Guide de Croatie : Population et langues

Données démographiques

Population : 4 105 493 habitants (2018)

Densité : 72,54 habitants / km²

Croissance démographique : - 1,19 %/an

Espérance de vie : 75,79 ans (2011)

Taux d'alphabétisation : 99,27 % (2015)

Indice de fécondité : 1,43 enfant/femme (2011)

Villes principales en nombre d'habitants : Zagreb (802 338), Split (346 314), Rijeka (245 054), Zadar (75 528), Dubrovnik (44 205).

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les progrès rapides de l'industrialisation et du tourisme suivent un phénomène d'urbanisation accélérée autour de la capitale et les villes côtières. Dans les montagnes, on ne compte guère plus de 20 ou 23 habitants au km².

Depuis des années, la population croate diminue (-1,19 % en 2017). Cette baisse démographique est l'un des défis importants pour les autorités et l'avenir du pays.

Diaspora croate. Les jeunes émigrent en Europe et la population vieillit. Malgré la croissance positive, le chômage, toujours à 9 % au début de l'année 2018, contribue à cette émigration massive. Ils seraient plus de 2 millions à avoir quitté le pays, soit 40 % de la population totale croate (1,4 million). De nombreux ressortissants croates vivent à l'étranger, aux États-Unis/Canada, en Bosnie-Herzégovine, en Allemagne, en France (40 000 en France, 280 000 en Allemagne).

Minorités nationales, populations déplacées, réfugiés : durant la dernière guerre d'indépendance (1991-1995), qui a fait plus de 20 000 morts dans le pays, une grande partie de la population a été déplacée ou s'est réfugiée dans des régions plus sûres de la côte adriatique ou à l'étranger. Parallèlement, des centaines de milliers de déplacés et réfugiés, pour la plupart originaires de Bosnie-Herzégovine et de Serbie, ont été accueillis sur le territoire. Au plus fort de la guerre entre la Bosnie-Herzégovine et la Serbie, la Croatie a accueilli jusqu'à 800 000 réfugiés. La plupart d'entre eux étaient logés dans les hôtels de la côte dalmate. En 2009, la grande majorité des immigrés est repartie, seul un petit nombre demeure encore en Croatie. Ces minorités nationales bénéficient de droits fixés par une loi constitutionnelle (liberté d'enseignement dans leur langue, autonomie culturelle) et sont représentées au Parlement ainsi que dans les collectivités territoriales. La dernière guerre a entraîné une diminution de la population d'origine serbe résidant en Croatie (3 % de la population contre 12 % en 1991, soit 135 000 Serbes), qui représentent toujours la minoritaire nationale la plus importante en nombre établie en Croatie. Les Serbes vivent principalement dans les régions de Vukovar-Srijem, Sisak-Moslavina, Lika-Senj, Karlovac, Šibenik-Knin et Osijek-Baranja. A Zagreb, ils constituent 2,4 % de la population, à Vukovar 32,9 %.

Depuis le Moyen Age, les Croates de Bosnie-Herzégovine font partie intégrante de la population aux côtés des Bosniaques et des Serbes. Au déclenchement de la dernière guerre en 1991, cette communauté représentait 17,3 % de la population, soit 761 000 personnes vivant dans les vallées des rivières Bosna, Neretva, sur la côte adriatique autour de Neum, au sud du pays (Herzégovine).

La crise migratoire : historiquement, des filières mafieuses ont toujours fait entrer en Croatie une immigration clandestine, des personnes seules et des familles qui traversaient les Balkans depuis la Grèce pour atteindre la Slovénie puis l'Italie en direction des pays européens du nord. Mais à l'automne-hiver 2015-2016, la crise migratoire, conséquence directe des guerres en Syrie et en Irak et des tensions au Moyen-Orient, fut sans précédent. Le nombre de migrants, pour la plupart en situation de transit, avait dépassé la barre des 35 000 clandestins (septembre 2015). Des milliers de réfugiés et candidats à l'exil sont arrivés en Slavonie orientale à la frontière serbo-croate. La frontière avec la Hongrie devenant plus difficile voire impossible à franchir, la route des Balkans passa en Croatie, ne faisant que déplacer le problème humanitaire commun à l'Europe.

Langues parlées

Croate. Langue officielle de la République de Croatie, langue maternelle de 96,12 % de la population, regroupe trois dialectes se distinguant par la forme du pronom interrogatif " quoi ? " : kaj, što, ča. Le kajvakien est parlé au nord de Zagreb, le čakavien à l'ouest du pays, le štokavien partout ailleurs.

Serbo-croate. Contraction de deux langues similaires, comme on pourrait comparer l'anglais et l'américain, ce terme désigne uniformément la langue croate et la langue serbe. Pour de nombreux Croates, il correspond à un abus de langage. Du temps de l'ex-Yougoslavie, on utilisait quatre langues officielles, dont le serbe et le croate. Le parti communiste en place a tenté de rapprocher les deux langues majoritaire pour n'en faire qu'une seule. Et partout dans l'administration, l'armée ou les médias, la langue officielle était le serbe. Les autres langues, considérées comme minoritaires, furent progressivement peu à peu abandonnées. Mais chaque nation de l'ex-fédération a réussi à retrouver la spécificité de sa langue natale.

Langues étrangères. La plupart des Croates parlent au moins une langue étrangère. La première langue qu'on apprend à l'école est l'anglais. En seconde langue, les enfants peuvent choisir l'italien ou l'allemand. Généralement, au nord du pays, en Slavonie, les enfants apprennent plutôt l'allemand comme langue optionnelle alors qu'en Istrie, Dalmatie, c'est l'italien. Le français s'apprend très peu à l'école, mais de plus en plus de jeunes s'y intéressent car il est demandé dans le secteur du tourisme en raison du nouvel afflux des touristes francophones. La présence des touristes espagnols et portugais motive nombre de Croates à se familiariser avec ces deux langues.

A la recherche des origines

Scientifiques et historiens cherchent toujours l'origine exacte des Croates. Différentes visions s'opposent. Les théories sur des ascendances slaves ou perses sont les plus communément acceptées. L'une prétend que les Croates sont venus de la Croatie blanche (Pologne actuelle) alors que nombre de noms croates ont été trouvés dans la Croatie rouge (territoire actuel). L'autre théorie, qui remonte au IIIe siècle avant Jésus-Christ, repose sur la découverte d'inscriptions grecques trouvées à Azov, à l'embouchure du Don. Horoathos y est mentionné comme nom propre, ce qui laisserait entrevoir des origines iraniennes. Après la dernière guerre (1991-1995), les Croates se sont éloignés de la théorie slave, parce qu'ils ont voulu s'écarter de l'idée yougoslave, toujours associée à l'identité slave.

Plus sûre est l'origine du nom. Ce sont les Romains qui ont baptisé les tribus qui vivaient sur ces terres entre montagne et Adriatique. Ces peuples belliqueux, quand ils attaquaient les camps des centurions, criaient toujours : Huraa ! Huraa ! U rat ! (" en guerre ! "). Les Romains les ont donc nommés Hurati, mais n'ayant pas le son h dans leur langue, ils ont adopté le mot Kroati, qui a donné Croate.

Alphabet croate et glagolitique. À partir du IXe siècle et jusqu'au XVe siècle, les habitants de la côte dalmate écrivaient en caractères glagolitiques. Cet alphabet fut inventé par saint Cyrille et saint Méthode pour traduire les Évangiles du grec en slavon, l'ancienne langue religieuse slave. Cette écriture, qui fut seulement utilisée en Croatie, les Slaves orthodoxes rédigeant leurs textes en alphabet cyrillique, resta dominante jusqu'au XVe siècle. Sur tout le territoire, on a retrouvé de vieilles inscriptions rédigées en glagolitique qui datent du IIe siècle. La plupart d'entre elles sont gravées dans la pierre.

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