Guide de Slovaquie : Politique et économie

Politique

La vie politique de la Slovaquie a souffert de plusieurs années d'instabilité, liées à son manque de tradition démocratique : en 1989, le pays n'a connu que vingt années de démocratie et encore sous forme fédérale avec le voisin tchèque. L'enthousiasme de 1989 qui permet la transition démocratique retombe vite, glissant dangereusement vers des réflexes populistes et autocratiques. Dans le même temps, la doctrine de réussite individuelle prend le pas sur l'engagement politique. La transition du système communiste vers l'économie de marché est tout aussi difficile en résulte des inégalités régionales flagrantes. La partie ouest du pays profite de l'essor de Bratislava pour se développer au détriment de l'est faisant de nombreuses victimes : personnes âgées et minorités (surtout les Roms). Ces problèmes sont un terreau idéal pour l'émergence d'idées extrémistes. C'est ce qui a permis à Marian Kotleba, souvent taxé de néo-fasciste, de prendre le pouvoir de la région Banská Bystrica jusqu'en novembre 2017 et de faire rentrer son parti ĽSNS au parlement. La presse occidentale a considérablement relayé cet événement. Il est quand même dommage que ce soit la seule façon pour la Slovaquie de s'illustrer sur la scène européenne.

Structure étatique

La République slovaque est un Etat démocratique de type parlementaire. Le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel, reconductible une seule fois consécutivement. Le chef de l'Etat a des pouvoirs assez limités. Il nomme le Premier ministre dont la majorité est désignée par les élections législatives. Le parlement a pour nom officiel  : Conseil national de la République slovaque (NRSR). Cette chambre unique est composée de 150 députés élus pour 4 ans à la proportionnelle, avec un seuil de 5 % des voix. Le Premier ministre dispose du pouvoir exécutif et forme le gouvernement qui est responsable devant le Parlement. Les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires sont bien séparés puisque l'indépendance et l'impartialité des tribunaux sont inscrites dans la Constitution. La Cour constitutionnelle a en charge la défense de la Constitution.

Depuis 2014, le président de la République se nomme Andrej Kiska. Ce candidat indépendant a obtenu près de 60 % des voix, infligeant un cinglant revers à son adversaire, le Premier ministre Robert Fico. Bien que disposant de prérogatives constitutionnelles limitées, il joue un rôle influent dans le débat public.

Les élections législatives du 5 mars 2016 ont été remportées par le parti social-démocrate Smer-SD du Premier ministre sortant Robert Fico avec 27,3 % des voix. Cependant, il a perdu sa majorité absolue (49 sièges sur 150 contre 83 auparavant). Il a dû composer pour former une coalition gouvernementale hétéroclite en rassemblant le Parti national slovaque (SNS) d'extrême droite, et Most-Híd de tendance sociale-libérale. Le programme du gouvernement affiche une orientation pro-européenne.

Les prochaines échéances électorales seront les élections présidentielles en 2019 et législatives en 2020.

La Constitution

La nouvelle indépendance est célébrée dans la nuit du 31 décembre 1992 au 1er janvier 1993 par de nombreuses festivités dans toutes les villes slovaques. Le lendemain, le Conseil national de la République slovaque (NRSR) tient une séance solennelle pour inaugurer l'institution définie quatre mois plus tôt par la Constitution de la République slovaque.

Le travail constitutionnel en Slovaquie a, en réalité, commencé dès 1990. Plusieurs projets de constitution ont été partiellement mis sur pied, au fil de l'évolution du débat sur le cadre fédéral. Après l'élection de 1992, le séparatisme s'imposant, la nouvelle Constitution de l'Etat indépendant est pensée. Elle est adoptée le 1er septembre 1992 par le Conseil national de la République slovaque.

Libérale, démocratique et respectueuse des droits des personnes et des traditions politiques humanistes, elle est articulée autour de trois niveaux fondamentaux  : les citoyens, la collectivité et l'Etat. La République y est affirmée indivisible et le pouvoir d'Etat est l'émanation de la volonté des citoyens. Le slovaque est la langue nationale, mais il est assuré aux minorités linguistiques l'accès à l'éducation dans leur langue propre et un droit d'utilisation de leur langue dans les administrations. La législation slovaque se soumet à la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Partis

Le paysage politique correspond davantage à des clivages régionaux, religieux et culturels qu'à un axe droite-gauche. Au lendemain des élections législatives de mars 2016, voici la liste des forces en présences :

La coalition actuellement au pouvoir

SMER-SD (49 sièges) (Direction-Démocratie sociale), est le parti social-démocrate du Premier ministre Robert Fico. Fondé en 1999, il a pris son nom actuel en 2005 et joue depuis un rôle majeur sur la scène politique slovaque. Vainqueur des élections, c'est le parti à l'origine de la coalition gouvernementale actuelle.

MOST-HÍD (11 sièges) (Most en Slovaque et Híd en hongrois signifient " pont ") est un parti de tendance sociale-libérale. Conduit par Bela Bugár, il défend un rapprochement et un dialogue entre la population slovaque et la minorité magyare de Slovaquie. Il est membre de la coalition de Robert Fico.

SNS (15 sièges) (Slovenská národná strana - Parti national slovaque) est un parti national d'extrême droite qui a pris la 4e place avec 8,64 % en 2016. Conduit par Andrej Danko il fait partie de la coalition actuellement au pouvoir.

Les partis de l'opposition

SAS (21 sièges) (Sloboda a Solidarita - Liberté et solidarité), le parti libéral mené par Richard Sulikm est arrivé en deuxième position lors des élections législatives de 2016.

OĽANO - NOVA (19 sièges) Alliance des partis OĽANO (Obyčajní Ľudia a nezávislé osobnost i- Les gens ordinaires et personnalités indépendantes) et NOVA (Nová väčšina - Nouvelle majorité). Représenté par Igor Matovič ce groupe est de type libéral-conservateur et chrétien.

ĽSNS (14 sièges) (Ľudová strana Naše Slovensko - Parti populaire " Notre Slovaquie ") est un parti d' d'extrême droite nationaliste souvent considéré néo-nazi. Son leader est le controversé Marian Kotleba, président de la région de Banská Bystrica.

SME RODINA (11 sièges) (Nous sommes une famille), est un parti conservateur dirigé par Boris Kollar.

#SIEŤ (10 sièges) (réseau) est un parti centriste récemment fondé par Radoslav Prochazka. Originellement membre de la coalition gouvernementale, il s'est très vite retiré et s'est petit à petit délité.

Enjeux actuels

Politique européenne. Pour la première fois de son histoire, la Slovaquie a assuré la présidence du Conseil de l'UE au second semestre 2016. La feuille de route de Bratislava a donc pu être adoptée, elle a notamment contribué à la relance de l'Union européenne après le referendum britannique du 23 juin 2016 sur le Brexit. La Slovaquie est très attachée à la cohésion des 27. Ses deux priorités majeures sont le respect des engagements financiers britanniques compte-tenu de l'importance des fonds européens pour l'économie slovaque (plus de 15 milliards d'euros de fonds structurels alloués pour la période 2014-2020), et la libre circulation des personnes entre le Royaume-Uni et l'Union européenne puisqu'on dénombre environ 90 000 ressortissants slovaques installés Outre-manche.

Hostile à la politique migratoire européenne comme ses partenaires du groupe de Visegrád, la Slovaquie a accueilli seulement 16 réfugiés sur les 902 prévus et 100 personnes au titre des réinstallations.

Le groupe de Visegrád (V4) est un groupe informel réunissant quatre pays d'Europe centrale, tous membres de l'Union européenne : la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie. Cette enceinte de concertation est aujourd'hui un vecteur utile de coopération régionale, qui peut permettre de porter des thèmes d'intérêt commun au plan européen. Ce rapprochement est l'héritage d'une longue tradition.

Ce groupe est en effet né il y a bien longtemps... à l'automne 1335 ! Son nom renvoie à une rencontre historique des rois de Bohême, de Hongrie et de Pologne dans la ville hongroise de Visegrád. L'objectif de cette réunion était de créer de nouvelles routes commerciales qui permettraient un accès facilité aux marchés européens et ainsi contrer la domination des Habsbourg.

L'existence de ce groupe a repris du sens lors de l'effondrement de l'empire soviétique. Le 15 février 1991, les nouveaux dirigeants de Hongrie, Pologne et Tchécoslovaquie se sont rassemblés à Visegrád afin de mettre en place des coopérations, en vue d'accélérer leur processus d'entrée dans l'Otan et dans l'Union européenne.

Chaque pays étant aujourd'hui intégré à l'UE et la Slovaquie rentrée dans la zone euro, le V4 poursuit son existence essentiellement comme instrument de concertation et de définition de positions communes en amont des échéances européennes. Les travaux de ce groupe s'articulent autour d'une présidence annuelle tournante et de rencontres régulières entre chefs d'Etat, ou ministres. Ce rassemblement représente 65 millions d'habitants ce qui leur donne un poids comparable à celui de la France au sein de l'Union européenne.

Le V4 a recommencé à faire parler de lui à partir de 2015 par leur positionnement traduisant un certain désenchantement européen. En effet, ils ont commencé par refuser d'accueillir des migrants en rejetant en bloc la politique de répartition par quotas. Ils se sont ensuite farouchement opposés à la réforme de la directive européenne sur les travailleurs détachés destinée à lutter contre le dumping social. Partisans d'un exécutif européen affaibli au profit d'une souveraineté nationale, ces anciens membres du bloc soviétique craignent toujours les réflexes hégémoniques de Moscou ; ils sont donc favorables à un projet de défense européenne, et à l'idée de création d'une armée européenne.
Le V4 marque ses différences, les intérêts et les orientations de ces quatre pays se heurtent souvent de fait aux pays d'Europe occidentale, c'est pourquoi, Ils sont souvent perçus à l'ouest comme les empêcheurs de tourner en rond de l'Union.

Calendrier des présidences :

1er juillet 2016-30 juin 2017 : Pologne - 1er juillet 2017-30 juin 2018 : Hongrie - 1er juillet 2018-30 juin 2019 : Slovaquie -1er juillet 2019-30 juin 2020 : République tchèque.

Politique étrangère

Sur le plan de la politique étrangère, la Slovaquie est membre de l'OTAN depuis mars 2004. Aujourd'hui, elle consacre 1, 1% de son budget à la défense et s'est engagée à atteindre 1,6 % d'ici 2020 dans le but de moderniser son armée.

La Slovaquie a une relation pragmatique envers la Russie notamment en raison de sa forte dépendance énergétique. D'une part, les deux tiers des matières premières énergétiques qu'elle consomme viennent de Russie. D'autre part, elle tire des revenus importants grâce à l'acheminement à travers son territoire du gaz russe vers l'Europe. Elle est donc attachée au maintien du dialogue et à la levée des sanctions envers la Russie. Elle entretient également de bonnes relations avec l'administration Trump. Elle apporte également un soutien matériel et technique à l'Ukraine notamment par l'intermédiaire du groupe Višegrad. Pour finir, les Balkans sont depuis longtemps une priorité de la politique étrangère de la Slovaquie. Elle considère cette zone comme une région clé pour la sécurité européenne, c'est pourquoi elle est favorable à un élargissement aux Balkans occidentaux.

Pour les échéances à venir, la Slovaquie assurera la présidence de l'OSCE en 2019.

Économie

L'économie traditionnelle slovaque a longtemps été liée à l'exploitation des ressources naturelles, notamment l'extraction minière et le bois. Le communisme a permis une industrialisation massive de la Slovaquie et une modernisation du pays, au prix cependant d'une pollution considérable.

Depuis son intégration dans l'Union européenne en 2004, la situation économique de la Slovaquie s'est nettement améliorée. Hormis pendant les périodes de la crise financière de 2008-2009 et celle de la zone euro de 2011-2012, elle a connu une croissance soutenue et régulière du PIB. Globalement les chiffres de son économie sont au vert grâce notamment à la reprise de la demande interne et européenne. Le taux de croissance du PIB est passé de 2,4 % en 2014 à 3,3 % en 2017, et devrait être autour de 3,7 % en 2018. Le pays revendique sa bonne gouvernance, il poursuit la réduction de son déficit, de 2,87 % en 2014 à 2,2 % du PIB en 2016 et la courbe de son chômage s'est inversée passant de 10,8 % en 2015 à 7,5 % en 2017. Depuis 2016, sa balance commerciale est excédentaire d'environ 4 milliards d'euros.

Le système fiscal de la Slovaquie est bien adapté aux besoins du commerce et le pays bénéficie également d'une situation géographique avantageuse au carrefour de l'Europe centrale. La Slovaquie dispose d'un système financier solide et offre une plate-forme de production de qualité avec une main-d'oeuvre encore bon marché et qualifiée, pour les industries européennes de l'automobile et de l'électronique. Après des années de rigueur budgétaire, le gouvernement en place a promis un certain nombre de mesures : augmentation du salaire minimum brut (de 380 € en 2015 à 435 € en 2017), augmentations des prestations sociales, transport ferroviaire gratuit pour les retraités et chèques vacances. L'agence de notation Standard and Poor's a confirmé une note de A+ pour la Slovaquie en janvier 2017. La situation économique semble ainsi être favorablement orientée.

Néanmoins, le pays reste vulnérable aux chocs externes et sa bonne croissance, principalement liée à ses exportations, évoluera proportionnellement au dynamisme économique de ses partenaires européens. Il est également utile de regarder de plus près ces données, car on relève de fortes inégalités régionales entre la région de Bratislava à l'ouest, 5e zone la plus riche de l'Union européenne, et les régions défavorisées du centre et de l'est du pays, que les fonds européens peinent à réduire. Les habitants du centre et de l'est du pays, victimes d'un réel désenchantement européen, se sentent en marge de l'Europe occidentale et de son développement. Et la réalité des habitants de ces régions n'est pas celle de ceux de l'ouest. Les conséquences se font sentir dans les urnes, le parti d'extrême droite nationaliste ĽSNS a fait son entrée au parlement en 2016 et son leader charismatique Marian Kotleba dirige la région centrale de Banská Bystrica. L'essor économique de l'ouest ne profite pas à tout le monde, une grande partie de la population rom est marginalisée, elle représente environ 8 % de la population du pays, soit près de 450 000 personnes qui habitent principalement à l'est de la Slovaquie, mais aussi au Sud, dans les régions magyarophones.

L'économie du pays connaît une croissance insolente au regard de la performance de ses partenaires européens. Ses dirigeants doivent cependant garder à l'esprit les problèmes structurels auxquels la Slovaquie est confrontée à savoir : les disparités régionales, l'insuffisance des infrastructures, le vieillissement de la population, le chômage à long terme (quoique en déclin), mais aussi sa forte concentration sectorielle des exportations dans les domaines de l'automobile et des appareils électroniques grand public.

Agriculture

Un peu plus d'un tiers de la superficie du pays est voué à l'agriculture. La répartition est la suivante  : 29,23 % de terres arables et 2,67 % de cultures permanentes. Cependant le poids de l'agriculture dans l'économie n'a cessé de diminuer depuis des décennies. Sa contribution au PIB était de 4 % en 2016, le pays est donc un importateur net de produits agricoles. Dès 1990, la Tchécoslovaquie s'engage dans une série de réformes rapides du secteur agroalimentaire, que la Slovaquie poursuit après la scission de 1993 avec moins de succès que son voisin tchèque. Grâce à la modernisation des équipements et à la restructuration des exploitations, les prix des produits agricoles (pommes de terre, houblon, fruits, produits forestiers) sont bas, mais cette industrie est peu compétitive, car mal gérée et souffrant de l'inefficacité de son principal client, l'industrie alimentaire. Souvent organisé en fermes coopératives, le secteur de l'élevage (porcs, bétail, volailles) est moins performant que le secteur végétal, repris par de grandes entreprises. De plus, la consommation des produits végétaux s'est maintenue, les plus importants étant les céréales (blé, maïs) et le sucre, tandis que celle des viandes et des produits laitiers a fortement reculé ces dix dernières années. Le pays est riche en ressources minérales, notamment le fer, le cuivre, le plomb et le zinc.

Industrie

Moins développée que sa consoeur tchèque sous le communisme, l'industrie slovaque a toutefois réussi à préserver la compétitivité de certains secteurs. Traditionnel point fort du pays, l'industrie chimique a su se moderniser et l'industrie automobile se développer. Aujourd'hui, sa forte tradition industrielle, sa fiscalité avantageuse, sa main-d'oeuvre encore bon marché et qualifiée, ses infrastructures en plein développement dopées par un afflux de fonds européens et sa croissance enviable, font de la Slovaquie, en phase de rattrapage, une destination de prédilection pour les échanges, la coopération industrielle et les investissements étrangers. Le secteur automobile profite de ces caractéristiques favorables pour installer de nombreuses chaines de production en Slovaquie. L'implantation de Volkswagen dès 1992 a créé une certaine émulation auprès d'autres investisseurs étrangers  : Sony, Lucus, Johnston Controls, Yazaki, Peugeot, Hyunday/Kia. A partir de 2018, le constructeur britannique Jaguar Land Rover va ouvrir une nouvelle usine dans la région de Nitra, elle devrait produire 150 000 véhicules chaque année, et entraîner la création de 2 800 emplois supplémentaires. Avec ses 5,4 millions d'habitants, la Slovaquie est le plus grand producteur de voitures du monde par habitant. L'industrie automobile pèse désormais pour 44 % de la richesse produite.

Outre l'automobile, les autres secteurs importants sont l'industrie lourde, la sidérurgie (métaux et produits métalliques), l'énergie (électricité, gaz, houille, pétrole, nucléaire), le textile, le développement informatique, les appareils électriques et optiques, les produits en caoutchouc, le papier et l'imprimerie, les céramiques et l'habillement mais ils sont pour la plupart encore en phase de restructuration.

La contribution du secteur industriel au PIB était de 34,5 % en 2016.

Services

La Slovaquie dispose d'un secteur du commerce de services moderne, moteur de l'économie nationale avec une contribution d'environ 61,5 % au PIB et environ 73,2 % de la main-d'oeuvre employée en 2016. Il est dominé par le commerce et l'immobilier.. Dans la plupart des régions, le marché est dominé par les gros groupes aux dépens des petits commerces de proximité. Les structures monopolistiques ou oligopolistiques continuent à affleurer. La filière agroalimentaire est oligopolistique et ses acteurs sont protégés par les liens étroits qu'ils entretiennent avec l'Etat. Les circuits de distribution sont cependant en voie de rationalisation, sous l'impulsion d'investisseurs étrangers tels que Metro ou Tesco.

La bourse de Bratislava (BCPB) a été créée en 1991 et a commencé ses activités de cotation en 1993. Elle demeure depuis la plus petite bourse d'Europe centrale.

Place du tourisme

Le tourisme en Slovaquie est en retard mais son développement laisse à penser qu'il deviendra l'un des secteurs importants de l'économie slovaque dans les années à venir. Il s'agit actuellement du secteur le plus dynamique de l'économie slovaque. Comme chez ses voisins d'Europe centrale, les arrivées touristiques progressent fortement en Slovaquie. Le nombre de touristes visitant le pays augmente presque tous les ans (+ 13,3 % pour 2017), traditionnellement les principaux visiteurs sont les voisins tchèques, polonais et hongrois, et les Allemands. Tous prisent les stations de ski, les randonnées en montagne et les cures thermales. On assiste cependant à une augmentation significative du nombre de visiteurs provenant de pays plus éloignés tels que l'Espagne, l'Italie, la Chine, la Russie, Israël, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d'Amérique. Le nombre de nuitées augmente

Selon les données de l'Office statistique de la République Slovaque, les recettes basées sur le nombre de nuitées de touristes étrangers se sont élevées à plus de 31,7 millions d'euros. Il s'agit d'une augmentation de 28,2 % par rapport à 201S. La Slovaquie prend conscience de son potentiel touristique et progresse d'année en année dans ce domaine. Pour continuer de se développer, elle devra continuer la modernisation de ses infrastructures et de son réseau de communication et travailler son image à l'international afin de mieux se faire connaître.

Entreprises françaises en Slovaquie

La Slovaquie est un pays attractif auprès des entreprises étrangères, les Français se pressent donc pour occuper le terrain. Depuis 1998 et l'ouverture du pays aux privatisations, les entreprises françaises ont beaucoup investi, on compte aujourd'hui 400 implantations pour un effectif supérieur à 35 000 personnes. Orange, détenu en grande partie par France Télécom, est aujourd'hui le premier opérateur de téléphonie mobile slovaque. Et, surtout, Peugeot a investi 700 millions d'euros dans la construction d'une usine à Trnava. Cette usine est devenue depuis son ouverture en 2006 la plus compétitive du groupe PSA. Elle embauche 3 300 ouvriers et produit plus de 220 000 voitures par an, surtout des petits véhicules comme la Citroën C3 et la Peugeot 208. L'installation de Peugeot en Slovaquie a facilité l'arrivée d'une trentaine d'équipementiers français (6 000 emplois indirects) avec la présence de Valeo, Faurecia ou encore Total. BNP Paribas est également présent, tandis que Le Chèque Déjeuner, les fameux tickets restaurants, s'affiche sur toutes les vitrines et en français s'il vous plaît ! Dans le domaine de l'énergie, Gaz de France est devenu un des actionnaires principaux de la compagnie slovaque du gaz. En 2008, Veolia a remporté les deux appels d'offre internationaux de service des eaux slovaques et gère l'eau et l'assainissement pour 950 000 habitants, 750 villes et communes et emploie plus de 2 000 salariés. Et, plus amusant, vous ne manquerez pas d'entendre le slogan de Fun Radio  : la radio française a créé son équivalent slovaque, omniprésente dans les bars, les restaurants, les supermarchés...

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