Guide de SÉVILLE : Politique et économie

Politique
Structure étatique
Plaza del Triunfo, Casa de la Provincia de Sevilla.
Plaza del Triunfo, Casa de la Provincia de Sevilla.

L'Espagne est une monarchie constitutionnelle multipartite où le roi est le chef de l'Etat et le président du gouvernement est le chef du gouvernement, qui depuis 1978, a transmis aux régions une grande partie du pouvoir décisionnel ; le pouvoir central de Madrid demeure cependant important, puisqu'il détient les budgets des principaux portefeuilles. Depuis le 1er février 1982, l'Andalousie est sous un régime d'autonomie comme les 16 autres régions espagnoles. L'Andalousie est d'ailleurs la communauté autonome la plus peuplée du pays. Côté exécutif, le gouvernement local est représenté par la Junta de Andalucía (la junte d'Andalousie) avec, à sa tête, un président. D'un point de vue législatif, ce sont les 109 membres du Parlement, qui siègent à Séville, qui sont maîtres en la matière. Elus pour quatre ans, ils représentent toutes les communautés de communes des huit provinces andalouses.

Statut de la ville de Séville

Séville est capitale de la communauté autonome d'Andalousie et de la province de Séville. Elle est siège du parlement, de la présidence de la Junta de Andalucía, du Conseil du Gouvernement ainsi que de la Diputación Provincial, l'équivalent d'un conseil général. Après avoir été successivement colonie romaine ou capitale européenne d'empire musulman, la ville de Séville compte aujourd'hui douze districts, chacun est organisé par une junte municipale de district, avec délégué et bureaux ; tandis que les quartiers, souvent bâtis autour d'anciennes paroisses, possèdent plus une réalité historique et culturelle qu'administrative. Un conseil municipal comprenant le maire et trente et un conseillers municipaux, dirige la ville. La Mairie, ayuntamiento, est installée dans un bâtiment du XVIe siècle, donnant sur plaza Nueva et plaza San Francisco. Le médecin Alfredo Sánchez Monteseirín (PSOE) a occupé le poste de maire durant trois mandats, pendant 12 ans au début du nouveau millénaire, participant à la modernisation de la cité, avant de laisser sa place en juin 2011, à Juan Ignacio Zoido (PP), juge de profession, en poste jusqu'en 2015. Après les élections municipales de 2015, c'est Juan Espadas Cejas, (PSOE), juriste et spécialiste de l'environnement, qui devient maire de Séville, après un accord passé avec Izquierda Unida, coalition autour du Parti communiste, et Participa Sevilla, issu de la mouvance Podemos.

Partis

Manuel Chaves du PSOE (Parti socialiste espagnol) a présidé la junte d'Andalousie depuis 1990, avant de démissionner le 7 avril 2009 pour aller occuper des fonctions ministérielles, et d'être remplacé par José Antonio Griñán (PSOE). Qui occupera ce poste jusqu'en septembre 2013, et dont il démissionnera lors du scandale concernant le financement des ERE, entité mise en place par la Junta d'Andalousie pour le financement des retraites et des chômeurs. Depuis lors, c'est Susana Díaz Pacheco (PSOE) qui l'a remplacé jusqu'aux élections régionales du 2 décembre 2018.

Comme le reste de l'Espagne, les élections municipales et régionales de 2015 ont fait apparaître deux nouveaux venus : Podemos et Ciudadanos. Faisant chuter les résultats du PSOE mais surtout ceux du Parti communiste, traditionnellement la troisième force politique andalouse mais qui n'obtient à cette occasion que moins de 7 % des voix, contre des scores oscillant préalablement entre 15 et 20 %.

L'Andalousie a plutôt voté à gauche même si la présence de ces nouveaux partis a compliqué l'investiture de Susana Díaz comme présidente de la Junta de Andalucia puisqu'elle n'aura été investie que 81 jours après la tenue d'élections anticipées en mars 2015, en partie grâce à l'appui de Ciudadanos. Les élections municipales de 2015 ont aussi permis à un maire PSOE, Juan Espadas Cejas, de reprendre la ville de Séville au Partido Popular (PP). Et ce à l'issue d'un accord passé avec Izquierda Unida et Participa Sevilla, issu de la mouvance Podemos, mais en rupture avec Podemos Andalousie qui souhaitait sanctionner le " pouvoir " socialiste en Andalousie. En décembre 2018, les élections régionales anticipées intervenues après la rupture du pacte de gouvernement entre le PSOE et Ciudadanos, sont qualifiées de " tremblement de terre ". En effet, pour la première fois depuis près de 40 ans, le PSOE devrait perdre l'Andalousie, même s'il reste le 1er parti en termes de pourcentage de votants et obtient 33 sièges. Autre fait majeur de ces élections, l'apparition de Vox, extrême droite qui obtient 12 sièges. Toujours en cours, un accord de gouvernement devrait intervenir entre PP et Ciudadanos et peut-être Vox.

Enjeux actuels

Depuis le vote de la motion de censure le 31 mai 2018, c'est Pedro Sanchez qui est le chef du gouvernement. Mais la majorité qui a appuyé cette motion de censure, dont le PNV, droite basque et les partis catalans comme ERC et Pdcat, indépendantistes n'a toujours pas appuyé ses projets de budget. Ce qui conduira soit à une poursuite des budgets précédents, votés sous Mariano Rajoy, PP, soit un passage par décrets. Depuis cette date, Ciudadanos et PP, avec à sa tête, Pablo Casado, font le forcing pour appeler à de nouvelles élections législatives anticipées, pour l'instant écartées par le gouvernement en place. Désirant prendre ses distances par rapport à cette éventualité, Susana Diaz, a souhaité avancer les élections régionales andalouses afin qu'elles " gardent leur accent andalou ". Résultat, pour la première fois depuis 37 ans, le PSOE devrait perdre cette région, tout en étant le parti qui a obtenu le plus de sièges (33). Pour accéder aux 55 requis pour diriger la Junta, seul un accord unissant PP, Ciudadanos et Vox semble jouable sur le papier et les accords en cours vont dans ce sens. 2019 devrait aussi être marquée par deux rendez-vous électoraux importants : les Européennes et les municipales.

Économie
Principales ressources

Dominée par le secteur des services, mais n'ayant pas délaissé l'industrie pour autant, l'économie sévillane s'appuie sur un très bon réseau de communication, ce qui place la ville en tête des cités andalouses, devant Cordoue, Cadix et Grenade. Son port fluvial constitue l'une des seules portes d'accès à l'Atlantique et à la Méditerranée. Pour ce qui est du secteur tertiaire, le tourisme dynamise l'économie sévillane qui emploie plus de 80 % de la population active de ce secteur. Le secteur agricole quant à lui emploie moins de 2 % de la population active. Ce dynamisme économique s'explique également par la présence de vastes zones industrielles comme celle de Dos Hermanas, qui ont su attirer les grandes entreprises dans le Sud espagnol. Ainsi, plus d'une centaine d'entreprises andalouses se concentrent dans l'agglomération sévillane, comme plus de 6 000 entreprises nationales. Dans la même veine, deux technopoles (le Parque científico tecnológico Sevilla Tecnópolis qui emploient un peu moins de 10 000 personnes, et le Parque tecnológico aeronáutico aerópolis) permettent, respectivement, de tenir une bonne place dans les nouvelles technologies et l'aéronautique.

Place du tourisme

Depuis longtemps, l'Espagne sait que le tourisme tient une place importante dans l'économie du pays. En 1957, le général Franco avait déjà ouvert les frontières au tourisme ; depuis 1963, le gouvernement s'attache à développer les réseaux de communication et à former de vrais professionnels. Le 7 septembre 1963, le décret 2 427 a créé l'école officielle du tourisme. Le décret royal du 16 février 1996 a entériné l'ouverture à l'université d'études de tourisme permettant de former des experts et de mieux répondre à la demande des visiteurs étrangers, chaque année plus nombreux. Les chiffres témoignent d'un enthousiasme croissant pour le pays. C'est ainsi qu'en 2017, pour la huitième année consécutive, l'Espagne a battu un record historique en matière d'accueil de visiteurs étrangers avec plus de 82 millions de touristes étrangers. Une météo souvent accueillante et une destination jugée " sûre " par de nombreux touristes l'ont fait bénéficier des revers touristiques de pays comme la Turquie ou l'Egypte comme en d'autres temps, la Yougoslavie ou la Grèce. Ses principaux visiteurs, le Royaume-Uni malgré la chute de la livre-sterling post brexit, suivi pour l'Europe par la France et l'Allemagne. L'Andalousie (près de 30 milliers de visiteurs dont près de 40 % en provenance de l'étranger) et Séville bénéficient de cet afflux, même si dans le cas de cette dernière, ce sont les Français qui constituent le premier pôle de visiteurs, suivis par les Nord-Américains, les Italiens, les Anglais et les Allemands.

En terme de bénéfice économique, on considère que le tourisme génère un emploi sur trois en Andalousie, direct ou indirect. Quant au gouvernement local andalou, il a mis en place un réseau assez efficace pour insuffler une dynamique sur tout le territoire, en développant structures d'accueil et d'hébergement et en favorisant les parcs naturels. Depuis quelques années, la politique touristique globale s'est orientée vers l'intérieur de l'Andalousie avec un tourisme vert rural (développement des gîtes et structures) et des activités de plein air, une stratégie louable qui commence à porter ses fruits.

Enjeux actuels

Un fort taux de chômage. Une donnée primordiale à prendre en compte pour comprendre toute la région andalouse : c'est le maintien pendant plusieurs siècles du latifundismo, l'un des systèmes sociaux les plus rétrogrades d'Europe, qui a laissé de sérieuses séquelles. Hérité de l'époque de la prospérité obtenue grâce à la conquête des Amériques, ce système a permis à la noblesse locale de s'approprier, voilà plusieurs siècles, la totalité des terres andalouses. Ses effets se manifestent encore dans les structures de la société andalouse actuelle. Ainsi, de toute l'Union européenne, l'Andalousie est parmi les régions les plus touchées par le chômage, avec un taux qui se maintient à 24,4 % (chiffre EPA 2017, mais qui diminue un peu chaque année. Ces chiffres peuvent paraître très élevés (et ils le sont, très inquiétants !), mais à la différence près, que comme en France, le travail au noir est très fréquent, à tous les niveaux de l'économie (et jusque dans les collectivités !) générant le dinero B (Bis). Plusieurs éléments poussent ainsi les jeunes Sévillans à rejoindre le mouvement des indignés ou émigrer vers la Catalogne, Madrid, le Pays basque et surtout vers l'étranger pour tenter d'assurer leur avenir.

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