Guide des Bahamas : Survol des Bahamas

Situé à quelques encablures au sud des côtes de la Floride, tout proche des îles des Caraïbes, l'archipel des Bahamas se déploie sur 259 000 km2 (dont seulement 13 962 km2 de terres). Les Bahamas sont un vrai pays, qui compte plus de 700 îles - réparties en 16 destinations, toutes différentes -, un archipel à nul autre pareil, avant-goût de paradis, unique au monde, où l'équilibre ne se dément jamais entre exotisme tropical et charme colonial.

Chacune des îles possède son caractère propre, et ses richesses tant terrestres que sous-marines la rendent unique. Certaines sont vastes et d'autres sont de simples îlots émergés. Il y a les sophistiquées et les authentiques, les désertes et celles qui sont ponctuées de villages assoupis au soleil et de bourgades accueillantes, les blanches loyalistes et les noires, les noctambules et les sages, les show off et les sportives, quelques-uns des multiples visages d'un archipel bien loin d'engendrer la morosité...

Plages idylliques, végétation luxuriante, forêts de pins, grottes secrètes, les paysages sont certes envoûtants, mais partout c'est la mer qui reste reine avec ses eaux de rêve, sa géographie souterraine tourmentée et ses multiples habitants.

On distingue traditionnellement les deux îles principales, New Providence/Paradise Island qui abrite la capitale, Nassau, et Grand Bahama Island, des îles extérieures, appelées les Out Islands ou Family Islands, qui regroupent les 14 destinations restantes de l'archipel. La structure de ce guide respecte cette distinction.

Le saviez-vous ? Seuls 6 % de la surface des plages bahaméennes sont exploités touristiquement...

Géographie

Situé dans le coin le plus occidental de l'océan Atlantique, au large de la côte orientale de la Floride qui se trouve à 80 km, et au sud-est de Cuba, tout près d'Haïti, l'archipel des Bahamas s'étend sur un territoire de 259 000 km², dont 245 000 km² de surface maritime. Il fait partie de l'ensemble d'îles appelé " îles Lucayes ", qui s'étend depuis la Floride au large de West Palm Beach, jusqu'au nord d'Haïti, et qui compte les Bahamas et les îles Turques-et-Caïques (ou Turks-et-Caïcos).

Les 700 îles et quelque 2 300 îlots des Bahamas composent en fait plusieurs archipels qui diffèrent par leur taille et le nombre d'îles qui les composent. Ce sont des projections en surface de deux bancs océaniques de formation corallienne, édifiées sur les restes d'une chaîne de plateaux calcaires submergés, le Bahama Bank.

Cet archipel se déploie en un arc nord-ouest/sud-est d'une longueur de plus d'un millier de km. Pas moins de 3 542 km de côtes, le plus souvent de magnifiques plages de sable fin bordent les terres bahaméennes.

Le relief est plat, à peine hérissé de douces ondulations des collines ; en effet le plus haut sommet de l'archipel culmine à... 63 m, c'est le mont Alvernia sur l'île de Cat Island. Les îles sont, pour la plupart, dénudées et exposées au vent. On peut parfois joindre deux îles à pied tant la mer, entre elles, est peu profonde.

Certaines des îles sont d'une taille respectable : Andros, Great Abaco, Eleuthera, Cat Island, Grand Bahama Island et Long Island sont les plus grandes.

Les autres sont de simples îlots parfois minuscules, jusqu'à n'être qu'une langue de sable blanc à peine immergée de l'eau cristalline, juste une halte de Robinson Crusoé. La géographie souterraine est, quant à elle, un peu plus tourmentée.

Les récifs coralliens ont pris naissance sur une vaste plate-forme comprise entre 0 et 15 m de profondeur. L'archipel s'enorgueillit de posséder la deuxième plus grande barrière de corail de l'hémisphère nord et la troisième au monde, après celles de l'Australie et du Belize.

Climat

Tout comme ses voisines des Caraïbes, l'archipel des Bahamas est baigné par la " grande rivière océanique ", le courant chaud du Gulf Stream qui entoure les îles occidentales d'eaux chaudes et claires ; il possède un climat de type subtropical humide, tempéré par les vents du bord de mer et les alizés du nord-est qui adoucissent la chaleur.

De légères variations climatiques sont enregistrées entre les îles du nord et celles du sud. La température moyenne varie entre 25°C et 30°C tout au long de l'année ; le mercure ne chute jamais en dessous de 16-18 °C la nuit en hiver et marque régulièrement plus de 32 °C en été. La température de l'eau est agréable en toute saison : 22-25 °C en hiver et 28-30 °C en été. On distingue une saison d'été (d'avril à novembre), avec des journées très longues (le soleil se couche vers 21h30 en plein été) avec un maximum de chaleur au mois d'août, et une saison d'hiver (de décembre à mars), où les journées sont plus courtes et les températures plus fraîches, notamment la nuit. Il n'existe d'ailleurs pas vraiment de saisons des pluies aux Bahamas mais un temps d'averse quotidienne qui varie suivant les mois : averse très légère en hiver et douche tropicale pendant 30 à 45 minutes en été. Mais la plupart du temps en fin de journée ou la nuit.

Même si l'archipel se situe au carrefour des cyclones venant de l'Atlantique et de l'arc antillais et qui menacent toute la zone Caraïbes entre juillet et octobre, les Bahamas ont la chance d'être plutôt protégées et l'on dénombre finalement très peu de passage des cyclones.

L'ouragan Joaquin en 2015 a touché seulement San Salvador, Long Island et Crooked Island et tout est rentré dans l'ordre depuis. Grand Bahama a été touché par Mathew en 2016. L'archipel des Bahamas a toutefois échappé aux deux ouragans successifs Irma et Maria de septembre 2017, qui se sont abattus sur les Antilles et notamment sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy. Seule trace de leur violence : au sud de Long Island, les eaux bahaméennes ont été littéralement aspirées et les plages parfaitement asséchées le 9 septembre 2017. Un effet secondaire classique mais pour le moins spectaculaire.

Pour connaître le temps qu'il fait sur place, vous pouvez vous rendre sur le site www.meteo-consult.com - Vous y trouverez les prévisions météorologiques pour le monde entier.

Environnement – écologie

Les Bahaméens ont généralement une conscience écologique naturelle du fait de leur proximité constante avec la mer. Côté terre on rencontre facilement des poubelles dans les rues et le gouvernement fait des efforts dans ce domaine. L'absence d'exploitation minière, d'extraction pétrolière et de prospection gazière limite grandement la pollution industrielle. Depuis le début du XXe siècle, les Bahamas se positionnent comme un leader en matière de conservation ; dans les années 1950 une relation étroite est établie entre la National Audubon Society et les Bahamas, préoccupés par la baisse croissante de la population de flamants roses. Puis sous l'impulsion d'associations de défense de l'environnement, l'organisation à but non lucratif Bahamas National Trust (BNT) est créé en 1959, elle est étroitement liée au ministère du Tourisme. Le BNT gère les 45 parcs nationaux et marines que compte le pays en 2017, et dans un cadre plus large, travaille sur la conservation et la protection des ressources naturelles des Bahamas par le biais de programmes d'éducation destinés aux locaux et visiteurs. L'état des parcs est irréprochable grâce à la bienveillance du BNT et la collaboration de tous. Véritable bastion de l'écologie et de l'écotourisme de la zone Caraïbe, les Bahamas ont créé leur premier parc national Exuma National Land and Sea Park en 1958.

Les îles de l'archipel entourées par la troisième barrière de corail la plus longue au monde disposent d'une diversité d'espèces coralliennes époustouflante et d'un écosystème qui abrite une grande variété d'espèces marines (faune et flore). Après l'archipel de Palau (Pacifique), les Maldives (Océan Indien) et le Honduras (Amérique centrale) qui ont interdit la pêche aux requins dans les eaux territoriales, les Bahamas sont devenus en juillet 2011 le premier sanctuaire de l'océan Atlantique pour les squales. Cette initiative fait suite au programme lancé par l'association américaine Pew Environment Group (PEG) pour lutter contre la surpêche.

L'eau douce est une véritable problématique aux Bahamas. Elle dépend essentiellement des précipitations, qui alimentent des ressources fragiles dans les aquifères calcaires karstiques peu profonds (1,5 mètres en moyenne), et qui tendent à diminuer partout sur l'archipel. Si toutes les îles jouissent aujourd'hui d'eau douce, son accès demeure ainsi limité et vulnérable, " rare " même selon les critères des Nations Unies. Il convient donc d'être attentif à votre consommation sur place ; nous déconseillons par ailleurs de boire l'eau du robinet, potable mais conservant souvent un arrière-goût de sel désagréable.

Parcs nationaux

L'organisme qui gère les différents parcs nationaux et réserves est le Bahamas National Trust, fondé en 1959. Le BNT est également en charge des programmes d'éducation et de sensibilisation à la protection de l'environnement, à la recherche, à la protection des espèces indigènes végétales ou animales, tels le hutia, le pigeon à couronne blanche, le flamant rose des Indes occidentales, et le perroquet des Bahamas. Sa plus grande réalisation est la création du parc national Inagua (voir plus bas).

Les différents parcs nationaux n'ont donc pas été créés par le gouvernement et ne lui appartiennent pas. À ce jour, il existe 45 parcs nationaux et réserves marines, dont les derniers en date sont les 5 de San Salvador, officiellement classés le 4 mai 2015, ainsi que l'est et le nord-est de Grand Bahama. Les Joulter Cays au nord d'Andros sont encore en attente de classification début 2018. Les Bahamas ont pour vocation d'atteindre les 20 à 25 % de leur territoire classés en parcs nationaux d'ici 2020. En attendant, voici la liste non exhaustive des principaux parcs et réserves du pays.

New Providence

Harrold and Wilson Ponds National Park. Crée en 2002, le parc est situé dans la zone centrale au sud de New Providence, plus de 100 espèces d'oiseaux dont la plus forte concentration de hérons sur l'île. Aigrettes, ibis, cormorans... Un site exceptionnel et naturel proche de l'effervescence de la ville.

À visiter également : le Clifton Heritage National Park et le jardin botanique The Retreat (siège du Bahamas National trust).

Grand Bahama Island

Lucayan National Park. Situé sur l'île de Grand Bahama Island, crée en 1977, il tient son nom de la tribu d'Amérindiens qui vivaient sur les îles à l'arrivée de Christophe Colomb. On y trouve un très vieux réseau de grottes sous-marines, un des plus longs au monde, puisque quelque 10 km de tunnels peuvent être explorés. Quelques-unes de ces grottes contiennent d'intéressants témoignages archéologiques. Un réseau de sentiers permet de se familiariser avec la flore locale et le parc abrite une espèce en danger : le mérou rayé.

Peterson Cay National Park. Le petit parc créé en 1968 consiste en un îlot de 0,5 ha situé tout près de l'île de Grand Bahama. Ce site géologique est une réserve de jardins de coraux et un des lieux de prédilection des oiseaux marins pour la nidification.

Rand Nature Center. Ce centre offre une piste de randonnée qui chemine à travers les pins, pour découvrir les raretés de la flore locale puisque l'on dénombre pas moins de 130 variétés de plantes indigènes et de nombreuses espèces d'oiseaux, dont une espèce de passereau en voie d'extinction originaire de l'Ontario : la paruline de Kirtland, mais aussi le tangara, l'amazone de Cuba et une réserve de flamants roses. Une bibliothèque est à la disposition des chercheurs.

The Abacos

Pelican Bay National Park. Situé sur Great Abaco, créé en 1972, c'est un parc marin sur le modèle de celui des Exumas. Grottes sous-marines et récifs coralliens y abondent, fréquentés par une intéressante faune sous-marine ainsi qu'animaux et plantes terrestres.

Abaco National Park. Créé le 9 mai 1994, il occupe 8 300 ha au sud des Abacos. C'est le lieu d'habitat principal du perroquet vert et orange des Bahamas, une espèce aujourd'hui protégée.

Black Sound Cay National Reserve. Juste en face de Green Turtle Cay, ce parc miniature (1 ha) créé en 1988 comporte une épaisse ceinture de mangrove tropicale, abritant un écosystème intéressant. Le gibier d'eau y hiberne.

Andros

Blue Holes National Park. Créé en 2002, un lieu incontournable pour les plongeurs puisque cette zone de 13 450 ha située à Andros possède la plus grande concentration de trous bleus du monde. Ces grottes sous-marines recèlent des trésors scientifiques, elles abritent un grand nombre de poissons insolites et uniques dont certains invertébrés endémiques.

North & South Marine Parks. Andros a la troisième plus longue barrière de corail au monde. Les deux parcs d'une superficie de 26 240 ha ont été créés en 2002 pour aider à la préservation des parties significatives de cet écosystème récifal précieux.

Eleuthera

Leon Levy Native Plant Preserve. Fondé en 2009 par Shelby White en hommage à Leon Levy, son mari décédé en 2003. La réserve est située aux abords de Governor's Harbour. Il s'agit du premier parc sur l'île d'Eleuthera et il fonctionne comme un centre d'éducation environnementale et de développement des plantes et arbres.

The Exumas

Exuma Cays Land and Sea Park. Inauguré en 1958, c'est le premier parc sous-marin et terrestre. Il compte 20 km² de baies sur une surface totale de 45 km². A terre, on rencontre l'iguane de roche et le hutia endémique de l'archipel, deux espèces protégées. Les ornithologues seront intéressés par les frégates, les engoulevents, et les grives à pattes rouges. Dans les fonds sous-marins, les récifs en eau peu profonde sont magnifiques. Des trous bleus, des tombants des cavernes et des grottes composent une géographie sous-marine pleine d'intérêt.

Moriah Harbour Cay National Park. Créé en 2002 le parc et sa zone marine essentielle à l'écosystème entre Great et Little Exuma englobe des plages immaculées, des dunes de sable, des criques de mangroves, des herbiers marins. Il offre un concentré de biodiversité puisque l'on peut observer parmi l'avifaune des goélands à bec cerclé, sternes, balbuzards pêcheurs ; dans les mangroves cohabitent jeunes crabes, langoustes, conques, vivaneaux gris, sérioles et les mérous.

Conception Island

Conception Island Park. Situé à l'ouest de l'île de San Salvador et au nord de Long Island, ce parc de 850 ha créé en 1964, à la fois terrestre et sous-marin, est un sanctuaire d'oiseaux et de tortues vertes réputé. Sa réserve d'oiseaux migrateurs et d'oiseaux marins attire de nombreux ornithologues. Il possède également une très belle réserve sous-marine et un récif corallien splendide.

Crooked Island

Marine Farm. Située sur la côte ouest de Crooked Island au-dessus de Landrail point, cette zone protégée créée en 2002 d'une superficie de 1 ha est une belle illustration du patrimoine bâti par les Loyalistes au XVIIIe siècle. On y découvre une batterie d'artillerie et des propriétés historiques bien conservées offertes à la Bahamas National Trust par Herbert A. McKinney.

Great Inagua

Inagua National Park. Créée en 1965, c'est l'une des plus importantes réserves de flamants des Indes occidentales au monde, magnifiques oiseaux à la robe rose. Le parc compte quelque 80 000 individus qui sont protégés et possède le plus grand lac du pays.

Union Creek Reserve. Cette réserve de 2000 ha créée en 1975 est localisée dans une large crique d'une dizaine de kilomètres carrés. C'est un site de recherche et d'élevage des tortues marines géantes, plus spécifiquement de la " tortue verte ", qui a donné son nom à l'îlot de Green Turtle.

Faune et flore
Faune

Précisons-le tout de suite, la faune terrestre des Bahamas est plutôt pauvre et ne recèle pas de curiosités extraordinaires.

En revanche la faune et la flore sous-marines sont d'une diversité à couper le souffle, et c'est ce qui fait des îles de l'archipel une destination de rêve pour les plongeurs.

Un gigantesque aquarium

La faune sous-marine bahaméenne est spectaculaire et d'une extrême richesse. Cependant son équilibre est fragile et menacé en permanence par l'afflux de touristes et de plongeurs, la pêche, la pollution et les déséquilibres de la chaîne alimentaire qui en résultent.

Les eaux bahaméennes sont néanmoins un véritable paradis de vie sous-marine primitive et de nombreuses espèces sont endémiques à la région.

Le récif corallien

Véritables récifs barrières, brise-lames naturels qui protègent les côtes des assauts des vagues du large, édifices calcaires bâtis au cours des millénaires par de minuscules animaux - les polypes des coraux -, les récifs coralliens sont un milieu riche, diversifié et très fragile.

Ils sont un élément crucial de notre patrimoine naturel et de la diversité biologique de la planète. Les récifs coralliens tels que nous les connaissons existent depuis 25 millions d'années.

Avec la profondeur, les coraux se raréfient. Ces organismes primitifs vivent en colonie ; leurs squelettes calcaires forment les récifs coralliens aux formes étonnantes. Ils tissent de longues murailles dentelées aux ramifications complexes ou explosent en énormes patates joufflues.

Le corail cerveau de Neptune (Platygira) dont la surface rappelle les circonvolutions cérébrales, se présente sous forme de patates joufflues pouvant atteindre jusqu'à 1 m de diamètre à une profondeur allant jusqu'à 30 m. Le corail cornes de cerf, cornes d'élan, ou cornes d'éléphant, appartient à la famille des Acropora. Ils forment de larges éventails qui dressent leurs cornes sur plusieurs mètres carrés.

Ils constituent un habitat privilégié pour les poissons tropicaux qui évoluent dans leurs méandres. Le corail millépore ou corail de feu est urticant, il pousse en éventail et possède une couleur jaune vif ou orange.

Le corail laitue ou pâte à choux est très commun. Les cierges de la mer, ou corail pilier, se dressent telles des stalagmites marines. Le récif corallien forme un écosystème complexe et extrêmement fragile. Un simple contact avec la partie vivante du corail - les polypes -, suffit à les blesser ou à les tuer.

Les décors de gorgones épanouies sont fascinants. La gorgone ou éventail de mer, qui tient son nom des divinités grecques coiffées de serpents, est, comme le corail, constituée de polypes qui sécrètent un squelette souple.

Les gorgones plumes ont les branches soyeuses qui ondulent sous l'effet des courants ; les spirographes dépliant leurs bras, les anémones colorées aux fléchettes urticantes et les étoiles de mer aux bras munis de pieds ambulacraires tapissent joliment les fonds marins.

Les poissons de récif

Les récifs coralliens sont l'écosystème marin où la diversité des espèces est la plus grande ; ils abritent des espèces représentatives de toutes les lignées évolutives du monde animal. Les récifs coralliens abritent une très grande variété de poissons tropicaux, tous plus colorés et plus étonnants les uns que les autres. On compte plus de 500 espèces de poissons et d'invertébrés qui vivent dans ces récifs. Les espèces diurnes, herbivores, brouteuses, planctophages et carnivores, évoluent de jour, et passent la nuit cachées dans les cavités des récifs coralliens ou enfouies dans les sédiments, tandis que les espèces nocturnes, toutes carnivores, se tiennent à l'affût ou partent en chasse.

Le poisson-perroquet grignote inlassablement les coraux, il se nourrit de polypes et recrache le squelette du corail en une fine pluie de débris calcaires, fabricant du même coup du sable blanc.

Le poisson chirurgien bleu à queue jaune se faufile entre les branches de corail à une allure étonnante ; il peut atteindre 50 cm de longueur. Attention à sa nageoire dorsale, elle cache un " bistouri " coupant comme un scalpel qui peut infliger des blessures redoutables. Principalement herbivore, il entretient le corail en le débarrassant des algues qui enserrent ses pieds.

Le poisson ballon, ou diodon, aux dents redoutables se gonfle d'importance en aspirant de l'eau et hérisse ses écailles quand il se sent menacé ; il peut ainsi doubler, voire tripler de volume, espérant ainsi désarçonner ses adversaires. Son cousin, le poisson hérisson ou porc-épic est couvert d'épines qui lui donnent un aspect encore plus redoutable.

Ne confondez pas le longiligne poisson-trompette (30 cm), pourvu d'une bouche tout en longueur qui fait presque un tiers de sa taille, avec une algue ondulante ; malgré sa silhouette effilée, sa vélocité n'est que médiocre. Le poisson écureuil, qui est rouge, se rencontre dans les cavernes, ouvre de grands yeux noirs qui attestent sa préférence pour les endroits à faible luminosité.

Le poisson-clown vit en parfaite symbiose avec son anémone. Il la défend contre les agressions extérieures tandis qu'elle le protège des prédateurs en sécrétant des substances sans danger pour son clown, mais capables de tuer les poissons qui entrent en contact avec ses tentacules urticantes.

Les poissons-anges défendent âprement leur territoire ; leur petite bouche extensible leur permet de se nourrir d'éponges qu'ils grignotent ; ils changent de costume avec l'âge. On en rencontre plusieurs variétés qui appartiennent tous à la même famille : le poisson-ange bleu, vert et jaune, le poisson-ange gris, et le poisson-ange français au corps noir bordé de jaune et irisé de fines rayures. Mais le plus élégant est le poisson-ange royal, un des plus beaux poissons de récifs, avec sa robe à rayures phosphorescentes.

Le poisson-empereur porte une robe bleue avec de fines rayures jaunes longitudinales quand il est adulte, alors que le jeune est très différent, bleu nuit avec des anneaux concentriques blancs.

Le poisson-coffre, couvert de plaques polygonales, est protégé par sa carapace rigide.

Le poisson-scorpion au physique peu amène, hérissé d'épines venimeuses, est difficile à dénicher à cause de son camouflage et de son attitude statique sur le corail.

Le poisson-bourse jaune se reconnaît à sa silhouette plate en forme de losange.

Le poisson-globe se gonfle de manière spectaculaire pour dérouter son adversaire.

Le poisson-papillon rayé blanc et noir picore les coraux de sa petite bouche. Beaucoup possèdent un ocelle noir à la naissance de la queue.

Le poisson nettoyeur, ou labre, s'enfouit dans le sable durant la nuit pour se protéger. Au bout de 4 à 6 ans, certaines femelles deviennent mâles.

Les poissons-cardinaux possèdent de grands yeux et sont souvent rouges.

Le poisson volant, le capitaine à tête de cochon, le poisson-lune, le poisson-épieu, le sergent-major rayé jaune et noir, le girelle-paon à tête bleue, les pompaneaux presque transparents, les bancs de calmars qui nagent gracieusement en déployant leurs tentacules, les carangues bleues, noires, jaunes aux gros yeux qui se déplacent en longs bancs ondulants en pleine eau et qui brillent comme des lames jetant mille éclairs... les rencontres ne manquent pas de magie...

La gueule effrayante d'une murène serpentiforme tapie dans sa grotte est une rencontre courante. Elle appartient au groupe des anguilles et des congres. Elle peut atteindre jusqu'à 1,80 m ; carnivore, armée de longues dents pointues, elle se nourrit la nuit de poissons, de poulpes et parfois de crabes. Si on la laisse en paix elle n'attaque pas l'homme, mais elle mord si on l'agresse.

Les poissons possèdent des stratégies de camouflage qui leur permettent de se fondre dans leur environnement et d'échapper à leurs prédateurs. Ainsi, la rascasse appelée aussi poisson-zèbre ou lion ou poisson de feu, qui vit sur le sable ou dans les roches, a choisi une robe sombre qui lui permet de se fondre dans le décor.

Les gros poissons et mammifères marins

Côté gros gabarit, les amateurs seront servis, car les plus belles espèces, dont le poids peut dépasser 100 kg, naviguent en eaux profondes.

Les dauphins de l'Atlantique et les dauphins tachetés vivent le long des zones côtières et sont les principaux représentants des mammifères marins. Voir aussi - www.dolphincommunicationproject.org.

Les baleines bleues et les baleines à bosse se rencontrent également, mais plus rarement, dans les eaux bahaméennes.

Les raies sont nombreuses. La raie pastenague américaine est armée d'une épine venimeuse sur sa queue qu'elle utilise comme un fouet quand elle se sent menacée ; elle soulève des nuages de sable en quête de nourriture. Moins impressionnante est la petite raie mouchetée de jaune. Quant à la raie manta géante, ou diable des mers pacifiques avec son dos noir, sa rencontre est rare mais des plus impressionnantes puisqu'elle peut atteindre jusqu'à 6 m d'envergure et un poids de 2 tonnes ; ses nageoires pectorales ondulent gracieusement, telles des ailes, quand elle nage.

Reconnaissable à la forte courbure de sa ligne latérale, le thazard, est connu sous le nom de " roi des maquereaux ". Cette espèce migratrice abonde dans les eaux des Caraïbes, et évolue entre 10 et 20 m de profondeur.

Le wahoo est considéré comme le plus rapide des poissons de mer, il pousse des pointes à 80 km/h grâce à son corps fin et allongé.

Le mérou paresseux de Nassau identifiable à ses lèvres charnues et à ses lignes zébrées, qui vit à l'abri d'une grotte ou d'un récif, change de sexe au cours de sa vie.

Les thons sont parmi les plus gros poissons osseux, ils peuvent peser jusqu'à 950 kg.

Le barracuda, solitaire et menaçant, impressionne avec ses 2 m de long, mais il n'est pas dangereux. Sa silhouette longue et élancée, sa mâchoire aux petites dents pointues et acérées en font un redoutable prédateur. Rapace, il se nourrit de poissons qu'il chasse en eaux peu profondes.

Espadons et marlins appartiennent à la famille des poissons à rostre qui se caractérisent par un museau pointu, extension de leur mâchoire supérieure. Ce sont des poissons très puissants, rapides et agiles. L'espadon, dont le nom latin signifie " poisson en forme d'épée " est très robuste, et possède un long bec aplati partant de sa tête qui s'est développé comme une sorte de carénage frontal. Son cousin, l'espadon voilier est pêché à la traîne ; il possède un attribut physique qui le distingue de ses congénères, une énorme nageoire dorsale dont la hauteur dépasse celle de son corps. Le marlin bleu au long bec circulaire, est un favori des pêcheurs ; il peut pousser une pointe de vitesse jusqu'à 100 km/h lorsqu'il poursuit une proie.

La dorade coryphène, dont le nom anglais dolphin fish - poisson dauphin - prête à confusion, est généralement appelée mahi mahi ou dorado. Elle vit en bancs. Tête aplatie, casquée, longue dorsale et caudale très découpée, elle ressemble à une batte de base-ball. Sa chair est l'une des plus délicieuses qui soient.

Quant aux requins, ils sont omniprésents, mais inoffensifs. On en connaît plus de 50 espèces rien qu'aux Bahamas, d'ailleurs devenus sanctuaires pour les requins depuis 2011. Ils se distinguent des autres poissons par un squelette cartilagineux, l'absence d'écailles, leur dentition et le mécanisme de leurs mâchoires. Ils ont une incroyable capacité à détecter la présence de sang dans la mer et à en localiser la source d'émission. Le requin gris de récif est très courant dans les eaux de l'archipel. Sa robe est grise et son ventre blanc, ses nageoires et sa queue sont bordées de noir. Les requins-dormeurs passent leurs journées à dormir sur le sable et sont inoffensifs, ils se nourrissent de crustacés et de mollusques. Les requins-taureaux hantent les tombants des récifs, les requins-marteaux ont la tête élargie par deux protubérances à l'extrémité desquelles se trouvent les narines et les yeux. C'est un grand chasseur. Rendez-vous sur le site du centre mondial de recherche sur les requins à Bimini - www.biminisharklab.com

Quant aux tortues marines, elles sont communes dans les eaux bahaméennes. On rencontre notamment des tortues vertes et des carets ; toutes sont protégées.

Coquillages et crustacés...

De nombreux coquillages ornent les fonds sous-marins.

La conch (Strombus gigas), énorme coquillage orangé qui servait aux Lucayans pour communiquer, se déplace par bonds successifs, se nourrit d'algues et peut vivre jusqu'à 20 ans. Très prisé des Bahaméens qui en apprécient la chair, son espèce n'est pas loin d'être menacée ; certaines îles voisines en ont déjà interdit la pêche aux périodes de reproduction, un exemple qui fait réfléchir le gouvernement bahaméen.

Les strombes, turitelles, olives réticulées feront la joie des collectionneurs. Les échinodermes (étoiles de mer, oursins) sont très présents. Le dollar des sables est un oursin plat dont la coquille perforée s'échoue sur les plages. Les oursins noirs aux longs piquants venimeux et les oursins blancs, dont les gonades sont très appréciées, se rencontrent communément. Les crabes se blottissent sous les gorgones éventails pour échapper à leurs prédateurs ; les langoustes de bonne taille se rencontrent à profusion.

Eponges

De nombreuses espèces d'éponges colorées aux formes exubérantes ont colonisé les récifs et les épaves. En filtrant l'eau de mer qu'elles rejettent ensuite, elles contribuent à maintenir la limpidité des eaux côtières.

De nombreuses variétés sont présentes, formant une collection bigarrée ; éponges-tubes ocre, éponges jaunes, éponges mauves aux formes généreuses qui se déploient comme des fleurs épanouies, éponges orange, nuancées de rose, elles forment d'étranges compositions qui envahissent le corail ; encroûtantes, elles couvent les rochers de plaques rouges et orange. Certaines, telles les oreilles d'éléphant, atteignent jusqu'à 2 m d'envergure, mais elles ne poussent que de 2 cm par an. Les éponges servent de cachette et d'abri à une faune complexe, du crabe araignée à l'étoile de mer.

La pêche à l'éponge, orchestrée par des Grecs, a contribué à la richesse du pays entre la fin du XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle. Mais un champignon ayant mis un coup d'arrêt à cette industrie en attaquant les éponges, la pêche en fut stoppée ; leur population se redéveloppe gentiment.

Une faune terrestre plutôt pauvre

Si sa faune sous-marine est extrêmement diversifiée, la faune terrestre de l'archipel est rare, comme sur la plupart des îles de la région. Malgré quelques originalités, l'isolement des îles a interrompu l'évolution animale et n'a que peu autorisé l'introduction d'espèces. En revanche ce même isolement a permis la naissance de quelques espèces endémiques.

Ainsi, on dénombre 13 espèces de mammifères indigènes dans l'archipel et ce sont principalement des espèces de chauves-souris ! Les plus vastes d'entre elles abritent quelques rares spécimens de sangliers ; sur les îles méridionales on rencontre des ânes et des chevaux sauvages, dont les ancêtres étaient autrefois domestiqués. Curieusement, on rencontre une population de ratons laveurs qui, introduits par les braconniers au début du XXe siècle lors de la prohibition, ont proliféré.

Les reptiles sont beaucoup mieux représentés, avec 44 espèces dénombrées dont une espèce endémique de l'île de Grand Bahama, le lézard à queue enroulée, petit mais spectaculaire, qui aime se dorer au soleil sur les rochers. Les geckos sont de petits lézards verts et agiles, typiques des régions chaudes qui se nourrissent de moustiques à la nuit tombée. On les rencontre fréquemment sur les murs intérieurs des habitations, et on oublie vite leur aspect quand on sait qu'ils sont d'efficaces chasseurs de moustiques et de cafards. Les lézards à queue bleue se rencontrent communément.

Quelques espèces de serpents dont trois espèces de boas constrictors des Bahamas sont répertoriées, mais leur population dégénère, ce que déplorent les herpétologistes.

L'iguane, reptile saurien au dos hérissé d'une vilaine crête d'épines pointues, est très présent, notamment dans les îles du sud. Il promène son mètre cinquante paresseusement et se montre volontiers curieux et peu farouche. Malgré son allure de monstre antédiluvien, il ne grignote que des plantes et adore les fruits pour lesquels il est même prêt à approcher les visiteurs. Il en existe trois espèces et sept sous-espèces sur les îles des Bahamas.

Une volière, paradis des ornithologues

L'ornithologue amateur sera, quant à lui, comblé, car les oiseaux sont très présents sur les îles. Outre les espèces propres à la région caraïbe, on dénombre de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs qui reviennent chaque hiver profiter de la chaleur du soleil tropical.

Au total, quelque 230 espèces d'oiseaux sont présentes dans l'archipel des Bahamas.

Les délicats colibris, communément connus sous le nom d'oiseaux-mouches butinent le nectar des fleurs en introduisant leur long bec dans les corolles grâce à leurs battements d'ailes si rapides qu'ils leur permettent de faire du sur place. Il existe une espèce de colibri endémique des Bahamas, le Bahama woodstar hummingbird, et on dénombre, en tout, 163 espèces d'oiseaux-mouches aux Bahamas.

Les todiers multicolores se nourrissent d'insectes attrapés au vol, et nichent dans de petites grottes qu'ils creusent à même le sol. La sylvette au plumage jaune vit dans la mangrove ainsi que les canards. Les pélicans, pigeons, hirondelles, tourterelles, moqueurs, piverts, coucous et autres raviront les observateurs. Parmi les espèces endémiques, citons encore l'hirondelle des Bahamas et le perroquet des Bahamas, au plumage vert et à la gorge rouge, qui sont protégés. Le parc national des Abacos a été créé pour en préserver l'espèce. Les flamants roses (Phoenicopterus ruber) - l'oiseau national dont le pays possède une réserve de 60 000 individus, la plus grande au monde -, figurent sur le blason du pays. Leur magnifique couleur rose-orangé provient du carotène contenu dans les carapaces de crevettes et de larves dont ils se nourrissent et qu'ils affectionnent. Sur les îles Exumas, on rencontre également des frégates, des engoulevents, et des grives à pattes rouges.

Quant aux entomologistes en herbe, ils pourront observer de nombreux insectes, dont les moustiques et les puces de sable, tout en évitant leurs piqûres, particulièrement à la tombée du jour, les sauterelles et les fourmis, et les araignées. Le seul insecte vraiment dangereux des îles appartient à cette dernière famille ; c'est la redoutable veuve noire, une araignée venimeuse dont la piqûre peut être mortelle. Mais heureusement, cette rencontre est excessivement rare. Pour terminer sur une note plus gaie, n'oublions pas les cigales qui égayent du chant de leur frottement d'ailes les grandes forêts de pins.

Flore

Une flore tropicale exubérante

Les Bahamas possèdent une flore tropicale très riche qui ne compte pas moins de 1 370 espèces végétales parmi lesquelles 120 espèces indigènes dont l'acajou des Bahamas, le pin des Bahamas ainsi que de nombreuses espèces d'orchidées.

Sur les îles du nord et de l'ouest, s'étendent des forêts de pins avec un riche sous-bois de palmiers nains et de fougères.

Le frangipanier, arbre trapu à feuilles caduques, possède des fleurs qui se dressent en un plumet hirsute au bout de ses rameaux. Le flamboyant, originaire de Madagascar, fleurit en été et déploie une magnifique et imposante ramure aux fleurs d'un rouge phosphorescent.

Plus les îles sont méridionales et plus leur végétation se raréfie, se résumant essentiellement à des arbustes et à des épineux tels les cactus.

Les pins australiens ou casuarinas ont envahi les côtes bahaméennes sous le vent. Introduits pour stabiliser les dunes, ils peuvent se développer de façon incontrôlée à grande vitesse et leurs racines gigantesques et apparentes grignotent petit à petit les plages, détruisant le patrimoine des îles. Leur développement est désormais surveillé sur la plupart des îles.

De nombreuses plantes et arbres sont connus pour leur utilité domestique. Ainsi le cocotier, outre ses fruits, fournit la matière première pour les toits de palmes (thatch). Cet arbre est une véritable bénédiction pour les locaux. Sa noix nourrit et soigne, ses palmes sont tressées en paniers, en chapeaux, en cordes, en matelas, en toitures, ses troncs servent de poutres...

D'autres végétaux trouvent également des usages domestiques intéressants. Ainsi la mangrove noire est utilisée pour teindre le cuir. De nombreuses plantes sont connues pour leurs vertus médicinales et la bush medicine est une science ancestrale ; par exemple, la goyave sauvage soigne le diabète et la sauge blanche soigne la varicelle.

Les fleurs tropicales poussent en abondance et tout au long de l'année, à l'état sauvage comme dans les jardins. Héliconias perroquet, élégants anthuriums, orchidées aux formes délicates, pommes d'eau, insolents oiseaux de paradis, hibiscus jaunes ou rouges, jasmins odorants, grappes rouges de l'alpinia, gracieuses lianes, vert et jaune des massifs de croton, épis rigides du balisier... L'éventail des fleurs tropicales est aussi fourni que la palette d'un peintre l'est en couleurs. On dénombre 3 500 espèces d'orchidées, dont 60 sont endémiques des îles Bahamas. La fleur nationale, le yellow elder est une délicate fleur tubulaire de couleur jaune qui pour certaines porte de fines rayures rouges sur ses pétales.

La mangrove

Située entre mer et terre, la mangrove est une formation végétale qui pousse dans un milieu salin. C'est un écosystème particulier où l'on rencontre quatre types d'arbres : les palétuviers rouges, noirs, blancs et gris.

Le palétuvier rouge ou mangle rouge (Rhizophora mangle) est l'arbre principal de la mangrove. Ses racines aériennes pendent en arceau des hautes branches telle une chevelure emmêlée ; elles forment un enchevêtrement impénétrable et lui permettent de respirer et de se fixer solidement dans le sol salé, instable et vaseux. A l'abri des racines se développe une faune riche, car la mangrove filtre les sédiments ; des alevins et des larves des jeunes poissons profitent de la richesse en plancton du milieu.

Les huîtres de palétuviers, les mollusques, les éponges se développent en colonies sur les racines du mangle rouge. Les crabes y prolifèrent. De nombreux oiseaux vivent dans les palétuviers, à l'abri des prédateurs qui ne peuvent pénétrer ce dense entrelacs de branchages.

Quant à l'homme, il puise sans vergogne dans ce garde-manger géant. Autre intérêt de la mangrove, elle assure la protection et la stabilisation des côtes, la purification de l'air et de l'eau, et constitue un refuge sans pareil pour la faune qui trouve en elle un lieu privilégié de reproduction et d'alimentation.

La « conch » ou conque, coquillage emblématique des Bahamas

La conque est un animal social qui vit en bancs sur des fonds riches en algues. Les coquillages passent la journée à se reposer et s'activent quand la nuit tombe. Là, à l'abri de la lumière, ils broutent les algues en de copieux festins sous-marins. Ils sont sans arrêt sous la menace des carnivores, en particulier pendant la saison de la fécondation, quand les mâles s'extirpent en partie de leur coquille protectrice. Cependant la conque (conch) est dotée d'un incroyable pouvoir de régénération et peut se reconstituer. Quelques semaines après la fertilisation, les femelles pondent de gélatineuses masses de plusieurs centaines de milliers d'oeufs sur le sable en un processus qui peut durer une journée entière. Au bout de 5 à 6 jours, les oeufs éclosent. Une femelle peut pondre de 6 à 8 fois durant la saison de la reproduction.

Après l'éclosion, les conch sont si petites et transparentes qu'elles ne sont pas perceptibles à l'oeil nu. Elles vont dériver entre 20 et 40 jours au gré des courants marins sous forme de plancton, servant de nourriture à des prédateurs, telles les baleines ou les raies. Les conch atteignent alors la taille d'un grain de sable, elles perdent leur capacité de flotter et se stabilisent sur les fonds. Elles sont équipées d'un pied ambulatoire et d'une coquille transparente qui les protège. Au bout d'une année, les conch atteignent la taille de 7 à 8 cm, et au bout de 3 ans, leur maturité et la taille de 20 cm. La coquille est faite de carbonate de calcium, très résistante à la chaleur et incroyablement solide. Les conch fabriquent parfois des perles en sécrétant du calcium autour d'un grain de sable, mais elles sont de mauvaise qualité et perdent leur couleur une fois exposées à la lumière. Les conques migrent au printemps et en été depuis les profondeurs vers les champs d'algues peu profonds. C'est là que leur pire prédateur, l'homme, les attend. Bourrée de protéines, la conque est très recherchée pour ses qualités nutritives et son goût délicat, mais également parce qu'elle est réputée pour être un puissant aphrodisiaque.

Jusqu'en 1994, la conch s'inscrivait au deuxième rang de la pêche aux Caraïbes derrière les langoustes. Mais depuis, l'espèce souffre d'un manque de renouvellement, si bien qu'il n'en existe quasiment plus qu'aux Bahamas. Depuis les premiers signes du déclin de la population dans les années 1970, les recherches s'orientent vers l'aquaculture de l'espèce avec des résultats prometteurs. Et s'il n'existe toujours pas de saison de pêche officielle, la campagne de sensibilisation Conch'servation lutte toute l'année pour que ne soient pêchés que les conques de bonne taille, et du bon sexe. Malgré tout, aux Bahamas, la conque existe toujours en grande quantité, de même d'ailleurs que la langouste !

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