La réserve la plus célèbre et la plus fréquentée du Kenya n'est en fait que la continuation, en territoire kényan, de l'immense parc tanzanien du Serengeti, qui couvre près de 15 000 km². Les deux sanctuaires constituent un gigantesque écosystème dans lequel les animaux circulent en toute liberté. C'est cette faune d'une richesse exceptionnelle qui fait du Maasaï Mara une réserve hors du commun.

Lions, guépards, hyènes, chacals, éléphants, rhinocéros, antilopes, zèbres, gazelles, buffles : ils sont tous là, dans des proportions inimaginables. La grande migration a lieu de début juillet à mi-septembre et constitue un spectacle grandiose dans des paysages magnifiques et variés.

Composé de vastes plaines ondulées et de collines, ce territoire est parsemé d'acacias parasols et de fourrés d'épineux. Pour certains, ce sont ces touches de couleur qui seraient à l'origine du nom de Mara, qui signifie " tacheté " en langue maa. Pour d'autres, il semble plus vraisemblable que ce soit l'invasion de deux millions d'herbivores qui a donné son nom à Mara. Malheureusement, tout comme Amboseli, le Maasaï Mara est un écosystème fragile, aujourd'hui menacé.

Sa réputation mondiale attire un nombre considérable de touristes et la concentration de véhicules y prend parfois des proportions alarmantes. Il n'est pas rare d'observer une pauvre lionne, ou un guépard en chasse, encerclés par une dizaine de véhicules. Non seulement cette situation n'est pas agréable pour le touriste qui a l'impression de se trouver dans un zoo, mais surtout elle perturbe les animaux qui modifient leur comportement. Le guépard, notamment, se met aujourd'hui à chasser à midi pour éviter d'être dérangé par les touristes. La chaleur à cette heure de la journée étant très élevée, il se fatigue plus vite, capture moins de proies et, tout naturellement, se reproduit moins. Le trafic incessant des véhicules entraîne également une dégradation des sols qui ne fait qu'accentuer la modification du paysage. Peu à peu, la brousse, formée de buissons et de bouquets d'arbres, se transforme en vastes pâturages. A cela, plusieurs raisons : naturelles tout d'abord, avec l'augmentation considérable du nombre d'herbivores, humaines ensuite, à cause des incendies allumés par les pasteurs maasaï. Cette méthode, pratiquée dans le monde entier, permet d'offrir des pâturages de meilleure qualité aux troupeaux et ne pose pas de problèmes sérieux tant qu'elle est pratiquée à l'extérieur du parc. Malheureusement, les animaux sauvages (zèbres, gazelles, gnous...) se sont très vite rendu compte que l'herbe en dehors de la réserve est bien meilleure. Résultat, ils émigrent au-delà des limites du Maasaï Mara, accompagnés d'une partie des prédateurs.

Afin d'éviter des accidents avec les populations locales et pour que la réserve ne soit pas désertée par ses animaux, les rangers allument à leur tour des incendies. Les arbres et les buissons disparaissent peu à peu au profit d'une savane herbacée.

Tous ces problèmes ne semblent guère émouvoir le Conseil de Narok, trop occupé à essayer d'amasser le maximum d'argent. C'est pourtant lui qui est censé gérer la réserve. Mais les énormes revenus tirés des droits d'entrée ne sont pas suffisamment réinvestis dans le parc. En conséquence, les pistes se détériorent et la route d'accès à la réserve vient seulement d'être achevée, après des années de travaux.

En raison du mauvais état des routes et des chemins, lors de la saison des pluies et les jours qui suivent, beaucoup de chemins sont fermés ce qui contraint le visiteur à rester sur les axes principaux sous peine de s'enliser. Une restriction dommageable, quand on sait que l'on a plus de chance de trouver des animaux aux confins de petites routes immergées dans la savane que sur les grands axes largement visités. Mieux vaut donc bien choisir sa période de séjour pour ne pas être confronté à ces difficultés.

Malgré ces quelques problèmes, l'endroit constitue toujours l'un des plus extraordinaires spectacles naturels au monde. Circuler au milieu de centaines de gnous, guetter pendant de longues minutes une lionne à l'affût, assister au dépeçage d'une carcasse par un groupe de hyènes déchaînées, ou s'attendrir devant de jeunes lionceaux en train de jouer sont autant d'expériences inoubliables que seul le Maasaï Mara peut vous offrir. Ne négligez pas les mois de mai/juin et octobre pour visiter la réserve, il y aura toujours autant d'animaux à observer (même si ce n'est pas aussi impressionnant qu'en période de migration) et bien moins de touristes. Le prix de votre séjour s'en trouvera aussi considérablement allégé.

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13.95 €
2020-01-08
432 pages
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