U patrimoine naturel riche et varié
Parmi les parcs nationaux que possède l'Italie, on trouve en Émilie-Romagne celui de la Forêt Casentinesi, répartie entre la Romagne et la Toscane voisine. Une forêt primaire remplie de hêtres parmi les plus anciens d'Europe. C'est ici que se trouve le barrage de Ridracoli, avec la Diga di Ridracoli, lac artificiel turquoise qui se démarque de la verdure environnante. Le parc national des Apennins toscano-émiliens affiche lui un territoire montagneux dont le plus haut sommet culmine à 2 000 m. On y observe des parois rocheuses, des crêtes boisées et la végétation, qui comprend certaines espèces endémiques comme la Primula appenis, dévoile ici et là des rivières, des lacs et des cascades. Sans oublier la faune présente : loups, daims, crécerelles, aigles royaux y ont élu domicile depuis fort longtemps.
Des défis écologiques bien présents
En tant que région fertile et propice à la production, l'Émilie-Romagne a affaire à différents types de défis écologiques, et ce particulièrement depuis l'industrialisation au XIXe siècle. La déforestation provoquant l'érosion des sols, la pollution agricole (dont un excès d'azote au-dessus des normes européennes), la pollution industrielle (notamment automobile) et la pollution urbaine sont autant de défis environnementaux pour la région. Le littoral de plages est un défi écologique incessant, en raison de sa forte fréquentation humaine en saison.
Les modes d’actions aujourd'hui
Pour faire face à ces défis, le label Qualité Contrôle a été créé en région Émilie-Romagne. Il inclut le respect de normes sur les engrais notamment. Les entreprises agricoles font aussi le choix de modes de production plus respectueux de l'environnement car plus qualitatif à la revente, notamment le bio. Aujourd'hui, l'Émilie-Romagne possède le record au niveau européen de certifications agroalimentaires. En ville, les habitants se déplacent beaucoup en vélo dans les centres piétons, bons élèves européens en matière de déplacement urbain. De plus, les zones ZTL limitées en émissions réduisant l'accès aux véhicules qui payent et à faible émissions existent depuis belle lurette, tandis que la France peine à les mettre en place.