La Normandie est en passe de devenir un acteur majeur de la transition énergétique. À l'horizon 2025, un parc composé de 62 éoliennes installé au large de Dieppe et du Tréport permettra d'alimenter en électricité verte et durable quelques 850 000 personnes sur le réseau national, soit l'équivalent des deux tiers de la population de Seine Maritime.

Le projet en quelques lignes

À l'heure où il devient de plus en plus urgent de lutter collectivement contre le dérèglement climatique, la société Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport (EMDT) s'engage sur le terrain en projetant la création d'un parc éolien au large des côtes normandes. Ce projet, l'un des plus importants à ce jour pour la Normandie en termes d'énergies renouvelables, s'inscrit dans une volonté de préserver la planète et de limiter l'émission de gaz à effet de serre.
Situé à 15,5 km du Tréport et à 17 km de Dieppe, le parc sera composé de 62 éoliennes d'une puissance de 8 MW chacune. Il permettra de produire environ 2000 GWh par an, soit la consommation électrique moyenne annuelle de 850 000 personnes. Un beau moyen pour la côte normande de mettre à profit son vent au service de la planète.

Éoliennes en mer : comment ça marche ?

Les éoliennes font partie des moyens de production d'énergie verte les mieux maîtrisés à ce jour, et aussi les plus efficaces. Et cela est d'autant plus vrai en Normandie, où le vent est particulièrement abondant ! Sous l'effet de ce dernier, les pales de l'appareil tournent et produisent de l'électricité, tout comme les moulins. Dès 11 km/h, le vent permet de faire tourner les pales et de produire de l'énergie. À partir de 108 km/h, les pales s'arrêtent automatiquement pour se mettre en sécurité. Les éoliennes au large de Dieppe Le Tréport devraient tourner plus de 90% du temps.
Une fois l'électricité produite, elle sera ensuite acheminée sur terre via des câbles sous-marins. Depuis le poste électrique situé sur la terre ferme, l'électricité sera ensuite injectée sur le réseau électrique national.

Un parc éolien respectueux de la biodiversité marine...

Lorsqu'un parc éolien en mer est installé, c'est une nouvelle technologie qui est directement implantée dans la mer. Cela signifie que l'écosystème local est modifié, exactement comme lorsque l'on construit une maison sur un terrain. Toutefois, avant de décider de l'implantation de chaque éolienne, des câbles et autres infrastructures, des études environnementales sont réalisées sur le terrain afin, justement, de limiter cet impact. Depuis 2014 et le début du projet, nombreux sont les experts à s'être déplacés pour étudier l'impact du futur parc sur son environnement.
C'est ainsi que des mesures d'évitement et de réduction ont été mises en place, afin de diminuer l'impact potentiel des éoliennes sur les oiseaux marins et sur la faune aquatique. Plusieurs décisions ont été prises à la suite de ces études, telles que l'orientation du parc dans le sens des courants marins et des principaux axes de vol ou le choix d'éviter les périodes de reproduction des mammifères marins pour les travaux d'installation les plus bruyants. Les éoliennes ont notamment été réhaussées pour éviter les principaux axes de migration des oiseaux.
En parallèle, des mesures de compensation seront aussi mises en place. Une colonie de goélands argentés sera par exemple constituée afin de garantir la pérennité de l'espèce dans la région.

... et respectueux de l'environnement : le recyclage des éoliennes en mer

Les éoliennes en mer ont une durée de vie moyenne de 30 ans, après quoi elles doivent être démantelées et recyclées. Dès la mise en oeuvre concrète du projet, le démantèlement de chaque éolienne sera provisionné par la société Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport. Cette provision représente une sorte de garantie, qui permet d'assurer le démantèlement, quel que soit le contexte économique 30 ans après la construction du parc.
Quant au recyclage, de nombreux efforts ont été fournis depuis quelques années. La PPE (Programmation Pluriannuelle de l'Energie, outil de pilotage de la politique énergétique française) spécifie d'ailleurs que le recyclage des principaux composants des éoliennes sera rendu obligatoire d'ici l'année 2023. Déjà aujourd'hui, plus de 90 % du poids des éoliennes est recyclable, y compris le mât et le rotor. Des entreprises se sont également récemment spécialisées dans le recyclage de la fibre de verre utilisée pour la construction des pales, qui était jusqu'ici très difficile.
Si l'on prévoit le démantèlement et le recyclage des éoliennes en mer de Dieppe et du Tréport à l'horizon 2055, il y a fort à parier que le taux de recyclage, aujourd'hui équivalent à plus de 90 %, aura encore atteint de nouveaux records !

La Normandie, pionnière de l'énergie durable

Sur la côte normande, là où le vent souffle en abondance tout au long de l'année, l'éolien est considéré comme une énergie d'avenir. Grâce à ses infrastructures portuaires adaptées à l'accueil des industriels et de la logistique, à un réseau électrique de grande capacité et à un tissu industriel dense, la région possède les atouts naturellement nécessaires au développement des énergies marines renouvelables.
Lorsque l'on sait que 80 % de l'énergie consommée à travers le monde provient des énergies fossiles, et que ces dernières sont les premières sources d'émissions de gaz à effet de serre sur notre planète, on réalise à quel point le vent normand, inépuisable, représente une source d'énergie de valeur inestimable. Dans le contexte du dérèglement climatique et de la crise environnementale actuelle, l'énergie renouvelable produite par l'éolien en mer représente une alternative sérieuse.
À travers le projet Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport, la Normandie contribue à réduire la dépendance énergétique du territoire français aux énergies fossiles et permet de fournir de l'électricité verte à environ 850 000 personnes grâce à ses ressources naturelles et locales.

 

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