Guide de Martinique : Politique et économie

Politique
Partis

Les fédérations locales de partis nationaux (UMP, PS, Modem) ainsi que plusieurs formations politiques martiniquaises sont les principaux acteurs de la vie politique de l'île. Leur positionnement se construit, pour l'essentiel, autour de l'évolution statutaire de la Martinique. Voici les principales prises de positions :

Assimilationnistes. Selon le député assimilationniste Victor Sablé : " les Antilles ne peuvent être, ne veulent être, que françaises. Elles le sont par l'esprit, par le coeur, par le sang ". Les assimilationnistes prônent une évolution statutaire basée sur l'article 73 de la Constitution française. L'identité législative souhaitée implique l'application de plein droit de toutes les lois françaises en Martinique. L'adoption de la loi de 1946, marquant le passage de la Martinique à un département français, marque le triomphe de l'idéologie assimilationniste.

Autonomistes. Favorables à une évolution statutaire selon l'article 74 de la Constitution (statut autonome, placé sous le régime de la spécialité législative), les autonomistes affirment l'identité irréductible de la Martinique, fondamentalement différente de l'identité française. Ils souhaitent que la Martinique devienne un territoire fédéré à la République française. Aimé Césaire était de ce camp.

Indépendantistes. Très actifs dans les années 1970 et 1980, les indépendantistes revendiquent le droit à l'autodétermination pour l'île, estimant que les Martiniquais constituent un peuple et la Martinique une nation à part entière. Pourtant aujourd'hui, l'autonomie n'est plus l'objectif immédiat ; en 2008 les 33 élus indépendants ont voté pour une évolution statutaire de la Martinique selon l'article 74 de la Constitution. En 2010, les indépendantistes perdent la présidence du conseil régional de la Martinique. Deux années plus tard, lors des législatives de 2012, deux indépendantistes sont élus comme députés.

Enjeux actuels

Le gouvernement Ayrault va devoir s'atteler au chantier de la Collectivité unique en Martinique qui prévoit de fusionner le conseil général et le conseil régional en une seule entité administrative. Le 24 janvier 2010, lors du référendum, les Martiniquais se sont prononcés favorablement pour la " création d'une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région " (68,3 % des voix) et ont signifié leur envie de changer ce qui était le fait d'une décision du Conseil constitutionnel et qui datait de 1982. Cette réforme constitutionnelle permettrait une rationalisation des tâches en évitant les " doublons " qui existent actuellement, car les deux structures se chevauchent au niveau des compétences. La réforme générerait en outre des économies substantielles de l'ordre de 185 millions d'euros, en s'appuyant notamment sur les départs en retraite.

Économie
Marchand ambulant.
Marchand ambulant.

L'économie martiniquaise porte l'empreinte d'un passé colonial profondément marqué par les activités agricoles. Héritière de ce passé, l'île se trouve aujourd'hui devant une situation assez paradoxale : un secteur agricole très présent, tant au niveau des moyens de production (main-d'oeuvre, surface exploitée) que de ses produits (sucre, rhum, banane), mais qui ne représente qu'une part relativement faible dans le PIB (4 %). Pourtant, vue de plus près, cette situation pourrait bien résulter d'une évolution amorcée depuis les années 1980. Aujourd'hui, c'est un fait : avec des denrées agricoles incapables, dès la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe, de faire face à la concurrence internationale, la Martinique a néanmoins continué à exploiter ses ressources. D'un autre côté elle se voit dotée d'un arsenal législatif visant à développer les secteurs secondaire et tertiaire dans lequel la place occupée par l'administration n'est pas négligeable (40 % de la population active). Ainsi, le marché local a connu une croissance nettement plus rapide que le secteur agricole. En règle générale, les DOM bénéficient de très nombreuses dérogations et d'aménagements juridiques très complexes. La Martinique possède le statut de département, mais est considérée comme un " territoire d'exportation " dans les échanges commerciaux. Une société métropolitaine qui vend un bien à la Martinique est considérée comme un exportateur et bénéficie par conséquent d'une exonération de TVA. La Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ne connaissent pas la TVA. En Martinique, elle existe et son taux varie entre 2,2 et 8,5 %. Tout produit qui entre en Martinique est soumis à la taxe dite " octroi de mer ", qui constitue un revenu conséquent. Le montant est fixé par le conseil régional et varie selon la catégorie du produit, mais dépasse rarement les 30 %. La somme collectée est partagée entre les communes (environ 40 % de leurs recettes fiscales). L'octroi de mer est accompagné d'une autre taxe : le droit additionnel (de 1 % à 2,5 %), dont les modalités sont toujours dépendantes du conseil régional qui en bénéficie directement.

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