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L'avis du Petit Futé sur MUSÉE DU PRADO

Plaque millesim 2020

Connu dans le monde entier, le musée du Prado est un passage obligé depuis 200 ans. Impossible de ne pas visiter ce musée !

Impossible de passer par Madrid sans visiter ce musée (qui a fêté ses 200 ans en 2019), qui rassemble l'une des plus grandes collections d’œuvres espagnoles (Velázquez, Zurbarán, Goya, Murillo, Ribeira, El Greco…), mais aussi européennes du XIIe au XIXe siècle (Rubens, Raphaël, Titien, Tintoret, Dürer, Van der Weyden) ainsi que des œuvres antiques grecques et romaines. Bref, un musée à la réputation internationale et un passage obligé pour tous ceux qui ont la bonne idée de poser leurs valises dans la capitale espagnole. En outre, on peut y admirer plus de 700 sculptures.

Le bâtiment fut conçu par Juan de Villanueva, architecte madrilène, en 1786. Il fut commandé par le fameux roi Charles III (surnommé le roi maçon, en raison du nombre d’édifices qu’il fit construire) comme élément du « Salon » du Prado. La promenade, construite à l’époque, attirait les Madrilènes importants qui y parlaient mariage, affaires… Charles III, homme des Lumières, fit construire le long de la promenade l’observatoire astronomique, le jardin botanique et l’actuel musée qui aurait dû servir à l’étude de l’histoire naturelle. Pendant l’invasion napoléonienne, l’édifice servit de quartier général à la cavalerie française. C’est en 1819 que Ferdinand VII, sur une idée de Joseph Bonaparte, l’inaugura en tant que musée d’art regroupant les collections des rois d’Espagne. Les œuvres furent protégées avec des sacs de sable au rez-de-chaussée pendant la Guerre civile, avant d'être transférées à Valence, puis à Genève. Mais à l'heure de la Seconde Guerre mondiale, elles ont retrouvé leur place dans la capitale espagnole. Rafael Moneo a ensuite réaménagé le musée en l’agrandissant au début du XXIe siècle. La nouvelle configuration du musée a été inaugurée en octobre 2007. Aujourd’hui, le Prado est tout simplement l'une des plus grandes pinacothèques du monde, avec près de 10 000 œuvres, dont seulement le dixième est exposé au Prado.

En effet, près de la moitié de la collection est dispersée dans d’autres musées et dans des institutions officielles à travers le monde. Les collections de peintures espagnoles et italiennes sont uniques et très impressionnantes, sans oublier des peintres majeurs très bien représentés comme Rubens, Bosch, Van Dyck.

Pour les plus pressés. Si vous disposez de peu de temps, concentrez-vous sur les salles de peinture espagnole et notamment celles du Greco, de Velázquez et Goya. Les œuvres les plus célèbres sont La Sainte Trinité du Greco, Las Meninas de Velázquez ou encore Les fusillades du 3 mai (Tres de Mayo) de Goya. Prenez un plan à l'accueil qui vous indiquera où elles sont situées.

Peinture espagnole. Le maniérisme réagit contre l’ordre figé et serein du Cinquecento italien en déformant et en exagérant les traits des personnages. Nous avons un bel exemple de ce style dans la Descente de la Croix de Pedro Machuca et dans le Madonnas de Luis de Morales. L’allongement des figures sera porté à son extrême par Dhominikos Theotokopoulos, dit le Greco. Né en Crète en 1541, il vécut en Italie puis s’installa à Tolède pour peindre des tableaux religieux. La plus grande partie de ses œuvres se trouve d’ailleurs à Tolède, mais le Prado possède un de ses tableaux les plus connus et énigmatiques : El Caballero de la mano en el pecho (le gentilhomme de la main sur la poitrine). Le XVIIe siècle, âge d’or de la peinture espagnole, fut fécond en peintres de premier ordre.

Beaucoup d’entre eux s’installèrent en Italie, où l’Espagne possédait des territoires, et suivirent les tendances artistiques italiennes. C’est le cas de José de Ribera, qui utilisa constamment dans ses tableaux le clair-obscur et le ténébrisme (larges surfaces de couleurs sombres mises en valeur par un brin de lumière) à la manière du Caravage. Francisco Ribalta, auteur du magnifique Christ embrassant San Bernardo, utilisa les mêmes techniques, ainsi que Zurbarán. Ce dernier est surtout connu par ses natures mortes et ses portraits de moines et de saints. Diego Velázquez est l’artiste qui représente le mieux l’âge d’or espagnol. Peintre de la chambre du roi, il peignit des portraits des monarques, mais aussi des scènes mythologiques et religieuses très proches du quotidien et de la réalité sociale. Le triomphe de Bacchus devient Les Ivrognes (Los Borrachos), la forge de Vulcain se transforme en forge villageoise et la légende d’Arachné est incarnée par des fileuses (Las Hilanderas). Sa meilleure œuvre est sans doute Las Meninas, où Velázquez s’est représenté en peignant le roi et la reine face au spectateur. On aperçoit le couple royal dans le miroir du fond, ce qui nous oblige à rechercher leur position exacte et à imaginer le sujet que l’artiste peint. Goya est le meilleur représentant de la peinture espagnole du XVIIIe siècle. Il se spécialisa d’abord dans les cartons pour tapis et devint peintre de la chambre du roi en 1789. Il témoigna avec ses fameux Tres de Mayo de la sanglante répression par l’armée française de l’insurrection populaire qui avait éclaté la veille en plein cœur de Madrid. Ce superbe tableau deviendra le symbole de toutes les formes de répression. Le peintre fit preuve d’une grande insolence : il peignit la famille de Carlos IV sous un jour peu flatteur et la Maja desnuda, une nue qui fit scandale à l’époque.

La dernière étape de l’œuvre de Goya est sombre. A la fin de sa vie, le peintre, souffrant de sa surdité, réalisa une série de tableaux expressionnistes. Des personnages cruels et monstrueux remplissent les toiles sombres et inquiétantes de ses « peintures noires ».

Peintures hollandaise et flamande. L’importance et la variété des collections de peintures italiennes et hollandaises des XVIe et XVIIe siècles s’expliquent par le fait qu’une partie de ces pays était sous la domination espagnole. Sainte Barbe de Robert Campin et La Descente de la Croix (El descendimiento de la Cruz) de Van der Weyden sont deux chefs-d’œuvre. Le peintre le plus étonnant est sans doute Jheronimus Bosch, dit El Bosco. Son Jardin des délices et son tableau Les Sept Péchés capitaux (Los Siete Pecados capitales) appartenaient aux collections privées de Philippe II. Le Prado possède presque 100 toiles du peintre flamand du XVIIe Peter Paul Rubens, dont l’Adoration des mages et les Trois Grâces qui sont à voir absolument. N’oubliez pas non plus l’inquiétant Triomphe de la mort de Bruegel le Vieux et l’Artémise de Rembrandt.

Peinture italienne. Le Prado possède une remarquable collection de peinture italienne, qui se trouve au premier étage en passant par la porte de Goya. De Botticelli, le Prado possède trois beaux panneaux en bois : Historia de Nastagio degli Onesti, qui racontent une histoire du Decameron de Boccaccio. Citons d’autres œuvres majeures, comme l’Annonciation de Fra Angelico et, pour le Cinquecento, La Sainte Famille de l’agneau et le Portrait du cardinal de Rafael. Nous pouvons admirer des œuvres de l’école de Venise (Giorgionne, Bellini, Lotto, etc.), mais le maître incontesté reste Titien, peintre de la cour de Carlos V. Il représenta le roi juste avant la bataille des protestants rebelles dans Carlos V à la bataille de Mühlberg. Les salles de Véronèse et du Tintoret se trouvent presque toujours vides, ce qui permet de les contempler tranquillement. Le rococo italien est représenté par Tiepolo.

Peinture française. A l’arrivée sur le trône des Bourbons au XVIIIe siècle, l’influence française se fit immédiatement sentir. Le Prado contient une exceptionnelle collection de peinture française qui se trouve au premier étage ; notamment huit tableaux de Poussin, parmi lesquels Parnassus et Paysage avec Saint Jérôme, d’une grande sérénité. Le magnifique Paysage de l’embarquement de sainte Paula Romana à Ostia est dû à Claude Lorrain. Antoine Watteau et Jean Ranc représentent le rococo du XVIIIe français.

Peinture allemande. L’art allemand est lui plutôt mal représenté, même si les œuvres exposées sont de grande qualité. L’autoportrait d’Albrecht Dürer, réalisé à l’âge de 26 ans, La Chasse en l’honneur de Carlos V de Lucas Cranach, et le portrait de Carlos III par Rafael Mengs sont trois œuvres à contempler.

4.5/5 (51 avis)
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Informations sur MUSÉE DU PRADO

Du lun au sam de 10h à 20h et dim de 10h à 19h. Entrée : 15 €. Gratuit du lun au sam de 18h à 20h et dim de 17h à 19h.

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Avis des membres sur MUSÉE DU PRADO

51 avis
4.5/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Adeul47
4/5
Visité en octobre 2015
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Très belle collection de chef d'œuvre comme les peintures de Velasquez et Goya mais aussi de peintres italiens et francais. Par contre il faut s'y connaître et aimer la peinture car une fois passé les tableaux les plus connus on s'y perd un peu. Il n'y a que des tableaux à perte de vue et on peut facilement passer des heures et retrouver le chemin de la sortie.
Amandynn
4/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Ce musée présente de très belles collections de peintures, notamment celles de Velazquez et Goya et on peut y admirer "les Ménines". Les dernières heures d'ouverture de la journée sont gratuites mais prévoir d'y être en avance car la file d'attente est longue...
cimluj
2/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Un vraie grande déception... heureusement nous y étions aux heures ou les visites sont gratuites. Même si quelques peintures sont remarquables, je ne comprends pas la réputation de ce musée...
eleph_510
5/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Très belle collection et très variée, de l'école espagnole à l'école flammande en passant par la francaise et l'italienne ! en plus, les deux dernières heures de la journée sont gratuites donc on peut découvre l'un des plus beaux musées de Madrid pour pas cher !
mimisissi
5/5
En ce qui me concerne le plus beau des musées en Europe qu'il m'ait été donné de visiter. Très belles collections de peintres espagnols à partir de l'époque Renaissance avec une préférence pour Vélasquez, ses couleurs, ses clairs obscurs, ses portraits, Goya et ses deux périodes, Murillo pour ne citer qu'eux.
Un excellent souvenir et je vous conseille d'y faire un tour car cela en vaut vraiment la peine.
gilisa
2/5
Bien sûr le contenu du musée est très intéressant, mais comme dans d'autres musées et cathédrales d'Espagne, il est interdit de prendre des photographies, sûrement pour faire marcher l'industrie des ventes de souvenirs, mais c'est très regrettable, je n'ai rien acheté. Les tableaux de Louis XIV et Louis XVI sont à admirer, mais aussi bien d'autres comme indiquer dans le descriptif. En comparaison au musée du Louvre on peut prendre les photos que que l'on souhaite.

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