Guide du Var : Nature

Géographie
<p>Des oliviers à perte de vue sur l'île de Porquerolles.</p>

Des oliviers à perte de vue sur l'île de Porquerolles.

Exception française

Le saviez-vous ? Le Var est l'unique département de l'Hexagone à porter le nom d'une rivière qui ne court pas sur son territoire.

Climat
<p>Côte varoise</p>

Côte varoise

Températures moyennes. La moyenne annuelle des températures s'établit autour de 16 °C, juillet restant le mois le plus chaud du département, et février le plus froid.Les étés sont secs avec une faible pluviométrie. En 2019, la moyenne maximale estivale relevée était de 29,6 °C soit près de 2,1°C au-dessus de la normale.

Ensoleillement. Le climat du département se caractérise par un excellent ensoleillement ; le Var est la région la plus ensoleillée de France !

Précipitations. Compte tenu de sa situation géographique, le Var est soumis à la fois à l'influence de la Méditerranée et à celle des Alpes, c'est pourquoi les vents et les pluies s'y caractérisent par une certaine violence. Les précipitations sont généralement faibles sur le littoral, et augmentent en intensité au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la côte vers l'intérieur et que l'on prend de l'altitude.

Neige. Elle est rare ! Elle tombe de dix à quatorze jours en moyenne par an, pour les sites situés à plus de 800 mètres d'altitude sur le Haut-Var et de deux à quatre jours par an, sur les massifs intérieurs.

Vent. Le mistral souffle en rafales, qui s'atténuent d'ouest en est. Il passe sur les Alpes où il se refroidit, descend le couloir rhodanien, s'oriente ensuite au nord-ouest vers les côtes varoises en perdant de sa force. Il dépasse couramment les 40 km/h avec des pointes pouvant atteindre plus de 100 km/h - jusqu'à 148 km/h le 28 novembre 1983. Les vents d'est ou sud-est, moins fréquents que le mistral, sont aussi violents, et précèdent ou accompagnent de fortes précipitations.

Phénomènes naturels. La Méditerranée a la réputation d'une mer calme, sans marées, sans histoires, avec l'aspect d'un grand lac. Elle est pourtant sujette à de brusques bourrasques d'une extrême violence, dues le plus souvent au choc thermique d'une masse d'air chaud, venue d'Afrique du Nord, qui rencontre une masse d'air froid, à base de mistral, venue des Alpes et du couloir rhodanien. Ses tempêtes sont courtes, souvent imprévisibles, toujours impressionnantes.

Relief

Le relief du département du Var est très varié et très accidenté.

Paysages caractéristiques. Baigné par la Méditerranée, le Var est une terre de contraste, avec ses 400 km de côtes, ses îles, ses massifs de l'Estérel et des Maures, ses lacs, ses gorges, ses forêts, ses villages perchés...

Cours d'eau et vallées. L'Argens, fleuve côtier de 114 km, prend sa source à Seillons-Source-d'Argens, traverse vingt et une communes, reçoit les eaux de nombreux affluents, Eau salée, Cassolle, Bresque, Florieye, Nartuby, Endre, Blavet (rive gauche), Meyronne, Cauron, Ribeirote, Caramy, Issole, Aille, Fournel (rive droite), avant de se jeter dans le golfe de Fréjus.

Plateaux. Plaines. Sommets et cols. Au nord, les plateaux préalpins, calcaires et dénudés, culminent à la montagne du Lachens - 1 714 mètres -, le sommet le plus élevé du département. Au sud-est, deux massifs cristallins très anciens - on a retrouvé de nombreux fossiles de reptiles, adaptés à la vie marine, et de dinosauriens dans les couches calcaires de ce socle jurassique -, les Maures - sommet Notre-Dame-des-Anges à 780 mètres -, l'Estérel - sommet mont Vinaigre à 618 mètres -, plongent dans la mer Méditerranée. A l'ouest, de grands chaînons, les premiers contreforts de la montagne Sainte-Victoire, le mont Aurélien, le massif de la Sainte-Baume, le mont Caume, le Coudon, le mont Faron, s'identifient à la basse Provence calcaire. Les plateaux, au nord de Rians jusqu'au plan de Canjuers, s'élèvent progressivement de 500 à 1 000 mètres.

Grottes et gouffres. La grotte de Sainte-Baume, ouverte naturellement dans la falaise par érosion, a été utilisée comme refuge par sainte Marie Madeleine. La falaise et les grottes troglodytes à Cotignac, dominent le village. Les grottes de la Baume à Néoules ont servi de refuge préhistorique. Les grottes de Villecroze, excavations naturelles sont vieilles de 700 000 ans.

Forêts et bois. Les massifs de la Sainte-Baume, des Maures et de l'Estérel, offrent plus de 340 000 hectares de forêts, ce qui correspond à 56 % de la superficie du département. La forêt varoise se place en seconde position derrière la forêt landaise.

Lacs. Le lac de Carcès, a été aménagé artificiellement sur 91 hectares en 1934 au confluent du Caramy et de l'Issole pour alimenter la ville de Toulon en eau potable. Le lac de Besse-sur-Issole, plan d'eau naturel de 4 hectares, est alimenté par une résurgence de l'Issole. Le lac artificiel de Saint-Cassien de 5 km de long et d'une superficie de 470 hectares, mis en eau en 1966, est alimenté par la Siagne. Le lac de Sainte-Croix, plan d'eau de 2 200 hectares s'étend sur 10 km, avec une rive varoise au sud. Il permet la pratique de nombreuses activités nautiques. Le lac de Quinson, ancien canyon envahi par les eaux, s'étire sur 11 km. Le lac du Revest est un plan d'eau de barrage et alimente en eau potable les habitants du village ainsi qu'une partie des Toulonnais. Il est propice aux balades et l'on y pratique la pêche. De nombreux autres lacs permettent égalment la pratique de la pêche à la truite, du brochet, du black bass : le lac de Banegon à Fayence, d'une superficie d'1 hectare ; le lac de Bîmes, à Carnoules, d'une superfie d'1 hectare ; le lac de Carnier, situé sur la commune du Val, d'une superficie de 3 à 4 hectares ; le lac de l'Avellan, au coeur du massif de l'Estérel, sur la commune de Fréjus, d'une superfie de 6,2 hectares ; le lac du Rioutard à Saint-Paul-en-Forêt ; le lac de Méaulx, situé sur les communes de Saint-Paul-en-Forêt et Fayence, d'une superficie de 11 hectares ; le lac du Camp Bourjas à Collobrières, d'une superficie d'1 hectare ; ou encore le lac de l'Endre à Roquebrune-sur-Argens, d'une superficie de 15 hectares.

Marais. Étendus sur 259 hectares, les étangs de Villepey à Saint-Aygulf sont alimentés en eau douce et salée, et constituent l'un des espaces naturels les plus remarquables du rivage méditerranéen. Dotés d'une flore et faune très diversifiées, ils offrent refuge à plus de 220 espèces d'oiseaux. Ils sont aujourd'hui la propriété du Conservatoire du littoral. Différents aménagements permettent de découvrir cette zone humide littorale, l'une des rares entre la Camargue et l'Italie : un sentier d'interprétation, un observatoire (les périodes propices à l'observation des migrations sont mars et début septembre) et un sentier de randonnées. La ferme des Esclamandes propose également un jardin éco-solidaire et des ateliers de savoir-faire.

Les étangs de Tourves, intégrés dans une zone humide, s'étendent sur 3 hectares dans une grande plaine agricole située au pied des derniers contreforts du massif de la Sainte-Baume.

Les salins des Pesquiers à Hyères, propriété du Conservatoire du littoral, couvrent une superficie d'environ 550 hectares. La flore comprend un grand nombre d'espèces rares et protégées, dont le tamaris africain, le chardon bleu, le lys de mer ainsi qu'une multitude d'orchidées. La faune est abondante et de nombreuses espèces hivernent ou nichent sur les sites.

Littoral

La côte qui aligne plus de 400 km de façade maritime est façonnée par de nombreux caps et baies parsemés d'îles, et est soulignée de belles plages de sable blond.

Mer. Tout près du littoral, des fosses atteignent rapidement 1 000 mètres ; à 6 milles au large, elles peuvent atteindre jusqu'à 2 500 mètres de fond.

Côtes. Le Var compte 432 km de côtes littorales.

Plages. Quelques 230 plages et criques sont essaimées le long de la grande bleue.

Îles. Le Var comporte 5 îles habitées : les Embiez, Bendor, Porquerolles, Port-Cros et le Levant.

Ports. D'ouest en est, de Saint-Cyr-sur-Mer à Agay, 54 ports de plaisance sont implantés le long du littoral varois. Le port de commerce de Toulon quant à lui, s'impose comme le plus important ; ses activités sont réparties sur 3 terminaux (Toulon Côte d'Azur, la Seyne/Brégaillon nord et sud, le môle d'armement de la Seyne-sur-Mer), et sont essentiellement centrées sur le trafic ferry, le trafic croisières et le cabotage roulier. Il est le premier port de desserte passagers de la Corse.

Faune et flore

Le Var possède 3/5es des espèces de vertébrés recensés sur le sol hexagonal et présente 2 898 espèces végétales, ce qui correspond à la moitié de la flore totale nationale. Un ouvrage, le Guide du Naturaliste dans le Var, publié aux éditions Libris par l'Office national des Forêts, recense toute cette population et ces richesses des différents écosystèmes du département, en douze entités biogéographiques varoises, la Sainte-Baume, l'arrière-pays toulonnais, le littoral toulonnais, les Maures littorales, les Maures internes, la dépression permienne, le rocher de Roquebrune, l'Estérel et le Tanneron, la Colle-du-Rouet, le centre Var, le Var occidental et le Var oriental.

Faune
<p>Cigale</p>

Cigale

Mammifères

Le hérisson, assez répandu, souvent écrasé sur nos routes, hiberne à l'approche de l'hiver.

Le blaireau, chasseur nocturne, loge dans des terriers aux multiples galeries.

Le sanglier, très commun, fait de grands ravages dans les cultures. Il n'attaque pas l'homme, mais une laie accompagnée de ses petits peut devenir agressive si elle se sent menacée.

Le lièvre variable ou lagopède, toujours méfiant et furtif, est difficile à observer dans le maquis.

Chamois, bouquetins, marmottes et autres animaux d'altitude peuvent être repérés dans le parc naturel régional du Verdon.

Reptiles et amphibiens

La couleuvre de Montpellier, le plus grand serpent d'Europe, dépasse parfois les 2 mètres. Elle est reconnaissable par son oeil de grande taille et sa pupille ronde, à la différence des vipères dont la pupille est verticale - comme celle des chats.

La couleuvre d'Esculape, parfaitement inoffensive, paie souvent de sa vie sa ressemblance avec la vipère. Elle possède la particularité de grimper aux arbres.

La tortue grecque - ou tortue d'Hermann - est malheureusement menacée de disparition à cause des incendies, malgré de grands efforts déployés pour sa réimplantation. La station d'observation et de protection des tortues, à Gonfaron, déploie de grands efforts pour sauver cette espèce.

La tortue cistude, de petite taille, est hélas elle aussi en voie d'extinction du fait de la disparition et de la pollution de son habitat : marais, étangs, petites rivières.

Le pélodyte ponctué est un petit crapaud de quelques centimètres. Il a de beaux yeux dorés très proéminents.

Le lézard vert, dont la taille dépasse parfois 30 cm de longueur, est un excellent grimpeur sur les falaises des baous et sur les vieux murs.

Le lézard ocellé est le plus grand lézard d'Europe. Il peut atteindre 70 centimètres. Il est parfois appelé à tort " varan ". Il se nourrit d'oisillons, de jeunes reptiles, de petits mammifères.

La tarente, sorte de petit lézard porte-bonheur, entre souvent dans les maisons. Ses pattes dotées de ventouses lui permettent de se déplacer à l'envers sous les plafonds. Elle est inoffensive et familière.

Oiseaux

La perdrix rouge est une espèce très commune dans les forêts du Var.

Le hibou grand-duc, majestueux, chasseur redoutable, se nourrit de petits rongeurs.

Le petit-duc scops, hibou de très petite taille, vit dans les pinèdes. Il traverse la Méditerranée à l'automne pour passer l'hiver en Afrique.

Le faucon crécerelle, avec son magnifique plumage rouge et noir, se nourrit de petits rongeurs.

Le faucon hobereau, de plus petite taille, est un redoutable insectivore.

Le circaète Jean-le-Blanc, rapace peu connu, chasse les serpents et les lézards pendant les heures chaudes de la journée.

La fauvette mélanocéphale, la fauvette à tête noire, la fauvette pitchou, la fauvette passerinette, sont des espèces courantes dans les buissons, la garrigue et les maquis.

Le loriot, oiseau migrateur, niche de préférence dans les peupliers. Le mâle possède un joli plumage jaune vif et noir, la femelle, plus terne est de teinte vert feuillage.

Le rossignol philomèle pousse son cri mélodieux dès le matin. Il niche dans les fourrés.

La huppe fasciée, dont la gorge est fauve et le corps rayé noir et blanc comme le pelage d'un zèbre, se nourrit de gros insectes. Elle niche volontiers dans les vieux troncs d'arbres creux, dans les trous des ruines.

Le guêpier d'Europe, grand insectivore, est un oiseau superbe avec son long bec noir, son plumage multicolore, son ventre bleu horizon.

Dans les îles d'Or, et principalement dans le parc naturel de Port-Cros, on trouve en abondance certaines variétés d'oiseaux de mer. Le goéland leucophée, très reconnaissable avec son bec jaune, son ventre blanc, ses ailes grises, qui vit toujours en colonie.

Le puffin de Méditerranée, oiseau d'un gris cendré, espèce rare, qui se déplace essentiellement la nuit et pêche au ras de l'eau en poussant des cris lugubres. Le merle bleu, courant par son espèce, mais rare par sa couleur, qui niche dans les falaises.

Les anciens salins d'Hyères accueillent également de nombreuses espèces, tout au long de l'année. Citons les avocettes élégantes, les échasses blanches, les gravelots à collier interrompu, les sternes naines et pierregarin, les tadornes de Belon, les flamants roses, les chevaliers gambette et aboyeur, les tournepierres à collier, les bécasseaux variable et minute, les pluviers argentés, les hérons cendrés, les aigrettes garzette, les canards siffleurs, les sarcelles d'hiver, les grèbes huppés...

Poissons

Si vous vous équipez de palmes, masque et tuba, vous serez rapidement fasciné par l'observation du monde sous-marin. A quelques mètres de la côte, dans les herbiers de posidonie, vous allez découvrir et observer tout un monde qui grouille de vie et dont vous allez pouvoir percer tous les secrets. Le parc naturel de l'île de Port-Cros vous propose de parcourir un sentier sous-marin et de nager au milieu des poissons !

Le mérou est le plus gros des poissons communs des rivages de la Méditerranée. Il a bien failli disparaître, sous l'effet d'une pêche intensive. Sa protection, décidée en 1980, a permis de sauver l'espèce.

La murène, qui se dissimule dans des trous de rocher en ne laissant dépasser que sa tête, est redoutée à cause de son intransigeante mâchoire et de sa silhouette serpentine.

La girelle multicolore, le rouget, la rascasse, le poulpe, le loup, la daurade royale, le sar, le congre, le pageot, la bonite, la cigale de mer, l'étoile de mer, l'oursin, la méduse, l'araignée de mer, la seiche, la limace de mer, sont les espèces les plus couramment rencontrées.

Insectes

La cigale est l'insecte emblématique du Midi.

Le fourmilion géant ressemble à la libellule avec son corps longiligne et ses grandes ailes. Sa larve, carnivore, se nourrit de petits insectes qu'elle fait tomber à l'intérieur du trou où elle se met en embuscade. Seules ses mandibules trahissent alors sa présence.

Flore
<p>Bougainvilliers sur une façade.</p>

Bougainvilliers sur une façade.

Arbres, buissons

L'olivier, avec sa forme tourmentée très caractéristique, reste l'arbre le plus caractéristique du bassin méditerranéen. Importé par les Grecs il y a presque 3 000 ans, il devient le symbole non seulement de la paix, mais aussi et surtout, de la Provence. On lui compte plus de soixante variétés différentes. Sa floraison a lieu au mois de mai, la maturité de ses fruits s'étale de novembre à janvier. On l'a surnommé à juste titre " l'arbre immortel ", car ses rejets repartent indéfiniment.

Après le gel inattendu et très rigoureux de l'hiver 1956, de nombreux oliviers paraissent gelés jusqu'au coeur. Les arboriculteurs, qui ont eu alors la sagesse de ne pas les couper, faisant confiance à la nature, ont constaté qu'après une dizaine d'années de mort apparente, ils repartaient lentement sous l'effet de la remontée de la sève...

Le palmier arrive en seconde position dans la hiérarchie des arbres du Midi. Très répandu, il est majestueux dans ses multiples variétés : dattier, chamérops, aréquier, cocotier, latanier, palmiste, phoenix, raphia, cicas, sagoutier, et on en passe...

Citons encore l'eucalyptus, aux feuilles argentées très odoriférantes, le pin maritime, le pin d'Alep - le plus répandu puisqu'il pousse avec une grande facilité sur les substrats siliceux autant que calcaires -, le pin parasol, le cyprès noir, le platane - présent sur toutes les places des villages tant la fraîcheur de son ombre est appréciée -, le figuier, le chêne-vert, le chêne blanc, le chêne-liège - dont l'écorce sert à fabriquer les bouchons originaires de La Garde-Freinet -, le châtaignier - très répandu dans la région de Collobrières -, le térébinthe, l'arbousier, le micocoulier, l'amandier, le thuya, ou encore le peuplier blanc, qui résiste bien au vent et à la sécheresse.

Par ailleurs, le climat du Var, chaud et sec, est propice à la culture des cactées de grande dimension. On y trouve donc en grand nombre l'aloès, le cactus, le figuier de barbarie, l'agave ou encore les ficoïdes - que l'on appelle couramment " doigts de sorcière ".

Le citronnier, l'oranger, le bananier, l'arbre de Judée, le tamaris, le lilas, le laurier-rose ou blanc, l'euphorbe, le yucca, le bougainvilier, le romarin, l'acanthe, l'agapanthe, le genêt, la bruyère, la valériane et le pittosporum, constituent fréquemment l'ornement des jardins. Le genêt à feuilles de lin, aux très belles fleurs jaunes, pousse quant à lui en lisière des bois.

Fleurs et plantes rares

Le Var est le premier département horticole français, avec 40 % de la production nationale de fleurs coupées, grâce à mille cent exploitations et 1 050 hectares de cultures dont 460 hectares sous serres.

La production varoise représente plus d'une centaine d'espèces florales, avec un produit leader, la rose, mais également l'oeillet, l'anémone, la renoncule, la tulipe géante de Carqueiranne, la célosie... Le jasmin, la lavande, l'hibiscus, le datura, la violette, le mimosa, la jonquille, le réséda, la tubéreuse poussent à profusion à l'état naturel ou en culture. La lavande des Maures, plante aromatique, se trouve surtout sur les sols siliceux acides. Elle affectionne la chaleur et la sécheresse.

Végétation sous-marine

En évoquant la flore du Var, il serait injuste de passer sous silence les herbiers de posidonie. Ce nom désigne une sorte de prairie sous-marine qui prospère sur l'étroit plateau continental du bord de mer, avant les grandes fosses qui lui font suite. Les algues assurent leur reproduction sexuée grâce à des fleurs dont les racines entremêlées fixent et stabilisent le fond marin. Les posidonies qui se développent à une très faible profondeur bénéficient de la lumière du soleil et remplissent un rôle important de fonction chlorophyllienne qui assure l'oxygénation du milieu sous-marin. Elles servent de milieu naturel à toute la faune sous-marine de la surface.

Depuis 1984, les herbiers de posidonie sont menacés par la prolifération de l'algue tueuse, la Caulerpa Taxifolia, qui anéantit progressivement la flore en place. Pendant des années, d'importantes recherches de laboratoire ont été développées pour enrayer cette destruction, et alors qu'elle semblait enfin régresser sans réelle explication scientifique, sa cousine Caulerpa Racemosa prenait petit à petit ses quartiers en Corse. Le Var est encore épargné, mais prudent, car sa vitesse de prolifération est rapide.

Les corsos fleuris

Chaque fête se célèbre avec des fleurs, puisque la terre les produit si généreusement ! Non seulement à l'époque du carnaval - février, mais aussi pendant l'été, survivance de la célébration païenne des moissons, lorsque tous les chariots étaient rentrés au village, chargés de gerbes de blé ou de foin. Plus récemment, à l'occasion de concours, de comices agricoles ou de la fête nationale, les municipalités et associations organisent des corsos (chars) qui traversent l'agglomération avec des lancers de fleurs. Le corso fleuri à Bormes-les-Mimosas, à la toute fin du mois de février, est une fête populaire et parfumée à ne pas manquer... Mais entre nous soit dit, ce n'est pas le seul ! Ceux de Sainte-Maxime tout début février, de Cavalaire une semaine plus tard, du Lavandou à la mi-mars ou encore de La Londe début avril, sont également de toute beauté.

Parcs et réserves naturelles
Réserves naturelles
Parc naturel régional du Verdon

Situé à cheval sur les départements du Var et des Alpes de Haute-Provence, ce territoire a été érigé en parc naturel régional le 4 mars 1997. Il est le seul parc à être désigné sous le nom d'une rivière et il fait donc partie des 53 parcs naturels régionaux de France. Le parc englobe quarante-six communes et s'étend sur 188 000 hectares, du village le plus septentrional, Saint-André-les-Alpes, au plus méridional, Sillans-La-Cascade. Un vaste territoire rural, agricole, avec une richesse patrimoniale exceptionnelle et des sites magnifiques à découvrir à travers sept unités paysagères, l'Artuby, le lac de Sainte-Croix, les gorges du Verdon, les lacs et montagnes du Verdon, le plateau de Valensole, les collines du haut Var et les lacs et gorges du bas Verdon.

Réserve naturelle nationale de la plaine des Maures

Au coeur du département, la plaine des Maures s'étend sur une surface de plus de 13 000 ha. Il s'agit de la seule réserve naturelle du Var. Étendus sur les cinq communes de La Garde-Freinet, Le Cannet-des-Maures, Le Luc-en-Provence, Les Mayons et Le Vidauban, les 5 276 hectares classés en réserve naturelle nationale constituent le noyau central de cet espace naturel. Ce territoire renferme une biodiversité exceptionnelle en région méditerranéenne, ainsi qu'un paysage de grande valeur. La diversité d'habitats naturels en mosaïque, chênaies, pinèdes, pelouses, mares temporaires, maquis, dalles de grès et autres prairies, constitue des milieux favorables à un grand nombre d'espèces patrimoniales remarquables, voire menacées, comme la tortue Hermann.

Parc national maritime de Port-Cros

Créé le 14 décembre 1963, le Parc national de Port-Cros se présente comme le plus ancien parc marin en Europe et en France. Au départ essentiellement concentré sur les espaces terrestres et maritimes des îles de Port-Cros et de Porquerolles, son périmètre s'est élargi par arrêté du préfet de la région PACA au 1er juillet 2016, si bien qu'il comporte aujourd'hui :

Deux " coeurs ", espaces de protection et d'accueil du public, constitués de l'île de Port-Cros et des espaces naturels propriété de l'Etat de l'île Porquerolles, ainsi que leur frange marine jusqu'à une distance de 600 mètres. Superficie recensée : 1 700 ha terrestres, 2 900 ha marins.

Une " aire d'adhésion ", espace de projet de développement durable élaboré avec les communes de La Garde (384 ha), Le Pradet (450 ha), Hyères-les-Palmiers (7 764 ha), La Croix-Valmer (2 147 ha) et Ramatuelle (446 ha). Superficie recensée : 11 191 ha.

Une " aire maritime adjacente ", réplique en mer de l'aire d'adhésion, qui couvre l'espace marin au droit de La Garde à Ramatuelle, et étendue jusqu'à 3 milles marins au sud des îles d'Hyères. Superficie recensée : 123 000 ha.

 

Ainsi, en 2020, le Parc national de Port-Cros compte 177 espèces d'oiseaux (dont 26 espèces nicheuses), 180 espèces de poissons, quelques reptiles terrestres endémiques comme le discoglosse sarde (petit batracien) et le phyllodactyle d'Europe, petit reptile en voie de régression, et une flore riche de 602 espèces terrestres, et de 500 espèces d'algues. Plusieurs espaces protégés sont également à relever, à l'instar des îlots de Bagaud et Gabinière, réserves intégrales. Enfin, Le Parc national de Port-Cros est chargé, depuis 1999, d'une mission de coordination pour la mise en place et le suivi du Sanctuaire Pélagos, fruit d'un accord tripartite entre l'Italie, la Principauté de Monaco et la France. Le rôle de la partie française de l'accord, gérée par le Parc national de Port-Cros est d'animer et coordonner les initiatives et actions en faveur des mammifères marins en lien avec les différents acteurs concernés (services de l'Etat, collectivités territoriales, professionnels des transports, de la pêche et du tourisme, scientifiques et associations).

Parcs animaliers

Le Village des tortues à Carnoules. Après 29 ans à Gonfaron, le célèbre village des tortues a migré à Carnoules en juin 2017 pour offrir à ses hôtes un nouvel environnement. Situé en plein maquis provençal, ce parc animalier de 2 ha est un lieu naturel où l'on étudie, recueille et protège quelque 50 espèces de tortues du monde entier, particulièrement la tortue d'Hermann, la seule petite tortue terrestre de France.

Jardin zoologique tropical à La Londe-les-Maures. Ce parc zoologique, doublé d'un jardin botanique classé " Jardin remarquable " par le ministère de la Culture et de la Communication, s'étend sur plus de 5 hectares de forêts méditerranéennes et de jardins plantés d'essences exotiques. Il y vit une remarquable collection d'oiseaux grimpeurs et de primates rares, singes et lémuriens.

Aoubré à Flassans-sur-Issole. Le parc des Cèdres abrite sur 30 hectares de forêt plusieurs espèces animales, sauvages ou domestiques, sangliers, daims, baudets du Poitou, ânes de Provence ou encore chèvres. Il possède également une petite ferme avec poules, lapins, pigeons, dindons, pintades et paons en liberté, ainsi qu'un joli jardin des papillons.

Parc zoologique de Fréjus. Ce parc de 16 hectares, qui accueille plus de 110 espèces d'animaux sauvages, se visite à pied ou en voiture. Lors de votre circuit, vous rencontrerez mammifères, oiseaux et autres reptiles. Vous pourrez assister à des séances de nourrissage et à diverses animations avec les pélicans, l'hippopotame, le chimpanzé ou l'éléphant d'Asie...

Jardin exotique zoo à Sanary-Bandol. Le mini-parc animalier présente 27 espèces de mammifères, 18 espèces d'oiseaux et 5 espèces de reptiles, que l'on découvre au gré des allées de ce jardin fleuri et ombragé, dominant la baie de Bandol. Il s'enorgueillit par ailleurs d'une remarquable collection d'espèces de cactées et de plantes grasses.

Zoo fauverie du Faron à Toulon. Ce centre de reproduction de fauves culmine à 585 mètres et surplombe la préfecture varoise. Il veille à la survie d'espèces en voie de disparition, et présente une vingtaine d'espèces animales, félidés, canidés, ursidés, viverridés, camélidés, cercopithécidés, hyènidés, lémuridés et procyonidés.

La ferme de Beaugensiers à Belgentier. Sur un terrain de 18 000 m2 clôturé, brebis, béliers, cochons, lapins, canards, oies, poules, poneys, cheval nain, chèvres, boucs, vache, âne, évoluent en toute liberté. Des ateliers et des activités pédagogiques sont proposées pour faire découvrir aux enfants le milieu animal et végétal, et des animations sont organisées durant les vacances scolaires : traite des chèvres, biberons aux chevreaux, etc.

Préparez votre voyage !

transports
  • Louer une voiture
  • Réservez un train
  • Réserver un ferry
  • Location de moto
hebergement
  • Réservez un hôtel
  • Location de vacances
  • Votre logement Airbnb
  • Trouvez votre camping
Séjours
  • Voyagez sur mesure
Sur place
  • Réservez une table
  • Trouvez une activité
  • Expériences & Boxs

Adresses Futées du Var

Avis
Jeu concours

Les jeux concours du moment

Gagnez 2 séjours de prestige pour 2 personnes à Pornic !

Une escapade bien méritée à Pornic avec l'Office de Tourisme Intercommunal de Pornic .

2 séjours de prestige à remporter (2 gagnants) !