Guide des Seychelles : Les personnalités célèbres : Seychelles

Michaël Adams

A le voir sortir de son 4x4 en short colonial, chemise bariolée, petit foulard autour du cou et barbe fleurie, on se dit que ce personnage à l'allure farfelue pourrait bien être un artiste. On ne se trompe pas, Michaël Adams est même " le " peintre seychellois. Cela fait des années que ce solide gaillard d'origine anglaise a posé son chevalet au milieu de cette nature luxuriante qui constitue déjà un premier tableau. Fasciné par la richesse et l'exubérance de cette végétation, il n'a cessé depuis d'avoir le pinceau fécond, notamment pour révéler la magie de la superbe vallée de Mai. Plus tourné vers l'intérieur que vers l'océan, Adams campe aussi des personnages et des animaux dans ses décors, comme pour souligner l'harmonie qui règne entre l'homme et la nature. C'est une osmose qui éclate de couleurs vives, dans un style presque fantasmagorique. Les touristes sont nombreux à se rendre dans la maison-galerie de ce talentueux coloriste qui se devait de nicher à Anse aux Poules... bleues.

Joe Albert

Hey Joe, ça va bien pour toi ? Joe Albert : un nom d'aventurier pour un homme de tempérament. Né au sein d'une famille très francophile, le premier ancêtre du cru étant venu de Nantes dans les années 1800, Joe Albert doit d'abord son renom local à son entreprise de concassage de roc et d'aménagement de terrains, qui aura accompagné l'essor de l'archipel. Ayant largement contribué à la construction des Seychelles modernes, l'entrepreneur, en quête de devises, s'est diversifié dans le tourisme à la veille de l'an 2000, en lançant la première liaison rapide en bateau entre Mahé et Praslin, son fast ferry Cat Cocos ayant été un franc succès. Ayant alors racheté une petite agence réceptive qui végétait, Albert aura fait de Creole Travel Services l'une des premières entreprises de ce secteur. Et sur La Digue, son Domaine de l'Orangeraie, affiche un taux de remplissage de 97 %. Comptant plusieurs centaines d'employés, Joe Albert nourrit bien des projets et a d'autant plus d'élan qu'il est bien secondé, son fils Guillaume étant lui aussi d'une redoutable efficacité.

George Camille

Des sept enfants de Flora et Ahloye Camille, les boulangers de La Digue, c'est le plus jeune, Bernard, qui a repris le pétrin. George, lui, s'est mis à la couleur. Un artiste ! Si motivé qu'à 20 ans il était déjà élève de l'école des Beaux-Arts de Londres. Trois ans plus tard, de retour sur son île, il y ouvrait une boutique pour exercer son art, sur des tee-shirts, shorts et autres paréos ruisselant de couleurs, à la gloire des merveilles de l'archipel. Le succès fut tel que ce pionnier de la sérigraphie fit bientôt recette à Mahé, sa boutique Sunstroke, rue du Marché, étant vite devenue une référence. L'art et la mode s'y marient à merveille, son épouse anglaise Jayne ayant su tirer profit du talent de ce garçon calme et sensible, devenu au fil des ans l'un des peintres les plus cotés de l'archipel. Passé du figuratif à plus d'abstraction, devenu plasticien, George Camille signe aujourd'hui des oeuvres moins touristiques. Donnant désormais du relief à sa peinture, l'artiste réalise ainsi certaines de ses toiles sur des feuilles de cuivre, sur lesquelles il dessine des motifs avec divers matériaux (fil, carton...). Cet artiste en mouvement, qui a exposé jusqu'à Pékin, ne cesse de s'interroger sur le sens de la vie. On lui doit aussi d'avoir restauré à la perfection une vieille maison créole de Victoria, cette nostalgique Kaz Zanana, qui a rouvert ses portes en 2016 après une petite rénovation. Une nouvelle galerie a vu le jour sur la Digue au sein de la Villa verte.

Ulric Denis

" Ici, aux Seychelles, le poisson est trop cuit ", juge à juste titre Ulric Denis, à notre avis le meilleur toqué seychellois. Ce fils d'un modeste pêcheur mahélois d'Anse Takamaka, ex-élève de l'école hôtelière, n'a rien perdu de sa passion pour l'art des mets. Seul cuisinier seychellois à avoir une vision internationale de la gastronome, le chef du Enchanted Island Resort, sur Ronde, a bien assimilé les leçons apprises en France, lors de ses stages chez Alain Ducasse, Jean-Michel Lorrain et, surtout, Guy Savoy qui l'a le plus marqué. Très instinctif dans sa cuisine, cet amateur d'huile d'olive a compris que le plus grand luxe, c'est la simplicité : de beaux produits, une cuisson juste, des sauces concentrées mais jamais envahissantes (très vanille, l'Ulric !), des assemblages pensés et une mise en scène de l'assiette soignée, " car l'on mange déjà avec les yeux ". Y compris lors des soirées buffet créole, qui lui permettent de ressusciter des produits traditionnels tombés en désuétude, tel le manioc ou le fruit à pain, désormais dédaignés par les Seychellois de l'ère Coca. On peut aimer la modernité sans pour autant renier ses racines.

Gérard Devoud

A plus de 50 ans, cet artiste de métier s'enorgueillit déjà d'un lourd press book. Ayant exposé de Genève à Francfort et de New-York à Paris (où il étudia aux Beaux-Arts), Gérard Devoud n'avait pas même 20 ans quand il exposa pour la première fois au Pirates Arms. La couleur a depuis ruisselé pour ce fils de riche planteur qui est l'un des rares peintres à vivre de son pinceau dans l'archipel. Des îles que ce paysagiste inspiré glorifie à travers des toiles d'un style naïf personnel, presque géométrique, où le vert domine, la carte du restaurant seychellois de Paris (Coco de Mer) étant un bel exemple de cette luxuriance à la Devoud. Cette végétation exubérante n'est parfois qu'un fond de décor, cases créoles et personnages en mouvement prenant souvent place au premier plan. Des scènes qui restituent bien l'âme des Seychelles, à découvrir dans son studio-galerie à côté du Valmer Resort à Baie Lazare.

Batista Horter

Batista ? A Mahé, tout le monde connaît ! A peine a-t-on prononcé ce nom que surgit aussitôt l'image d'une rustique paillote plantée sur la plage de l'Anse Takamaka, dans ce sud où règne une délicieuse nonchalance et où le temps semble s'être arrêté. Un ailleurs un peu magique que le plus jeune des dix enfants d'un laboureur de Quatre-Bornes a commencé à coloniser en y faisant griller pour des touristes italiens langoustes et poissons tout frais pêchés. Ajoutez-y des noix de coco à peine tombées, quelques verres de calou et rythmes de moutia au coin du feu et la fortune ne tarde pas : " Au départ, je n'avais que la mer pour richesse ". La mer et un sacré sens du commerce. Lui qui fut six ans durant cuisinier en Angleterre et à Douarnenez avait compris que les visages-pâles rêvaient tous de manger les pieds dans le sable sous les cocotiers d'un décor de carte postale. Un décor qu'apprécie même l'ex-Président René. Un décor indémodable parce qu'il réveille le Robinson gourmand qui sommeille en nous. Aussi Mahélois et résidents étrangers de Mahé sont-ils toujours nombreux à se régaler là le dimanche midi, autour du beau buffet créole. Les touristes, eux, s'attablent aussi en semaine, tant pour une salade de palmiste que pour un crabe gingembre, pas donné d'ailleurs, mais Batista sait que les voyageurs sont prêts à payer cher le luxe de déjeuner ou dîner pieds nus : " Et puis vous savez, les feuilles en latanier de mon toit et le charbon de bois, ça coûte quand même cher... "

Claudio Izzi

L'archipel des " Sesel " a beau être constitué de pierres précieuses, véritable trésor de l'océan Indien, la bijouterie n'en a pas moins pignon sur rue, les bijoux made in Seychelles étant signés d'un charmant Italien, Claudio Izzi, qui, comme tant d'autres vacanciers, a éprouvé un tel coup de coeur pour ces îles qu'il a choisi d'y vivre et d'y travailler ! Issu d'une famille romaine de joailliers, cet homme a commencé son business en 1990, avec six employés. Aujourd'hui, son entreprise Kreolor, ancrée au Rocher, en compte plusieurs dizaines et distribue ses bijoux jusqu'en Italie. De la bizoutri de klas : " I pas ditou entonan alor, ki bann gran marse lanmod eropeen i apresye bokou nous bizoutri. " Au-delà de ses classiques bijoux en or dix-huit carats (bracelets, colliers, boucles d'oreille) à la gloire des symboles du pays (tortue, dauphin, paille-en-queue, palmier et, bien évidemment cocofesse), l'artiste propose une remarquable gamme de bijoux originaux, " seychellisés ", mêlant l'or aux merveilles naturelles de ce coin paradisiaque (coquillages colorés, nacre, coques de noix de coco, dents de requin...). Les touristes se montrent friands : pas moins de sept mille pièces vendues chaque année, auxquelles s'ajoutent dix mille autres d'articles sans le moindre gramme d'or, la gamme Kreol Craft mettant exclusivement en valeur la nature seychelloise : bracelets et colliers en graines d'arbres, plateaux de bois divers et autres nez d'espadon sur socle en bwa. Dans tous les cas, c'est du travail d'orfèvre.

Kantilal Jivan Shah

Historien, chercheur, conservateur, naturaliste, collectionneur, peintre, sculpteur, guérisseur, chiromancien... Kantilal Jivan Shah était un peu tout cela. Cette figure emblématique de l'archipel est décédée le 22 octobre 2010 et sa boutique du centre de Victoria restera un mythe de la capitale. Si elle est toujours ouverte, elle n'est plus vraiment comme avant depuis la disparition de ce gourou de l'océan Indien. De la reine d'Angleterre au commandant Cousteau, en passant par Ian Fleming, Omar Sharif, Roman Polanski, l'impératrice Farah Diba et le pape Jean-Paul II, nombre de têtes d'affiche planétaires ont rencontré cet attachant Seychellois d'origine indienne, dont les ancêtres s'installèrent aux Seychelles en 1893. Infatigable militant de la protection de la faune et de la flore, celui qu'on appelait Kanti s'était aussi fait un nom dans le monde de l'environnement, donnant à ce propos maintes conférences qui l'ont rendu presque aussi célèbre dans le monde entier que sur ses îles.

Kathleen Mason

Mason's ! C'est l'un des premiers noms que le touriste découvre une fois la douane franchie. Sous le grand toit de l'aéroport, une escadre de minibus peints aux couleurs de Mason's Travel attend les voyageurs du jour. L'une des premières agences réceptives des Seychelles gère en effet quelque 30 % des arrivées. C'est une sérieuse garantie pour les tours-opérateurs assurés de trouver dans cette maison réputée un professionnalisme de plus d'un quart de siècle. Kathleen Mason, très british dans l'allure, décolla en même temps que l'aéroport, avec cinq employés, en 1972, quand les touristes ne dépassaient guère les quinze mille. L'entreprise compte aujourd'hui des centaines de salariés, des dizaines de véhicules, des hôtels et une île de paradis, Denis. Son mari Micky a aussi bien réussi, sa société de pêche commerciale Sea Harvest ayant d'ailleurs le vent en poupe. La relève est assurée, leur fils aîné Alan ayant repris les rênes de l'affaire familiale en 2010, trente-huit ans après sa mère, avec pour unique objectif de maintenir la réputation de ce nom à travers l'archipel.

Louis d’Offay

" Ne rien faire, mais le faire bien... " Tel fut le luxe que Louis d'Offay suggérait à ses hôtes de L'Archipel, ancré sur la belle plage de côte d'Or, à Praslin. Ne rien faire ? En tout cas, lui ne s'est jamais économisé. Décédé en juillet 2017, cet hôtelier très connu et respecté a notamment été membre de longue date du Seychelles Tourism Board (STB) et surtout président de la Seychelles Hospitality and Tourism Association, l'association seychelloise du tourisme et de l'hôtellerie, pendant plus de 15 ans. Il est vrai que dans la famille, on n'a jamais trop profité du hamac, Aurel d'Offay, son ancêtre français, ayant donné le ton en s'installant dès 1784 sur ces îles pour aventuriers, propices à des cultures qui firent la fortune de ses descendants : patchouli, clou de girofle, vanille, cannelle et bien sûr coco. De son ancêtre français, Louis d'Offay aura gardé les yeux bleus et l'esprit d'entreprise.

Grégoire Payet

Ayant commencé avec une simple boutique, Grégoire Payet est aujourd'hui l'homme fort de la troisième île du pays, avec quelque cent cinquante employés, rien que pour son hôtel et ses beaux chalets en self catering. Mais celui que l'on surnomme le " roi de La Digue " règne également sur l'île voisine de Félicité et sur le domaine agricole de l'Union Estate, où trône la maison de l'ex-président René, où fut tourné le troisième volet des films érotiques Emmanuelle. Invisible, mais ayant l'oeil sur tout, celui qui a le succès discret est aussi entreprenant sur terre qu'en haute mer. Passionné par la pêche au gros, Grégoire, la soixantaine, fourmille encore de projets, au point qu'il en avalerait la mer et les poissons. Cet autre Greg le millionnaire a encore créé l'événement en 2003 en y ouvrant son Grégoire's Complex, au sein duquel se déploie le premier vrai supermarché près duquel il a monté une pizzeria... grégoirissime !

Robert Payet

Bravo le fiston ! Franck et Hélène Payet peuvent être fiers de leur Robert. S'étant lancés en 1990 dans le tourisme avec seulement trois chambres, les Payet en ont vite cédé les clés à leur bouillonnant et cordial héritier qui, de retour de Singapour après trois ans d'apprentissage en hôtellerie, a vite su faire prospérer le domaine familial. Dix ans après avoir repris et développé son hôtel Le Duc de Praslin, en retrait de la plage de Côte d'Or, le mari chanceux de la jolie Lisa sait autant s'investir qu'investir. Toujours à faire trente-six choses à la fois, Robert a ainsi mené conjointement l'extension de son hôtel et la réouverture du Café des Arts, ancré sur l'éblouissante plage de Côte d'Or, ce café culte étant vite devenu le bar-restaurant le plus tendance de Praslin. En 2015, il a posé sur le toit du restaurant son Chill Out Tapas Bar, qui a réveillé les calmes nuits praslinoises et en 2019 il a agrandi son hôtel tout en construisant des villas de luxe sur les hauteurs de Côte d'Or... " Je fais du biznes, mais pas pour l'argent. D'ailleurs, on m'appelle la Croix-Rouge ", assure Robert, sponsor entre autres du club de foot de Côte d'Or et du loto de l'église catholique.

Daniella Payet-Alis

Des plages de sable fin de Baie Sainte-Anne aux immeubles chics du quartier des Champs-Elysées, quel incroyable parcours que celui de Daniella Payet-Alis qui compte aujourd'hui en France parmi les rares femmes à la tête d'un tour-opérateur ! Elancée comme une liane de vanille, la grande Praslinoise ne correspond guère à l'image stéréotypée de la femme des îles, oisive et passive. Elle a sans doute hérité du trop-plein d'énergie de son arrière-grand-père breton, de l'île de Groix, courageux chasseur de baleine, et du don du commerce d'un ancêtre chinois ! Toujours est-il qu'en 1972, à l'âge de 11 ans, la jeune créole guide déjà les premiers touristes privilégiés dans la vallée mythique de Mai. Dix ans plus tard, ayant épousé un marin français, elle débarque à Lorient et crée sa première agence de voyages : Austral est née. Quelque quinze ans plus tard, fière d'avoir permis aux budgets serrés de s'offrir ce paradis, Daniella a élevé Austral au premier rang des voyagistes francophones sur ses zoli zil, etc., avant d'y retourner pour y vivre enfin une vie moins stressée en surveillant du coin de l'oeil sa performante centrale de réservations Seychelles European Reservations.

Paul Turcotte

Ce photographe-là vous embobine à coup sûr ! Ayant quitté son Grand Nord canadien pour se mettre au chaud dans ces îles équatoriales, ce Québécois à l'oeil malicieux et à la moustache gauloise se révèle un passionnant touche-à-tout. C'est à lui que les cinéastes font appel lorsqu'ils projettent un tournage aux Seychelles. De Pirates à Crusoé, en passant par les campagnes publicitaires pour le rhum Bacardi et le parfum O de Lancôme, Paul Turcotte s'est maintes fois révélé un régisseur efficace, tant pour la découverte des sites que pour le recrutement des figurants. Infatigable chasseur d'images, il a réalisé quelque vingt mille vues de cet archipel sur lequel il s'émerveille encore, des années après y avoir posé ses valises. " Ces îles sont les plus proches de celles dont j'ai rêvé. Comme un compromis avec le Paradis. On y trouve le côté mystérieux de la création ", s'extasie l'artiste.

Patrick Victor

Il connaît la musique ! A 15 ans déjà, celui qui allait devenir le chanteur seychellois le plus populaire allait de village en village avec guitare et harmonica pour tout bagage. Moutia d'Afrique ou polka d'Europe, tant en créole qu'en français, ses compositions métissées donnèrent vite le ton à la nouvelle chanson locale, puisant leurs racines dans le passé, tout en s'accordant à des rythmes modernes. Chantant leurs îles avec douceur et humanisme, Patrick Victor et son groupe Bwa Gayac, aux affriolantes danseuses, ont été les premiers du pays à être gravés sur compact-disc. C'est lui aussi qui a eu l'honneur du premier vidéoclip seselwa, avec un rwa séga qui fit même les beaux soirs du New Morning à Paris, où l'exotique chanteur s'est produit plusieurs fois. Bien qu'au top seychellois de nouveaux artistes, au succès souvent éphémère, l'aient remplacé, Patrick Victor n'en demeure pas moins l'une des références musicales des Seychelles. Une référence qui a mis sur pied en 2016 la fondation culturelle Patrick Victor, pour promouvoir la culture des Sesel.

Jean-Marc Volcy

" Jean-Maaaarc ! ". Il est aux Seychelles ce que " Patriiiiick ! " était en France... Jean-Marc Volcy, dont les trois CD ont cartonné, tous les Seychellois, ou presque, ayant fredonné Voule vou danse mademoizel, I zoli memm (une chanson vraiment zoli zoli) ou Bel kou'd kannon. De véritables tubes ! Sur des airs bien rythmés, à la guitare, Jean-Marc s'est donc fait un prénom en chantant des textes traditionnels, vite devenus populaires puisque liés au quotidien : il y est même question de l'infidélité, valeur très seychelloise ! Ce Georges Brassens de la créolité attire dès lors la foule à chacune de ses prestations et a naturellement intégré le " Seychelles Musicians Wall of Fame " en février 2017.

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