Guide du Cambodge : Les personnalités célèbres : Cambodge

Visite des ruines de Tonlé Bati.
Visite des ruines de Tonlé Bati.
Famille royale
Le roi Norodom Sihamoni

Couronné le 14 octobre 2004 suite à l'abdication de son auguste père Norodom Sihanouk, Norodom Sihamoni est un artiste et un sportif accompli. Danseur, chorégraphe et polyglotte, il a longtemps été l'ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco. Parisien au moins autant que phnompenhois, il s'est toutefois adapté avec beaucoup de grâce et d'humilité à sa nouvelle condition. Il n'a eu de cesse d'aller à la rencontre de son peuple jusque dans les provinces les plus éloignées, parlant simplement et écoutant les gens les plus modestes. Bouddhiste fervent, il a fait le choix de ne pas se marier pour se consacrer à sa tâche, une tâche éminemment délicate face à un pouvoir politique qui ne recule devant rien pour asseoir une domination féroce dans tous les domaines.

La princesse Bopha Devi

La grande beauté et la grâce de la princesse Bopha Devi, première danseuse du Ballet royal, fille de Sihanouk et soeur du prince Ranariddh étaient célèbres avant-guerre. Elle est maintenant ministre de la Culture.

La princesse Rattana Devi

Née en 1974 à Aix-en-Provence, éduquée en Thaïlande et en France, la princesse Rattana est surnommée Nana. Elle est l'un des enfants du couple princier et s'est mariée le 1er janvier 2006 au capitaine Ansiau La Planeta dont elle a eu une fille prénommée Carla Devi.

Le prince Norodom Sirivuth

Avenant, simple et sympathique, le prince Norodom Sirivuth n'a en général pas sa langue dans sa poche... Et, tout demi-frère du roi (Père) qu'il fut, cela ne l'a pas empêché d'avoir de nombreux problèmes avec Hun Sen qui le fit interner pour complot puis ensuite exiler à l'étranger. Il fut amnistié lui aussi et réintégré dans cette grande famille qu'est le gouvernement cambodgien. C'est par ailleurs un musicien de talent dont les solos de guitare et la voix mélodieuse enfièvrent volontiers les soirées royales.

Le prince Sisowath Sirik Matak

De sang royal par la branche des Sisowath, le prince Sirik Matak fut l'un des principaux dirigeants de la République khmère issue du putsch de 1970. Il est l'un des seuls membres de ce régime qui montra courage et dignité. Refusant de quitter le pays lors de la chute de Phnom Penh, il mourut lynché par les Khmers rouges après avoir envoyé une lettre de mise au point très amère à l'ambassadeur américain.

La reine Monique Izzi

Eurasienne, car née d'un père français d'origine italienne, la reine Monique est l'épouse légitime du roi à qui elle a donné deux enfants, les princes Sihamoni et Norindrapong. Elle a le titre de Samdech Preah Reach Cheayea. C'est une femme d'une grande distinction.

Le prince Ranariddh

Fils du roi et de sa première épouse la princesse Phap Kanhol (décédée en 1968), le prince Ranariddh est avant tout un universitaire - docteur en droit public - qui enseigna de nombreuses années à l'université d'Aix-en-Provence. A la demande de son père, il entra en politique en 1983 pour prendre la direction du Funcinpec, mouvement royaliste en lutte contre l'occupant vietnamien. Parti qui lui permit de remporter les élections de 1993 mises en place par l'APRONUC, et de devenir Premier ministre du nouveau régime. La ressemblance entre le père et le fils est frappante, et le prince sait en jouer. Ranariddh fut évincé du pouvoir à la suite des affrontements contre le parti de Hun Sen en juillet 1997. Contraint à l'exil, condamné pour atteinte à la sûreté de l'Etat, collusion avec les Khmers rouges, etc., il fut amnistié finalement par son père avec l'accord de Hun Sen pour participer aux élections de juillet 1998. Mais en 2006, après quelques années de compromis dans un gouvernement de coalition, Hun Sen l'a de nouveau expulsé avant de le faire traîner en justice pour de sordides histoires de gros sous. Le prince réagit en créant le Parti Norodom Ranariddh, mais certains observateurs pensent qu'il n'a plus sa place sur l'échiquier politique cambodgien.

La princesse Marie

Comme son auguste belle-mère, la reine Monique, la princesse Marie témoigne du goût très sûr dont les Norodom font preuve pour choisir leurs épouses : grande, belle avec beaucoup de classe. Un malheur n'arrivant jamais seul, le couple princier vola en éclats après la déroute du parti. N'en pouvant plus de la liaison de son mari avec la danseuse Ouk Phalla (ex-femme de l'ex-ministre du Tourisme), la princesse traîna elle aussi son mari en justice grâce à une loi sur l'adultère que Hun Sen avait obligeamment concoctée à son attention !

Figures politiques et militaires
Theng Bunma

D'origine chinoise, Theng Bunma était soupçonné de tous les méfaits  ; c'est un peu le " méchant du film ". Inscrit sur la liste noire des Etats-Unis pour trafic de drogue, recherché en Thaïlande et à Hong Kong, l'ancien propriétaire de l'Intercontinental mort en 2016 se trouvait au Cambodge en pays conquis. il pouvait tout y faire ! En 1997, par exemple, il tirait au pistolet dans un pneu du train d'atterrissage d'un avion de Royal Air Cambodge pour une sordide histoire de bagage égaré, déclarant même que s'il s'était agi de l'un de ses employés, il lui aurait tiré dans la tête... Il est vrai que le staff de la RAC pouvait être énervant, mais de là à les descendre  ! Comme on est compréhensif au Cambodge, Theng Bunma n'a pas été inquiété. Son ombre plane toujours sur le Cambodge, et ses anciens réseaux se partageraient aujourd'hui l'héritage du Pablo Escobar du royaume khmer.

Ta Mok

Celui qu'on appelait " le Boucher ", en raison des dizaines de milliers d'assassinats qu'il avait sur la conscience, a été le principal commandant militaire de Pol Pot. Il avait une jambe de bois et était considéré comme l'un des plus sanguinaires et irréductibles dignitaires khmers rouges. Ce vieillard était de ces loups qui ne pouvaient quitter le bois parce que leur notoriété rendait impossible tout ralliement au gouvernement. Triste sort, quand on pense que son copain Ke Pauk (qui possède la même biographie d'assassin) fait maintenant partie du tout-Phnom Penh... Arrêté, vendu par les siens, Ta Mok a longtemps moisi en prison en attendant de passer en jugement pour génocide actif et puis il y est mort, à la grande satisfaction de ceux pour qui il était un témoin gênant.

Hor Namhong

Il a tenu le poste des Affaires étrangères pendant plus de vingt ans. Il fut accusé par le roi père Norodom Sihanouk " d'avoir eu des responsabilités dans un camp de concentration khmer rouge " (en fait, le camp de Boeung Trabek à Phnom Penh où étaient enfermés les intellectuels revenant de l'étranger). Défendu par des avocats liés au PCF, il a gagné son procès devant le tribunal de Paris. Mais en 2011, il perd un procès en diffamation qu'il avait porté à la Cour de Cassation contre ceux qui continuaient à l'accuser. Aujourd'hui retraité, il n'a plus été inquiété outre mesure pour sa conduite durant le régime de Pol Pot.

Lon Nol

Ce général en chef de l'armée cambodgienne régulière renversa son souverain le 19 mars 1970 au cours d'un putsch fomenté par les services secrets américains. L'intervention américaine s'ensuivit logiquement... A la tête d'un régime archi-corrompu, Lon Nol faisait la guerre avec des grigris et des astrologues alors que les Khmers rouges la faisaient avec la discipline et la foi révolutionnaire ; l'issue ne faisait guère de doute.

Khieu Ponnary

Elle fut la première femme du sinistre Pol Pot qu'elle épousa en 1956. Formée elle aussi par les communistes français, cette brillante enseignante mourut folle.

Khieu Samphan

Il fut longtemps la caution morale des Khmers rouges. Cet universitaire distingué, docteur d'Etat de l'université française, occupa divers postes gouvernementaux sous l'administration Sihanouk. Il se rendait à son travail à vélo affichant une simplicité débonnaire qui sera ultérieurement battue en brèche par sa participation active au génocide du peuple khmer, en tant que chef d'Etat du Kampuchéa démocratique. Le 16 novembre 2018 le tribunal spécial le juge coupable, en même temps que Nuon Chea de génocide en raison des " exactions commises à l'égard des Vietnamiens, de la communauté musulmane cham et d'autres minorités religieuses ".

Ieng Sary

Intellectuel brillant et assassin cynique, il fut l'un des dirigeants du régime khmer rouge. Bel exemple de reconversion réussie, il devint un temps gouverneur de la région autonome de Païlin, puis président du mouvement d'Union nationale pour la démocratie, ayant su monnayer son ralliement au gouvernement de Phnom Penh. Mais cela ne suffit finalement pas pour lui épargner les fourches caudines du tribunal des Nations unies. Il y fut inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, mais jamais condamné car il mourut de sa belle mort en prison, en 2013.

Chea Vichea

Ce bel homme au regard farouche était le grand leader syndicaliste cambodgien, il a payé cet engagement de plusieurs balles dans la peau, en pleine rue, en janvier 2004. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour ses funérailles. Le pouvoir a ensuite arrêté deux ou trois hommes, que la famille et la plupart des observateurs indépendants s'accordent à reconnaître comme n'ayant rien à voir avec l'affaire. Qu'importe, ils ont été condamnés et recondamnés en appel  ! Le frère de Vichea, Vannath, a depuis repris le combat de son aîné. Il a également été arrêté à de nombreuses reprises.

Artistes, écrivains, entrepreneurs et sportifs
Kong Bunchhoeun

Un des écrivains les plus célèbres du Cambodge. Il avait quitté précipitamment le Cambodge pour raison de sécurité en août 2000, un mois après la sortie de son roman, inspiré de l'histoire de sa nièce. Le livre racontait le destin de Tat Marina, une jeune actrice attaquée à l'acide en décembre 1999 par la femme d'un haut fonctionnaire trop volage (dit la rumeur). Quelques mois plus tard, Kong Bunchhoeun et sa famille obtinrent le statut de réfugié délivré par le HCR. Tat Marina, elle, vit aux Etats-Unis. Depuis son exil en Thaïlande, Kong Bunchhoeun n'avait cessé d'écrire pour survivre, en plus de l'aide que lui envoie sa famille installée aux USA : romans, poèmes, pièces de théâtre, scénarii... qu'il faisait publier par un proche resté à Phnom Penh. Après quatre ans d'exil en Thaïlande, il avait finalement obtenu un statut de réfugié en Norvège. Si la perspective de s'y installer était un soulagement, il n'a pas tourné le dos à son pays natal de gaieté de coeur. " Le Cambodge me manque beaucoup, concédait-t-il. Mais la situation ne me permet pas encore de rentrer. " Il meurt en 2016, après plus de 15 ans d'exil et des dizaines d'oeuvres publiées.

Chenda Clais

Businesswoman francophile issue d'une famille modeste, qui a subi comme tant d'autres les affres des Khmers rouges, elle est aujourd'hui reconnue et respectée bien au-delà des frontières du royaume. À une époque où les langues étrangères sont interdites à l'enseignement, hormis le vietnamien, elle apprend en cachette et toute seule le français. Elle poursuit en parallèle de brillantes études, tout en accumulant des petits boulots, jusqu'à la rencontre avec un Français, Pierre-Yves Clais, qui deviendra quelques années plus tard son mari. Ensemble ils se lancent dans le secteur du tourisme, ouvrent plusieurs hôtels à Phnom Penh, Ratanakiri et Kratie. La petite fille de six ans qui a vu son père emprisonné et exécuté dans les geôles d'une pagode proche de la frontière thaïlandaise est aujourd'hui membre du comité de direction du Cambodia Women Entrepreneurs Association (CWEA), se bat pour la promotion de son pays, pour le traitement des ordures, la protection de l'écodiversité et l'arrêt de la déforestation à grande échelle.

Eh Phoutang

Ce métis khméro-thaï, la quarantaine fringante et ancien officier dans l'armée de terre cambodgienne, est la star de la boxe khmère. Initié par son père à la boxe libre dès l'âge de 7 ans, il dispute son premier combat à 11 ans. Le champion cambodgien mesure 1,86 m pour un poids ayant évolué de 65 à 80 kg au cours de sa carrière. Il comptait plus de 180 combats en 2007 (dont 80 victoires par KO contre une dizaine de défaites). Eh Phoutang est connu pour son " coup de genou sauté " ou Tchong Kong ha. Ses tatouages sur le torse et le dos représentent des divinités hindouistes. Sur les coudes et les genoux, des inscriptions en sanscrit le protègent... Malheureusement, l'étoile de la star a pâli avec un match perdu contre un Soudanais que le public a lynché (évacuation du stade en urgence). Après un dernier combat perdu au premier round en 2016, il met définitivement fin à sa carrière.

Piseth Pilika

Elle fut danseuse étoile du Ballet royal, chanteuse populaire, actrice... La jolie Pilika a finalement été victime de son succès : blessée par balles, en plein marché, elle succomba à l'hôpital Calmette. Le magazine français L'Express avait alors titré : " Qui a tué la star du Cambodge ? ", publiant des extraits de la correspondance intime de Hun Sen et de la danseuse, et des témoignages de dignitaires pour conclure que c'était l'épouse du Premier ministre qui s'était débarrassée ainsi d'une rivale. Hun Sen avait alors déclaré qu'il allait poursuivre le magazine français, ce qu'il n'a finalement pas fait, et les coupables n'ont jamais été arrêtés.

Kulikar Sotho

Elle est l'une des réalisatrices féminines les plus connues du Cambodge. Née au Cambodge en 1973, elle a survécu au génocide des Khmers rouges et a grandi avec les films indiens et russes, seuls autorisés sous le régime communiste cambodgien des années 1980. Elle a commencé son implication dans le cinéma en tant que directrice de production sur le film Lara Croft : Tomb Raider en 2000 et a travaillé sur des dizaines de projets cinématographiques et télévisuels depuis. Son film The Last Reel est un modèle du cinéma indépendant asiatique.

Chhiem Sothy

C'est Le grand peintre cambodgien du Réamker. Avec lui, on entre vraiment dans le domaine de l'art, ses oeuvres sont d'une finesse et d'une richesse sans pareilles. Tirant le meilleur de la tradition, il n'en reste jamais prisonnier et semble au contraire y évoluer sans contraintes dans un libre et bel académisme. Parmi les plus belles oeuvres d'art actuellement disponibles au Cambodge, Chhiem Sothy s'essaye par ailleurs avec succès à l'art non figuratif.

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