sur la mer

Le tour des yoles rondes de la Martinique offre le spectacle unique au monde d'embarcations aux voiles colorées s'affrontant sur le grand bleu. Véritable sport national ou enjeu commercial, ces " bois-dréssés " contre vents et marées sont, plus qu'une affaire populaire, une osmose entre l'homme et la mer.

La compétition commence en grand secret sur le chantier. Adossée sur l'étrave du bateau, la hache, outil indissociable du charpentier de marine local, repose. Dans l'atelier, tout respire la forêt martiniquaise, le bambou de la vergue, l'angélique des " va et vient ", le poirier peyi des membrures. Il faut, à cet artisan de la mer, tout le savoir-faire hérité des anciens pour réaliser, en quelques marées, une coque aux lignes pures dotée d'une large voilure carrée, sans " lest " ni " quille " plombée. La yole, du norvégien " jol " (canot) - mot avéré dans la langue de Molière dès 1713 -, est avant tout liée aux tempêtes du passé.

C'est dans ce vent de liberté, aux portes de la libération, qu'un charpentier du François, fait le rêve d'une embarcation nouvelle génération. Un canot repensé, modernisé, à la coque étroite (de 10,80 m pour 700 kg environ), effilée, légère, de faible tirant d'eau et couverte d'une ou deux voiles en complément de propulsion. Plus maniable et plus rapide, la yole ronde devient, de Grand Rivière à Sainte-Anne ou du François au Vauclin, l'embarcation préférée des marins. Dès lors, elle donne lieu à de véritables défis lancés par les pêcheurs en quête d'être les premiers à déposer à quai le fruit de leur dur labeur. De chevauchées sauvages en régates organisées, la yole connaît alors un véritable succès et devient le tour le plus médiatisé de l'année.

D'abords limitées à quelques bourgs lors des fêtes patronales, les compétitions de yoles s'avèrent, en quelques années, l'affaire des communes côtières. Toutes voiles dehors dans son nouvel habit de nylon, la yole fait sa promotion. Dans sa course contre les alizés, l'embarcation, ainsi dotée par ses sponsors, devient le sport national des Martiniquais.

Chaque embarcation - pouvant coûter jusqu'à 18 000 € - fait désormais l'objet d'un grand soin. Constamment améliorée pour augmenter ses performances, comme pour n'importe quel véhicule de compétition, la yole fait peau neuve chaque saison. Une belle occasion de partir à la pêche aux nouveaux mécènes pour financer ce sport haut en couleur, emblématique, touristique et, désormais, indissociable de notre belle Martinique.

Zouk

Le zouk est un genre musical créé au début des années 1980. Il a été popularisé par le groupe Kassav avec ses tubes Zouk la sé sèl médikaman nou ni, Siyé Bwa, etc. Ce nouveau style intègre des rythmes carnavalesques, de jazz, de biguine, de calypso à de nouveaux instruments. On peut alors entendre différents types de zouk : le zouk beton, le zouk love, le zouk métal. Aujourd'hui le mot zouk désigne surtout la musique, la danse ou le lieu de fête ; bien plus qu'un " médicament ", c'est un véritable remède contre la morosité.

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