Carhaix-Plouguer, plus couramment appelé Carhaix, se love en plein coeur de la Bretagne entre le massif des Montagnes noires et monts d'Arrée et sur le chemin du Canal de Nantes à Brest. Cette ville dynamique, qui a su lier les avantages de la ville avec les agréments de la vie à la campagne, est le symbole d'une Bretagne festive, entre ses fêtes traditionnelles et le célèbre festival des Vieilles Charrues. Car cette année encore, le gratin de la musique francophone et internationale va se retrouver dans le Finistère pour l'un des rendez-vous les plus courus de l'été dans l'Hexagone.

 

Un peu d'histoire...

Ville carrefour du centre-ouest Bretagne, Carhaix comptait déjà sept voies à l'époque romaine et montrait ainsi son importance. Avec une situation géographique telle que la sienne, entre les monts d'Arrée et les Montagnes noires, elle est un véritable croisement de trois des départements bretons (Finistère, Côtes-d'Armor et Morbihan). C'est un point de départ idéal pour se lancer à la découverte de la Bretagne. Carhaix-Plouguer, qui s'appelait Vorgium, était déjà l'une des plus importantes cités de l'Ouest armoricain à l'époque gallo-romaine. En témoigne d'ailleurs le tronçon d'un aqueduc romain ainsi que les nombreux vestiges actuellement mis à jour. Capitale du Poher depuis le Xe siècle, la ville devient un centre économique et commercial important aux XVIIe et XVIIIe siècles. Un phénomène renforcé à la fin du XIXe siècle grâce à l'installation du Réseau Breton, une ligne de chemin de fer. Une locomotive Mallet est également installée sur la place de la gare pour se souvenir d'un passé prestigieux.

Village traditionnel et aqueduc gallo-romain

Pour commencer sa visite, on prend naturellement la direction du hameau de Petit-Carhaix. Autour de la chapelle du Frout, en contrebas de Carhaix et au bord de l'Hyènes, celui-ci comporte des maisons typiquement bretonnes des XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi elles se trouve une maison datant de 1652 tandis qu'une autre porte la marque professionnelle d'un savetier. À l'origine, le village accueillait les activités artisanales traditionnellement reléguées à la périphérie des villes du fait de conséquences désagréables liées à leur activité comme les odeurs nauséabondes. On y trouvait par exemple les tanneries, qui n'étaient pas mécontentes puisqu'elles trouvaient de l'eau en abondance dans le faubourg de Petit-Carhaix (élément indispensable à l'exercice de leur profession). Celles-ci sont restées en activité jusque dans les années 1960 et on peut encore voir aujourd'hui les différents bâtiments en bois qui servaient à entreposer les peaux.

Il faudra ensuite aller jeter un coup d'oeil à l'aqueduc gallo-romain de Vorgium. Considéré comme l'un des plus grands de Gaule, cet aqueduc mesure 27 km de long ! Pourtant, à vol d'oiseau, la distance entre la ville et le captage n'était que de 12 km... Ce surplus de kilomètres s'explique par les obstacles qui se mirent en travers de la construction de l'aqueduc. Celui-ci fut alors obligé de les contourner ! Le but de cet aqueduc était d'amener suffisamment d'eau à Carhaix pour alimenter les thermes et les bassins agrémentant les grands monuments, mais aussi les fontaines publiques et les puits. Elle assurait également la salubrité de l'eau par un réseau d'égouts qu'elle assainissait. Protégé par un coffre en ciment, le vestige a gardé son état d'origine. Avant le milieu du IVe siècle, l'aqueduc sera malheureusement abandonné et il faudra alors attendre le début du XXe pour que l'eau courante revienne enfin à Carhaix !

Des églises d'exception

Classée aux Monuments historiques depuis 1914, l'église Saint-Pierre de Plouguer est d'origine romane. La partie occidentale intérieure de la nef possède de belles arcades outrepassées datant du XIe siècle. Plusieurs fois remaniée par la suite, elle sera également dotée d'un clocher-porte, comme Saint-Trémeur, dans la première moitié du XVIe siècle. Son décor de transition, inspiré du style guingampais, mêle le gothique flamboyant et l'influence Renaissance. Le porche méridional, de style flamboyant, possède une arcade très particulière en fer à cheval qui remonterait vraisemblablement au XVIIIe siècle. Quant à la nef romane, elle est prolongée par des travées gothiques au XVIe siècle. La sacristie est reconstruite en 1514 et le chevet remanié avec trois pans en 1746.

Quant à l'église Saint-Trémeur, elle a été élevée vers 1370 à l'emplacement d'un prieuré bénédictin lui-même fondé au XIIe siècle. Cette église paroissiale, et ancienne collégiale Saint-Trémeur, était dotée d'une flèche en granit qui surmontait la tour de Saint-Trémeur. L'ensemble atteignait les 75 mètres de haut ! Celle-ci fut malheureusement foudroyée en 1575. Plusieurs siècles après, au début des années 1880, les autres parties de l'église furent reconstruites dans un style néogothique, et ce sur les plans de l'architecte diocésain Le Guerranic, originaire de Saint-Brieuc. Apposé vers 1530 sur la façade occidentale de la collégiale, le clocher-porte sera classé Monument historique en 1921. Quant au portail d'entrée et à la baie de la tribune, ils sont surmontés d'un arc en accolade de style gothique flamboyant, la partie haute étant par contre influencée par l'art renaissant. Voilà de quoi s'offrir une nouvelle visite avant de mettre ses chaussures de festivalier.

En avant la musique !

Car doit-on encore vous présenter le Festival des Vieilles Charrues ? Et si on vous disait que cet énorme festival venait d'une plaisanterie : faire la pige aux fêtes estivales et côtières qui, chaque année, honorent tout, des chants de marins aux vieilles coques... Aujourd'hui, le festival des Vieilles Charrues vous offre quatre jours de concerts inoubliables à Carhaix. Si 8 000 habitants y habitent à l'année, ce ne sont pas moins de 280 000 festivaliers qui s'y sont côtoyés lors de la dernière édition. Et pour les encadrer, il faut un grand nombre de bénévoles. Une organisation bien rodée qui permet chaque été d'offrir tous les styles musicaux et toutes les générations de groupes et de chanteurs à un public en liesse. Pour cette 28e édition, de grands noms vont encore une fois se succéder sur la grande scène... Ambiance garantie !

 

Infos futées

 

Quand ? On peut évidemment se rendre à Carhaix toute l'année, même si l'arrivée des beaux jours est évidemment plus agréable. Pour assister à la 28e édition des Vieilles Charrues, rendez-vous du 18 au 21 juillet prochain.

 

S'y rendre. En voiture (depuis Rennes, RN 164 direction Quimper ; depuis Nantes, suivre Vannes, Lorient, puis l'axe Lorient - Morlaix), en train (via Guingamp ou Rosporden), en bus ou en avion, tout est possible.

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Utile. Pour préparer au mieux son escapade.

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