Guide de MIAMI : Arts et culture

Architecture

Si les États-Unis constituent avant tout une mosaïque d'hommes et de cultures, la Floride a gardé de profondes marques de son passé espagnol, et de la culture latino. Une frange importante de la population, déjà, est d'origine espagnole ou cubaine. Mais l'art et la culture de la Floride nous rappellent également que cet Etat est seulement rattaché aux Etats-Unis depuis 1821 : il en reste aujourd'hui, entre autres une architecture typique. Une architecture qui présente plusieurs visages.

Le style hispano-latino. Issu de ces cultures espagnoles et cubaines est le style dominant dans des villes comme Palm Beach où l'on retrouve toute la spanish fantasy.

Le style Art déco, né dans les années 1930, est représenté à Miami dans le fameux Art Deco District à travers les multiples immeubles aux façades géométriques et aux couleurs pastel. Ce célèbre Art Deco District nous rappelle que la ville a été l'un des fleurons de ce style architectural des années 1920 à 1930. Ce sont ainsi près de 800 bâtiments de deux à trois étages qui offrent un décor pastel au milieu des palmiers de South Beach. Richesse du patrimoine de l'entre-deux-guerres, ce quartier a été classé site historique pour freiner l'expansion de nouveaux bâtiments plus récents. En plus des couleurs dominantes pastel, les enseignes avec néons apportent un côté clinquant aux façades géométriques.

Le style MiMo. Plus récemment, le style MiMo (Miami Modern Architecture) a fait sa réapparition dans le centre de Miami, non loin de Little Haiti. Dans le quartier dit MiMo, qui s'étale le long de Biscayne Boulevard, de la 50th Street à la 77th Street, c'est le revival d'une architecture des années 1950 et 1960, alors exubérante et glamour en réaction à l'architecture d'après-guerre austère et minimaliste. L'architecture MiMo est actuellement très tendance à Miami. Le quartier, jusque-là plutôt pauvre, est donc en pleine réhabilitation ; de nombreux investisseurs rachètent ainsi des hôtels ou des immeubles qu'ils restaurent, en conservant le style MiMo d'origine.

L'architecture contemporaine. C'est surtout à Downtown que vous pourrez observer des édifices de style contemporain parmi lesquels un grand nombre de gratte-ciel qui se concentrent à Brickell, notamment le sublime centre commercial Brickell City Centre, flambant neuf et au look ultra design, ouvert en 2016. Plus loin sur Biscayne Bay, le Perez Art Museum, inauguré en 2013, est un chef-d'oeuvre architectural aux lignes épurées signé par les Suisses Herzog & De Meuron. L'autre quartier où l'architecture contemporaine est en plein développement, c'est Miami Design District avec, par exemple, la place piétonne Palm Court, très design avec son énorme boule transparente au milieu et ses 50 palmiers, ou encore le Museum Garage, un parking à la façade arty et colorée, inauguré en 2018.

L'architecture des Keys. Dans les Keys, on est loin du clinquant des hauts buildings de Miami. On se sent tout de suite beaucoup plus dans les Caraïbes au niveau architectural avec des bâtiments souvent de quelques étages à peine et beaucoup de petites maisons individuelles en bois. Les Caraïbes ont apposé à leur manière leur sceau sur le style architectural des Keys et nombre de maisons ressemblent clairement à celles des Bahamas aux devantures colorées. Quant à la ville de Key West, elle affiche clairement un style d'architecture victorienne avec ses multiples maisons magnifiquement restaurées.

Alors que la plupart des habitations des Keys traversées, ainsi que l'arrivée dans Key West, ne réservent pas de surprise au niveau architectural, la partie ancienne de Key West est un véritable bonheur. Les maisons sont typiquement caribéennes ou construites dans le style colonial britannique des Bahamas. Une balade dans Duval Street ou dans les rues environnantes permettra de découvrir de nombreuses variétés de conch houses. Construites en bois, elles se caractérisent par des balcons sur toute la longueur de leurs façades, de très jolies balustrades, des toits très inclinés, et parfois des citernes permettant de recueillir de l'eau douce.

Que rapporter de son voyage ?

Des fringues, des chaussures, de l'électronique ! Miami ne possède pas d'artisanat spécial mais comme la plupart des grosses villes des Etats-Unis, elle dispose de très nombreux malls, ces immenses centres commerciaux qui abritent des centaines d'enseignes. A la différence de la France, soldes et promotions ne se font pas à date fixe, mais bel et bien toute l'année, ce qui permet de toujours trouver de bonnes affaires et ce, quelle que soit la période. Bref Miami est une excellente destination pour le shopping. Petit bémol toutefois. Il vous faudra vous éloigner de son coeur touristique, notamment South Beach, pour espérer faire de bonnes affaires. Cela sous-entend soit de louer une voiture, soit de passer de nombreuses heures dans les transports en commun car la ville est très grande et ces malls, sont souvent situés dans des zones périphériques. Ajustez votre temps en conséquence !

Cinéma

Lieu de naissance d'illustres acteurs et terre de nombreux tournages de films, la Floride ne rivalise tout de même pas avec Hollywood... N'empêche, certains de ses enfants sont aujourd'hui en haut de l'affiche, et font partie d'une nouvelle génération de jeunes stars internationales : Kelly Slater y est né, alors que Johnny Depp y a passé de nombreuses années. Côté réalisations, de très nombreux films ont été tournés à Miami dont voici une liste non exhaustive :

Key Largo de John Huston (1948). De loin le film le plus célèbre qui ait été tourné dans les Keys. Emmené par le couple mythique Humphrey Bogart et Lauren Bacall dans les rôles principaux, le film se déroule en grande partie à Key Largo. Le synopsis : Frank, ancien officier, se rend à Key Largo pour rencontrer le père de son ami tué dans les combats en Italie, et Nora Temple, sa veuve. Temple est propriétaire d'un hôtel occupé par des gangsters. Lors d'un ouragan qui isole la maison, ceux-ci tentent de s'enfuir sur un bateau et obligent Frank à le piloter... A l'origine, la première des Upper Keys ne s'appelait pas Key Largo mais Rock Harbor. C'est à la magie hollywoodienne que l'île doit son changement de nom ! Soucieux d'apporter un peu plus de renommée à leur île, les locaux firent pétition sur pétition pour obtenir le changement de nom ; Key West avait Hemingway, il fallait que Rock Harbor ait Bogie. Ils eurent gain de cause en 1952 et l'île s'appelle depuis Key Largo.

Certains l'aiment chaud (1959) de Billy Wilder. Deux musiciens de jazz au chômage se transforment en musiciennes pour échapper à des gangsters et partent en Floride avec un orchestre féminin. Ils tombent alors amoureux d'une superbe blonde qui veut épouser un milliardaire.

Le Parrain II (1975) de Francis Ford Coppola. Un épisode de la fameuse saga mafieuse tourné en partie à Miami.

Scarface (1984) de Brian de Palma. En 1980, Tony " Scarface " Montana bénéficie d'une amnistie du gouvernement cubain pour retourner en Floride. Ambitieux, il élabore alors un plan pour éliminer un caïd de la mafia dans le milieu de la drogue à Miami.

Bad Boys (1995) de Michael Bay. Célèbre comédie policière des années 1990, elle se déroule à Miami ! C'est aussi un des premiers rôles à succès de Will Smith. Le film raconte les aventures de deux policiers de Miami interprétés par Will Smith et Martin Lawrence. Mike est un coureur de jupons alors que Marcus Burnett est un père de famille rangé, et leurs méthodes sont complètement opposées. Cent kilos de drogue sont volés à la brigade des stupéfiants de Miami et les policiers ont 72 heures pour retrouver les coupables. Bad Boys 2 sort en 2003 et un troisième volet de la saga sera bientôt en salles puisque Bad Boys 3 devrait sortir en novembre 2018.

Mary à tout prix (1998) de Peter et Bobby Farrelly. Ted décide de retrouver son amour de jeunesse, la splendide Mary. Le détective file à Miami et retrouve Mary qui lui plaît beaucoup. Décidé à garder Mary pour lui, il raconte à Ted qu'elle est devenue grosse, paralytique et qu'elle a quatre enfants. Il va tout faire pour se débarrasser de Ted.

Miami Vice (2006) de Michael Mann. Adaptation cinématographique de la série télévisée Miami Vice ou Deux Flics à Miami.

RTT (2009) de Frédéric Berthe. Le film retrace les mésaventures d'un amant largué (Kad Merad) par sa fiancée qui part se marier à Miami avec un autre. Persuadé qu'il peut la récupérer, il part à Miami mais se retrouve impliqué dans un imbroglio avec une autre femme (Mélanie Doutey) et des bandits. Tous deux tombent peu à peu amoureux tandis que les bandits en question les poursuivent à Miami et dans les Everglades.

Moonlight (2017) de Barry Jenkins. Ce film d'auteur réalisé par Barry Jenkins, un Afro-américain né à Miami, où jouent uniquement des acteurs et des actrices noirs a été récompensé par l'Oscar du meilleur film en 2017. Il donne un autre aperçu de Miami puisqu'il se déroule dans le quartier difficile de Liberty City, un quartier pas vraiment touristique ou glamour... Le scénario : après avoir grandi dans ce quartier ghetto de Miami, le jeune Chiron essaie de trouver sa place dans la société, entre les violences du quotidien, le racisme et une mère toxicomane tout en découvrant peu à peu son homosexualité. Le film, tourné à la façon d'un documentaire, raconte son parcours, de l'enfance à l'âge adulte.

Séries TV

Bloodline, la série TV à succès des Keys. En 2015, la série Bloodline, produite par Netflix, met sous les feux de la rampe les Keys car la série y est intégralement tournée, permettant de découvrir des paysages paradisiaques tout en étant captivé par une intrigue palpitante, que voici : la famille Rayburn mène une vie paisible dans les Keys, à Islamorada, où les parents s'occupent d'un bel hôtel de charme. Mais quand Danny, le vilain petit canard de la famille, fait son retour après avoir disparu pendant de longues années, pour le 45e anniversaire de l'hôtel de ses parents, tout va doucement basculer... Une troisième et dernière saison est diffusée sur Netflix en 2017.

Dexter. C'est à Miami que se déroule l'intrigue de cette série américaine, tirée d'un roman policier, Ce cher Dexter, écrit par Jeff Lindsay et devenu culte en quelques années. Le livre, comme la série, voit son personnage principal Dexter Morgan, un expert en médecine légale et travaillant avec la police de Miami le jour, se retrouver tueur en série la nuit. Menant une double vie, Dexter est contraint de cacher sa véritable physionomie de tueur à ses collègues de travail et à sa famille, oeuvrant dans l'ombre pour tuer des personnes ayant elles-même commis des meurtres et étant sur le point de passer entre les mailles du système judiciaire. Cette série au thème original a vite compté un grand nombre de fans pour son côté sombre et décalé où l'on se prend d'affection pour ce tueur pas comme les autres. Pour les amoureux de la série, il est possible de reconnaître quelques lieux mythiques où l'action de la série se déroule. Ainsi baladez-vous du côté du port de Miami où Dexter a l'habitude de sortir avec son bateau ou encore à North Miami Beach près de Bal Harbour où se trouve son appartement.

Miami Vice, la seconde naissance de Miami Beach. Célèbre en France sous le nom de Deux flics à Miami, la série TV Miami Vice a fait les beaux jours de la ville, entre 1984 et 1989. En relatant les aventures de deux détectives intrépides et flambeurs, Sonny Crockett et Ricardo Tubbs, Miami Vice s'est offert une fenêtre sur le monde qui, chaque soir, rêvait devant son petit écran aux femmes en bikini et aux belles voitures rutilantes, au soleil continuel et à la vie sous les cocotiers. Cette série a été l'un des mythes fondateurs de Miami Beach, remettant au goût du jour les costumes blancs Versace et les immeubles Art déco. Lassés de toujours tourner devant la seule façade pastel de l'hôtel National, les producteurs ont aidé financièrement les propriétaires de la trentaine de bâtisses alentour à repeindre leurs devantures en vert, bleu ou rose pâle. Et ont ainsi offert " une deuxième jeunesse à une ville qui possède une vibration sexuelle comme nulle autre pareille ", dixit Michael Mann, le producteur de la série et réalisateur de son adaptation cinématographique.

Littérature

Ernest Hemingway. Le Sud de la Floride a accueilli plusieurs écrivains célèbres dont le plus important reste sans conteste Ernest Hemingway. Il vécut quelques années à Key West, dans une maison sise au 907 de Whitehead Street, et y écrivit entre autres Les Neiges du Kilimandjaro, Pour qui sonne le glas et, surtout, En avoir ou pas, une description de Key West pendant la Grande Dépression.

Tennessee Williams (Un tramway nommé désir, La Chatte sur un toit brûlant) habita également pendant 34 ans à Key West dans une modeste maison (qui ne se visite pas). Il mourut dans un hôtel à New York en 1983, mais sa résidence à Key West était inscrite comme sa résidence principale jusqu'au bout.

Thomas McGuane, moins connu que ses illustres prédécesseurs, décrit dans 32° à l'ombre la quête d'identité d'un jeune homme halluciné qui rêve d'être guide de pêche à Key West. Dans une autre oeuvre, Panama, l'action se situe dans la même région.

Patricia Cornwell. Miami a vu naître l'une des plus célèbres écrivains américaines de romans policiers de ces dernières années, digne suivante d'Agatha Christie. Patricia Cornwell est en effet née à Miami, avant de déménager en Caroline du Nord avec sa mère, suite au décès de son père en 1961. Elle est mondialement connue pour avoir donné vie à l'inspecteur Kay Scarpetta, brillante médecin légiste confrontée à plusieurs enquêtes policières mêlant notamment des tueurs en série. Elle s'est aussi intéressée en 2002 à l'histoire de Jack l'Eventreur en avançant dans son livre sa propre théorie quant à son identité présumée.

Tom Wolfe publie Bloody Miami en 2013. Ce roman, le 4e de l'écrivain, est le fruit de deux ans et demi d'immersion de Tom Wolfe dans la population de Miami. Il dresse à travers son roman le portrait sans détours d'une ville issue de l'immigration depuis des décennies mais en proie au communautarisme, à l'intolérance et où personne ne se mélange.

Un membre de la famille (2015), un recueil de nouvelles qui se déroulent à Miami de Russell Banks, auteur de nombreux best-sellers et qui vit à Miami 6 mois de l'année.

La Succession (2016), le nouveau roman de Jean-Paul Dubois, qui se déroule à Miami. Le héros du roman de l'écrivain toulousain est Paul Katrakilis. C'est un joueur professionnel de jaï alaï, une variante de la pelote basque. En Floride, il a été heureux mais il reste inadapté au monde. La nouvelle de la mort de son père l'amène à affronter le passé d'une famille qu'il essayait d'oublier...

Les Fantômes du 3e étage (2017), un roman de Bernard Thomasson se déroule à Miami. Veuf depuis peu, Jack Rocher, le personnage principal de l'intrigue, se lie d'amitié avec Mel Wilson, une jeune femme agent immobilier, le jour où il visite avec elle une maison qu'il doit acheter. La visite va durer toute une journée ce qui va donner un huis-clos original et émouvant.

Médias locaux

Vous ne manquerez pas d'informations à Miami et en Floride en général. Ce serait plutôt le contraire : vous serez inondé de journaux locaux divers, de revues culturelles, de brochures touristiques et de sites Internet. Nous avons dressé la liste des principaux médias mais cette liste est loin d'être exhaustive.

Musique

Malgré leur courte histoire, les Etats-Unis ont une très grande richesse musicale. Aux musiques traditionnelles indiennes se sont doucement mêlés les héritages des différentes vagues d'immigrants. D'abord limitées aux ghettos raciaux, ces influences se sont peu à peu élargies avant de se mélanger.
La musique américaine d'aujourd'hui est le fruit de tout cela. Chose qu'il faut savoir si l'on veut appréhender les notes musicales, qui peuvent passer d'un son de guitare country, à un beat de hip-hop, pour revenir dans la quiétude d'une flûte indienne et finir sur le déhanchement des musiques latines ou électro.

Le booty bass

C'est une musique typique née dans la ville de Miami. Le booty bass se traduit littéralement par la " basse du butin ". Ce qui ne veut strictement rien dire dans la langue de Molière. Booty signifie fesse en argot américain. En rapport aux paroles qui tournent autour de ce sujet. Quant à bass, il signifie bien ce qu'il veut dire. Cette musique est typique de Miami. Comme peut l'être le rap west coast à Los Angeles. D'ailleurs, le booty a un tronc commun avec le rap. Au début des années 1980, les machines permettent de faire de la musique à moindres frais. Le jeune mouvement hip-hop les utilise pour donner naissance à de multiples styles en fonction de la région. On sample à tour de disques vinyles des standards de soul et de funk, en accentuant les décibels sur le rythme, en agrémentant le tout de scratchs et de sons de vocodeurs, qui rappellent les voix de robots. Un peu à l'image du morceau Rock It d'Herbie Hancock. Historiquement, le premier morceau du genre a été fait par Chris The Glove Taylor & Ice T, sur la BO du film Breakin' en 1983. Chris était un des premiers DJs dans le sens où nous l'entendons de nos jours, avec tout ce que cela implique comme technique de mix. Il continue épisodiquement d'apparaître au crédit de quelques albums. Comme sur The Chronicle de Dr Dre. Quant à Ice-T, il a fait du rap, du hard-rock, et continue sa carrière dans des séries, où avec l'âge il est passé du côté des gentils. Pendant ce temps en Floride se développe la contre-attaque. De nouveaux producteurs émergent, DXJ alias Maggotron, Noel Williams alias King Sporty et Tony Butler alias Freestyle. Ils mettent cet Etat au pas de l'électro. En 1984, un groupe du nom de 2 Live Crew émerge, avec le maxi 45 tours It's Gotta Be Fresh, où l'on peut entendre sur la face B le morceau Ghetto Blaster. Avec ce titre commence à se poser le style Miami Bass. Si l'on reconnaît bien la basse peu mélodieuse, pour appuyer la grosse caisse. Il manque encore les sonorités en forme de claps qui composent le beat du booty bass, et aussi les fameuses paroles. Il faut attendre que le groupe passe entre les mains du producteur Luke Skyywalker et de son label Luke Rec., pour que le style Miami Bass Music devienne le booty bass. En 1986 sort l'album 2 Live Crew Is What We Are, d'où est tiré le single Throw the D, avec ses lyrics qui ne parlent que de sexe, surtout celui des femmes, ses infra-basses et ses rythmes volontairement synthétiques. Une forme qui paraît misogyne et qui pourtant fédère les deux sexes.

Certes, le style est populaire, mais jusqu'à un certain niveau. De nombreux groupes, quand ils ont du succès, se font attaquer par différentes ligues et associations. Le booty vend, et chacun veut sa part.

Musiques latines

Les hispanophones venus des différentes régions d'Amérique du Sud sont surtout présents dans le Sud de la Floride. Leur nombre a augmenté en 1959 après la révolution cubaine, qui a entraîné de constantes vagues d'immigrations. Si bien que presque tous les genres musicaux d'Amérique latine sont présents à Miami et dans le sud de la Floride. Voici les plus répandus :

Le Bambuco des natifs (Indiens) de Colombie. Une musique rapide placée sur des temps syncopés de 6/8 et de 3/4. Il est généralement chanté par deux ou trois voix d'homme, accompagnées par la traditionnelle flûte de pan, le tipa (sorte d'ukulélé à 12 cordes, réunies en groupe de 4), la guitare sèche et la harpe. Ce style est né au XVIIIe siècle de la volonté de trouver un compromis entre la musique des colons espagnols et des natifs.

La Musica Llanera que l'on retrouve aussi bien à l'ouest du Venezuela, qu'au sud de la Colombie. Son orchestration est faite de harpe, de guitare sèche, de cuatro (sorte d'ukulélé à 4 cordes), de capachos (petites maracas) et de deux ou trois voix.

La Vals Criollo (valse créole) vient de la côte péruvienne, mais ne porte ce nom qu'aux Etats-Unis. En dehors des frontières américaines, on la nomme la valse péruvienne. Même si elle fait référence à sa consoeur viennoise et se joue sur un temps de 3/4, la ressemblance s'arrête là. Les orchestrations romantiques européennes aux allures de luxe, sont remplacées par des complaintes amoureuses, aux voix profondes. N'oublions pas qu'avant de se propager dans les hautes classes du Pérou, ce sont les indigents de Lima qui l'ont édifiée au XIXe siècle. On lui donne souvent comme point d'origine les Noirs du Pérou, du fait que tous les plus grands interprètes de vals crillo en viennent. Cette parenté s'est renforcée lorsqu'a été introduit dans l'orchestration déjà composée de deux guitares sèches, le cajon, cette grosse caisse rectangulaire sur laquelle on frappe du plat des deux mains et qu'on retrouve aussi à Cuba.

La cumbia a été créée sur la côte colombienne. Elle était jouée à la base par des tambours africains, accompagnés par les flûtes des natifs. Par la suite les instruments européens comme l'accordéon et la harpe s'y sont ajoutés pour lui donner une nouvelle direction instrumentale, tout en gardant l'harmonisation originelle amenée par les natifs. A peu de choses près, la rythmique des percussions ressemble au style nyabingui de la Jamaïque.

Le merengue vient de la République dominicaine et nécessite un sérieux souffle pour pouvoir le danser. A l'origine, c'est une simulation du menuet des maîtres, par les esclaves au XVIIIe siècle. Le trouvant trop ennuyeux, les Noirs l'ont accéléré. Ce style est très répandu dans toutes les populations hispaniques. Il tire plus vers le festif que le folklorique. Car le merengue a évolué depuis sa création au XIXe siècle. Joué au début par les traditionnels tambours africains venus avec les esclaves, il a su s'adapter en incorporant toutes sortes d'instruments contemporains : guitares électriques, synthétiseurs, set de batteries modernes, etc.

La salsa est évidemment présente étant donné la proportion de Cubains habitant la ville. Elle prend ses origines de vieilles danses anglaises et françaises du XIXe siècle qui se sont par la suite mélangées aux rythmes africains, pour donner le son, la cumbia, et la guaracha. Des rythmes qu'on retrouve dans la salsa. Il en existe deux formes : une classique, dans le style du regretté Compay Segundo, lente, sensuelle, jouée par des instruments acoustiques. Une plus rapide, mais tout aussi sensuelle, qui est la forme moderne que nous connaissons le plus en France.

Attention à ne pas réduire la population hispanique de Floride uniquement au folklore amené dans ses bagages. Les rythmes modernes de la pop, de l'électro et accessoirement du booty bass sont aussi l'apanage des jeunes Latinos. Ils reprennent les formules connues de ces genres pour y ajouter l'éloquence de leur langue. Citons en exemple pour illustrer la musique pop, la plus internationale de ses stars, la belle Gloria Estefan.

Le reggaeton. Ce genre musical né dans les années 2000 est un des plus populaires de l'Amérique latine et les tubes de reggaeton tournent en boucle dans la plupart des bars et clubs de Miami. Influencé par le hip-hop, le dancehall jamaïcain et la salsa, il est très rythmé et se danse facilement sans codifications particulières, d'où sa popularité. Les chansons sont rarement poétiques et les paroles plutôt basiques parlent généralement d'amour ou de sexe et sont souvent assez vulgaires.

Cependant, le reggaeton tend à évoluer et il est de plus en plus lisse pour plaire au plus grand nombre. En 2017, le tube international Despacito des chanteurs portoricains Luis Fonsi et Daddy Yankee, qui raconte la séduction lente et romantique d'un homme pour conquérir la femme de ses rêves, est une thématique inhabituelle dans le reggaeton. Preuve que le genre évolue ! Parmi les autres chanteurs les plus connus de reggaeton, citons les Cubains Chacal et Jacob Forever. Par ailleurs, avec l'installation récente d'une communauté portoricaine à Miami, suite à un ouragan dévastateur sur leur île, le reggaeton, très populaire et répandu à Porto Rico, se développe de plus en plus à Miami et de grandes soirées reggaeton sont désormais organisées régulièrement.

La musique électro

Impossible de se promener dans Miami Beach sans entendre de la bonne musique électro, de jour comme de nuit. C'est en effet une musique festive qui cartonne sur place. Largement influencée par les DJs de la French touch comme Daft Punk ou David Guetta, l'électro est aujourd'hui bien implantée aux US et Miami lui consacre chaque année un évènement spécial fin mars, la Winter Music Conference, qui réunit les meilleurs DJs du monde pour une rencontre à la fois professionnelle et très festive.

Peinture et arts graphiques

L'environnement d'abord hostile, les paysages grandioses et les lumières propres à la Floride (et à sa proximité avec les Caraïbes) ont donné naissance à une peinture particulière qui, si elle ne rayonne pas mondialement, mérite tout de même un détour. Ne manquez pas les expositions de Clyde Butcher à Ochopee : c'est le spécialiste des photos des Everglades en noir et blanc. Les huiles impressionnistes de A.E. " Bean " Backus sont également reconnues pour la beauté de ses paysages de Floride.

Mais le quartier des arts graphiques par excellence, c'est Wynwood district dont la majorité des murs sont recouverts d'immenses fresques murales, des oeuvres éphémères faites par des artistes du monde entier, étrange et sublime contraste avec les murs blancs et étincelants du reste de la ville. Préparez-vos appareils photos pour immortaliser ces superbes fresques - de véritables oeuvres d'art - dont la durée de vie est souvent si courte.

Mais Wynwood c'est aussi un quartier artistique très dynamique où les galeries d'art contemporain sont nombreuses. Parmi les plus impressionnantes : la galerie Margulies et le Bakehouse Complex où l'on peut même rencontrer les artistes directement dans leur atelier.

A Miami, ne manquez pas de vous rendre au musée d'Art contemporain de la ville, le Pérez Art Museum Miami, ou PAMM, qui a ouvert ses portes en décembre 2013 à Downtown après de longs travaux. Dans un superbe édifice ultra-design, face à la baie, vous pourrez y découvrir des oeuvres contemporaines originales d'artistes de Floride mais aussi d'Amérique latine et de toute la Caraïbe.

La maison FAAM, Fine Art Auction Miami

Fondée par Frederic Thut (expert et commissaire-priseur Suisse), la FAAM a fondamentalement ouvert de nouveaux horizons dans le monde de l'art sur la côte Est Américaine. D'abord installée à New York puis à Paris, la FAAM est désormais à Miami ce qui a permis à l'art de la vente aux enchères de prendre un nouvel élan avec les 8 à 10 ventes par an de la FAAM. Du Street Art à la vente exceptionnelle de grands maîtres, cette maison réalise aussi de nombreuses ventes sur Internet ou par téléphone. Néanmoins, rien ne peut remplacer l'émotion ressentie lors des " previews " orchestrées par Gabrielle HB Abada que nous avons rencontrée à Miami lors d'un show de Street Art.

www.faamiami.com

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