Guide de Mayotte : Les personnalités célèbres : Mayotte

Zoubert Adinani

Zoubert Adinani fut sans aucun doute l'un des hommes qui se battit le plus pour que Mayotte reste française dans les années 1967 à 1975. A la fois homme politique et religieux, il s'est largement illustré au cours de la récente histoire mahoraise. Politique, car il s'est engagé pour que son île reste fidèle à la France, et religieux, car en sa qualité de dignitaire respecté et écouté, Zoubert Adinani a été désigné pour organiser et fédérer l'islam à Mayotte afin de l'ancrer sereinement dans la République laïque. Son père, Cadi, était un agriculteur qui partageait son temps entre la campagne et la mosquée.

Faisant partie d'une grande famille, 5 frères et 2 soeurs, il suit ses études à Madagascar, avant de démarrer une carrière dans l'administration judiciaire à Anjouan en 1962. Voyant de nombreuses personnes défiler et protester contre le régime en place, les orientations institutionnelles incertaines, il fut profondément touché. En 1963, il prend ses responsabilités et commence à militer aux côtés d'Adrien Giraud, Younoussa Bamana, Marcel Henry.

" C'était une époque difficile, une époque d'injustices, de représailles, de persécutions, de condamnations, de licenciements abusifs, d'affectations injustifiées " confiait-il, il y a quelques années à l'antenne de RFO Mayotte avant d'ajouter : " La religion est dans mon sang, je suis né avec. "

Après une vingtaine d'années passées à l'aménagement de Mayotte, il s'est chargé de " fédérer les associations religieuses, les écoles coraniques, les madrassas, de Mayotte pour sauvegarder les acquis, mais aussi pour former des imams, moderniser écoles et mosquées, afin que tous les musulmans de Mayotte parlent d'une seule voix auprès de l'administration et dans le Conseil représentatif des musulmans de France ". Réconciliateur et Président du CREMM, son rôle reste fondamental... La mémoire politique et religieuse de Mayotte nous a quittés le 21 juillet 2014.

Younoussa Bamana

Il est né le 1er avril 1935 à Kani-Kéli et mort le 22 juin 2007. Homme politique mahorais, membre de l'Union pour la démocratie française, premier député élu de la collectivité, du 12 mars 1978 au 22 mai 1981, puis premier préfet de l'île, il incarne sans aucun doute l'esprit d'Hippocampe d'aujourd'hui. Instituteur, il a été président du Conseil général de Mayotte du 6 juillet 1977 jusqu'au 1er avril 2004 et fut un vif partisan d'Hippocampe île française, alors que les autres îles de l'archipel des Comores ont accédé à l'indépendance.

En 1948, La Réunion devenait un département français d'outre-mer. En 1948 germait l'idée dans l'esprit de Younoussa Bamana que Mayotte pourrait avoir la même destinée. Dix ans plus tard, l'instituteur battait la poussière des pistes de l'île pour faire entendre sa voix et conduire les Mahorais vers l'attachement à la République française. Un pari qu'il tint jusqu'au bout, puisqu'en 1974, Hippocampe enfonçait le clou, optait pour une Mayotte française, Mayotte département d'outre-mer. Le destin de Bamana était alors dicté par le travail et les avancées institutionnelles.

Sa dernière apparition officielle remonte à 2004 où il se présentait aux élections sénatoriales, quelques mois après avoir quitté la présidence du conseil général concédée à Saïd Omar Oili. Il repartit alors chez lui dans son domaine agricole d'Ourouvéni après 56 ans de combat pour ériger Mayotte en département français d'outre-mer, laissant derrière lui un passé politique exceptionnel.

En effet, Younoussa Bamana fut l'un des grands ouvriers de Mayotte française, de Mayotte département et ce depuis 1958, date à laquelle l'instituteur qu'il était prit son bâton de pèlerin et réussit à convaincre la population de refuser l'indépendance, idée alors prédominante dans l'archipel des Comores. Farouchement, il lutta sans répit, devenant au fur et à mesure dans l'esprit des Mahorais, le héros de l'anti-indépendance. Son plus grand succès fut sans aucun doute la victoire au vote de 1974, où plus de 70 % de la population déclara vouloir demeurer attachée à la République française, lorsque les trois autres îles affirmaient à plus de 90 % des voix, souhaiter la liberté institutionnelle.

Il fut ensuite le premier député mahorais, de 1978 à 1981, puis le premier préfet de l'île avant de passer la main aux hauts fonctionnaires de l'Etat. Son parcours se poursuivit du côté du conseil général où il siégea à la présidence durant près de trente années, ne laissant ses fonctions que pour faire place à la décentralisation.

Le M'zé, " sage ", devint son surnom. Respecté, adulé, il fut rarement critiqué, plutôt écouté, chacune de ses apparitions étant vécue comme un événement.

Younoussa Bamana, qui était âgé de 72 ans, n'aura pas pu voir aboutir l'oeuvre de sa vie : Mayotte département.

La préfecture de son côté envoya un communiqué exceptionnel à la presse : " A l'occasion du décès de Monsieur Younoussa Bamana, président honoraire du conseil général, ancien député et ancien préfet, les services de la préfecture seront exceptionnellement fermés ce jour, afin de permettre aux agents qui le souhaitent de se rendre aux obsèques. "

Une marée humaine de plusieurs milliers de personnes se rendit à Kani-Bé pour lui rendre un dernier hommage.

Dans la même journée, un autre communiqué tombait sur les boîtes mail des journaux : " le Premier ministre, François Fillon, a appris avec tristesse le décès de Younoussa Bamana, ancien député et ancien président du conseil général de Mayotte. Farouche militant du rattachement de Mayotte à la France, Younoussa Bamana a été, dans ses mandats nationaux et locaux, un acteur majeur du développement de l'île. Son engagement politique et sa personnalité auront marqué ses concitoyens. Le Premier ministre s'associe à la douleur de ses proches et au deuil ressenti aujourd'hui par la population mahoraise. "

Le sage n'est donc plus, mais sans conteste, le souvenir de son action, de sa détermination, de son engagement demeurera longtemps, très longtemps, profondément ancré dans les esprits des Mahorais français.

Jean-Paul Guerlain

Descendant de la plus illustre famille de " nez ", est l'un des créateurs de célèbres parfums, mondialement connus à l'image de Vétiver, Habit Rouge, Chamade ou bien encore Samsara, Jardins de Bagatelle, Nahema et Aqua Allegoria, rassemblant cinq senteurs impressionnistes féminines qui révèlent sa passion pour la nature et les jardins... Des senteurs qu'il trouvera notamment à Mayotte où il possédait une magnifique propriété principalement dédiée à l'ylang-ylang et son essence incomparable que l'on retrouve désormais dans de très nombreux flacons.

Dès l'âge de 16 ans, le jeune homme est initié par son grand-père à l'apprentissage des accords " maison ", les fameuses Guerlinades, ces notes sensuelles si jalousées. Il lui transmet le goût de la perfection dans le domaine de la recherche des matières premières. Qu'il s'agisse de trouver la meilleure fève Tonka, le plus subtil jasmin, la rose ou l'iris, l'ylang-ylang, Guerlain défraye la chronique et ne connaît pas d'équivalent. Installé dans le centre de l'île de Mayotte à Combani où il possédait des dizaines de magnifiques hectares d'ylangs-ylangs, il fut malheureusement ennuyé par les services de la direction du travail et de l'emploi qui lui reprochèrent d'employer une main-d'oeuvre clandestine pour la cueillette très délicate. Guerlain jettera l'éponge sur Hippocampe en 2003. Il s'installera à Anjouan et en Tunisie où il possède son usine d'extraction de fleurs d'oranger, à Nabeul. " Faites de bons produits, ne trichez jamais sur la qualité, ayez des idées simples et appliquez-les scrupuleusement ", telle est la devise de cet immense parfumeur. En 2010, il a fait la une des médias après un dérapage sur le travail des " Nègres " en plein JT sur France 2 ; il a fait son mea culpa depuis. Jean-Paul Guerlain et sa famille sont, en 2012, la 25e fortune de France avec 1 940 millions d'euros et possèdent 10 % de leur entreprise qui a été absorbée par le groupe LVMH en 1994. En 2014, la boutique historique du 68 Champs-Elysées est métamorphosée : avec ses 1 600 m², elle devient le plus grand magasin de cosmétiques au monde.

Omar Mohamed Hachim

Le Grand Cadi de Mayotte nommé, en 1997, chef de la justice musulmane et chef des autres cadis, a marqué la vie des Mahorais pendant plus de 20 ans. Nommé par le préfet, chaque île des Comores indépendantes possède aussi son Grand Cadi. Il représente l'instance ultime en matière de justice musulmane et a un grand rôle dans la vie de tous les jours. Cependant cette fonction est vouée à la disparition, puisque cette justice ne peut être maintenue dans le cadre d'un département. Le Grand Cadi est décédé le 6 novembre 2014 à l'âge de 74 ans.

Marcel Henry

Marcel Henry (né le 30 octobre 1926) est l'une des grandes et très fortes personnalités politiques de Mayotte. Ancien sénateur français pour l'île, il fut membre du groupe de l'Union centriste (UDF) et fut élu le 25 septembre 1977, et reconduit en 1986. Il sera réélu en 1995. Ce sera son dernier mandat politique qui prit fin le 30 septembre 2004. Il fut en attendant l'un des fondateurs du Mouvement populaire mahorais et en 1999 du MDM (Mouvement départementaliste mahorais). Son rôle quant à l'avancée de Mayotte française et Mayotte département d'outre-mer est considérable. En hommage à son combat, la nouvelle aérogare de Pamandzi porte son nom. L'inauguration a eu lieu le 13 mai 2014.

Mansour Kamardine

Né en 1959 à Sada, grande commune du sud de l'île, Mansour Kamardine est marié et père de six enfants. Interrompant sa scolarité en classe de 1re, il devient inspecteur de police puis secrétaire général de la commune de Tsingoni. En 1983, à l'âge de 23 ans, il est élu maire de Sada, sa ville natale, et devient ainsi le plus jeune maire de France. Il a occupé le poste de secrétaire départemental de 1985 à 2002. En 1991, Mansour Kamardine abandonne son mandat de maire pour reprendre ses études. Diplômé de l'université de droit de La Réunion, il devient avocat à la cour de Mamoudzou en 1994, puis bâtonnier en 1998. Parallèlement, Mansour Kamardine est élu conseiller général de Sada.

Son engagement politique en faveur du maintien de Mayotte au sein de la République française est au coeur de son action et n'a jamais cessé. En 2002, l'électorat mahorais lui témoigne de nouveau sa confiance en l'élisant pour la première fois comme représentant de Mayotte à l'Assemblée nationale. En 2007, au lendemain des élections législatives au cours desquelles il aura perdu son mandat au profit d'Abdoulatifou Aly, sa législature de 6 années sera considérée par ses pairs comme l'une des plus denses, l'une des plus accomplies de la Cinquième République. Si Mayotte devient un DOM, si le droit commun français existe, c'est bien grâce à lui. Il a assis l'avenir d'Hippocampe en matière législative jusqu'en 2030 au moins.

Ousna Attoumani

Née en 1998 à Mamoudzou et originaire de Sada, la belle Ousna a été élue Miss Mayotte en 2018. Étudiante en tourisme, elle a suivi une première année de licence LEA anglais et chinois à Lille. Les thèmes qu'elle défend sont la faune et la flore. Elle sera candidate à l'élection de Miss France 2019.

Zaïna M'déré

Elle a été la " Générale " du parti " Soroda " à Mayotte. A la tête de son armée de " chatouilleuses ", elle a lutté pour conserver la colonisation française sur Mayotte.

On connaît très peu de choses sur son passé avant son engagement dans la lutte pour " Mayotte française ". On sait qu'elle est née en 1917, qu'elle a fait peu d'études et qu'elle a longtemps vécu à Madagascar avant d'arriver à Mayotte.

A partir de la deuxième partie des années 1960, elle est de toutes les luttes du Mouvement populaire mahorais (MPM, fondé en 1963) - elle en devient même présidente -, mène les coups contre l'administration comorienne, en laissant à Marcel Henry et Adrien Giraud les négociations avec les milieux français acquis à la cause de " Mayotte française ". Elle est de tous les combats du Mouvement.

Parmi ces combats : les jets de pierres (le 2 août 1966) contre le président du conseil de gouvernement des Comores, Saïd Mohamed Cheikh, rendu responsable du transfert de la capitale du territoire de Dzaoudzi (Mayotte) vers Moroni (Ngazidja).

En 1967, elle fait partie des 22 femmes emprisonnées pour avoir mené des actions violentes dans l'île.

Le 13 octobre 1969, elle fait partie des militants du MPM qui empêchent une délégation de Mahorais, à la tête de laquelle se trouve Ahmed Soilihi (conseiller économique et social) de se rendre à Moroni. C'est au cours de cette émeute qu'une des femmes, Zakia Madi, du " parti Soroda ", le commando des chatouilleuses, trouve la mort.

Le 19 août 1973, elle est en tête de la manifestation " dans le calme " pour réclamer la libération du député Younoussa Bamana, arrêté après les violences exercées contre les Mahorais favorables à l'unité des Comores (les " Serrez-la-main ") et, à ce titre, venus accueillir Ahmed Abdallah à Poroani le 25 juillet 1973, après la signature des " Accords de Juin 1973 ".

24 septembre 1975 : elle fait la connaissance de Pierre Pujo, directeur de L'Action française hebdo ; le 25, elle l'amène voir son escadron de femmes à Labattoir, en compagnie de ses deux " lieutenants " Zaïna Méresse et Bouéni M'titi.

Certains ont vu en elle le type de la femme, tantôt mahoraise, tantôt malgache, qui refuse la domination des hommes. Pourtant, après la fin du combat, Mayotte étant restée sous le giron de la France, elle n'eut pas de poste récompensant sa lutte, contrairement à Marcel Henry (sénateur), Younoussa Bamana (président du conseil général) ou Adrien Giraud (conseiller économique et social). Lors d'une conférence organisée au conseil général de Mayotte en 1997, une journaliste de RFO eut l'occasion de lui demander pourquoi aucune des femmes qui ont lutté pour " Mayotte française " n'a eu un poste important à Mayotte. Un peu gênée par la question, elle s'était contentée de dire (en mahorais, alors que la question était en français) qu'elles s'étaient battues pour leurs enfants, et que ceux-ci ont aujourd'hui le pouvoir.

Elle fut aussi ces derniers temps celle qu'on ressortait dès que les liens entre Mayotte et la France étaient évoqués. Elle reçut beaucoup de considération de la part de nombreux Mahorais et de la part de l'administration française qui lui remit la Légion d'honneur en avril 1991.

Ceux qui l'ont approchée ont loué en elle le talent d'oratrice qui savait galvaniser les foules et sa force de persuasion dans les villages de Mayotte.

Elle disparaît en 1999, au moment même où le MPM se divisait en deux clans antagonistes (Younoussa Bamana et Marcel Henry) et alors que Mayotte, faute d'obtenir la départementalisation, gagnait un statut lui permettant de bénéficier des moyens financiers d'un département. Un collège et une place à Pamandzi (face à RFO) portent aujourd'hui son nom. Source : Mila na Taréhi.

Fahdedine Madi Ali

Ce lanceur de javelot est originaire de Chiconi. Il est 4 fois champion de France et 5 fois sélectionné en équipe de France. En 2009, il est reconnu comme la meilleure performance française espoir avec 70,05 m ; en 2010, il est classé 3e aux championnats de France Espoirs et devient champion de France Espoir Hivernal. En 2011, il devient le meilleur performer français avec 72,10 m. Fahdedine remporte l'or avec un lancer à 68,04 m aux Jeux des Îles organisés à La Réunion en 2015.

Zakia Madi

Le 13 octobre 1969, au cours d'une manifestation du MPM (Mouvement populaire mahorais) visant à s'opposer au déplacement de la capitale Dzaoudzi vers Moromni en Grande Comore, l'armée prend les armes tire dans la foule et tue Zakia Madi, l'une des grandes figures du mouvement, dont le rêve était de demeurer attaché à la France et de faire de Mayotte un département. Durant cette manifestation, ce sont les femmes qui sont mises en avant contre l'administration dont les meneuses sont Zaïna M'déré, Zaïna Méresse et Zakia Madi. Assassinée, Zakia Madi, l'une des grandes Soroda, ou le commando des chatouilleuses à cause des tortures qu'elles infligent aux gardes sans laisser de traces de violence, devient alors la martyre tombée pour la France et la liberté. Le " parti Soroda ", par référence aux méthodes qu'il emploie contre les Comoriens des autres îles, rassemble alors les militants qui ont envoyé des pierres sur Saïd Mohamed Cheikh, lors de son voyage à Mayotte, le 2 août 1966, et qui occupèrent l'ORTF en 1967.

Toifilou Maoulida

Né le 8 juin 1979 à Kani-Kéli, ce footballeur professionnel évolue au FC Bastia au poste d'attaquant. Il est aujourd'hui le seul natif de l'île à jouer sous contrat professionnel alors que ses trois frères, installés eux aussi en France, tapent dans la balle, mais pour le plaisir. S'il retourne dès que possible à Mayotte, Toifilou a toutefois grandi en France, à Marseille, où ses parents étaient venus pour raisons professionnelles avant de repartir couler une retraite heureuse sous les latitudes ensoleillées d'Hippocampe. Il commence à jouer dans un club des quartiers nord de la cité phocéenne, l'ES Malpassé, avant de rejoindre le FC Istres dans l'équipe des moins de 17 ans. Après le RC Lens, le SC Bastia, et le Nîmes Olympique, il s'engage avec le Tours FC en 2016. Maoulida a inauguré une habitude unique dans le milieu du football, il sort de sa chaussette un strap sur laquelle il inscrit un petit message qu'il dévoile au public, il répète désormais cette mise en scène à chaque fois qu'il marque un but. En 2018, il annonce le jour de ses 39 ans la fin de sa carrière de footballeur pour devenir désormais entraîneur.

Myriam Mlazahahé

La gazelle d'Hippocampe est une championne d'athlétisme, c'est la première fois qu'une jeune Mahoraise accède au statut de haut niveau. Pourtant les conditions d'entraînement à Mayotte était loin d'être optimales comparées à la Réunion qui dispose d'un pôle Espoir et de 4 000 licenciés sans aucun athlète de haut niveau. L'ex pensionnaire du Racing Club de Mamoudzou a réalisé en 2011 la meilleure performance française de l'année sur 400 m lors d'un meeting à l'île Maurice et a été convoquée en équipe de France en 2012. Elle était licenciée pour la saison 2014/2015 au Nice Côte d'Azur Athlétisme, s'entraînant au Creps de Boulouris. Même si sa performance au dernier championnat de France n'était pas au rendez-vous, elle fait partie des 16 meilleures françaises sur 60 m et parmi les 24 meilleures sur 200 m et 400 m. En 2015, elle remporte une médaille de bronze aux 400 m des Jeux des Îles en 55''88.

Saïd Omar Oili

Né en 1957, il a été élu président du conseil général de Mayotte le 28 mars 2004, au premier tour du scrutin. Sans étiquette et sans parti politique, il a fait basculer la majorité de l'assemblée en faveur de la coalition de l'opposition MDM (Mouvement départementaliste mahorais) et MDC (Mouvement des citoyens ex-chevènementistes) formant ainsi la coalition FRAP réunissant 10 conseillers généraux sur 19. Premier président du conseil général de la décentralisation à Mayotte, Saïd Omar Oili succède à Younoussa Bamana qui présidait le conseil général depuis sa création en 1977. Né en 1957 à Labattoir, Saïd Omar Oili a fait des études d'aménagement du territoire. Chef de bureau à la direction générale de l'équipement de Mayotte, il fut élu conseiller général de Labattoir en mars 2001. Il créa en 2007 le parti du Nouvel élan mahorais. Fin 2010, il est jugé pour prise illégale d'intérêt en 2005 au sujet d'une subvention de 68 000 € allouée à l'hebdomadaire le Mawana dont sa femme était actionnaire. 2014 est une année clef pour Saïd qui est élu maire de Dzaoudzi-Labattoir, conseiller général du canton de Dzaoudzi-Labattoir et président de l'Association des Maires. En novembre 2016, il est de nouveau réélu président de l'Association des Maires.

Hirachidine Saindou

Le premier Mahorais devenu champion du monde. Spécialiste du Kick-boxing, 5 fois champion de France, Hirachidine s'est illustré de la plus noble manière en 2014 dans la catégorie 67 kg en remportant le titre mondial contre le croate Marinko Maticic. Séduit par les valeurs de la boxe, il accroche les crampons et débute la boxe française à l'âge de 15 ans au club Mayotte Boxing. A 16 ans, il remporte ses deux premiers combats par deux K.O expéditifs. En 2000, il remporte le Gala International de l'océan indien à la Réunion. Après son Bac, il s'expatrie dans le Sud-Ouest et décroche une licence de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) et s'engage dans l'armée. L'entraînement bat son plein, en 2009 il passe au Full Contact et devient champion d'Europe.

Ibrahim Soibahaddine Ramadani

Après un doctorat en sciences de l'éducation en 1981, Ibrahim Soibahaddine se voit chargé de l'alphabétisation des adultes à la DDASS, puis devient directeur du cours normal (Ecole normale de Mayotte) de 1984 à 1988. Né le 5 mars 1949, ce sénateur élu le 26 septembre 2004 est chargé de mission aux affaires culturelles auprès du vice-recteur de Mayotte depuis 1988. Il exerce alors aussi la présidence du SMIAM (Syndicat mixte d'investissement pour l'aménagement de Mayotte), poste pour lequel il fut réélu en 2004. Lors des sénatoriales de 2011, il arrive en troisième position au second tour et perd son siège. Le 2 avril 2015, il est élu à l'unanimité président du Conseil Départemental de Mayotte.

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