Guide des Hauts-de-France : Nature

Géographie

Les Hauts-de-France présentent une relative homogénéité géographique, avec des caractéristiques assez similaires entre l'ex-Picardie et l'ex-Nord-Pas-de-Calais. La région est une zone de contact entre le Bassin parisien au sud et la grande plaine d'Europe du Nord qui court jusqu'aux montagnes de l'Oural. Elle est avant tout constituée d'un vaste plateau à pente très douce ; les altitudes variant de quelques mètres sur la majeure partie du territoire (les 5 départements ayant chacun des points culminants entre 200 et 300 m). Le Nord et le Pas-de-Calais présentent des caractéristiques un peu différentes avec une longue façade maritime, des côtes crayeuses, des collines argileuses, des marais, mais aussi des vallées encaissées. L'ensemble de ces variations géographiques offre de multiples paysages. La région jouit également d'une situation centrale entre de grands foyers européens de population, comme l'Ile-de-France, le Royaume-Uni, la Belgique ou la Hollande.

Climat

Si vous vous plaignez des conditions météorologiques, les habitants de ces régions vous répondront parfois " le soleil, on l'a dans le coeur ". Bon, soit, c'est appréciable, mais les chiffres ne font pas démentir la réputation de ces territoires. Les deux ex-régions ont été classées 17e et 20e (sur 22 régions) en 2016 par rapport à l'ensoleillement. Les classements sont plus flatteurs au niveau des précipitations ou du froid, mais soyons clair, si la météo n'est pas aussi épouvantable que dans la caricature de Bienvenue chez les Ch'tis, elle n'est pas non l'argument le plus favorable pour votre venue dans ces contrées.

Températures moyennes : à Lille, on enregistre une moyenne : +2,7 °C en janvier (mois le plus froid) et 17,2 °C en juillet et en août (mois les plus chauds). Seules les collines de la Thiérache connaissent des hivers très rigoureux (environ 80 jours de gel par an). La région la plus septentrionale de France n'est pourtant pas celle où les températures sont les plus basses. Cependant, des épisodes froids peuvent exister à l'image du mois de mars 2013 où les deux régions ont été fortement perturbées par la neige durant plusieurs jours. A contrario, les canicules des années 2000 ont provoqué des montées spectaculaires des températures l'été, atteignant des pointes à 40 degrés.

Ensoleillement : en comparaison aux 2 500 heures d'ensoleillement de Perpignan, la région pourrait faire pâle figure... mais pourtant, avec sa moyenne de plus de 1 600 heures par an la région est souvent très proche ou au-dessus de plusieurs régions métropolitaines. Et en bord de mer, bien que voilé le soleil pourra vite vous jouer des mauvais tours... alors protégez-vous !

Précipitations : les pluies sont abondantes à l'ouest de la région sur les plateaux du Ponthieu et du Vimeu, avec parfois des précipitations pouvant dépasser 900 mm par an contre seulement 668 mm dans la région de Beauvais, protégée à l'ouest par les collines du Pays de Bray. Lille compte 9 à 11 jours de pluie par mois, été comme hiver.

Vents : influence de la Manche et des masses d'air provenant du Royaume-Uni, les vents d'ouest sont dominants et apportent régulièrement des masses d'air humide.

Phénomènes naturels : face aux changements climatiques, le Nord-Pas-de-Calais s'est doté, dans les années 2000, d'un observatoire régional de l'impact du changement climatique sur les écosystèmes forestiers. La prise en compte du problème est réelle chez les populations locales et plusieurs collectivités territoriales se sont bien engagées sur ce sujet. Outre l'érosion à laquelle doit faire face la Côte d'Opale et le sud du littoral picard, les zones de polders sont vulnérables aux éventuelles submersions marines. Risque d'autant plus étudié depuis les fortes inondations qui ont touché la Somme en 2001 ou l'Artois aux printemps 2016 et 2017. Quant au risque sismique, il est considéré comme faible.

Relief
Paysages caractéristiques

La grande région offre aux touristes une multitude de paysages. Certes, elle n'a pas de sommet à proprement parler, mais monts, collines et terrils ponctuent le paysage fait de bocages, de plaines, de marais, de côtes découpées et de dunes envoûtantes.

Si la partie centrale de la région est occupée par des plaines, ne s'élevant qu'au niveau de la Thiérache, au sud, le terrain est plus accidenté et formé de plateaux calcaires. Le Nord présente des monts sableux à la frontière flamande, tandis que le Hainaut est ponctué de forêts et de plaines vertes. Le Pas-de-Calais est lui constitué de basses plaines et de collines artésiennes qui descendent vers la Somme. Vers la côte, les plaines marécageuses occupent le territoire tandis que disparaissent les derniers accidents des plaines flamandes.

Cours d'eau et vallées

Le nord de la France fait partie de ces régions fortement irriguées. Le secteur a vu ses cours d'eau utilisés très tôt, en premier lieu d'ailleurs à Bergues au IXe siècle avec le percement du canal encore présent aujourd'hui. Les rivières sont vite canalisées et domestiquées, utilisées pour le transport commercial et troupier, d'où la création rapide de ports fluviaux dans les villes qui prendront de l'importance par la suite, comme Saint-Omer. La région suivra le développement des voies de navigation avec beaucoup d'intérêt et les avancées technologiques profiteront en premier au territoire : première écluse à sas sur l'Ourcq, premier ascenseur à bateaux à Arques... jusqu'au dernier, puisque le dernier canal construit en France relie Dunkerque à Valenciennes depuis 1972. Pourtant, il aura fallu attendre le XVIIe siècle pour que les travaux de canalisation prennent de l'ampleur, notamment pour permettre à la capitale d'être approvisionnée. C'est certainement pourquoi le Bassin parisien, qui comprend l'ex-Picardie, est le plus développé (1 427 km de voies navigables), notamment avec l'Oise, l'Aisne et la Marne. Le bassin du Nord, lui, se défend avec 680 km de voies navigables, réparties sur quasiment toutes les rivières, comme l'Aa, la Deûle, l'Escaut... et bien sûr tous les canaux, une vingtaine sur l'ensemble du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie.

L'Aa. La rivière, bien connue des cruciverbistes, prend sa source en altitude, sur le vallon de Bourthes-les-Hameaux. Elle englobe de ses nombreux bras quasiment tout l'Audomarois, fortement irrigué, et connaît à certaines périodes de violentes crues. L'Aa se jette dans la mer entre Calais et Dunkerque, en délimitant quasiment la frontière entre le Nord et le Pas-de-Calais.

L'Aisne. Longue de 300 km, l'Aisne est un affluent de l'Oise qui prend sa source dans les Ardennes et se termine à Compiègne. Elle présente une canalisation sur 57 km, ainsi qu'un canal parallèle sur 51 km, appelé le canal latéral de l'Aisne à la Marne. L'Aisne traverse également certaines villes d'importance, dont Soissons, et reste pratiquée pour le transport de marchandises, comme auparavant elle servait au transport des pierres.

L'Authie. La rivière frontalière entre la Somme et le Pas-de-Calais suit un cours parallèle à celui de la Canche. Comme cette dernière, sa vallée est encaissée et elle se jette dans la Manche au niveau de la baie d'Authie. Elle prend sa source à Coigneux et s'étend sur 100 km, avec un débit de 7 m3/seconde. Cette rivière a toujours été très fréquentée pour son caractère bucolique, sa riche population animale (essentiellement ornithologique) et pour les anciennes constructions la bordant.

La Canche. Le fleuve côtier prend sa source en Artois, au niveau de Saint-Pol-sur-Ternoise à une hauteur de 150 m. Ses 97 km la conduisent vers la Manche, au niveau d'Etaples-sur-Mer. Son débit (1,50 m3/seconde) reste constant et son lit traverse le sud du département du Pas-de-Calais, littéralement le Pays des 7 Vallées, qui tire son nom en partie de la rivière. On y pêche la truite fario et les adeptes du kayak peuvent pleinement exercer ce sport.

La Deûle. Le sous-affluent de l'Escaut crée une ligne directe entre Lens et Lille, avant de se jeter dans la Lys. Pas très longue (68 km), elle est néanmoins en partie canalisée et reste appréciée des kayakistes et adeptes de l'aviron. Ses rives sont également fréquentées par les randonneurs.

L'Escaut. Sur 430 km, l'Escaut n'en compte qu'une centaine sur le territoire français. La rivière débute entre l'Aisne et le Cambrésis, sur la colline du Catelet, à 150 m d'altitude. Du fait de sa longueur et des affluents qui viennent la rejoindre, l'Escaut possède un débit variable et important (en moyenne 25 m3/seconde). Elle se jette dans la mer du Nord aux Pays-Bas, à Terreneuzen. Le bassin récolte les eaux du Hainaut que le cours traverse de part en part, avant de passer la frontière.

La Lys. La rivière au doux nom de fleur prend sa source en Artois, et traverse différents pays de la région avant d'être rejointe par la Deûle et de passer en Belgique. Longue de 214 km, son cours prend de l'ampleur une fois la frontière passée, ce qui n'empêche pas sa grande fréquentation par les péniches de transport, la rivière étant l'une des principales artères commerciales nautiques de la région. D'Aire-sur-la-Lys à Armentières, elle compte également plusieurs affluents importants.

La Marne. Il s'agit là de l'affluent majeur de la Seine, long de 525 km et d'un débit élevé, 100 m3/secondes, qui peut être multiplié par dix en cas de crues. Vu sa longueur, la Marne se devait d'être canalisée. Elle est reliée au Rhin et à d'autres rivières par des canaux importants, en plus d'être régularisée par un bassin-réservoir de 4 000 ha. Elle naît dans le plateau de Langres et serpente vers la région parisienne et le Sud de l'Aisne (à Château-Thierry notamment), rafraîchissant les coteaux viticoles. Elle demeure un cours d'eau d'importance historique, suivant la route de Paris jusqu'au grenier de France.

L'Oise. Cet affluent de la Seine prend sa source en Belgique avant de rejoindre la France par la trouée de Chimay. Dans l'Oise, la rivière est canalisée et permet aux embarcations de charrier personnes et marchandises depuis Paris jusque dans le Nord. La construction du canal Seine-Nord Europe, si le projet aboutit, permettra de faire le lien entre la rivière et le réseau fluvial de l'Europe du Nord. Le trafic augmenterait donc considérablement en volume sur un cours d'eau qui devrait être aménagé en conséquence (dragage, disparition d'îles, élargissement et même à long terme rehaussement de certains ponts). L'Oise se jette dans la Seine à Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne. Sa longueur totale dépasse 330 km, dont une quinzaine seulement en Belgique.

L'Ourcq. La source de l'Ourcq se situe bien dans l'Aisne, près de Fère-en-Tardenois, mais reste néanmoins plus connue des habitants de la région parisienne. Canalisée au XIXe siècle au niveau de La Ferté-Milon à Maroeuil-sur-Ourcq, la rivière coule sur 80 km avant de rejoindre le bassin de la Villette à Paris. Son usage commercial a laissé la place aux loisirs.

La Sambre. Bien que prenant sa source dans l'Aisne, dans le massif du Nouvion (230 m d'altitude) et se jetant dans la Meuse dont elle constitue un des affluents de la rive gauche, la Sambre demeure une des rivières emblématiques de l'Avesnois. Elle est caractérisée par un débit moyen (18 m3/seconde en moyenne) et de nombreux bras recueillant les pluies des contreforts ardennais.

La Scarpe. Avant de rejoindre deux confluents au niveau d'Arras, la Scarpe prend sa source dans les collines de l'Artois. Elle " remonte " par la suite le Hainaut, par Douai, et termine sa course avant la frontière belge. Son débit augmente progressivement à mesure que les affluents y déversent leurs eaux, ce qui n'empêche pas péniches et embarcations de l'emprunter.

La Somme. Née à Font-Sommes, dans l'Aisne, la Somme jaillit à 80 m d'altitude pour se jeter dans la Manche quelque 245 km plus loin. Cette importante rivière (35 m3/seconde de débit) traverse en outre plusieurs grandes villes du nord de la région, comme Saint-Quentin, Amiens, Abbeville ou Péronne. Les 150 km du canal de la Somme comptent 25 écluses. Ce canal rejoint ensuite le canal de Saint-Quentin. On connaît plus spécialement la baie de Somme, delta qui a donné son nom au pays fort touristique de l'ouest du département.

Le Thérain. Cette petite rivière de 86 km coule tranquillement avant de rejoindre l'Oise dans le bassin creillois. Elle reste néanmoins connue pour traverser Beauvais.

Plaines et plateaux

La Picardie est avant tout constituée d'un vaste plateau à pente très douce. Le plateau picard, vaste étendue de craie blanche recouverte essentiellement de loess et dédiée à la culture céréalière et betteravière, occupe une grande partie du territoire. Le Nord-Pas-de-Calais va du littoral de la plaine maritime des Flandres aux plaines de l'Avesnois, qui annoncent les Ardennes et les plateaux de l'Aisne.

Sommets et cols

On ne peut pas parler de sommets ou de cols dans la région. Néanmoins, les Flandres sont connues pour leurs monts successifs (et si vous vous décidez à les arpenter à vélo, vos jambes s'en souviendront !) : mont des Cats, mont Cassel, mont Noir. De même, dans le sud du département, l'extrême sud-est du parc de l'Avesnois présente plusieurs sommets, dont le point culminant : Anor (272 m). Dans le Pas-de-Calais, les falaises de la côte s'élèvent à plus de 200 mètres. L'Aisne est le département le plus haut des deux régions et le plus haut point est situé dans le massif ardennais, à Watigny (285 m).

Grottes et gouffres

Les amoureux de grottes et caves seront fascinés par les boves d'Arras. Plusieurs visites guidées sont proposées dans ces carrières de pierre calcaire, creusées à partir du Xe siècle et qui sont aujourd'hui des souterrains aménagés. Dans le même style, la cité souterraine de Naours offre une balade dans ces "muches" (cachettes), creusées dans le calcaire. Comme à Arras, ces souterrains ont servi de cachette pendant les conflits mondiaux.

Forêts et bois

Le climat océanique qui règne dans les Hauts-de-France devrait offrir une végétation riche, propice au développement des forêts... pourtant si l'ex-Picardie peut compter sur 17 % de surface boisée (contre 25 % au niveau national), l'ex-Nord-Pas-de-Calais n'atteint qu'un petit 9 %. Certes, les grandes forêts sont nombreuses dans l'Oise (de Chantilly, d'Halatte, de Compiègne...) et dans l'Aisne (de Saint-Gobain, de Retz...) ; mais la Somme n'a qu'une seule grande forêt : celle de Crécy. Dans le Nord, ce sont les forêts de Mormal, Saint-Amand ou Nieppe qui représentent plus de 1 000 hectares, tandis que le Pas-de-Calais compte principalement sur celles d'Hesdin, du Clairmarais et de Boulogne.

Lacs

Plusieurs petits lacs parsèment le territoire, pour le plus grand bonheur des véliplanchistes ou autres amateurs de loisirs nautiques. Citons par exemple le lac de l'Ailette dans l'Aisne (160 hectares), celui d'Amaury (forêt de Saint-Amand, dans le Nord) ou du Val-Joly, qui avec ses 180 hectares est le plus grand au nord de Paris.

Marais

Marais et tourbières sont nombreux dans nos régions. Dans le Pas-de-Calais, la plaine maritime flamande et ses polders cultivés drainés par les watergangs donnent naissance à quelques vastes marais, parmi lesquels le Marais Audomarois ou le Marais de Guînes. Il en résulte un paysage de mosaïques où se chevauchent fossés, rivières et canaux. Dans l'Aisne, les Marais d'Isle offrent plus de 100 hectares de nature au coeur de Saint-Quentin. Les hortillonnages d'Amiens s'ajoutent à ce tableau d'entrelacs de marais et de tourbières. Ces paysages offrent parmi les plus riches écosystèmes des pays tempérés.

Littoral
Vue générale de Wissant
Vue générale de Wissant
Mer et océan

Bordée par la mer du Nord et la Manche, les Hauts-de-France jouissent d'un climat océanique tempéré. Le front de mer joue un rôle fondamental : les vacanciers viennent nombreux profiter des différentes stations balnéaires qui se sont établies sur les longues plages de sable fin et plus rarement de galets (tout au sud du littoral). Les côtes découpées de la région offrent également de bonnes bases arrière pour de grands ports de pêche.

Côtes et plages

La dune Marchand. Ce site se trouve tout au nord, près de Dunkerque, plus précisément entre Zuydcoote et Bray-Dunes. Il a été classé réserve naturelle pour le préserver des constructions qui ont grignoté toute cette partie de la côte de la mer du Nord. C'est un paysage de dunes récentes (environ quinze siècles tout de même !), ce qui explique une altitude modeste d'environ 20 mètres. Ces dunes présentent une végétation très riche, mais souvent difficile à reconnaître pour le novice. Les pannes sont un autre aspect caractéristique de ces dunes : il s'agit de profondes zones d'érosion entre deux dunes, où les nappes phréatiques finissent par être affleurantes et créent une zone marécageuse.

La Côte d'Opale. Située entre la côte belge et la Baie de Somme, elle est surtout appelée ainsi dans sa portion sise entre Calais et Boulogne-sur-Mer. Elle est sans aucun doute l'une des plus belles côtes françaises. Le meilleur moyen de la découvrir est d'emprunter la D940 qui, en un peu plus de 40 km, permet de relier Boulogne et Calais par la côte. Plus au sud de Boulogne, la Côte d'Opale se poursuit avec la célèbre station du Touquet-Paris-Plage. Sa longue plage de sable et ses dunes sont médiatisées chaque année lors du célèbre Enduropale, mais Le Touquet offre également un riche milieu naturel : celui de l'estuaire de la Canche, classé réserve naturelle.

Le cap Gris-Nez. Un site sauvage remarquablement préservé (zone de protection sur environ 10 km autour du cap), battu par les vents et surplombant la mer. Un phare domine le cap, faisant face à l'Angleterre qui n'est qu'à 28 km (distance la plus courte France-Angleterre). L'étroitesse de ce couloir et la force des courants rendent la navigation difficile. A cela s'ajoute la faible profondeur, maximum 64 m, qui laisse apparaître à marée basse des étendues de sable parfois très importantes.

Cette pointe de terre marque également la limite entre la Mer du Nord et la Manche. De nombreux chemins sont à faire à pied sur le haut des falaises et permettent d'aller de point de vue en point de vue. Le long de ces chemins, chacun pourra découvrir un panorama remarquable, mais aussi les crans, ces lieux où les ruisseaux s'écoulent dans la mer. Très nombreux - on se demande presque d'où vient toute cette eau - ils jalonnent les parcours de promenade. Le Cap Gris-Nez a été ainsi nommé à cause de la roche argileuse qui constitue les falaises, comme le Cap Blanc-Nez tire son nom de la craie qui constitue la côte.

L'estuaire de la Canche. Les garennes de Lornel constituent un banc sableux le long de l'estuaire de la Canche, entre Hardelot et le Touquet, au niveau d'Etaples. Les dunes sont recouvertes d'une végétation éparse et essentiellement florale, des orchidées notamment. L'estuaire s'étend sur 4 km dans l'intérieur des terres jusqu'à la ville d'Etaples, mais la meilleure façon de découvrir ce territoire est de se balader du côté de Camiers-Sainte-Cécile ou Hardelot.

La baie d'Authie. Cette baie ressemble à s'y méprendre à la Baie de Somme. L'Authie rejoint rapidement la mer après avoir flâné et serpenté pendant 80 km. Autant de sable, identiques mollières à la végétation typique, le site est plus petit, mais n'a rien à envier à la Baie de Somme. Trop méconnu, un sentier de découverte et d'initiation est tracé près de Fort-Mahon afin de sensibiliser les promeneurs à la fragilité des dunes et des pannes. Le parcours, jalonné de panneaux pédagogiques, commence par une lande d'arbustes épineux, de troènes et de saules. Selon les saisons, les couleurs de la végétation varient, tout comme les espèces d'oiseaux qui y nichent. A proximité d'un chalet, sur la mare voisine entourée de végétation caractéristique, un observatoire permet d'apercevoir quand on a de la chance un oiseau migrateur faisant une halte entre les pays nordiques et l'Afrique. De fréquents débroussaillements maintiennent les pannes en leur état humide, favorisant la reproduction entre autres du crapaud calamite. Depuis la baie, après trente minutes de marche par le sentier des Pêcheurs, on peut également rejoindre la plage où l'on découvre les dunes en cours de formation du poulier de l'Authie.

La Côte picarde. D'une variété remarquable, elle s'étend de la baie de l'Authie aux falaises de Mers-les-Bains. Autrefois presque totalement immergées, ces terres ont été asséchées et exploitées suite à une politique de reconquête du territoire. Si le sable, résidu sédimentaire apporté par le courant, est omniprésent sur les baies, on remarque toutefois que les falaises découpent le littoral, surtout vers le sud, tandis que des plages de galets, anciennes digues protectrices, sont encore présentes. Au nord, vous avez de longues plages de sable, à l'image de ses voisines de la Côte d'Opale. Pas de grands ports marchands ni de stations balnéaires réputées mondialement, mais la côte demeure très appréciée précisément pour son caractère tranquille.

La Baie de Somme. La Baie de Somme s'étend sur une superficie de 70 km2, là où le fleuve du même nom se jette dans la Manche. On la connaît surtout pour sa richesse écologique, ses terres marécageuses et surtout ses larges étendues sableuses. Comme dans le Nord-Pas-de-Calais, il a fallu gagner cette portion de terre supplémentaire. Le Marquenterre était encore immergé il y a de cela quelques siècles et la construction de digues de clôtures a freiné l'avancée des marées dans l'intérieur des terres. Ces hautes digues ou royons ont asséché les terres proches et ont permis l'exploitation agricole.

Les travaux de canalisation de la Somme et des courants d'eau importants s'étendirent sur plusieurs siècles et furent notamment freinés par le caractère instable des bancs de sable encore noyés. Le résultat final eut un effet inattendu, car toutes les conditions étaient remplies pour attirer une faune ornithologique riche, oiseaux nicheurs ou migrateurs qui trouvaient à cet endroit un havre bienvenu en saison. Les marées importantes peuvent être dangereuses si l'on n'y prend garde. Mieux vaut se référer aux horaires et se renseigner sur la nature de l'endroit pour savoir s'il s'agit d'une slikke, plage normale balayée par les deux marées quotidiennes, ou d'un schorre, partie totalement immergée par les grandes marées. Cette baie sauvage et changeante fait partie de l'association des plus belles baies du monde.

Le cap Hornu. A l'extrémité nord de la falaise morte à Saint-Valéry, il offre un superbe panorama sur la Baie de Somme avec des espaces d'eau et de sable ainsi que des mollières aux multiples mares devant les huttes de chasse. En face, on aperçoit Le Crotoy. L'endroit est resté pittoresque et peu de monde s'aventure jusque-là. Prévoyez un pique-nique dans ce lieu envoûtant qui s'y prêtera merveilleusement. Si vous apercevez un chasseur, n'hésitez pas à lui demander de vous emmener dans sa hutte. La chasse du gibier d'eau est restée très populaire. C'est un élément de culture et de convivialité. Le chasseur a su préserver sa passion mais également la concilier par sa fidélité aux traditions locales. La salicorne est très présente dans les mollières. Plus connue sous le nom de passe-pierre, c'est un excellent condiment. Certaines espèces arborent une couleur rougeâtre à l'automne. Le lilas de mer, en fleur de juin à septembre, séduit de nombreux promeneurs qui ne sont autorisés à repartir qu'avec un seul bouquet afin qu'elle ne disparaisse pas complètement !

La pointe du Hourdel. Cette pointe fait face au Marquenterre. On apprécie particulièrement la petite D102, route sauvage qui court le long de la dune et de la mer entre Cayeux et Le Hourdel. Prudence en chemin, car le sable envahit la route, rendant l'adhérence et le croisement avec d'autres véhicules parfois problématiques. Profitez des parkings possibles pour courir par-dessus la dune et découvrir la côte argentée et préservée. Au Hourdel, on va jusqu'à la pointe, à l'extrémité de la baie, point de mire idéal pour l'observation des phoques.

Le hâble d'Ault. Aux dunes des plages du nord de la région succèdent, au sud de la Baie de Somme, des falaises de craie (jusqu'à 70 m). Conséquence logique, les plages de sable font place aux plages de galets. Les galets entraînés par le courant ont, au niveau de Ault, coupé la mer en lagune. Ce barrage naturel est appelé en picard un poulier. Le hâble d'Ault est donc une sorte d'étang, essentiellement d'eau douce, mais à deux pas de la mer. Il constitue un autre espace privilégié pour l'observation des oiseaux, avec de nombreuses variétés de canards qui y nichent en saison (soit en avril ou en mai) ou encore des cygnes qui y font leur mue en été. Entre Cayeux et Ault se trouvent des gravières encore exploitées aujourd'hui et d'où l'on extrait des tonnes de galets. Cette exploitation a façonné un environnement de lacs et de plages de galets particulièrement apprécié des oiseaux.

Ports

De ces richesses maritimes, trois grands ports littoraux se distinguent :

Dunkerque est le troisième port français. Réputé comme grand port de vracs destinés à ses nombreuses implantations industrielles, il est également le premier port français d'importation des minerais et de charbon.

Boulogne. Peu le savent et pourtant le port de Boulogne-sur-Mer est le plus important port de pêche de France et l'un des principaux ports de plaisance. La ville est résolument tournée vers les échanges et, le hareng n'étant plus aussi populaire que dans les années 1920, le port a su diversifier ses pêches.

Calais est pour sa part le premier port français de voyageurs. La destination favorite est à portée de vue : Dover et ses côtes de craie blanche... à quelques kilomètres seulement du Kent et de Londres. Calais est également le quatrième port français de fret.

Face à ces trois géants, quelques petits ports de plaisance parsèment les côtes, comme Le Crotoy (également réputé pour la pêche) et Saint-Valéry dans la Somme ou Le Touquet dans le Pas-de-Calais.

La région compte également de nombreux ports fluviaux. Plus de 680 km de voies fluviales parsèment le territoire Nord-Pas-de-Calais. Les nombreux fleuves et rivières (Meuse, Escaut, Lys, Deûle) qui irriguent le territoire de nos régions et celles de l'autre côté de nos frontières jusque dans la Mer du Nord ont été au cours des siècles des voies de communication et de commerce. Après une période faste au XIXe et au début du XXe siècle, le transport fluvial ne représente aujourd'hui qu'une faible proportion des trafics, mais il conserve néanmoins toute sa pertinence dans ces régions " mouillées " en proximité de grands ports littoraux comme Dunkerque, Anvers ou Rotterdam. De plus, le transport fluvial est considéré comme une alternative plus écologique au transport terrestre.

Faune et flore
Faune
Goëland argenté au cap Blanc-Nez
Goëland argenté au cap Blanc-Nez

Mammifères. Si les mammifères sont nombreux dans la région (ce guide entier ne suffirait pas à en faire l'inventaire), ils sont malheureusement aussi nombreux sur la liste des espèces menacées. Parmi ces espèces en danger, on trouve par exemple le cerf, le chat forestier, la musaraigne, la belette, l'hermine, le putois, l'écureuil roux ou encore le lièvre. A signaler tout de même, dès la tombée de la nuit, vous croiserez facilement le seul mammifère qui puisse voler : la chauve-souris ! Dans le sud de la région par exemple, une vingtaine d'espèces ont élu domicile notamment les rhinolophes qui se plaisent dans la forêt de Retz dans l'Aisne et dans celle de Compiègne dans l'Oise.

Reptiles. Le (grand) Nord, son climat peu propice, son relief quasi inexistant, voilà de quoi terrasser le plus robuste des reptiles ? Qu'on ne s'y trompe pas ! Vous trouverez ici des vipères péliades (néanmoins le seul serpent venimeux de la région et par ailleurs espèce protégée) mais aussi des orvets, des couleuvres à collier ou des coronelles lisses. Certes, ces quelques serpents ne courent pas les rues mais votre recherche faunistique pourra toujours s'agrémenter de quelques lézards des murailles !

Oiseaux. Vous pourrez observer dans la région pas moins de 167 espèces d'oiseaux nicheurs dont certaines espèces rares ou menacées comme le busard cendré, l'autour des palombes, la chouette chevêche, l'engoulevent d'Europe, la marouette ponctuée, la sarcelle d'été, le pic mar, la mouette tridactyle, le pétrel fulmar, le blongios nain et la gorge bleue. Partez donc avec vos jumelles et votre appareil photo (sans oublier votre téléobjectif) au Parc du Marquenterre. Et si d'aventure vous croisez un plumage que vous ne savez identifier, la bible des oiseaux vous attend ici : www.oiseaux.net !

Poissons. Plus de 170 espèces de poissons peuplent encore les eaux grises de la Manche et de la Mer du Nord bien que la pression de la pêche et les évolutions du climat montrent déjà des transformations évidentes (suivies dans le cadre de la convention OSPAR) de cet écosystème. Côté poissons d'eau douce, alors que la qualité des eaux n'est pas le principal atout de notre région industrielle, vous pourrez néanmoins trouver anguilles, truites, brochets ou lamproies.

L'une des plus importantes colonies de phoques de France

Les Baies de Somme et d'Authie regroupent en effet la majeure partie de la population de phoques veaux-marins des côtes françaises (longueur d'1,70 m et poids de 90 kg). Celle-ci est complétée par une petite colonie de phoques gris, bien plus gros (longueur de 2,50 m et poids de 200 kg) repérables à leurs grosses taches claires sur leur fourrure. Tout au long de l'année, vous pouvez apercevoir ces phoques à la pointe du Hourdel ou à Berck-sur-Mer à marée basse quand ils se reposent sur les bancs de sable, ou à marée haute le long du rivage ou des ports. De moins en moins farouches et assez curieux même, ils viennent montrer leurs moustaches aux touristes qui ont eu la bonne idée de découvrir la baie en pirogue polynésienne. Attention tout de même, il s'agit d'une espèce menacée que vous ne devrez pas déranger. Emportez donc une paire de jumelles !

Flore

La flore de l'ancienne région Nord-Pas-de-Calais comprend quelque 1 250 espèces sauvages indigènes et celle de l'ex-Picardie en compte 1 433. Cette diversité est à comparer à celle de la flore de France, qui en dénombre environ 5 000. On peut souligner l'originalité et la rareté des espèces dans les Hauts-de-France. Pour les plus avertis et les passionnés, vous apprécierez le portail Internet très complet du conservatoire botanique national de Bailleul (www.cbnbl.org). A y découvrir, notamment, les inventaires floristiques exhaustifs de la nouvelle région.

Parcs et réserves naturelles
Les espaces naturels sensibles du Pas-de-Calais avec Eden 62

De la Baie de Wissant aux terrils du marais de Fouquières, du bois de Maroeuil à la roselière de Wimereux, le syndicat mixte Eden 62 a pour mission de préserver la richesse faunistique et floristique du Pas-de-Calais en gérant les espaces naturels sensibles du département. Sur le site www.eden62.fr, vous trouverez de nombreuses idées de promenades à faire, et ce quel que soit votre lieu de résidence ou de vacances. Tous les mois, une balade est proposée. Voici un florilège représentatif de la diversité de ces sites :

Près de Béthune, le bois de Roquelaure vous fera marcher au pied de chênes, de hêtres et de châtaigniers dans de vastes tapis de fougères. Partez à la découverte d'une grande population d'insectes et d'amphibiens et arrêtez-vous un instant sur de beaux postes d'observation de la vallée de la Clarence.

Les dunes de Mayville sont un lieu de ressourcement naturel entre Le Touquet et Stella-Plage, sur la Côte d'Opale. Le sentier des Violettes vous fera faire connaissance avec tous les types de dunes du lieu, embryonnaires, blanches ou grises...

Si vous souhaitez observer le vol des oiseaux migrateurs, arrêtez-vous au Fort Vert, près de Calais. Dans cette mosaïque de prairies et de bosquets préservée des embruns marins par une digue, la richesse animale est très grande.

D'autres paysages vous attendent dans les marais d'Athies, au nord-est d'Arras. Orvets, criquets et poules d'eau habitent ces milieux de prairies humides et d'étangs bordés de saules têtards.

La roselière de Wimereux a la particularité de se trouver au coeur même de la ville. C'est une lieu de transition pour de nombreuses espèces animales. Faites-y une halte reposante au son des chants d'oiseaux...

Jardins

Les parcs et les jardins sont fort nombreux dans les deux anciennes régions. Si la Picardie est réputée pour ses jardins seigneuriaux, le Nord-Pas-de-Calais propose lui toute une gamme de jardins paysagers.

L'ex-Picardie. On retiendra en premier lieu le parc du château de Chantilly, où cohabitent trois exemples de créations inspirées par les styles français, anglais et chinois. Toujours dans l'Oise, à Gerberoy, l'oeuvre de Le Sidaner, d'inspiration italienne, redonna un aspect flamboyant aux anciens remparts, les rues comptant plusieurs centaines de rosiers. Les roses de Picardie se retrouvent dans les superbes jardins de l'abbaye de Chaalis. Dans la cité voisine d'Ermenonville, le parc Jean-Jacques Rousseau, traversé d'un étang artificiel, constitue une pièce maîtresse du style anglais. Le philosophe a d'ailleurs été dans un premier temps inhumé sur l'île des Peupliers, dans ce même parc, avant que ses cendres ne soient transférées au Panthéon. Le parc du Palais Impérial de Compiègne est labellisé Jardin Remarquable. Avec ses statues, son berceau de l'Impératrice, sa roseraie, ses kiosques ou encore son grand hêtre pourpre, c'est un lieu de balade idéal. Sa grande allée centrale se prolonge sur près de 5 km au coeur de la forêt, cette perspective s'appelle l'Allée des Beaux-Monts.

Il faut suivre la route des châteaux pour trouver les plus beaux parcs et jardins de l'Aisne. Ainsi, à Puisieux et Clanlieu, les jardins arborés entourent un château du XVIIIe siècle et sont composés en grande partie de pelouses et de rosiers. De même, on retrouve à Bohain-en-Vermandois, Blérancourt, Vic-sur-Aisne, Montgobert et Septmonts de très beaux exemples de créations horticoles. Deux jardins de vendangeoirs sont à découvrir également, l'un à Orgeval (XVIIIe siècle) et un autre à Bosmont-sur-Serre (XIXe siècle). Les abbayes, au même titre que les châteaux, possèdent parcs et jardins, notamment à Longpont et à Vauclair où un jardin botanique de plantes médicinales est couplé à un verger de pommiers centenaires.

Le plus célèbre jardin d'Amiens n'en est pas un, mais plusieurs : ce sont les Hortillonnages. Etendus sur 300 ha, ces jardins flottants de la zone marécageuse existent depuis l'époque gallo-romaine, mais n'ont été pleinement exploités qu'à partir du XIXe siècle. On les visite idéalement en bateau. A Argoules, ce sont des milliers d'espèces botaniques rares qui peuplent le parc de l'abbaye de Valloires, proposant à la fois une balade pédagogique et enchanteresse. A Abbeville, les jardins de Bagatelle demeurent un lieu incontournable de la Somme florale.

Si vous voulez en savoir plus, nous vous conseillons un site qui présente 75 parcs de la région : www.parcsetjardinsdepicardie.fr.

L'ex-Nord-Pas-de-Calais. Jardins paysagers ou arboretum, vous aurez ici aussi l'occasion de découvrir une végétation pleine de surprises. En arpentant la métropole lilloise, le Parc Arboretum du Manoir aux Loups d'Halluin vous séduira avec ses plantes vivaces et ses étangs. Un peu plus loin, le Parc Floral de Wambrechies propose des essences originales, dont des érables à écorce décorative. Parmi les valeurs sûres, le Parc Barbieux entre Roubaix et Croix offre 34 hectares de promenade aux badauds depuis 1905. Les derniers nés ont déjà su entrer dans la grande cour, comme le Jardin des Géants qui offre une halte de zénitude entre le périphérique et les grandes artères de Lille, ou le Jardin Mosaïc qui offre un voyage dans les jardins du monde... tout en restant sur Houplines.

En filant vers Valenciennes, le Parc Bertin de Douai offre un espace vert vallonné, agrémenté d'un lac et accueillant près de 50 espèces différentes. Un peu plus loin, vous aurez la chance de découvrir le Parc du Château d'Aubry du Hainaut. Ce château du XVIe est entouré de douves qui lui confèrent une certaine prestance. Le vaste plan d'eau et le jardin à l'anglaise invitent à la rêverie. Plus au sud, le parc de l'abbaye de Vaucelles vous propose un tracé entre sacré et profane.

Dans les Flandres, les jardins se parent d'essences sauvages. A Bailleul, 850 espèces de plantes sont réunies dans un jardin pédagogique de 9 000 m2. Un peu plus loin, Cassel présente plusieurs facettes de ce que peut être un jardin à la flamande aux Jardins des Récollets.

Dans le Pas-de-Calais, Saint-Omer vous enchantera avec ses marais et son jardin public, où trônent séquoia et vernis du Japon. Ce jardin extraordinaire ne sera qu'une des multiples haltes vertes dans ce département plein de charme. Plus au sud, vous aurez l'embarras du choix entre les jardins du Château d'Humeroeuille (datant du XVIIIe) ou celui de Marie-Ange sur Croisette, où fleurissent rosiers et clématites. Les amoureux pourront se retrouver autour de la roseraie du Jardin des Lianes à Chériennes, où plus de 300 roses sont associées aux vivaces. Mais le clou du spectacle sera sans nul doute une halte à Séricourt. Sur une douzaine de parcelles aux ambiances différentes et ornées de sculptures végétales, vous vous évaderez le temps d'une promenade.

Une présentation complète de 41 parcs et jardins est disponible sur www.parcsetjardins-npdc.fr.

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