S'étendant sur plus de 15 kilomètres, la baie de Sanur fut, avant que Kuta ne la supplante, l'une des premières stations balnéaires quand le gouvernement de Suharto décida d'y construire le plus grand (et aussi le plus laid !) hôtel de Bali au bord de l'eau. Moins luxueuse que Nusa Dua, Sanur offre cependant un grand choix d'hôtels dans toutes les gammes de prix et s'avère être bien plus calme que sa petite soeur Kuta devenue grande. Ce n'est en effet pas le même type de clientèle qui vient fréquenter ses petites plages de sable blond (artificiel) ; ici, les familles et les retraités sont majoritaires, ainsi que de nombreux expatriés (dont quelques Français), logeant parfois dans de superbes villas.

Avec sa promenade pédestre longeant le bord de mer, Sanur a la faveur des vacanciers en quête de tranquillité et de confort, ainsi que d'une mer calme convenant à la baignade des enfants. Mais à marée basse, l'eau se retire loin et c'est impossible de se baigner...

Les possibilités d'activités nautiques y sont variées tant aux abords de la plage que dans les environs ; planche à voile, parachute ascensionnel, jet-ski, plongée, snorkeling, etc.

Si les discothèques ne sont pas légion, nombre de restaurants proposent une programmation de musique live avec des groupes locaux, et, même en basse saison, Sanur conserve un peu de vie grâce à la population d'expatriés et aux nombreux musiciens balinais qui y vivent. C'est de Sanur que partent les bateaux à destination de l'île de la paisible île de Nusa Lembongan (appartenant à Bali) d'où l'on peut rejoindre Nusa Penida.

Histoire

C'est à Sanur que débarquèrent les Hollandais en 1906, et c'est de ce petit village de pêcheurs et d'agriculteurs qu'ils atteignirent Denpasar pour provoquer le fameux puputan (suicide collectif) de sinistre mémoire. Sanur était un petit village de pêcheurs et d'agriculteurs où siégeait néanmoins une forte proportion de brahmanes. Plus tard, dans les années 1930, Sanur accueillit le photographe Jack Mershon et sa femme chorégraphe Katharane, et plusieurs artistes comme le Belge Adrien Jean Le Mayeur de Merfrès qui épousa une jeune danseuse balinaise (Ni Pollok) de Légong, réputée pour son talent et sa beauté. Les frères allemands Neuhaus s'y installèrent également et créèrent un aquarium et une galerie d'art. Ces étrangers, tous séduits par l'art de vivre balinais, font partie de la vague d'Européens et Américains qui, à Sanur comme à Ubud, contribuèrent à faire connaître Bali comme le dernier des paradis. Des touristes commencèrent à affluer du monde entier et très curieusement, à l'instar des tour-opérateurs actuels, achetaient un package de 5 jours pour visiter l'île. La Compagnie Néerlandaise des Indes décida de construire un hôtel à Sanur (le Sindhu Beach Hotel) et un autre à Kuta (le Kuta Beach Hotel) dans les années 1950. C'est la première tentative de construction d'hôtel à la balinaise relayée par une agence de tourisme. Sous l'impulsion du président Sukarno, le Bali Beach Hotel fut construit au titre des dommages de guerre avec des capitaux japonais en 1962, mais ne fut inauguré qu'en 1966 peu après les événements dramatiques qui suivirent le coup d'Etat. Par la suite, afin de contrebalancer l'expérience désastreuse de l'architecture du Bali Beach qui émut les autorités religieuses et administratives de l'île, le premier hôtel à créer une ambiance à la balinaise et à fonder un mythe fut le Tanjung Sari, devenu célèbre en France par le roman de Muriel Cerf, Le Diable vert. Il persista à représenter le modèle de l'architecture touristique autochtone, en mêlant les arts balinais traditionnels et des éléments de modernité. Peu à peu, les prix des terrains grimpèrent, car Sanur s'avérait être la seule station balnéaire de Bali. Le Tanjung Sari, de taille modeste, demeura quelque temps un hôtel presque bon marché, alors que les nouveaux venus attiraient plutôt une clientèle aisée. A présent, Sanur reste le village de la haute société indonésienne et de la jet-society, qui jette son dévolu sur les hôtels les plus chics, les plus au sud. Ses plages ne sont pas particulièrement belles, avec des récifs qui surgissent à marée basse au loin, mais l'atmosphère du village dégage un parfum légèrement désuet. La manne touristique, plus vieille qu'à Kuta, préfère une tranquillité d'apparat. Et, pendant que les " estivants " se font bronzer au soleil, autour de certains temples, on s'adonne encore à la magie noire, pratique courante dans cette partie de l'île... Evoquez Sanur à n'importe quel Balinais : il y associera la magie noire et les sorciers. Les sages conseillent d'ailleurs de ne pas s'aventurer tard la nuit dans ses rues sombres...

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13.95 €
2019-10-16
408 pages
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