Guide du Cap-Vert : Survol du Cap-Vert

Praia Grande sur l'île de São Vicente
Praia Grande sur l'île de São Vicente
Géographie
Paysage de Sao Nicolau.
Paysage de Sao Nicolau.

Tels de petits cailloux jetés dans la mer entre trois continents et formant un fer à cheval ouvert vers l'Amérique du Sud, les îles du Cap-Vert, sèches et arides pour la plupart, figurent néanmoins parmi les rares endroits préservés de la planète. D'origine essentiellement volcaniques, elles font partie de cet ensemble d'archipels de l'Atlantique qui forment la Macaronésie avec les îles Canaries, les Açores et Madère. Dix îles, dont neuf habitées, et huit îlots, totalisent 4 033 km² de superficie. Elles sont situées à 450 km au large des côtes du Sénégal et de la Mauritanie, à 1 750 km des îles Canaries et 3 000 km du nord du Brésil, entre 13,50° et 17,15° de latitude nord, 22,45° et 25,25° de longitude ouest. Cet archipel est divisé en deux ensembles géographiques suivant leur exposition aux alizés du nord-est.

Les îles Barlavento au nord, plus exposées au vent et plus fraîches, regroupent Boa Vista, Sal, São Nicolau, Santa Luzia, São Vicente, Santo Antão et totalisent 2 230 km². Les îles Sotavento, ou îles sous le vent, composées de Brava, Fogo, Santiago et Maio totalisent 1 803 km². Elles sont moins exposées au vent, donc plus chaudes. L'île la plus grande et la plus peuplée est Santiago, avec 991 km², la plus petite île habitée est Brava avec 67 km² ; les plus vertes par endroit, les plus agricoles et surprenantes sont Santo Antão et São Nicolau. Le sommet le plus haut de l'archipel, Pico de Fogo, avec ses 2 829 m d'altitude, se trouve sur l'île de Fogo.

Côtes. La diversité du relief maritime découpe de nombreuses criques désertes et isolées qui s'échelonnent le long des côtes sur toutes les îles. Leur accès n'est pas toujours facile et les plages qu'elles abritent sont très belles. Elles sont dépourvues d'aménagement et d'accueil, ce qui est idéal pour les partisans de l'isolement total. Même sur certaines zones très fréquentées de Praia, des îles de Sal et Boa Vista, il suffit de vous éloigner un peu pour trouver des plages plus tranquilles voire désertes. La côte Est de Santiago est bordée par une route qui permet de belles balades en voiture ou à moto. L'île de São Nicolau, quant à elle, offre des paysages et des balades inattendus : Juncalinho, la vallée de Cachaço où vous pourrez admirer les plus beaux dragonniers et le Monte Gordo, espace naturel qui contient plus de 46 espèces de plantes et de fleurs endémiques. Les côtes de Santo Antão, São Nicolau, São Miguel et Boa Vista (dans un autre genre) sont des merveilles pour les passionnés des côtes maritimes.

Plages. Elles sont nombreuses et splendides. Trois îles se partagent les plus belles du territoire : Sal, Boa Vista et Maio. Les plages désertes s'étendent sur des dizaines de kilomètres et sont l'endroit idéal pour se ressourcer et se détendre, loin du tourisme de masse. A Boa Vista, leur beauté est soulignée par les dunes qui les bordent tout le long du littoral et qui changent d'aspect selon la force du vent. Cela étant, vous retrouvez de belles plages sur pratiquement toutes les îles. La couleur du sable varie : sur l'île de Fogo, il est noir à cause du volcan ; sur l'île de Santiago, vous retrouvez du sable brun surtout sur la célèbre plage bordée de cocotiers de Tarrafal, et du sable noir sur la côte est. Le sable noir est aussi très réputé pour ses qualités curatives sur l'île de São Nicolau car il est riche en titane et en iode. C'est sur cette île que se trouve Baixo de Rocha du côté de Tarrafal, une des plus belles plages de sable blanc du pays, cernée de basalte, malheureusement - ou heureusement c'est selon -, d'un accès difficile.

Géologie. Deux théories non contradictoires tentent d'expliquer l'apparition des îles du Cap-Vert. Selon la première, entre 130 et 85 millions d'années av. J.-C., le processus de séparation de l'Amérique du Sud et de l'Afrique a provoqué des plissements qui ont laissé échapper des coulées de magma, lesquelles ont donné naissance aux volcans. La seconde théorie, avancée par Jason Morgan, s'appuie sur le phénomène des points chauds, ou Hots Spots, résultat des percées de l'écorce terrestre par du magma jaillissant du fond de l'océan. Cela explique la première phase sous-marine des volcans et prouve que cet archipel est bien issu de l'océan.

Boa vista, Sal et Maio, les plus plates et désertiques, sont les plus anciennes de l'archipel. En revanche, au vu de leur relief de montagnes et de vallées, les îles de l'ouest, comme Santo Antão, sont beaucoup plus récentes (huit millions d'années) et ont moins longtemps subi les effets de l'érosion. Les îles les plus occidentales, comme Brava et Fogo, sont toujours soumises à une forte sismicité : le volcan Pico do Fogo est entré en éruption en 1951, en avril 1995, et plus récemment de novembre 2014 à février 2015. Ces îles sont dans leur ensemble beaucoup plus élevées que celles situées plus à l'est et les pluies y sont plus importantes. Leurs hautes montagnes, qui font barrière aux alizés, sont les mieux arrosées et leurs vallées sont les plus belles et les plus profondes. Le Cap-Vert a connu de grandes saisons pluviales pendant la période du quaternaire, ce qui a accéléré l'érosion, révélant des montagnes très entaillées, du fait des roches inégalement tendres, et des ribeiras (rivières) très profondes mais aujourd'hui desséchées et dont certaines, notamment celles recouvertes d'alluvions, sont réservées à l'agriculture.

Climat

Le Cap-Vert est situé dans une zone où les vents alizés humides du nord-est et la mousson, porteuse d'air chaud et humide, se rencontrent. La mobilité de ce front intertropical perturbe l'avancée de la mousson à travers le pays et les variations de son déplacement contribue à une pluviométrie faible et très irrégulière. L'archipel, proche de la région du Sahel, subit des périodes de sécheresse répétées que l'on observe depuis des siècles avec des épisodes très graves : 1579-1583, 1610-1611, 1703-1712, 1809-1811, 1830-1833, 1894-1900. Seules les zones exposées au vent des alizés sont moins atteintes par ce fléau. La plus grande partie du territoire reste néanmoins aride et sèche. Les pluies y sont plutôt rares et sporadiques, voire quasiment inexistantes dans certaines régions, et le phénomène s'intensifie selon les statistiques. Sur certaines îles comme Sal, Boa Vista et Maio, elles sont extrêmement rares alors que sur d'autres comme Santo Antão et Brava, elles sont plus importantes. Sur une même île, comme Santiago ou São Nicolau par exemple, on observe de grandes disparités d'une zone à l'autre, entre les plateaux côtiers, nettement moins arrosés, et les montagnes qui offrent une végétation abondante et luxuriante la majeure partie de l'année. La variabilité des précipitations est telle que parfois il pleut à torrent durant toute une journée après une longue période de sécheresse, provocant des désastres pour les cultures, les routes et les ponts. La situation géographique, dans la zone soudano-sahélienne qui va de l'Atlantique à la mer Rouge, apporte au pays un climat chaud et sec durant une grande partie de l'année. Il y a deux saisons : l'une sèche, qui va de fin octobre à début juillet, est moins chaude mais avec des vents très forts entre décembre et février ; l'autre humide, dite saison des pluies, s'étend de la mi-juillet à octobre avec des mois de septembre et octobre assez chauds.
Les vents dominants durant ces périodes sont l'alizé de fin novembre à février, la mousson en saison de pluie et, en décembre et janvier, l'harmattan ; c'est un vent chaud et sec qui vient d'Afrique, chargé de sable du Sahara qui assèche et obscurcit l'air. L'archipel reste sous cette influence climatologique avec une absence d'uniformité sur tout le territoire. Les îles orientales, proches de l'Afrique, sont les plus chaudes bien que tempérées par la brise marine. C'est le cas de Sal, Boa Vista et Maio alors que les îles les plus occidentales, comme Santo Antão et Brava, sont plus humides. Sur une même île, on peut observer de grandes différences climatiques suivant l'altitude et l'exposition au vent. Ainsi, dans les montagnes de Santo Antão, São Nicolau, Fogo et même Santiago, les températures peuvent être de 2 °C à 3 °C moins élevées qu'au niveau de la mer. La nuit, les variations sont assez faibles, mais plus on monte en altitude, plus les températures sont agréables. Il n'est pas déconseillé d'apporter un gilet. La température de l'air varie entre 20 °C et 31 °C, avec une saison chaude de février à octobre. Le Cap-Vert reste pendant presque toute l'année sous la dépendance de l'anticyclone des Açores qui génère l'alizé du nord-est et affecte les courants marins. Il influence particulièrement l'environnement océanique de l'archipel, situé dans la sphère chaude de l'Atlantique. Le phénomène d'upwelling qui apporte l'eau froide des fonds marins aux côtes de l'Afrique de l'Ouest ne se produit pas au Cap-Vert ; la mer rafraîchit cependant l'archipel, notamment entre janvier et mai, avec une température de l'eau en moyenne de 23 °C. La moyenne annuelle de la température de la mer, entre 23 °C et 26 °C, reste la plus élevée de la zone macaronésienne et même de la côte d'Afrique occidentale.

L'ouragan Fred

Ce phénomène météorologique ne s'était pas produit depuis plus d'un siècle au Cap-Vert. Le 31 juillet 2015, la pays est en état d'alerte maximum. L'ouragan Fred fait quelques ravages sur l'archipel, principalement sur les îles de Boa Vista et Sal. C'est le deuxième ouragan de la saison en Atlantique. De catégorie 1 (sur une échelle de 0 à 5), il se caractérise par une forte houle, des vents violents (jusqu'à 140 km/h) et des pluies abondantes (jusqu'à 250 mm). Aucune victime n'est à déplorer mais Fred a fait de nombreux dégâts matériels : arbres déracinés, toitures arrachées, bâtiments détruits... Les télécommunications ont fortement été affectées et le trafic aérien a été interrompu. Le lendemain, l'oeil du cyclone s'éloignant, seuls les orages sévissaient toujours.

Environnement – écologie

Pays pauvre, le Cap-Vert trouve dans le tourisme naissant une nouvelle ressource depuis la fin des années 1990. Cependant, un de ses principaux attraits découle sans doute de son manque d'industrialisation, à la fois cause et conséquence de son sous-développement. Ainsi, les paysages sont restés à l'état quasi naturel, relativement peu modifiés par la main de l'homme. L'écotourisme est donc roi ici, uniquement concurrencé par un tourisme de masse en croissance, reposant sur la plage et l'hébergement en village, qui par chance n'est encore localisé que sur certains sites. Dans tous les cas, l'environnement naturel constitue le coeur d'un voyage vers le Cap-Vert. L'atout nautique du pays (tous les sports de voile et de mer y sont pratiqués) bénéficie en outre de la sérénité des paysages originels.

Parcs nationaux

Face au développement de l'affluence touristique, le gouvernement cherche aujourd'hui à redéfinir et réorienter sa politique. Il existe quatre parcs nationaux : sur l'île de Fogo (Monte Velha), sur l'île de Santiago (Serra Malagueta), sur l'île de São Vicente (Monte Verde) et sur l'île de São Nicolau (Monte Gordo), et deux autres devraient prochainement les rejoindre. En outre, certaines zones ont été déclarées spéciales. Ayant déjà trouvé preneurs auprès d'investisseurs, pour la plupart étrangers, les dix-sept zones de développement touristique intégral (ZDTI) relèvent du domaine privé de l'Etat, et sont concentrées sur cinq îles :

A Santiago : nord de Praia, Achada Baleia, Porto de Coqueiro, Porto Achada Laje, Mangue Monte Negro et Santiago Golf Resort.

A Boa Vista : Chave et Santa Monica.

A Maio : Ponta Preta et le nord de Vila do Maio.

A Sal : Santa Maria et Pedra Lume.

A São Vicente : São Pedro, Palha Carga, Praia Grande et Baia das Gatas.

Les zones de réserve et de protection touristique (ZRPT) comprennent l'ensemble des bancs côtiers des îles de São Vicente, Sal, Boa Vista et Maio, celui situé à l'ouest de São Nicolau et celui de la Chã das Caldeiras sur l'île de Fogo.

Sur le terrain, ces zones définies ne sont pas encore ancrées en tant que parcs naturels et manquent de signalisation, de repères et d'aménagements. Grâce à la Coopération luxembourgeoise, l'île de Santo Antão, la plus opérationnelle au niveau équipement et information, offre de magnifiques promenades et treks dans des paysages superbes.

Faune et flore
Dragonnier.
Dragonnier.

Essentiellement composée d'animaux apportés par les Portugais, la faune du Cap-Vert ne comprend pas d'animaux féroces ni de reptiles dangereux, mais plutôt des animaux domestiques et d'élevage.

Faune terrestre. On y trouve des ânes, des chevaux, des chiens et des chats, dont la profusion gêne beaucoup les hôteliers, sur l'île de Sal particulièrement. Pour ce qui est des animaux d'élevage, ce sont surtout des chèvres, des moutons, des poulets, des porcs, des lapins et des vaches. Beaucoup de ces animaux domestiques, notamment les ânes, sont retournés à l'état sauvage, principalement sur les îles de Fogo, Boa Vista et Santo Antão. Les chats sauvages sont disséminés un peu partout dans les régions rocheuses des îles. Sur certaines îles, de nombreux chiens abandonnés errent dans les rues. Les espèces d'oiseaux sont en revanche plus variées et plus nombreuses : on en dénombre environ 75 dont plus de 30 sont sédentaires. Parmi ces variétés, on remarque le guincho (balbuzard), un oiseau marin qui se nourrit de poissons garoupas (mérous) ; le cagarra (puffin du Cap-Vert) que l'on retrouve dans les îlots et dont les poussins sont massacrés une fois l'an par les pêcheurs pour la confection d'un plat traditionnel, le corredeira, mangeur d'insectes qui boit très peu d'eau et vit sur les îles de Maio, Boa Vista et Santiago ; le tchota de Cana, exclusivité du Cap-Vert qui vit dans les champs de canne à sucre, et la calhandra do Ilhéu Raso (alouette de Raso), exclusivité de l'îlot de Raso (à l'ouest de l'île de São Nicolau). Des singes importés d'Afrique vivent dans les montagnes de Santiago et Brava, des lézards géants peuplaient jadis les îlots de Raso et de Branco, alors que la pintade de Guinée semble être le seul gibier de tout l'archipel. Vous croiserez peut-être aussi le sampé, sorte de mille-pattes ou scolopendre, qui provoque l'effroi des Cap-Verdiens : son contact provoque une douleur désagréable et persistante et l'animal se laisse rarement éliminer à la première tentative. Il est donc conseillé de bien vérifier vos chaussures avant de les enfiler. Veillez aussi à vous protéger contre les moustiques (vêtements longs, produits répulsifs, moustiquaire) vecteurs de diverses infections virales, comme la dengue ou plus récemment le Zika. Enfin, la petite bête incontournable au Cap-Vert est le cafard qui s'insinue partout, dans les endroits les plus sales comme les plus propres. Soyez rassuré, malgré une taille assez impressionnante, la longueur d'un doigt tout de même, il est totalement inoffensif.

Faune marine. Elle est particulièrement riche et variée en raison des conditions très favorables des fonds marins : clarté, pureté et température de l'eau appropriée. Les espèces sédentaires ou tropicales côtoient, à certaines périodes de l'année, les espèces migratoires, comme le thon, pêché entre mai et décembre et très apprécié par la population locale. Ainsi les poissons-perroquets, les carpes rouges, les badèches (badejos) ; les mérous (garupas), les daurades, les murènes, les carangues blanches ou noires, les cabots, les liches, les bonites, les marlins, les espadons, les dauphins, les cachalots, les orques, les baleines et diverses variétés de requins comme le dormeur, sont autant d'espèces qui peuplent les profondeurs à découvrir lors des plongées. Si les mers capverdiennes abritent beaucoup de squales, ils ne sont pas tueurs et les accidents sont rarissimes. Il faut signaler aussi la présence de méduses sévissant parfois dans les rouleaux : si vous les touchez, vous vous en tirerez avec quelques petites brûlures superficielles. En ce qui concerne les crustacés, la réputation des langoustes du Cap-Vert s'est exportée et la demande est aujourd'hui supérieure à l'offre, ce qui en fait un produit très recherché. Du 1er juillet au 30 septembre, la pêche à la langouste est interdite dans tout l'archipel. Trois variétés de langoustes se partagent la vedette : la langouste verte, plus nombreuse, surtout sur les îles de Boa Vista et Maio ; la langouste rose sédentaire, devenue plus rare et mieux protégée aujourd'hui ; enfin la langouste brune. Les plongeurs prennent également des cigales de mer (carrasco) moins esthétiques et qu'ils ont du mal à vendre, les touristes ignorant que leur chair est plus fine et plus goûteuse que celle de la langouste. On trouve aussi des araignées de mer qui peuvent atteindre jusqu'à 1 m de diamètre, des crabes violonistes sur les plages ou des crabes gongon en profondeur, des calamars, des pieds-de-biche ou pousse-pied (plus communément appelés percebes ou puxaves, localisés en grande quantité sur l'île de São Nicolau), et de nombreux mollusques comme le savoureux buzio. Les coquillages sont nombreux sur l'île de Boa Vista, mais aussi sur celle de Sal, sur la plage de Santa Maria, un peu plus à l'est du village. Les tortues de mer sont très importantes dans l'archipel et les espèces sont protégées, car le commerce de leur carapace et la consommation de leur viande risquent de les faire disparaître. Les pontes sont nombreuses entre juin et septembre, principalement sur des plages isolées, à l'écart des foules. Les bébés tortues sont quand même très menacés par les crabes, les requins et les oiseaux. Les coraux font également partie de l'univers sous-marin cap-verdien car la pureté de l'eau, sa clarté, son taux de salinité adéquat et sa température, régulièrement supérieure à 21 °C, favorisent leur épanouissement.

Flore. Outre le fait d'être situé dans l'alignement de la presqu'île homonyme du Sénégal, l'histoire veut que le Cap-Vert tienne son nom de l'époque où végétation luxuriante et rivières abondaient sur certaines îles comme Santiago. Les terres n'étaient pas aussi sèches et arides comme le prouvent les traces laissées par les anciennes cascades sur les rochers à Santo Antão. Il y avait beaucoup d'arbres fruitiers (citronniers, orangers, figuiers) et des plantations diverses et variées (riz, coton) importées par les Portugais. Cependant, toutes les îles n'étaient pas aussi bien pourvues, notamment Sal, Boa Vista et Maio, qui étaient plutôt plates et sans arbres. La flore de l'archipel est très pauvre, puisque l'on n'y dénombre que 300 espèces environ. On y retrouve des plantes ligneuses comme dans tout pays sahélien, ainsi que le dragonnier commun aux îles de la Macaronésie. Près de 200 espèces végétales jalonnent les îles, importées par les navigateurs portugais d'Europe et d'Afrique pour la plupart : manioc, maïs, patate douce, café, vigne, canne à sucre, banane, pulgeira, ricin, cocotier, papayer, manguier, aloé vera, agave et sisal, plus communément appelé carrapato, et dont la fibre tirée des feuilles, est utilisée pour la confection de sacs et de cordes. Dans les ribeiras, il y a des fromagers (poilãos), des baobabs (calabaceiras) et des dragonniers (dragoeiros), dont la sève rouge sert à la coloration du grogue vieux (rhum local). On trouve un peu partout le fameux tamarinier, qui donne des gousses protégeant une pulpe acide à consommer en jus ou en ponche. Le Cap-Vert est victime d'une catastrophe écologique causée par l'homme, l'érosion naturelle et les troupeaux d'animaux, principalement les chèvres. Le déboisement intensif opéré pour l'énergie domestique, les distilleries et l'extension des cultures ont été responsables du véritable désastre constaté aujourd'hui. De nombreuses terres sont devenues stériles. Les Portugais ont très peu reboisé, et seuls 3 000 ha environ ont été plantés. Néanmoins, l'Etat, avec le soutien des coopérations étrangères, a entrepris un travail de fond pour lutter contre la désertification et reboiser le pays. Un programme ambitieux nommé " Faire reverdir le Cap-Vert " fut mis en oeuvre. Il s'est révélé très efficace, et les résultats sont particulièrement impressionnants : plus de 13 millions d'arbres ont été plantés entre 1976 et 1988, et plus de 80 000 ha reboisés. Pour lutter contre l'érosion, des techniques d'aménagement des pentes et des vallées furent instaurées. Dans le même temps, la récupération des eaux de pluie a nécessité la multiplication des digues de pierres : plus de 15 000 ont été construites manuellement par la population agricole. Enfin, l'implantation de nouveaux petits barrages a permis d'augmenter la superficie des terres irrigables. Les résultats du reboisement sont particulièrement visibles à Fajã (île de São Nicolau), Calheta (île de Maio), Cova (île de Santo Antão) et Cancelo (île de Santiago).

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