Guide de Mayotte : Mayotte en 30 mots-clés

Bangas

Les jeunes adolescents se construisent ce que nous appellerions chez nous une garçonnière. Situés en général en bordure des villages afin de ne pas être trop dérangés par les parents ou la famille, ces jeunes garçons construisent de leurs mains des cases en torchis sur une armature en bambou. La décoration extérieure vient ensuite et est primordiale puisqu'elle est censée appâter les demoiselles. Les murs des bangas rivalisent d'imagination et d'humour : peinturlurés et multicolores, on peut y lire " Eden. The Magic World " ou " Nice to Meet You ", " La jeunesse célibataire, il n'y a rien de meilleur dans la vie ! ", " Château beau gosse ".

Baobab
Plage Sakouli.
Plage Sakouli.

Vous serez étonné de voir autant de baobabs dans le sud de l'île. Durant l'hiver, ils perdent leurs feuilles et ont ainsi un aspect étonnant ! Vous aurez l'impression qu'ils sont posés à l'envers : le sommet est à vos pieds et les racines montent vers le ciel... Leur stature souvent particulièrement imposante ne vous laissera pas indifférent et vous aurez même quelques difficultés à les photographier tellement ils peuvent être larges et grands. Ils bordent ainsi quasiment toutes les plages du sud de Maoré, les roussettes viennent s'y reposer. Leur fruit est pressé en jus, servi dans la plupart des restaurants en saison.

Bananier

Le bananier est la plante la plus cultivée sur Mayotte, sa production est la plus importante. Ainsi, dès que l'on quitte les villages, des plantations de bananiers s'étendent à perte de vue. Plus de trente variétés différentes se trouvent sur Hippocampe, mais ce sont surtout les espèces de bananes vertes qui sont utilisées. Elles servent d'accompagnement à quasiment tous les repas. Les Mahorais consomment la banane frite, en chips, bouillie ou bien dans des plats en sauce comme dans le mtsolola.

Bouéni

Les femmes sont l'avenir des hommes... Et bien Mayotte ne serait pas Mayotte sans ses belles bouénis, ou femmes en shimaore, vêtues de leurs salouvas hauts en couleur et maquillées de leurs masques de beauté. Avec leurs broches de jasmin, elles colorent la vie quotidienne de l'île. Toujours coquettes et apprêtées dès qu'elles doivent sortir, elles veulent en permanence faire mieux que les voisines. Sans elles, Mayotte ne serait peut-être plus française... Sur un territoire musulman, une terre à l'islam doux sucré reposant sur une société matrilinéaire, elles sont propriétaires de leurs maisons.

Cadi

Le système cadial est en place aux Comores depuis l'arrivée des Shiraziens entre le XIVe et le XVIe siècle. Le cadi à Mayotte a toujours été très important, car c'est lui qui détient la connaissance du Coran et qui applique ainsi la justice musulmane. Beaucoup de Mahorais avant d'aller devant le maire se marient chez le cadi de manière musulmane. Depuis l'ordonnance de juin 2010, la fonction a fortement diminué en faveur du droit civil français, les cadis ne disposent plus de pouvoirs juridictionnels et de compétences officielles. Ils restent encore présents au niveau institutionnel et importants pour les musulmans. Les 21 cadis de l'île dépendent depuis 2016 d'un service de médiation sociale au sein du conseil départemental, qui les rémunère.

Cétacés

" C'est assez ", dit la baleine, " j'ai le dos fin et je le cache à l'eau ! " Tous les cétacés de cette petite phrase sont présents à Mayotte. La baleine à bosse, différentes espèces de dauphins et les cachalots fréquentent les eaux chaudes du lagon de Mayotte, parmi l'un des grands lagons fermés au monde. L'été austral, les baleines sont entre l'Antarctique et les 40e rugissants, l'hiver, soit de la mi-juillet à la mi-octobre, elles viennent s'accoupler, mettre bas et pouponner dans le lagon chaud d'Hippocampe. Il est très facile de leur rendre visite, les prestataires nautiques se chargent pour vous de les trouver, mais vous ne les verrez pas s'accoupler ! Les dauphins sont là toute l'année, et il y a aussi des dugongs.

Cœlacanthe

Véritable fossile vivant, le coelacanthe est apparu il y a environ 350 millions d'années. On le croyait disparu lorsqu'un premier spécimen fut pêché dans les eaux des Comores en 1938. Ce poisson de 1,50 m et de 50 kg environ utilise ses nageoires en alternance à droite et à gauche, ce qui lui confère une drôle de façon de se déplacer. Il possède un poumon à droite, à gauche il est dégénéré.

Cocotier

Mayotte ne pourrait exister sans ses cocotiers... On les trouve dans la brousse, le long des côtes et bien souvent le long des plages. Le cocotier est l'arbre roi pour les Mahorais, car il sert à tout... On utilise sa feuille séchée et tressée pour en faire du mtsévé et l'utiliser pour se protéger des regards indiscrets au niveau des jardins des maisons comme clôture. Autrefois, les maisons étaient entièrement végétales. On utilise également ses noix de coco pour en faire du lait servant de base à beaucoup de plats mahorais et son bois est utilisé pour confectionner du charbon ou du copra.

Fundi

Le fundi est une personne très importante au sein de la société mahoraise. Ce terme signifie qu'il s'agit d'une personne experte dans son domaine et se traduit par : " celui qui sait ". On trouve dans chaque village des fundis qui détiennent le " savoir ". Il y a le fundi forgeron, le fundi qui soigne grâce aux plantes, le fundi coranique qui enseigne le Coran, le fundi constructeur, etc.

Grand Mariage

Le mariage est la tradition phare de tous les habitants des Comores. On pratique encore le Grand Mariage tous les ans, pendant les deux mois d'hiver austral (juillet-août). Les Mahorais se regroupent alors pour fêter les Grands Mariages des uns et des autres. C'est une période de fête et de faste où sont dépensées des sommes folles (on parle de centaines de milliers d'euros), où sont invités le maximum de convives et où la dot de l'épouse est bien souvent énorme. Il confère à celui qui se marie le statut de notable, lui assurant ainsi la meilleure place à la mosquée.

Islam
La mosquée de Tsingoni.
La mosquée de Tsingoni.

Islamisé dès le XIe siècle, peut-être même avant, pendant la période swahili, l'archipel vit se construire sa première mosquée en 1566 à Tsingoni. Aujourd'hui, 95 % de la population est de religion musulmane. Une minorité métropolitaine et malgache est quant à elle de confession catholique. Plus africaine que musulmane, Mayotte pratique un islam de tolérance, dont les valeurs se marient quotidiennement avec nombre de traditions africaines. Elles se conjuguent également avec les valeurs républicaines de la France, et même avec le système judiciaire et légal. Elle pratique un islam sunnite modéré, qui a l'originalité d'être de succession matrilinéaire, c'est-à-dire où la succession des biens et des terres revient à la femme.

Lagon

Avec plus de 1 500 km2, le lagon de Mayotte est l'un des plus grands et des plus riches du monde. Une barrière de corail d'environ 200 km de long protège l'île de la puissance de l'océan Indien. Elle est entrecoupée par quelques passes qui permettent aux bateaux d'y pénétrer. Il peut atteindre ainsi jusqu'à 70 m de profondeur. Coraux multicolores, poissons exotiques et cétacés font de Mayotte une destination prisée des plongeurs. Le lagon bénéficie d'un écosystème très fragile dont la préservation constitue un enjeu environnemental fondamental à Mayotte. En janvier 2010, le parc naturel marin de Mayotte est créé par décret avec une superficie de 69 000 km2 allant jusqu'au banc du Geyser. Les objectifs, au-delà du respect des quotas de pêche et du développement d'une pêche professionnelle respectable en dehors du lagon, sont de permettre de disposer d'un pôle efficace en matière de recherche et d'analyse des écosystèmes marins tropicaux, de veiller à la bonne qualité de l'eau dans le lagon et d'un point de vue touristique de faire découvrir le patrimoine naturel et développer des activités de loisirs conformes au respect de ce dernier.

Magnégné

S'il y a une expression bien typique de Mayotte à retenir, c'est celle-là. Elle signifie tout simplement que quelque chose n'est pas très bien fini ou n'est que très approximatif voire même brouillon... Par exemple, auparavant beaucoup de voitures étaient " magnégné " sur l'île, rapiécées et rafistolées de toutes parts.

Désormais avec les contrôles, l'époque " magnégné " disparaît et l'on bascule vers le droit commun avec ses règles et ses normes... Mais les hommes qui travaillent mal, qui ne sont pas de bons pères, sont de mauvais conducteurs, peuvent aussi être " magnégné ".

Mamas Brochettis

A la tombée de la nuit, juste après la prière à la mosquée, dans chaque centre des villages, vous verrez les mamas brochettis s'installer le long des routes sur les trottoirs avec leurs braseros et leurs tables de jardin afin de proposer à qui veut, moyennant quelques dizaines de centimes d'euros, fruits à pains, maniocs, bananes vertes frites communément appelés bata bata afin d'accompagner les brochettes de viande ou mabawas... L'occasion pour tous de se retrouver et de discuter.

Mataba

C'est l'un des plats traditionnels de l'île, semblable aux épinards à la crème. Il est cuisiné à base de feuilles de manioc pilées, de lait de coco, de poisson ou de viande émiettés. Sa préparation nécessite une grande rigueur et le plat doit mijoter des heures pour devenir une pâte homogène.

Maki
Le maki est un véritable cascadeur....
Le maki est un véritable cascadeur....

Le maki est le lémurien de Mayotte, soit en latin eulemur fulvus mayottensis ; on peut le voir dès qu'il y a de grands arbres, plutôt en début ou fin de journée, car il évite les heures chaudes et il se déplace en faisant de drôles de bonds. Il a la particularité d'enterrer ses morts, en tout cas de recouvrir les cadavres de feuilles ! Très agile et très intelligent, c'est, un animal génial ! Il se déplace en petites bandes. On le reconnaît à son pelage brun, son grognement guttural, sa longue queue et il possède des mains. Impossible de quitter Mayotte sans en avoir vu.

M'godro

Le M'godro est la musique et la danse mahoraise par excellence. Son histoire commence avec un apport culturel hérité des migrants malgaches. Avec le temps s'y sont mêlés des instruments et des influences venues d'outre-mer. Les rythmes déchaînés du M'godro sont joués aujourd'hui en version traditionnelle avec des instruments comme le gaboussy, le M'kayamba et le tam-tam ou en version moderne, tirant sur le rap...

M'dzinzano
Les traditions mahoraises sont très présentes.
Les traditions mahoraises sont très présentes.

Porté par nombre de femmes sur l'île, le M'dzinzano est un masque de beauté, qui signifie littéralement " bois de santal ". Ce masque est obtenu comme son nom l'indique avec du bois de santal frotté sur une pierre de corail et mélangé avec un peu d'eau. Cette poudre parfumée, devenue masque, est à la fois un produit de soin pour la peau, une protection contre le soleil et une parure de séduction pour certaines occasions. Auparavant, ce n'était que les femmes mariées qui pouvaient le porter, ainsi il était plus simple de savoir pour les hommes qui il était possible d'aborder...

Les femmes peuvent mettre beaucoup de patience et d'art dans les dessins de leur masque : souvent des cercles avec des points à l'intérieur ou des fleurs lors des grandes occasions ou cérémonies. Les traditions, loin d'être abandonnées, sont encore très vivaces et même encouragées.

Mzungu

Le Mzungu, c'est vous ! Enfin, si vous êtes de type occidental à la peau blanche. Dérivé du swahili, ce terme qui signifie blanc n'est pas dit de manière péjorative. Aussi, ne soyez pas surpris que l'on vous appelle " mzungu " dans la rue, ceci simplement afin de vous interpeller et vous différencier des gens qui sont nés sur l'île. Que l'on soit un touriste sur Mayotte ou bien un résident métropolitain à Mayotte, aucun distinguo n'est fait. On reste mzungu à vie, à moins de devenir un Mahorais blanc après des années et des années de vie sur Maoré, mais cela se produit très rarement.

Parfums
La fleur d'ylang-ylang est utilisée par les plus grands parfumeurs.
La fleur d'ylang-ylang est utilisée par les plus grands parfumeurs.

L'île aux parfums avant d'être appelée l'île au lagon, Mayotte n'exagère pas sa réputation. Introduites dans les années 1900, les plantes à parfums et autres épices sont venues remplacer la canne à sucre dans les grands domaines qui se trouvaient sur tout le territoire mahorais... L'ylang-ylang est le plus répandu au coeur de l'île, ses grandes fleurs étoilées aux six pétales jaunes dégagent un parfum envoûtant le long de ses routes. Mais on cultive encore la vanille naturelle qui demande un processus long afin d'obtenir du mariage de l'orchidée une belle gousse bien grasse et bien brune qui enchantera tous les palais des fins gourmets... Le poivre, le clou de girofle, la cardamome, le cumin et sa cannelle sont autant de senteurs et de parfums à tester...

Plongée
Fonds marins de Mayotte.
Fonds marins de Mayotte.

Mayotte possède l'un des plus grands lagons du monde, faisant d'elle une destination prisée des plongeurs. Coraux multicolores et poissons exotiques ne seront pas seuls avec vous, peut-être croiserez-vous des tortues, des dauphins ou des baleines. Si les bouteilles vous font peur, il y a aussi des sites facilement accessibles en palmes masque tuba, dit aussi snorkeling, depuis la plage pour s'émerveiller le long du récif frangeant qui borde la côte mahoraise. La randonnée palmée encadrée par un guide est en plein développement, pourquoi ne pas explorer et se lancer, c'est facile et accessible dès le plus jeune âge. Le site de la passe en " S ", qui est une réserve naturelle en face de la passe de Mamoudzou, est mondialement connu.

Ramadan

Il s'agit d'un grand moment sur Mayotte. Ainsi, quasi tout le monde fait le ramadan correspondant au jeûne, du lever au coucher du soleil pendant un mois... Mayotte se met alors à vivre en fonction de cet événement, les sociétés et administrations adaptent leurs horaires afin qu'ils correspondent plus aux exigences de celui-ci. Cependant, c'est aussi sur l'île la période la plus grouillante de vie, il y manque même souvent des bananes vertes pour les repas qui ressemblent tous les soirs à d'immenses festins. Vers la fin du ramadan, tout le monde s'active et se hâte de faire les plus beaux cadeaux, on achète de nouvelles parures de drap ou nouveau lino pour changer son intérieur. Bref, c'est comme si c'était tous les jours Noël ! Les Mahorais s'endettent souvent à cette période.

Randonnées

Mayotte est un formidable terrain d'aventures pour les randonnées. L'intérieur de son île est encore assez sauvage et mérite d'être exploré. De nombreux sentiers permettent de découvrir la brousse mahoraise dense et luxuriante pour finir par longer les imposants baobabs et bois noirs qui dominent toute la forêt sèche de Maoré. C'est également une incursion au coeur de la vie quotidienne des Mahorais qui continuent pour beaucoup à avoir un bout de terre où bananiers et maniocs sont cultivés afin de servir de plat de base à la cuisine locale... Des rencontres uniques avec makis, roussettes, drongos et souimangas, des oiseaux endémiques seront autant de souvenirs gravés à jamais dans votre esprit. De multiples sommets permettent de traverser toute l'île de bout en bout... Avis aux amateurs.

Roussettes

Ces grosses chauves-souris sont un peu effrayantes au début, mais on s'habitue vite. Elles volent bas et observent la vie terrestre nonchalamment. Frugivores, elles sont totalement pacifistes. Leur nombre est impressionnant, ce sont nos pigeons parisiens : elles font partie du paysage aussi bien rural qu'urbain.

On commence à les observer soit tôt dans la matinée ou bien à partir de 16h et jusqu'à la nuit. Elles n'ont pas la faculté radar et ne se déplacent pas dans l'obscurité totale. Vous pourrez les contempler lorsqu'elles se reposent la tête en bas suspendues par leurs pattes à la cime des arbres et écouter leurs cris étranges.

Salouva

Si Mayotte devait être représentée par un objet, ce serait bien ce fameux salouva... Habit traditionnel de toutes les femmes de l'île, il est composé de multiples pans de tissus cousus entre eux aux couleurs toujours chatoyantes et vives... On trouve tous types de tissus et d'étoffes pour le confectionner, bariolés avec des motifs géométriques... Même les jeunes filles le portent au moment des rencontres entre les différents villages et, dans ces cas-là, elles portent le même salouva par village pour se confronter lors des debbah.

Sourires
L'école d'artisanat crée par Bibop.
L'école d'artisanat crée par Bibop.

Le sourire, qui ne coûte rien à celui qui le donne, est le véritable sucre de cette île. Quelle que soit la condition humaine de celui qui le porte, le sourire apporte, où que l'on se trouve, la joie, la sympathie et l'espoir. Réservés, les Mahorais ne s'ouvrent pas toujours facilement, mais vous refuseront rarement un sourire. Les sourires des enfants chamailleurs et courant dans tous les sens, d'autres que l'on entrevoit sous le salouva (voile) et ceux, empreints de leur histoire, des bacocos (les anciens), tous révèlent l'âme des gens.

Tchombo

Le tchombo à Mayotte, ce couteau forgé par le fundi forgeron du village, ne passe pas inaperçu aux yeux du voyageur, car il est fréquent, dès que l'on quitte Mamoudzou, de croiser le long des routes des hommes et des femmes qui se rendent aux champs avec leur tchombo à la main. Large et plat, il sert à trancher tout ce qui se trouve en brousse, voire à vous indiquer le chemin... Attention aux yeux !

Tortues marines

Protégées par la convention de Washington (signée en 1978 par la France), on peut voir les tortues avec une facilité déconcertante et parfois en ne prenant que la barge... Sur les huit espèces de tortues marines existant actuellement dans le monde, cinq sont présentes dans le sud-ouest de l'océan Indien, dont deux fréquentent les eaux du lagon mahorais : la tortue verte et la tortue carette. Et il vous sera même possible de nager à côté d'elles sur certaines plages de l'île... Grand moment en perspective ! Une autre opportunité est d'assister certaines nuits à leurs pontes si la marée est montante sur certaines plages.

Conte

Un jour, bien longtemps avant la venue des hommes, les poissons se sont réunis pour savoir ce qu'ils feraient en cas de famine... Ils ne trouvèrent qu'une solution, celle de s'entre-dévorer. Mais il manquait quelqu'un à l'appel des animaux marins : dame Tortue, une marginale. Lâchement, parce qu'il fallait faire vite et que les absents ont toujours tort, ils décidèrent à l'unanimité que ce serait elle qui serait mangée. Quelques émissaires furent mandatés pour lui annoncer la nouvelle. Il faut dire qu'en ce temps-là, les tortues étaient nues et sans carapace... mais pas dénuées de cervelle. Celle-ci leur dit : " Parce que j'étais absente, vous m'avez désignée. Parce que je n'étais pas là, me voilà coupable et donc votre victime ! " Les envoyés, gênés, n'osaient rien dire. " C'est comme si vous disiez que Dieu n'était pas là ! " A ce moment, elle prononça des versets du Coran et, tout droit du ciel, lui descendit une carapace... On dit que depuis ce jour, ils n'ont pas encore réussi à la manger !

Voulé

C'est le nom local du barbecue pour lequel toute les occasions sont bonnes. A Mayotte, le voulé est quasi une institution ! Les week-ends et même les meetings politiques donnent lieu à de grands voulés, en général sur la plage, accompagnés bien évidemment de musique et avec au programme : bananes, maniocs, brochettes de viandes, poissons ou mabawas (ailes de poulets) en grandes quantités sont servis grillés... On y boit même parfois du vin ou des bières !

Zébu

Dès la sortie de l'aéroport, vous comprendrez immédiatement que vous êtes à quelques dizaines de milliers de kilomètres de la métropole et de ses belles blondes d'Aquitaine ou de ses charolaises... Ici, les vaches sont remplacées par les zébus qui font d'ailleurs souvent office de tondeuses et que l'on trouve tout le long des bords de route. Ils se promènent parfois avec une corde au cou, mais cela ne signifie pas pour autant qu'ils soient attachés. Le gardien n'est normalement pas bien loin pour surveiller sa bête. Ils arrivent à passer la saison sèche grâce à leurs réserves de graisse stockée dans leur bosse au niveau du cou. Le zébu est une bête qui vaut son pesant d'or sur l'île, aussi cet animal ne sera sacrifié que pour les grandes fêtes musulmanes.

Faire / Ne pas faire

Il est conseillé d'avoir un comportement ou une attitude modérée, car la population n'aime pas et n'apprécie pas l'excès, surtout dans les villages en brousse ; les Mahorais sont des gens simples et d'une nature assez réservée. Aussi, étant un territoire musulman, on évite sur les plages d'être les seins nus, mais les deux-pièces sont tout à fait acceptés comme sur n'importe quelle plage métropolitaine. Lors du ramadan, il vaut mieux, par respect du jeûne, ne pas boire ou manger dans la rue ou sur la barge. Si vous deviez entrer dans une mosquée, prévoyez de systématiquement vous déchausser et d'avoir une tenue décente et pas trop dévêtue. L'alcool n'est pas interdit, mais il est évident que l'état d'ébriété n'est pas conseillé, d'autant plus que selon le Coran l'alcool est prohibé. Ne buvez pas n'importe où votre cannette de bière...

De plus, si vous souhaitez rentrer chez des gens, avant même d'avoir pénétré dans le jardin ou l'enclos d'une maison, il vaut mieux toujours demander la permission par un " Hodi " (qui signifie, il y a quelqu'un ?) et l'on vous répond avec le fameux " Caribou " pour vous souhaiter la bienvenue. C'est une question de politesse.

N'hésitez pas à dire bonjour aux personnes rencontrées dans les villages, la politesse y est encore bien présente, aussi il sera apprécié si vous pouvez juste dire quelques mots en mahorais. N'hésitez pas à dire bonjour avec éventuellement un " gégé bouéni " pour madame ou " gégé mognié " pour monsieur, ou bien de leur répondre " djema " et de remercier en faisant des courses par un " maharaba " (merci) ou un " kwaheri " (au revoir).

Si vous deviez demander une direction ou vous renseigner, essayez de voir plutôt avec les jeunes qui vous parleront plus facilement en français qu'avec les personnes plus âgées qui auront du mal à tenir une conversation. Si vous souhaitez vraiment rencontrer et découvrir leurs traditions, montrez-leur votre intérêt quant à ce qu'ils pourront vous expliquer ou vous exposer.

Les discussions glissent aisément sur la politique. Un sujet délicat sur lequel il est recommandé de faire attention. Ainsi, ne dites jamais à un Mahorais qu'il est comorien ou pire anjouanais, car ils ont suffisamment exprimé et montré leur souhait de rester français pour qu'ils préfèrent que l'on fasse le distinguo. Ce sujet entre les quatre îles est sensible sur Mayotte.

Hippocampe possède un lagon, une nature encore bien préservée. Soyez respectueux de la nature fragile de cette île. Respectez ses sentiers de randonnée en ne jetant rien, ne touchez et ne prenez rien dans le lagon. Les plongeurs devraient faire attention à leurs palmes. Idem, évitez le piétinement sur certaines plages lorsque vous vous baignez, car il s'agit bien souvent de la nourriture (l'herbier) des tortues. Quant aux plaisanciers, faites attention à ce que vos ancres n'abîment pas le corail. C'est le geste de chacun qui contribue à protéger Mayotte et son écosystème fragile. Ayez donc l'attitude " éco touriste ", Mayotte ne s'en portera que mieux...

Pour les bateaux de plaisance, il est impératif d'accomplir les formalités douanières au port avant d'aborder la terre ferme.

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