Guide de BÂLE : Bâle en 20 mots-clés

Abri anti-atomique

Sur le territoire helvétique, la présence d'abris anti-atomiques était obligatoire dans les zones habitées de 1971... à 2006 ! Vous avez bien lu. Une loi entrée en vigueur en pleine guerre froide imposait aux habitants de disposer d'un abri anti-atomique dans toute nouvelle construction pour bénéficier de subventions de l'Etat. Cette contrainte devenue absurde à la chute de l'U.R.S.S est restée d'actualité près de 15 ans après la disparition du moindre risque de bombe A dans le ciel suisse. Résultat : en 2006, la Suisse répertoriait 300 000 bunkers aménagés dans des habitations, institutions et hôpitaux, et 5 100 abris publics. Un total de 8,6 millions de places, soit près de 114 % de couverture de la population. De quoi caser quelques touristes de passage en plus. De nombreux Suisses les ont depuis, réaménagés en chambres froides et surtout en caves à vin.

Architecture

Pays natal d'un des plus célèbres architectes de l'histoire, Charles-Edouard Jeanneret (1887-1965), dit Le Corbusier, la Suisse excelle en matière de constructions modernistes et futuristes. De nombreux architectes suisses ont pris part à de grands projets architecturaux dans la ville, tels Mario Botta à qui l'on doit, entre autres, la réalisation du musée Jean-Tinguely de Bâle. On doit citer les incontournables Herzog et De Meuron, deux Bâlois à qui l'on doit - entre autres - le stade national de Pékin (construit pour les Jeux olympiques d'été 2008), la Tate Modern à Londres, et dans leur ville natale, le poste d'aiguillage de la gare centrale ainsi que la nouvelle tour du siège social du groupe pharmaceutique Hoffmann-La Roche inaugurée en septembre 2015 et qui domine la vieille ville du haut de ses 178 mètres. C'est désormais l'édifice le plus haut de Suisse !

Armée de milice

Vous croiserez certainement de nombreux uniformes gris-vert, en particulier à bord des trains de la région transfrontalière de Bâle. L'armée suisse est en effet une armée de milice, où les civils sont formés pour participer à des missions militaires en complément de leurs activités professionnelles. Tous les Suisses sont appelés à servir, d'abord à l'école de recrues (où ils passent de 18 à 21 semaines), puis lors de cours de remise à niveau tous les deux ans. Mobilisables 24h/24, ils gardent leur arme chez eux. Les Suisses devaient se prononcer en septembre 2013 sur la création d'une armée de métier, mais les trois quarts des citoyens ont préféré garder le système actuel. A noter que la proportion d'exemptés pour raison médicale augmente et qu'il est possible, " pour des raisons morales ", de n'effectuer qu'un service civil, mais celui-ci est plus long. Dernièrement, le gouvernement a ramené les effectifs de la milice nationale de 625 000 à 180 000 hommes.

Art

Bâle, capitale de la culture Suisse, compte de nombreux musées, mais plus spécifiquement d'art contemporain et de design, à l'image de son architecture et de son ouverture d'esprit. Le Kunstmuseum (Musée des Beaux-Arts) qui vient d'ouvrir un nouvel édifice est une référence en la matière, le Museum für Gegenwartskunst (art contemporain) tout comme le Complexe de Vitra à Weil Am Rhein côté Allemand, considéré comme la Mecque du design. La fondation Fernet Branca à Saint-Louis mérite aussi une visite. Le grand pèlerinage du salon Art Basel est l'un des événements mondiaux les plus prisés du monde de l'art contemporain. C'est évidemment lui qui a donné cette identité à Bâle.

Beiz

Voilà un mot que l'on entend souvent à Bâle ! On appelle beiz un local où l'on vous sert une bière et où il est fréquent de pouvoir se restaurer simplement. La ville en compterait près de 800... Pour les soirées bien arrosées, sachez que le pluriel est beizen !

Carnaval

Impossible de parler de Bâle sans évoquer son carnaval, l'un des plus réputés d'Europe. Les trois jours de festivités sont considérés par les Bâlois comme les trois plus beaux jours de l'année, et les nombreuses cliques, ces " activistes du carnaval ", les préparent soigneusement pendant le reste de l'année. Musique, défilés, cérémonies séculaires folkloriques, l'événement est incontournable.

Chocolat

Consommé à l'origine sous forme de boisson, le chocolat n'est fabriqué " à croquer " qu'à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. D'abord par les Italiens, puis par les Suisses, qui auront l'idée d'y ajouter des noisettes. Parmi les marques qui ont subsisté, la plus ancienne est celle de François-Louis Cailler, qui a ouvert en 1819, à Corsier-sur-Vevey, l'une des premières manufactures de chocolat mécanisées. En 1829, Philippe Suchard en ouvre une à Serrières (canton de Neuchâtel). L'année d'après, Charles-Amédée Kohler fait la même chose à Lausanne. Quant au chocolat au lait, il apparaît en 1875, à Vevey, grâce au chocolatier Daniel Peter. Le succès du " Gala Peter " est tel que, dans les années 1880, toute la branche adopte son procédé, qui contribue pour une bonne partie à asseoir la réputation du chocolat suisse. Vous trouverez des boutiques d'artisans chocolatiers dans toute la ville de Bâle.

Ecologie

La question de l'environnement est primordiale dans l'économie de la Suisse. Le pays a fait de véritables recherches autour de l'écologie afin de trouver des solutions en matière de recyclage, d'énergie. Les Suisses sont ainsi souvent cités comme des exemples à suivre en matière de recyclage. A Bâle, attendez-vous à trouver des poubelles de tri dans chaque maison, des trottoirs d'une propreté presque troublante, pas un mégot par terre encore moins une crotte de chien, quelle horreur ! L'eau du Rhin est tellement limpide qu'on s'y baigne (imaginez cette folie dans la Seine à Paris), l'air propre car le centre est piétonnier et les tramways électriques. Le tout au pied des montagnes à l'air vivifiant. On note néanmoins que la zone est un bassin de l'industrie chimique dont certaines usines impressionnent. Si les grandes cheminées du campus de Novartis font incontestablement partie du paysage bâlois aujourd'hui encore, il ne faut pas oublier que la recherche et l'innovation ont pris à Bâle le pas sur la production, très polluante.

Industrie pharmaco-chimique

C'est au cours du XXe siècle que l'industrie chimique a pris peu à peu le relais de l'industrie du textile à Bâle, condamnée à disparaître dès la fin de la Seconde Guerre mondiale avec l'arrivée d'une concurrence asiatique trop forte sur le marché mondial. Cette nouvelle industrie s'est pourtant développée sur les ruines de l'industrie du textile, puisqu'elle est née de petites entreprises familiales de sous-traitance de teintures et d'autres produits de raffinage textile. Après les fusions et restructurations sont nés deux mastodonte de l'industrie pharmaceutique de pointe à Bâle : le groupe Hoffmann-La Roche et Novartis, agroalimentaires avec Syngenta et dans les biotechnologies, car Bâle se trouve au coeur de la Biovalley formée à la triple frontière et constituée d'une nébuleuse de start-up dans ce domaine d'innovation. Véritable poumon économique de la région le secteur pharmaco-chimique emploie près de 7 000 frontaliers, et représente 12 % de la population active. Un quartier Novartis avec un campus est même sorti de terre !

Horlogerie

Malgré la concurrence du marché asiatique, les Suisses n'ont pas perdu leur suprématie dans le domaine de l'horlogerie. Grâce au succès de la montre Swatch, née dans les années 1980, et, bien sûr, aux marques de luxe comme Audemars Piguet, Baume et Mercier, Blancpain, Breitling, Chopard, Longines, Patek Philippe, Piaget, Rolex, Tissot et tant d'autres. Près de 95 % des montres produites en Suisse sont vendues à l'étranger. Réunissant durant une semaine près de 1 500 marques horlogères et joaillières et près de 150 000 visiteurs, la Foire de Bâle est un temps fort du monde horloger.

Multilinguisme

Avec quatre langues officielles, la Suisse est le pays plurilingue par excellence. L'allemand est la langue officielle dans 17 cantons (sur 26). Quatre cantons, Genève, Vaud, Neuchâtel et Jura, sont exclusivement francophones. Trois cantons, Berne, Fribourg, Valais, emploient les deux langues. Dans la partie sud-est, dans le Tessin et dans quatre vallées du sud des Grisons, on dialogue en italien. L'autre partie de ce même canton est trilingue : allemand, italien et romanche. Cette dernière langue est parlée par 0,5 % de la population ! A Bâle on parle allemand, mais aussi très facilement français du fait de la présence de al frontière dans la ville.

Musées

La ville de Bâle compte près de 40 à musées et fondations dédiées à l'art ! Dans cette multitude d'expositions et événements culturels organisés ici, on compte des institutions très réputées à l'international, comme le musée des Beaux-Arts Kunstmuseum, la Fondation Beyeler, le Campus Vitra (à Weil am Rhein) pour ne citer qu'eux. Cette spécificité est à élargir à l'échelle nationale puisque qu'avec près de 1 000 musées, la Suisse abrite un musée pour 7 500 habitants. Depuis le milieu du XXe siècle, leur nombre a triplé. Les musées régionaux représentent 42 % de la totalité des musées. On voit éclore depuis quelques décades de nouvelles institutions muséales à l'initiative de collectionneurs privés pour le bonheur des habitants et visiteurs.

Neutralité

Souvent critiquée, la neutralité politique fait partie des fondements de la Suisse. Située entre de grandes puissances, elle a longtemps craint de perdre son indépendance. La seule fois où la Suisse a tenté une alliance militaire, avec les Milanais lors de la bataille de Marignan en 1515, contre les troupes de François Ier, ce fut un échec. La Suisse signera alors un traité de paix perpétuelle avec la France, à l'origine du statut de neutralité, qui sera reconnu aux yeux du droit international en 1815, lors du traité de Vienne. Un statut qui continue d'être soutenu par 90 % des Suisses et qui a incité de nombreuses organisations internationales à établir leur siège en Suisse. Le pays semble toutefois s'ouvrir davantage ces dernières années ; s'il refuse d'adhérer à l'Union européenne, il collabore étroitement avec cette dernière et est devenu membre de l'ONU en 2002.

Rhin

Le Rhin est un élément incontournable du paysage bâlois, une véritable fierté locale. Il prend sa source dans le canton suisse de Graubünden et parcourt plus de 300 km avant d'arriver à Bâle. Il y forme un coude et remonte ensuite vers le nord, marquant la frontière entre la France et l'Allemagne. On peut tout l'année, mais surtout à la belle saison prendre les fameux bacs traditionnels qui permettent de traverser le fleuve. Une scène-radeau est posée sur le fleuve pendant le festival Open Air im Fluss. En août, le premier mardi suivant la fin des grandes vacances scolaires fait figure d'incontournable du folklore bâlois : le basler rheinschwimmen. Des milliers d'habitants se jettent dans le Rhin au niveau du pont Wettsteinbrücke et se laissent porter par le courant jusqu'au Dreirosenbrücke.

Schwimmsack

Mais c'est quoi ? Vous en verrez partout dès que les beaux jours reviendront. Ces sacs étanches typiques à Bâle sont vendus un peu partout (en particulier à l'office de tourisme) et se trouvent dans la penderie de chaque habitant qui aime se jeter à l'eau, dans le fleuve. Car où laisser ses affaires quand on veut piquer une tête dans le Rhin pour se rafraîchir à la pause déjeuner ? Et bien prenez-les avec vous ! Les sacs flottants peuvent contenir toutes vos affaires, portable et serviette inclus. Pratique. N'oubliez pas de vous rincer à l'eau avec des douchettes sur la rive avant de vous rhabiller.

Secret bancaire

Le fameux secret bancaire qui interdit aux banques de fournir à quiconque l'identité d'un client ou l'état de son compte, officiellement inscrit dans la loi en 1934, a été levé pour la première fois en 1996, afin d'éclaircir l'affaire des fonds juifs déposés en Suisse lors de la Seconde Guerre mondiale. Une nouvelle page est tournée, les fraudeurs n'ont qu'à bien se tenir. Depuis 2015, le secret bancaire est éventé, n'en déplaise aux banquiers suisses. Au nom de la transparence, l'Union européenne et l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) ont décidé que les banques suisses devaient communiquer les noms de leurs clients pour ne pas être accusé de complicité d'évasion fiscale.

Tramway

Carte postale typique de Bâle : les tramways 1920 colorés qui circulent dans la ville. Ils ont un charme pittoresque indéniable. Grâce à eux, la ville est silencieuse (ils sont bien sûr électriques), bien desservie dans un centre piétonnier à l'air non pollué. Ils sont mêlés à des tramways modernes donc élisez bien le vôtre avant de monter pour faire votre trajet dans un tramway d'époque.

Trinationalisme

La proximité immédiate des frontières avec la France et l'Allemagne est un trait de caractère essentiel de Bâle. La région du Dreiländereck (" triangle international ") représente une unité au niveau de l'espace naturel, mais aussi sur un plan culturel qu'économique. Entre les XVe et XVIIe siècles, une monnaie commune avait été mise en place pour faciliter le commerce entre Bâle, Colmar et Fribourg. Aujourd'hui, les frontaliers continuent à profiter de leurs voisins respectifs : les Français achètent leurs cigarettes en Allemagne ou en Suisse, et font en général leurs courses en Allemagne. A l'inverse, la France est très appréciée des Suisses et des Allemands pour y faire le plein d'essence !

Université

Avec quelque 15 000 étudiants inscrits dans 7 différentes facultés, l'Université de Bâle est réputée pour ses travaux en biologie et en anthropologie culturelle. Plus vieille université de Suisse, elle a soufflé en 2010 ses 550 bougies. Friedrich Nietzsche y enseigna la philologie classique de 1869 à 1879.

Vélo

Les Suisses habitant les grandes villes sont nombreux à se déplacer en vélo. On y trouve souvent un vrai circuit de pistes cyclables. Le VTT est aussi très apprécié : la plupart des offices de tourisme présentent des parcours détaillés. A Bâle on peut louer des vélos, la ville est assez plane, très facile à visiter et agréable en balade car le centre est adapté à la circulation en deux-roues.

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